Une petite trouvaille aujourd’hui… pour vos oreilles:-) Il s’agit de Fairplaylist, une association formée par un groupe de jeunes venus d’horizons divers (ayant travaillé aux Nations Unies, dans la coordination au sein d’ONG dédiée au développement économique local, dans le secteur de l’édition pour les pays en développement, etc). Et dont l’objectif est d’imaginer des critères de commerce équitable pour la filière musicale. L’association travaille donc avec différents partenaires du mouvement du commerce équitable et au-delà, pour élaborer une Charte pour la filière musicale.
Trois piliers guident leur démarche et leur réflexion:
- L’aspect Equitable:
En posant la question de savoir pourquoi nous n’entendons parler que de la poignée de musiciens “ayant réussi », alors que les talents sont nombreux, avec des traditions ayant aussi de forte audience locale, ils s’attachent à montrer que cette situation est surtout liée à ce qu’”une grande part de la variété musicale qui se trouve dans différentes cultures locales repose juste en-dessous de la marge de profit des majors, ou bien parce que les petits labels indépendants n’ont pas les ressources pour développer et promouvoir les talents locaux à des audiences plus larges.” Par conséquent, “à long terme, la culture du business et du profit rend difficile pour les musiciens locaux d’atteindre la reconnaissance, et de construire un mode de vie durable avec leur travail.”
- L’aspect Diversité:
“Les artistes dans leur ensemble doivent pouvoir vivre de leur art, pour que la diversité continue à vivre”. Leur objectif est donc “de promouvoir la conception et la mise en œuvre de modes de production et de diffusion qui obéissent aux principes de respect et d’équité envers tous les acteurs de la production artistique et matérielle”. L’association effectue une veille sur les pratiques émergeantes en ce sens, mais elle effectue aussi des propositions allant dans le sens de nouveaux systèmes de production et d’échange, “grâce aux nombreux partenariats établis avec le mouvement du commerce équitable et des regroupements d’artistes, de labels et de maisons d’édition”.
- L’aspect Ecologie:
Car “la production musicale, comme toutes les autres activités économiques devrait se diriger vers des formes de production plus écologiques.” L’association est l’un des rares groupes à réfléchir globalement à la mise en place concrète de formes de production et de diffusion plus écologiques.


Bon, et côté musique, une compilation devrait bientôt sortir. Mais en attendant, vous pouvez déjà écouter quelques morceaux ici, avec des petites choses bien sympathiques! L’association est soutenue par l’UNESCO et le fond social européen, et on ne peut qu’encourager leur travail!:-)

Fairplaylist: la musique équitable… et engagée!






















le 18 août 2007 à 22:06:
Un disque (Desert’Rebel) se disait déjà comme faisant de la musique équitable (http://www.desertrebel.com/temp/). Il y a aussi Putumayo (http://www.putumayo.com/).
le 17 septembre 2007 à 11:49:
Le concept de Désert Rebel est différent de celui de Fairplaylist. Il s’agit plus de “musique solidaire”, que de “musique équitable”.
Le label “Putamayo” est pour sa part loin d’être équitable. Il se contente de diffuser de la musique du monde, ce qui est bien. Mais les artistes ne sont pas plus concertés sur la rémunération, le prix et l’exposition du disque qu’ils ne le sont pas d’autres labels.
Fairplaylist pour sa part travaille à la mise en place de solutions concertées entre tous les acteurs de la musique, pour des relations durables et équitables.
le 18 septembre 2007 à 16:28:
Merci pour ces quelques précisions Pierre.
Pour Desert Rebel, je partage ton opinion et je signalais juste qu’ils se réclamaient du mouvement équitable. De plus, même si je les apprécie énormément, je n’ai toujours pas réussi a savoir précisement qui touchait quoi sur un CD…
En ce qui concerne “Putumayo”, il me semble qu’ils reversaient une part de leurs bénéfices à des petits producteurs du Sud…