Je ne sais si vous écoutez France Inter le matin, et tout particulièrement le “Cartier Libre” de Caroline Cartier (un peu avant 9h), mais aujourd’hui sa petite chronique était fantastique et tenait en haleine… Comme l’explique l’introduction du Cartier Libre du jour, “la désertification menace deux milliards de personnes dans le monde. Des experts élaborent en ce moment à Madrid, sous l’égide de l’ONU, un plan d’action pour lutter contre ce phénomène. Et pourtant, Théodore Monod, grand arpenteur du désert, prévenait déjà des risques.”
Vous pouvez écouter la chronique par ici (l’archive n’est en ligne que 24h) - cliquer “ré-écouter, en haut, à droite dans le carré rouge. Un ami, Albert, a aussi eu l’idée géniale de retranscrire ses propos… Que je recopie ici pour celles et ceux qui ne peuvent y accéder. Comme le précise mon ami en entête du texte, “il manque la voix toute particulière de Théodore Monod et le mixage de Caroline Cartier… mais l’essentiel est tout de même là”… Alors le voici…

“Ce saccage de la planète, je crois que c’est une très grande imprudence. Bien sur, les politiciens vivent au jour le jour, il ne peuvent pas réfléchir à une échelle suffisante, mais les biologistes, et les géologues pensent déjà à ce qui se passera dans mille ans, dans dix mille ans, etc.. Il y aura peut être encore des Hommes à cette époque là… A moins que l’Humanité ne décide naturellement de…”
“Oui, bien sur, on peut espérer que l’Homme finira par “s’hominiser”, parce que l’Homme c’est autre chose qu’un matricule, c’est autre chose qu’une carte d’électeur, c’est autre chose qu’un tube digestif, c’est plus vaste… c’est plus vaste… Si on veut servir l’Homme complet… On nous parle toujours du Produit National Brut, qui est-ce qui parle, qui pense au Bonheur National Brut ? Qui est-ce qui essaye même de le calculer ?…”
“La civilisation a opté, elle a fait des choix, elle a opté pour le plus contre le mieux, pour la quantité plutôt que pour la qualité. On pourrait aussi dire pour l’Avoir plutôt que pour l’Etre”.
“Et puis alors, il y a quand même un certain nombre de caractères de l’Homme actuel qui ne sont tout de même pas favorables à l’éclosion d’une “humanité améliorée”, si je puis dire, enfin, pacifiée, équilibrée, fraternelle…”
“Ce sont des choses qui vont de soit, mais enfin on peut le rappeler : cet appétit de la puissance, à tous les niveaux, à tous les stades bien entendu, depuis l’individu jusqu’à l’état”.
“Nous avons toujours une tendance au palmarès, nous voulons toujours sérier les choses, faire des hiérarchies, dire que celui là est meilleur que celui là, ce pays là, cette race là. Mais non…”
“Et c’est ce que je ressent personnellement très profondément, cette notion de totalité. Cette idée que tout, à l’intérieur de l’Univers, se tient”.
Mais ça, il n’y a que les poètes qui savent ça : “Qui cueille une fleur, dérange une étoile”…
- En savoir plus sur Théodore Monod
- Quant à la phrase citée par Théodore Monod, nous la devons à Francis Thompson

Qui cueille une fleur…





















le 12 septembre 2007 à 14:54:
c’est vrai que la désretification ménace, mais un bon nombre de personnes, semblent pas comporendre ce que ça veutr dire….okay, on aura moins de terre, et puis quoi alors? ça ne nous regarde pas…et ben si! moins à manger, moins à boire, plus de gens qui viennent chercher refuge dans les autres pays, donc plus de bouches à nourir, moins de place pour chacun, guerres, faim etc etc….une petite goutte crée une rivière!
le 02 janvier 2008 à 16:37:
[...] voilà pour mémoire ces quelques mots de Théodore Monod que nous avions déjà relayés ici il y a quelques [...]
le 17 février 2008 à 20:33:
[...] de la Terre”. Alors n’attendez plus: votez pour vos étoiles préférées… mais n’oubliez pas non plus, “qui cueille une fleur dérange une étoile”… alors ne leur envoyez pas trop de [...]
le 18 août 2008 à 17:40:
[...] Ensuite, en regardant ces visuels je ne peux m’empêcher de rebondir sur une autre réflexion, en lien avec les questions de développement car touchant indirectement nos modes de vie dans les sociétés développées. Il y a quelques temps en effet, nous nous disions avec quelques amis que nos modes de vie de pays riches coupaient sans cesse les liens à la nature, à la “terre nourricière”, à cette forme de “sacré” qui fait la vie. Comptez seulement le nombre de fois où dans l’année - et ce essentiellement lorsque vous habitez en ville - vous avez un rapport avec la nature, où vous prenez le temps de respirer et profiter d’une balade au sein des éléments terrestres… Cela est rare non? Et n’avez vous jamais réalisé la mesure dans laquelle un tel rapport permet généralement de mieux saisir les interdépendances, les liens entre chaque éléments, entre ce que nous mangeons, produisons, utilisons, et ce que la terre peut donner et absorber en retour… Et à quel point il est important de recréer de tels moments de connexion pour ressentir le besoin d’arrêter le carnage…? Souvenez vous d’ailleurs de ces magnifiques propos de Théodore Monot: “qui ceuille une … [...]
le 26 janvier 2009 à 11:19:
[...] Qui cueille une fleur, Ecolo-Info, 12 Septembre 2007 [...]