Ecolo-Info

Pour tout savoir sur l’environnement, l’écologie et le développement durable… Vous n’aurez plus d’excuses!:-)

Le temps et l’impact sur notre environnement (1): Les produits jetables mars 30, 2008

Quel lien y a t-il entre le temps et notre environnement? Je vous propose à travers une série de billets de vous plonger dans cette réflexion « L’impact du temps sur notre environnement » et pour ce premier billet, je souhaite aborder avec vous les produits jetables.

Pourquoi y a t-il un succès des produits jetables?

D’un point de vue écologique, les produits jetables sont une vraie catastrophe : courte durée de vie, plus de déchets, un vrai gaspillage en somme !

Mais avant toute critique, il nous faut d’abord comprendre pourquoi ce type de produits rencontre un tel succès. Ne jetons pas immédiatement la pierre sur les fabricants. Si ces produits ont la côte, c’est qu’il y a des gens qui les achètent et en ont l’utilité.

Mais laquelle? Prenons le cas des lingettes nettoyantes jetables. Elles sont prêtes à l’emploi et se jettent à la poubelle immédiatement après utilisation. Donc plus besoin de sortir le seau, mettre de l’eau, ajouter du produit, nettoyer, essorer, rincer, faire sécher la serpillère. Cela s’avère un vrai gain de temps pour celui qui fait le ménage.

Vaisselle JetableLingettes

Les produits jetables: un produit dans l’ère du temps

Ces produits rendent un réel service au consommateur : ils lui font « gagner » du temps. Et du point de vue du fabricant, racheter les mêmes produits fréquemment s’avère être une mine d’or puisque c’est plus de ventes.

Par exemple, pour des batteries type piles, même s’il est logique et rationnel d’investir dans des piles rechargeables, bon nombre de consommateurs continuent d’acheter des piles jetables mais pour quelles raisons?

D’abord, pour des raisons économiques « apparentes » car psychologiquement, cela coûte « moins cher » à l’achat. Ensuite, parce que c’est encore un de ces produits qui permettent de « gagner » du temps: prêtes à l’emploi, pas besoin de les charger.

Ce qu’il y a réellement derrière les produits jetables

Derrière les produits jetables se cachent en fait les produits qui nous font gagner du temps. Outre des produits, il y a aussi des services qui nous font « gagner » du temps et certains sont reconnus comme hyper polluants et nocifs pour la santé. Malgré tout, nous continuons à les utiliser.

Prenons l’exemple du transport. Une voiture sera toujours plus rapide qu’un vélo, l’avion plus rapide que la voiture ou le train. Alors malgré les conseils écolos pour utiliser des modes de transport plus doux et moins polluants, « gagner » du temps nous paraît une motivation assez forte pour sacrifier l’environnement voir notre santé.

Sacrifier l’environnement pour gagner du temps? La question est posée.

Le temps Jordy B

L’exemple de la cigarette

Nous sommes conscients des problèmes, à terme, de santé et d’environnement mais nous persistons, malgré tout, dans nos modes de vie. C’est un peu comme la cigarette, les fumeurs savent très bien qu’à long terme c’est très mauvais pour leur santé mais ne peuvent s’en empêcher car cela leur procure plaisir à court-terme. Sauf que cela se fait à l’échelle planètaire.

Nous pouvons dire que l’écologie est un sujet complexe, qui nous pousse à regarder au fond de notre nature humaine, nos forces et nos faiblesses.

Interêts court-terme vs interêts long-terme

Cela soulève la question de nos interêts court-terme versus nos interêts long-terme ou, selon Freud, le conflit permanent que nous avons tous ancré en nous: « Plaisir et Jouissance immédiate » (aspect court terme et irrationnel) versus la « Raison » (aspect long terme et rationnel). Qui l’emportera? « L’enfant Jouisseur immédiat » ou « l’ Homme raisonnable » en nous?

Suite dans nos prochains épisodes…

Auteur: David Ly, fondateur de Tout Allant Vert qui signe là son premier article pour Ecolo-Info, et compte bien échanger et réfléchir avec vous autour de sujets quelque peu philosophiques!:-)

Photo: “j’ai pas le temps”, JordyB, via Flickr

 

Earth Hour: une heure pour la planète… mars 28, 2008

Classé dans : Agir/Grandir, Général — Anne-Sophie @ 4:53
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Cet événement n’a pas eu trop d’échos en France, et pour cause, il n’y a pas eu de campagne véritable à son sujet, pas même un site dédié ou une vidéo traduite. Pourtant demain soir, entre 20h et 21h, un événement sera relayé dans plusieurs grandes villes du monde, telles qu’Atlanta, Chicago, San Francisco et Phoenix aux Etats-Unis, Bangkok en Thaïlande, Ottawa, Vancouver, Toronto et Montréal au Canada, Sydney, Perth, Melbourne, Canberra, Brisbane et Adelaïde en Australie, Copenhague, Aarhus, Aalborg et Odense au Danemark, Dublin en Irlande, Manille aux Philippines, Suva aux Fidji, Christchurch en Nouvelle-Zélande, et enfin Tel Aviv en Israël.

D’une manière générale, à part l’Irlande et le Danemark, aucun autre pays européen ne fait partie de l’opération, lancée pour la première fois l’an dernier à Sydney: 2.2 millions de personnes et 2100 entreprises/commerces avaient alors éteint les lumières pendant une heure. Si de tels efforts avaient été effectués pendant un an, cela aurait permis de supprimer 48616 voitures du trafic routier australien annuel.

Vidéo de présentation de l’événement

L’objectif de la WWF, derrière l’opération, est de mettre en avant les liens entre l’usage énergétique et le changement climatique, prouvant aussi que les communautés, même très larges, peuvent aussi s’emparer des défis de la planète!

Bon, l’événement est très anglo-saxon dans l’âme, mais l’opération mérite d’être soulignée!

Globe 1

Photo de notre globe de nuit en 1970

Globe 2

Idem en 2005

Pour mémoire: comme le rappelait une amie il y a peu, au début des années 1970, seules les grandes villes étaient visibles, ainsi que quelques torchères. Nous étions 4 milliards d’hommes et nous consommions 6 milliards de Tep (tonnes-équivalent-pétrole) dont 28 % en électricité.

En 2005, nous étions déjà 6,5 milliards et notre consommation Tep (tonnes-équivalent-pétrole) s’élevait à 10,5 milliards dont 42 % sous la forme d’électricité. Soit 2,4 fois celle de 1970. Et comme le montre les nouvelles “petites” lumières du second cliché, le développement énérgétique des pays émergents (péninsule indienne, bloc asiatique) est exponentiel.

En 2030 nous serons encore 1,6 milliard de plus. Une telle pression démographique va faire exploser la demande énergétique…

++ En savoir plus ++

Crédit Photo: Nasa

 

La semaine du Développement Durable: du 1er au 7 avril mars 27, 2008

Eh oui, elle commence mardi prochain, et afin de savoir ce qui se passe à côté de chez vous à cette occasion, rien de mieux que d’aller sur le site de l’événement!

Cette année, le ministère a choisi de recentrer l’opération 2008 sur un thème en particulier : la production et la consommation durables, un thème situé à la jonction des 3 composantes du développement durable.

L’idée est de mettre en valeur l’ensemble des acteurs et des étapes contenues dans l’élaboration d’un produit: acheter une radio, comme l’expliquait si bien Annie Leonard dont nous vous avons parlé il y a peu avec la formidable animation The Story of Stuff, c’est aussi acheter les conditions de travail de ceux qui la produisent, les conditions de fabrication, d’évolution et de destruction du produit une fois qu’elle sera jetée, et donc leur impact sur la planète et sur l’être humain.

Ainsi, les différentes manifestations et les participants devront organiser leurs actions en fonction de cette thématique, qu’ils pourront traiter sous ses différents aspects (déchets, énergie, commerce équitable, transports, écolabels, habitat, tourisme, loisirs…), afin d’informer et de sensibiliser le grand public, et lui donner les moyens d’agir au quotidien.

Affiche Dau Du

Nous recevons plusieurs emails d’associations organisant des événements à cette occasion. Parmi eux, citons par exemple la journée du commerce équitable, organisée par les Associations Dauphine Durable et Dauphine Entrepreneuriat le mardi 1er avril à l’Université Paris-Dauphine: toute la journée (entrée libre), vous pourrez déguster des produits issus du Commerce Equitable, assister à la projection de courts métrages et parcourir les différents stands informatifs. Un quizz sur le Commerce Equitable, les gagnants seront tirés au sort et recevront un panier de produits équitables ! Sans parler de la conférence organisée avec créateurs de Veja et Ethiquable et autres experts reconnus à 17h30 ni du défilé de mode équitable à 19h:-)

Paris d’idées

Nous avons aussi reçu cette information du Centre d’animation Garef Océanographique, qui organise à cette occasion et depuis le 15 mars (jusqu’au 7 avril), cinq expositions gratuites et de la journée d’ateliers ludiques dans le 14ème arrondissement de Paris. Le mercredi 2 avril aura notamment lieu une journée d’animations marquée par un parcours d’ateliers à thèmes: espace verts, énergies, eau, déchets, transports, alimentation… pour aborder autant de domaines concernés par le développement durable.

Enfin, nous pourrions citer encore de nombreux exemples de manifestations mais le mieux est tout de même pour vous d’aller voir sur le site dédié DD ce qu’il en est! Cela dit, si vous avez envie de relayer une info sur les événements de part chez vous, vous pouvez aussi le faire en commentaire, naturellement!;-)

Semaine du Développement Durable

++ Plus d’infos ++

 

Ma maison passive…dès demain ! mars 26, 2008

Classé dans : Créer/Bâtir, Général — Grégoire - écolo-info @ 2:14
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Le parlement européen vient de recommander à ce que les normes des maisons passives deviennent les normes standards pour toutes les nouvelles habitations d’ici 2011. Cette recommandation fait des heureux, en particulier en Allemagne et en Autriche, pays dans lesquels ce concept de maisons passives est très avancé et où des filières professionnelles sont déjà en place pour répondre à la demande

Une maison passive : qu’est ce que c’est?

Tout d’abord, comme son nom l’indique, une maison passive est une maison à très faible consommation énergétique, offrant une température ambiante agréable toute l’année, sans avoir recours au chauffage. Ce résultat est possible grâce:

  • au soleil (d’où l’importance de bien concevoir en amont la maison),
  • à une excellente isolation (murs épais, triple vitrage….),
  • aux appareils électroménagers et aux habitants qui dégagent de la chaleur.

Dans une maison passive, l’air intérieur est très sain et est renouvelé en permanence. D’un coté, l’air extérieur pénètre dans la maison et est chauffé grâce à un échangeur de chaleur. Cet échangeur accumule la chaleur de l’air sortant pour la restituer à l’air entrant. Seule la chaleur est “réutilisée” et c’est ce système qui garanti une constance de température dans la maison. Au final, la maison n’a besoin que de 15kwh/m²/an alors qu’actuellement, les normes tournent plutôt autour de 120kwh/m²/an.

En terme de coûts de construction, ces maisons ne sont pas spécialement beaucoup plus chères que les maisons traditionnelles dans la mesure où l’économie faite sur le système de chauffage permet de compenser les dépenses supplémentaires nécessaires dans des isolants. On parle d’un amortissement compris entre 5 et 10 ans. Et puis, quand on calcule la réduction des émissions de CO2, ce système devient absolument incontournable. Et là, le parlement européen semble bien avoir pris conscience des avantages de telles constructions !

L’exemple de l’Autriche : comment faire naitre de nouvelles filières propres

Même si la première maison passive est née en Allemagne, à Darmstadt, l’Autriche a vite compris l’intérêt qu’elle avait à se lancer également dans cette filière. Les approches écologiques et économiques ont très vite été mises sur le même plan, montrant que l’on pouvait réduire les émissions de CO2 tout en augmentant les emplois. Ainsi, après un premier programme intitulé “1000 maisons passives en Autriche”, les autorités tablent d’ici 2010 sur 11.800 maisons passives, permettant d’éviter l’émission de 134.400 tonnes de CO2 ! De même, les créations d’emplois sont estimées à plus de 17.000, ce qui, pour un pays comme l’Autriche (avec 8 millions d’habitants) est remarquable. Enfin, en se lançant de manière très volontaire dans cette direction, l’Etat autrichien a suscité la naissance d’entreprises spécialisées…lesquelles devraient venir prochainement se développer dans les autres pays européens.

Dernier point…la province du Vorarlberg a imposé, depuis le 1er janvier 2007, à toutes les nouvelles construction de maisons individuelles, de suivre les préceptes des maisons passives.

Une fois de plus, nos voisins européens nous démontrent que l’on peut concilier économie et environnement et que la volonté politique doit être présente pour développer des filières nouvelles.

A nous de nous en inspirer d’autant plus que lorsque l’on regarde certaines réalisations, ça donne envie, non?

 

Qui est donc Timéo ? mars 24, 2008

Classé dans : A la découverte d'Ecolo-Info, Agir/Grandir — Albert de Pétigny - Ecoloinfo @ 11:00
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Si vous cherchez des livres pour enfants dans la barre ecolo-info, vous trouverez notamment le site de “Timéo, les pieds sur Terre“. Timéo, est le personnage central des éditions Elka : un garçon d’une dizaine d’années qui découvre que le monde marche sur la tête.

A travers l’histoire de Timéo - destinée aux enfants à partir de 9 ans - le lecteur découvre les enjeux économiques, sociaux et écologique du monde actuel. Exprimé de cette façon, le sujet peu sembler peu attrayant, mais c’est sans compter sur le talent de Loïc Hamon et Karine Sabatier-Maccagno, tous deux à l’origine de cette maison d’édition engagée.

Avec Timéo, les auteurs nous entrainent à travers le monde, nous font découvrir d’autres cultures, d’autres besoins. Et puis Timéo, ose poser les questions que bien des adultes ne se posent plus par manque de curiosité ou par déni.

Timéo amène également l’enfant à se poser comme acteur dans un monde où il est souvent trop facile de suivre le chemin bien tracé par les sirènes du marketing.

Karine et Loïc sont convaincus que le développement durable, les enjeux de solidarité internationale, d’équilibre nord-sud concernent les enfants et qu’il est important de s’adresser à ces acteurs des changements à venir en termes clairs, documentés et adaptés.

Comme ils le disent eux même : “Nous sommes convaincus que les enfants, héritiers de ce monde et de cette Terre, seront peut-être les derniers en mesure de redresser la barre.” L’un et l’autre parents, les créateurs de cette jeune maison d’édition sont résolument engagés dans la mission qu’ils se sont donné.

Depuis 2004, Elka a édité 3 ouvrages :

  • Les pieds sur Terre (sur le commerce équitable)
  • Les dessous de l’or blanc (la face cachée de nos vêtements)
  • Les pieds dans le plat (la face cachée de notre alimentation)

En plus de ces livres, Elka propose aux enseignants des kits pédagogiques afin d’approfondir ces thèmes avec l’ensemble d’une classe.

Par ailleurs, non seulement ces livres sont bien écrits, riches en données chiffrées et pertinents dans leur approche, mais ils sont également très bien réalisés : imprimés sur papier recyclé, à quelques kilomètres des lieux de stockage, avec des encres végétales et un vernis sur base aqueuse.

Un sans faute !

 

Journée Mondiale de l’eau: la soif d’actions! mars 22, 2008

Classé dans : Agir/Grandir, Asso et ONG, Général, Informer/Partager — Anne-Sophie @ 10:00
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Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de l’eau. Alors que la Loire vient d’être polluée, que la Garonne est au plus bas, et que l’ONU vient de déclarer 2008 l’année des toilettes pour sauver des vies, sachez qu’un tiers de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable (2,4 milliards de personnes) ni n’a de latrines: 41% de la population mondiale n’a pas de toilettes “convenables” selon la définition de l’ONU, c’est-a-dire sans contact entre l’homme et les eaux usées.

Sachez aussi qu’en moyenne, un citoyen nord américain consomme 500 litres d’eau/jour et par personne et un Européen 200 à 300 litres, quand un Africain de la bande sahélienne dispose de 10 a 20 litres d’eau/jour à usage domestique…

Eau Malmo

Alors ça rime à quoi une journée mondiale de l’eau, dans ces circonstances?

Eh bien cette année c’est le thème de l’assainissement qui a été retenu (d’où les chiffres sur les toilettes). Comme le précise cet article de Nadia Loddo, “l’événement a pour but de tirer la sonnette d’alarme sur l’assainissement, un enjeu moins médiatisé que l’accès à l’eau potable mais tout aussi important. Dans les pays en voie de développement, 90% des eaux usées sont en effet rejetées dans les rivières sans traitement ce qui entraîne une pollution nocive pour l’homme et l’environnement. 40% des habitants de la planète ne disposent pas de système d’assainissement de leurs excréments.

Les conséquences de l’absence de traitement des eaux usées sont d’abord sanitaires. L’eau insalubre est la première cause de mortalité au monde avec de 5 et 8 millions de victimes par an du fait des maladies comme les diarrhées et le choléra, qui se transmettent par voie féco-orale. “1,8 million d’entre eux sont des enfants”, précise Véronique Lebourgois, de l’ONG Solidarités.

L’assainissement est aussi une question de dignité humaine, comme le souligne Jean Lapègue, chef programmes eau et assainissement à Action contre la faim. Pour les femmes, le manque de toilettes est souvent à l’origine de discriminations. “Dans certains cas, les petites filles ne sont pas autorisées à fréquenter l’école: elles ne peuvent pas uriner ou déféquer librement comme les hommes”, constate-t-il.”

Comment faire pour remédier à ce problème?

D’après l’ONU, il faudrait un investissement de 10 milliards de dollars par an pour diviser par deux la proportion de personnes privées d’assainissement en 2015. “C’est moins de 1% du budget militaire mondial de 2005, un tiers des dépenses en eau en bouteille et environ l’équivalent des dépenses en glaces des européens”, précise le site de la Journée mondiale de l’eau. Ainsi, il serait possible de couvrir les besoins de 100% de la population mondiale en une vingtaine d’années.

Reverser 1 % des factures d’eau aux populations qui sont privées de cette ressource: voilà aussi une proposition, objet de la pétition que les bénévoles d’Action contre la Faim (ACF) ont fait signer hier sur la place Wilson à Toulouse. Elle s’adresse aux “nouveaux élus” et à Veolia, la société qui gère l’eau dans la ville rose. “La loi Houdin de 2005 prévoit la possibilité pour les opérateurs de reverser 1 % de leurs recettes aux ONG. Cela pourrait représenter 120 millions d’euros par an”, d’après Benjamin, un bénévole (source).

Coalition Eau 2

A noter aussi, l’intiative Coalition Eau lancée par un regroupement d’ONG (WWF, les Amis de la Terre, le Secours Catholique, France Libertés ) qui a pour but un accès pour tous à l’eau potable (car aujourd’hui encore 1 personne sur 5 n’a pas accès à l’eau dans le monde!). En effet, au lendemain des municipales et à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, la Coalition souhaite officialiser son lancement tout récent, et informer les citoyens et interpeller les nouveaux élus de tous bords politique sur le rôle que ces derniers peuvent jouer dans l’accès à l’eau potable pour tous. Les élus peuvent intervenir sur leur commune (service public, lutte contre la pollution, qualité de l’eau, prix…), en France (loi sur le droit à l’eau) et dans les pays en voie de développement (loi Oudin permettant aux villes françaises d’aider les villes de ces pays ).

Enfin, sachez aussi qu’aux Etats-Unis, plusieurs villes se sont engagées comme San Francisco, Chicago ou Seattle très récemment, à interdire ou taxer l’eau en bouteille. Garrison Keillor, personalité publique américaine, a déclaré hier :

“Fini. Kaput. Ausgeschlossen. No more designer water. Water is water. If you want lemon flavoring, add a slice of lemon. You want bubbles, stick a straw in it and blow. (…) We ordered it in restaurants for the same reason we read books we don’t like and go to operas we don’t understand - we say to the waiter, ”Perrier,” to give a continental touch to our macaroni and cheese. Enough. Man is capable of reform once presented with the facts, and the fact is that bottling water and shipping it is a big waste of fuel, so stop already. The water that comes to your house through a pipe is good enough, and maybe better.”

En gros: “ça suffit. L’eau est de l’eau. Si vous souhaitez un goût citronné, ajoutez une rondelle de citron. Si vous soulez des bulles, soufflez dedans avec une paille! Nous l’avons commandée dans les restaurants de la manière que nous lisons les bouquins que nous n’aimons pas ou que nous allons dans les opérax que nous ne comprenons pas - on dit au serveur “Perrier” afin de donner un style européen à nos macaroni et notre fromage. C’en est assez. L’homme sait changer quand il est face aux faits, et les faits sont tels que l’embouteillage et le transport de l’eau est un grand gâchi de pétrole. L’eau qui arrive à votre robinet est assez bonne, et même meilleure”.

Allez, quelle personnalité en France va se prononcer sur cette question et s’engager à dénoncer les problèmes liés à l’eau? Et puis après tout, pourquoi ne serions nous pas tous des personnalités sur le sujet, n’est-ce pas…?;-)

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Veosearch: de “donner c’est gratuit” à “chercher c’est aider”! mars 21, 2008

Avant-hier soir avait lieu au café le Zango à Paris le lancement de la nouvelle version (V3) de Veosearch, le multimoteur de recherche solidaire dont nous vous avions parlé en juillet dernier, lors du lancement de la V1. Au programme, la remise de chèques aux principales associations soutenues ces derniers mois, puis la présentation des nouvelles fonctionnalités du site.

En début de soirée, on sent un peu de tension dans l’équipe: Guillaume et Arthur, les fondateurs de Veosearch, peaufinent leur présentation, David, actuel responsable du blog de Veosearch espère que tout se passera bien (normal, il a organisé la soirée!:-), alors que le reste de l’équipe assure l’accueil des invités.

VeoSearch V3 Lancement Mars 2008 3

Après moins d’un an d’existence, les jeunes co-fondateurs du moteur de recherche ont fait du bon boulot: ils peuvent d’ores et déjà matérialiser leur engagement à reverser la moitié des revenus générés aux associations soutenues. Sur la photo ci-dessus, moment historique: c’est la première fois qu’ils délivrent ainsi un chèque à une association, en l’occurrence au WWF, la première association soutenue sur le site (6182 internautes actuellement).

Afin de mieux répondre aux attentes de leurs utilisateurs, il a aussi fallu améliorer l’offre: proposer à d’autres associations d’être soutenues, avoir la possibilité d’en savoir plus sur les associations référencées, affiner les catégories disponibles etc. Désormais donc, chaque association peut avoir sa propre fiche (validée après vérification du contenu), présenter sa démarche, mettre en ligne des vidéos et des photos.

VeoSearch V3 Lancement Mars 2008 1
Arthur et Guillaume, les fondateurs de Veosearch

L’équipe a “voulu maximiser les possibilités d’interaction avec les membres de vos communautés”. Des espaces de commentaires sont proposés sur chacune des pages de l’association. Mais comme ils l’indiquent également, “ce n’est pas tout: VeoSearch innove en proposant le mode ‘réponse à un commentaire’, qui permet à deux Internautes d’échanger directement. Les associations peuvent également envoyer un message à l’ensemble des membres de leur communauté de soutien, sans pour autant inonder les boîtes mails des Internautes utilisateurs de VeoSearch!”

Dans votre compte personnel, des messages courts vous informeront également de toute modification apportée aux pages des associations que vous soutenez. Un bon outil de communication pour les associations!

VeoSearch V3 Lancement Mars 2008 2

Enfin, vous l’aurez aussi remarqué: le slogan a changé. Du “donner c’est gratuit” au “chercher c’est aider”, voilà un “moto” plus adapté à la démarche de terrain de Veosearch! Sans parler de sa traduction en anglais: “search and raise”, qui n’est pas mal non plus;-) Quand on sait que le ministère de l’environnement britannique est déjà séduit par le projet, on se dit que Veosearch a bel et bien trouvé sa Voie…:-)

++ Plus d’infos ++

Le site de Veosearch

Naturellement, Veosearch fait partie des moteurs disponibles dans la barre d’outils: vous pouvez les configurer par défaut en allant dans les options de la barre d’outils et en décochant la case “toujours revenir a moteur de recherche par défaut”: ainsi, le dernier moteur que vous aurez utilisé restera votre moteur de recherche à chaque réouverture du navigateur. Jusqu’à ce que vous choisissiez un autre moteur!

 

A la rencontre des Fées De Bengale, marque de mode éthique mars 20, 2008

Par leur engagement, la cohérence de leur filière mais surtout leur style ultra féminin les Fées De Bengale imposent leur griffe dans le domaine de la mode éthique. Leur univers rassemble générosité, féminité et solidarité autour d’une ligne de vêtements imaginée ici en France par les 3 “fées” Sophie, Camille et Elodie et confectionnée là-bas en Inde par des femmes aux doigts de fée. A la fois ambitieuses par leur positionnement “créateur féminin” haut de gamme et humbles dans leur démarche responsable et citoyenne, les Fées De Bengale dévoilent cette saison leur 4ème collection prêt-à-porter en coton bio issue du commerce équitable. Allons à leur rencontre.

Comment est née la marque Les Fées de Bengale (Les origines du projet, la motivation de départ)?

Toute cette aventure est née d’un coup de cœur entre chacune d’entre nous (séparément) et l’Inde. Nous avons cherché quelle était la plus jolie manière de rendre à l’Inde toute la magie qu’elle nous offre et nous avons décidé de créer notre propre marque en travaillant sur des principes environnementaux et sociaux. Nous avons étudié le marché et trouvé une brèche rien n’existait dans le secteur des vêtements durable : le créateur féminin. nous avons donc décidé de créer des modèles que nous aurions envie de porter, qui rendent la femme belle et attirante tout en essayant d’amener notre petite contribution à des projets sociaux ayant pour but d’améliorer la conditions de la femme en Inde.

La marque est engagée dans une démarche à la fois bio et équitable. Pouvez-vous me présenter la filière ?

Nous travaillons avec 2 coopératives:

  • La première se charge du sourcing, filage, tissage et teinture du coton bio et travaille sur un projet d’aide à des femmes handicapées. Elle participe également au financement d’un hôpital spécialisé dans la lutte contre le cancer dans le Kerala (état très touché en raison de l’utilisation de pesticides dans les cultures agricoles)
  • La seconde se charge du sourcing de la soie et de toute la confection de nos modèles de la couture aux broderies. Elle a mis en place un programme d’aide aux femmes les plus démunies à différents niveaux:
    • Programme de micro-crédit afin d’aider des femmes en grande précarité,
    • Création de crèches de bus scolaires et d’écoles à proximité des ateliers,
    • Création d’un programme de formation afin d’apprendre aux femmes les plus démunies un métier mais aussi des bases telles qu’apprendre à lire et à écrire, à tenir un budget etc.
    • Campagnes d’information et de sensibilisation sur de grands thèmes tels que l’hygiène, la santé ou le droit de la femme,
    • Etc.

Quels sont vos moyens de contrôles des différentes étapes ?

Nous partons régulièrement en Inde et vivons au cœur des bidonvilles nous pouvons ainsi nous rendre comptes que les temps de pause et de travail sont respectés, nous pouvons aussi nous rendre compte qu’aucun enfant ne travaille dans les ateliers et nous voyons au quotidien les retombées de notre collaboration : Nouvelles femmes embauchées, création de nouveaux ateliers, progrès des femmes sur la confection etc. Nos partenaires font également des audits sociaux régulièrement. Nous travaillons sur les bases d’un partenariat fondé sur une confiance mutuelle.

L’univers des Fées de Bengale porte une identité forte, comment concevez-vous vos collections ?

Nous nous réunissons avant chaque collection pour parler de l’axe que nous souhaitons lui donner. Elodie est très créative et a un style propre à elle qui évolue à chaque saison mais sans perdre de vue notre idée de départ : créer la marque des “anges” et des “fées”. C’est pourquoi nos collections sont toujours très féminines et proposent toujours des couleurs douces et poudrées. Nous essayons de soigner chaque détail comme les doublures (en soie, satin de coton ou soie coton mélangé), les petits détails comme les dentelles et les broderies, discrètes et légères etc.

Quels sont vos principaux réseaux de distribution ? Quelle est votre clientèle ?
Nous avons trois réseaux de distribution

  • Le réseau des boutiques mode,
  • Le réseau des boutiques spécialisées dans le commerce équitable et le bio,
  • Et bien sur le web!

Nos clientes sont avant tout des femmes féminines qui aiment la mode et veulent rendre le monde meilleur.
Quoi de plus agréable que de se faire plaisir tout en contribuant à un projet qui va aider des femmes indiennes à vivre dans la dignité.

Aujourd’hui de nombreuses marques ou enseignes textiles majeures se tournent vers le bio, tendance durable ou simple effet de mode? Quelle sont vos souhaits, votre vision pour l’avenir ?

Nous ne pensons pas que ce soit juste un effet de mode, nous sommes persuadées que c’est une vrai tendance structurelle qui tend à devenir la norme dans quelques années.
Le monde bouge vite et le pouvoir d’achat se lisse entre les différents pays du monde, de plus en plus.
Nous ne faisons pas de l’alter économie, nous prenons seulement un peu d’avance sur les autres qui viendront nous rejoindre plus vite qu’on ne le pense.

++ Le site Les Fées De Bengale

++ L’interview intimiste des Fées sur Made in éthic

 

Transformation de logements sociaux en habitats solaires à Göteborg mars 19, 2008

Classé dans : Créer/Bâtir, Général — Grégoire - écolo-info @ 4:24
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Ces jours ci, avec les Championnats du Monde de Patinage artistique, on vous parle beaucoup de Göteborg mais je ne suis pas certain que l’on vous présente des réussites environnementales dans la ville ! Dommage ….et c’est pourquoi je vous propose de découvrir aujourd’hui une réhabilitation réussie dans un quartier de Göteborg.

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Au nord de la ville se trouve le quartier de Gardsten. Construit à la va-vite dans les années 70, délaissé en partie par les politiques publiques, ce quartier ne bénéficiait pas d’une excellente réputation ni de grande qualité de vie.

Pour y remédier, la ville de Göteborg a souhaité réhabiliter dans les années 90 toute cette partie nord de la ville dans une logique de Développement Durable.

A côté des efforts de remise à niveau des équipements publics, des liaisons de transports en commun entre le centre de Göteborg et ce quartier, de la redynamisation économique, le projet insolite de Gardsten a été de transformer des logements sociaux en habitats solaires.

Pour ce faire, la société qui gère les logements sociaux de la ville a crée une entité spéciale, entière dédiée à la gestion locative de ce quartier : Gardenbotstäder. Les locaux de cette structure ont été implantés au cœur des bâtiments existants.

Le projet de rénovation solaire a été appliqué à 10 immeubles, en intégrant :

  • des capteurs solaires sur les grands immeubles, permettant le préchauffage de l’eau pour tous les habitants
  • des systèmes innovants de chauffage solaire passif
  • l’isolation thermique par la mise en place de vitrage des balcons et l’amélioration des fenêtres
  • l’installation d’appareils économes en énergie dans les parties communes
  • des serres communes favorisant le chauffage solaire passif et permettant aux habitants des immeubles concernés de faire des plantations
  • la mise en place de composteurs de systèmes de recyclage.

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Tous ces changements ont été faits en deux phases : 2001 et 2004 et la rentabilité des investissements est estimée à 14 ans, en sachant qu’au-delà de l’approche budgétaire, on économise 1.000 tonnes de CO2 par an. En tout, 255 appartements ont bénéficié de ces approches, ce qui fait de l’ensemble concerné, la plus grande réhabilitation solaire d’habitat social.

Alors, si quelqu’un vous dit que le solaire, ça ne fonctionne que dans le sud de la France et ce n’est réservé qu’aux personnes aisées, donnez lui cet article à lire car… ça se passe bien à Göteborg, en Suède et dans de l’habitat social !

 

Anenso: l’annuaire des entrepreneurs sociaux mars 18, 2008

Pour la célèbre organisation Ashoka, “les entrepreneurs sociaux sont des individus qui proposent des solutions innovantes aux problèmes sociaux les plus cruciaux de notre société. Ils sont ambitieux, persévérants, s‘attaquent à des questions sociales majeures et proposent des idées neuves capables de provoquer des changements à grande échelle“. Selon l’AVISE (agence de valorisation des initiatives socio-économiques), leur projet doivent au minimum inclure trois dimensions - un projet économique inscrit dans le marché, une finalité sociale, et une gouvernance participative.

Certains estiment aussi qu’un projet d’entrepreneuriat social est “une initiative privée au service de l’intérêt collectif, une entreprises dont la finalité sociale est supérieur ou égale à la finalité économique” (Chaire de l’entrepreneuriat de l’ESSEC). Le profit n’est donc pas la priorité de la firme, qui cherchera à remplir des objectifs économiques et sociaux et à satisfaire, par la production de biens et services, des solutions innovantes aux problèmes d’exclusion et de chômage (OCDE). Enfin, il paraît même, selon la Fondation Schwab pour l’entrepreneuriat social, que “l’entrepreneur social est un visionnaire pragmatique, qui atteint des objectifs larges de changement social grâce à une nouvelle invention, une approche différente, un travail rigoureux empreint de vision stratégique. Il combine les caractéristiques de Richard Branson et de Mère Teresa“. Gare vous donc, car ils “dépotent” hein!;-)

Anenso

A l’avenir, vous allez entendre parler d’eux de plus en plus souvent. Il suffit d’ouvrir grand les yeux et les oreilles, et vous verrez, il seront bientôt partout;-) Pourquoi? Parce qu’il s’agit d’un mouvement de fond, que les fondations et écoles de commerce commencent à sensibiliser leurs ouailles en ce sens, et que le concept est applicable à tous les domaines de l’économie, ou presque.

Leur objectif? Agir sur le terrain de l’exclusion, de la santé, de la culture ou encore de l’écologie. Toutes les formes juridiques (associations, coopératives, SCOP, SARL, SAS, travailleurs indépendants,…) sont représentés dans ce mouvement.

Les entrepreneurs sociaux inventent ou réinventent des modèles, et sont persuadés et convaincus d’une chose: nous pouvons concilier économie et développement humain pour rendre notre société plus juste.

Afin de savoir qui sont ces fameux entrepreneurs qui vont révolutionner le monde, voilà donc un annuaire créé par Equitel, une agence spécialisée dans le montage d’opérations associant une marque à une cause/ONG et dont la mission, depuis 2001, est de drainer des ressources supplémentaires et de nouveaux donateurs à des associations reconnues pour leur efficacité et leur expérience.

Equitel

Le concept restant encore flou et peu visible pour beaucoup, Equitel a voulu lui donner corps avec pour “ambition de faire un panorama en montrant des structures, des personnes, et ce qu’elles pensent”: ce n’était pas une demande, mais le succès de l’annuaire confirme qu’il s’agissait d’une attente! Les informations sont vérifiées et les fiches mises à jour très régulièrement. Outre la partie annuaire classique, le site comporte une partie interview qui permet à l’entrepreneur social de mieux décrire son activité, sa philosophie mais qui permet également de nourrir et d’engager une réflexion sur le concept d’entrepreneur social.

L’annuaire Anenso est soutenu par Ashoka, La Ruche et Virgine Seghers (spécialiste du mécénat et des questions de responsabilité sociale des entreprises), pour qui “l’idée de créer des réseaux, de faire se rencontrer des entrepreneurs sociaux différents, qui au delà de leurs particularismes se reconnaissent dans une identité commune” était toute naturelle: “l’entrepreneuriat social, c’est aussi un éclairage nouveau de pratiques existantes ou émergentes, qui créent ou reconstruisent du lien social, et surtout un sentiment d’engagement et d’appartenance partagés“.

L’inscription est totalement gratuite mais limitée aux seuls entrepreneurs sociaux respectant donc les critères suivants:

- proposer une réponse innovante à un défi social ou écologique,

- avoir la volonté de concilier économie et développement humain.

Bref, pour une fois, nous allons dire “avis aux pros” donc! Sachant que l’on apprend aussi beaucoup en parcourant les fiches des entrepreneurs déjà référencés! De quoi donner des vocations, c’est certain:-)

++Pour plus d’info++

  • Anenso
  • Voir aussi le réseau Coneccs, dont le site vient de changer.
  • Dans la barre d’outils: section Consom’action-Au Bureau Entreprises-Entrepreneuriat Social/Réseaux Pro