Ecolo-Info
 Flambée des prix agricoles et émeutes: quelques explications - 2
De Anne-sophie • 15 avril 2008 •
Catégorie: Informer/Partager, Réfléchir/Entreprendre

Pour faire suite à ce premier billet au sujet des émeutes de la faim, replantons une fois encore le décor… et ce à partir du constat unanime des nombreux articles publiés depuis quelques jours…

Au Kenya, le prix de la nourriture a connu presque les mêmes niveaux spectaculaires de croissance. On met en garde contre les risques d’anarchie si rien n’est fait…

En Egypte, on se bat pour obtenir quelques galettes de pain, à cause de la flambée des cours du blé.

Des tensions sociales et des émeutes contre la vie chère éclatent un peu partout, comme au Cameroun, en Côte d’Ivoire et en Mauritanie, où des incidents se sont produits.

En Thaïlande, des gardes armés surveillent les rizières pour protéger les récoltes contre les voleurs.

Le Cambodge et le Vietnam ont interdit ou réduit leurs exportations pour préserver leur marché national.

Au Mexique, le gouvernement libéral, confronté à la colère populaire (”sans maïs, pas de pays”), a dû intervenir pour contrôler le marché du maïs.

En Egypte, au Maroc, au Burkina Faso, au Cameroun, en Mauritanie et en Côte d’Ivoire, la police est intervenue pour détruire les barricades érigées par les familles en colère qui ont de plus en plus de mal à se nourrir…

Ce second volet essaye de faire le point sur les causes d’une telle crise et les quelques solutions éventuellement envisageables…

.

Faim Pakistan

.AP/B.K.Bangash - Une Pakistanaise d’Islamabad en pleurs après avoir évoqué une récente flambée des prix qui ne lui permet plus de subvenir aux besoins de sa famille.

Insécurité alimentaire: qui sont les responsables ?

Au banc des accusés, parmi les facteurs responsables de cette insécurité alimentaire, on retrouve plusieurs éléments ne relevant pas tous d’un effet conjoncturel.

En premier lieu, citons la demande accrue des pays émergents (Chine, Inde, Brésil…): la démographie et le niveau de vie y augmentent très rapidement. Les “besoins” ont suivi la hausse, stimulant la consommation, si bien que les personnes qui vivaient de peu auparavant sont devenues de gros consommateurs. La production agricole n’a pu suivre une telle poussée de demande.

En 2007, la production de céréales a augmenté et elle devrait encore progresser en 2008, selon la FAO. Mais la demande mondiale est en forte hausse, si bien que les stocks mondiaux s’amenuisent d’une année sur l’autre. Pour le secrétaire général du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (Ciheam), Bertrand Hervieu, “le plus surprenant, c’est l’explosion de la demande des pays émergents comme la Chine et l’Inde. Elle se rapproche des standards internationaux avec une consommation de viande et de lait en hausse”. Les besoins en alimentation du bétail se trouvent aussi sollicités.


La réduction des surfaces cultivées et l’urbanisation croissante expliquent aussi les difficultés actuelles.

Les conditions climatiques et le réchauffement planétaires sont également responsables: sécheresse et inondations détruisent les récoltes. Sans parler de la hausse des prix de l’énergie, qui se répercute sur le prix des intrants (semences, pesticides, engrais). La hausse des prix du pétrole pèse aussi sur les coûts du transport si bien qu’en un an, la facture céréalière des pays importateurs a crû de 56 %.

L’usage accru des agro-carburants utilisant oléagineux, canne à sucre ou céréales réduit les surfaces destinées à l’alimentation. Chaque année, ce sont 100 millions de tonnes de céréales utilisées pour la fabrication de ces carburants que certains croient être “verts” par défaut… Désormais, aux Etats-Unis, le cours du maïs et du pétrole suivent la même évolution.

Et, comble de l’histoire, de nombreux pays en difficulté alimentaire qui tablent sur la production d’agro-carburants pour pallier la hausse des prix du pétrole. Nous allons donc voir les Philippines étendre les surfaces de canne à sucre à cette fin (objectif: 5% d’éthanol intégré à l’essence ordinaire en 2009). Même le Sénégal a récemment parié sur les agro-carburants… Un pari de plus en plus dénoncé par les institutions comme l’OCDE, mais que les gouvernements n’entendent pas… même en France soit-disant exemplaire avec les mesures décidées lors du Grenelle…….

.

Voiture Faim

.

Enfin, n’oublions pas les marchés financiers et la spéculation, qui ont profité des tensions pour jouer les prix agricoles à la hausse: ils ont placé des capitaux sur ces marchés devenus un refuge contre les fluctuations du dollar ou contre l’inflation renaissante.

A noter: le cas d’école que représente le riz, dont le prix a augmenté de 30 % en deux semaines: comme l’explique l’article de Laetitia Clavreul et Alain Faujas pour le Monde, “ce petit marché subit les aléas climatiques de l’Australie et les réactions protectionnistes de la Thaïlande, du Vietnam, de l’Inde, de l’Egypte, etc. Les fonds d’investissement en ont donc fait un ” véhicule ” spéculatif de choix depuis trois mois. Aux Philippines, à Madagascar, au Sénégal, la colère populaire enfle“.

Depuis plus d’une décennie également, les institutions internationales (OMC, Banque Mondiale, FMI) ont poussé les pays africains à développer les cultures d’exportation. Nous sommes sans doute allés trop loin. Beaucoup trop loin.


Au-delà des émeutes…

On pourrait presque parler, en riant jaune, de second effet Kiss Cool…car au-delà des peuples criant famine, “les pays eux-mêmes sont plus ou moins fragilisés, selon leurs dépenses pour les importations de blé, de riz ou de maïs, bases de l’alimentation mondiale. Parmi eux, ceux que la FAO appelle les pays à faible revenu et déficit vivrier (PFRVD), souvent situés en Afrique, sont dans des situations très difficiles. Si le volume de leurs importations pourrait légèrement diminuer en 2008, du fait de bonnes récoltes, l’envolée des céréales et du fret devrait tout de même alourdir leur facture de 35 %, pour la deuxième année consécutive. Et de 50 % en Afrique, notamment au Maroc, au Lesotho et au Swaziland. A la fin de la campagne 2008, ces stocks devraient avoir perdu encore 5 %, et leur volume devrait être le plus faible depuis 1982. La diminution des stocks de blé devrait être particulièrement importante, estime la FAO. Ce qui explique que la tension sur les prix devrait continuer“, précisent encore Laetitia Clavreul et Alain Faujas.

Qui plus est, les prix records de la nourriture sont battus alors que les productions agricoles battent elles aussi des records: cela signifie donc que les prix resteront élevés. Au regard des éléments évoqués ci-dessus, il semble bien que la pénurie des ressources naturelles relève plus d’un changement structurel que d’une situation purement cyclique

Cela représente aussi un défi pour les modèles d’analyse de l’ONU, qui se sont rarement confrontés à “des situations où il y a de la nourriture, mais où les gens n’ont pas de quoi se la payer”. L’étude des effets du fonctionnement des marchés mondiaux sur la malnutrition devrait donc être accélérée.

Que faire donc?

Certains pays importateurs de denrées, afin de se prémunir contre les risques de pénurie, négocient directement des accords commerciaux bilatéraux. Citons la Libye - sur le point d’en conclure un avec l’Ukraine “qui lui garantira que 100 000 hectares seront réservés à produire des céréales destinées à Tripoli” rappelle cet article du Monde. Il en va de même entre l’Inde et le Kazakhstan, entre l’Egypte et la Syrie (d’un type différent pour ce dernier: en échange de riz égyptien, Damas fournira du blé au Caire).

“Des remèdes à double tranchant” soulignent Laurence Clavreul et Alain Faujas. “Pour sécuriser leurs approvisionnements en denrées à prix accessibles aux consommateurs, les Etats, quand ils en ont les moyens, ont pris différents types de mesures, en jouant sur la production, les exportations ou les importations. Mais les marchés agricoles étant très petits (seulement 17,2 % des volumes totaux de blé sont échangés sur le marché mondial, 12,5 % du maïs, 7 % du riz), chaque décision crée, par ricochet, davantage de tensions ailleurs.”

.

Le Monde Emeute Asie

AP/Aaron Favila - Manifestation à Manille, aux Philippines, contre la hausse des prix du riz - le 2 avril 2008.

Naturellement, il s’agit d’initiatives que n’approuve pas la FAO: “ce n’est pas avec des décisions unilatérales que le problème se réglera”, affirmait Jacques Diouf fin janvier. Pour le directeur de la FAO, “nous pourrons faire face aux besoins alimentaires d’une population qui doit admettre les 9 milliards à l’horizon 2050si les pays prennent des décisions stratégiques en matière d’alimentation mondiale, mais collectivement!

Dans les pays développés, 2 à 5 % de la population non seulement nourrissent la population entière, mais exportent. Donc si dans les pays déficitaires nous faisons les investissements appropriés, en infrastructures et en technologies, et surtout si nous investissons au niveau des agriculteurs pauvres, qui sont les plus nombreux, et qui ont des marges de croissance de productivité et de production importantes“, nous devrions y arriver, insiste M. Diouf.

La FAO a donc proposé l’initiative visant à lutter contre la flambée des prix des denrées alimentaires (IFPA). Elle va fournir aux pays en développement une assistance technique pour aider les agriculteurs vulnérables à améliorer leur production. A cette fin, elle a besoin de fonds et lance des appels aux dons: les financements supplémentaires requis pour mettre en oeuvre cette assistance se situeraient entre 1,2 milliard et 1,7 milliard de dollars. Mais quand on sait les principaux pays donateurs mondiaux ont, pour la deuxième année consécutive, réduit le montant de leurs aides publiques aux pays en développement (recul de 8,4% par an)… il y a de quoi s’interroger…

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) envisage pour sa part “des interventions alternatives”, telles que la distribution d’argent liquide, de bons alimentaires, ou la mise en place de “filets de secours sociaux”… Sachant qu’il est d’usage d’éviter de distribuer de l’argent en raison de la corruption souvent très présente dans les pays en développement… L’ONU envisage également, selon Philippe Bolopion, de débloquer des fonds d’urgence pour l’achat de bétail, de semences ou d’outils agricoles… Même si “les Nations unies disposent d’une expertise toute relative dans ces domaines”, rendant cette option assez vulnérable.

Dans un article co-signé par Jean-Pierre Tuquoi, Laurence Caramel, Laetitia Clavreul et Hervé Kempf, on comprend aussi que les “les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne peuvent pas aider à résoudre la crise alimentaire. Les cultures en sont en effet concentrées aux Etats-Unis, au Canada, au Brésil et en Argentine, et il s’agit essentiellement de soja et de maïs destinés à l’alimentation animale. Les firmes promouvant les OGM n’ont pas cherché à développer des variétés adaptées aux pays tropicaux affectés par l’insécurité alimentaire. Ils ne constituent pas pour elles des marchés intéressants.” A moyen terme, si ces mêmes auteurs considèrent que leur utilité est incertaine, il ne faut pas oublier non plus les effets liés à l’usage d’engrais produits par les mêmes firmes semencières (cf. Monsanto).

Notons enfin que l’ONU pourrait adopter une position claire sur la question de la reconversion de terres agricoles pour produire des agro-carburants. Un “crime contre l’humanité” dénoncé en octobre 2007 par Jean Ziegler (rapporteur des Nations unies sur le droit à l’alimentation). Pour le moment néanmoins, ni l’ONU ni ses agences humanitaires ou environnementales n’ont adopté de position définitive sur la question…

En attendant, certains se débrouillent, comme aux Philippines, où les détenus de la colonie pénitentiaire d’Iwahig sont mis à contribution : ils vont transformer en rizières plusieurs milliers d’hectares de leur prison. Située au pied de la montagne d’Iwahig, la prison du même nom possède 26 000 hectares de terrain, dont 150 sont consacré à l’agriculture. Afin d’accroître la production, 6 000 hectares de plus devraient être consacrés à la riziculture, les quelque 3 000 prisonniers servant de main-d’œuvre. Les centres pénitentiaires disposent de grandes surfaces cultivables, d’énormes quantités d’eau grâce aux forêts tropicales et d’une main-d’œuvre de réserve grâce aux prisonniers désireux d’offrir leurs services, si bien que cette solution est favorisée par le gouvernement philippin… en faisant peut être appel aux semences GMA Super Rice, une variété hybride capable de produire jusqu’à 12,5 tonnes de riz commercialisable par hectare, soit nettement plus que la moyenne nationale de 4 tonnes à l’hectare…


++Articles cités++

++A voir et revoir++

8 Réponses »

  1. Bonjour,

    L’alternative pour l’éthanol par La “panicum virgatum” est en effet une piste afin de ne pas mettre en concurrence les grains destinés à l’alimentation.

    Cela ne règlera pas le problème de la déforestation pour augmenter la surface agricole, ni le fait que celles-ci ne sont pas extensibles et ne suffiront pas à produire à la fois, l’alimentation mondiale et un carburant végétale pour contrer le baril de pétrole toujours plus en hausse.

    J’en connais des Monsanto OGMistes et consorts, pour qui cette aubaine de cette nouvelle fausse ressource énergétique, va faciliter leurs mains mises une agriculture biotechnologique de masse, avec les conséquences désastreuses que l’on connait, la dépendance toujours plus croissante des petits, comme les grands agriculteurs des pays sous développés et émergeants.

    A mon avis cette production est une hérésie mondialiste qui va conduire les pays les plus pauvres à cultiver autre chose que leur propre nourriture pour faire du profit - il n’est que regarder ce qu’il se passe avec la culture massive des palmiers à huile - puisque le carburant vert est en train d’être indexé sur la montée du prix du pétrole.

    Lire: Pourquoi la Production d’Éthanol Conduira le Prix des denrées alimentaires Mondiaux Encore Plus haut en 2008

    http://diablogtime.free.fr/?p=273

    Pour quand une recherche scientifique dans l’industrie automobile et pétrolière, quand se mettront-ils à s’attaquer sérieusement à ce problème par le développement du formidable potentiel des énergies renouvelables ?

    Cela soulagera non seulement l’effet de serre de la planète, mais libèrera la dépendance des peuples vers le toujours plus, d’un productivisme à outrance qui les conduisent dans une détresse désormais affamante !

    De plus, il est aussi temps que la spéculation et les crises répétées des bulles financières cessent. La dérèglementation démantèle à loisir les entreprises des nations entières par la finance mondiale pour de meilleurs profits, sans qu’elles n’en soient inquiétées ni pénalisées de quelque manière.

    http://www.stop-finance.org/

    Le mouvement de balancier du modèle ultra libérale est arrivé à son apogée et il ne sait, ne peut proposer autre chose que des solutions de raccommodages dont il a usé et qui sont aujourd’hui sans effets. Il s’est corrompu lui-même !

    Les J.O ne devraient-ils pas être l’occasion de dénoncer cette dictature financière mondiale et son échec face aux défis de ce XXIème siècle ?

    Le droit des Peuples et d’une planète saine, n’est-il pas aussi, sinon plus essentiel que la défense des droits de l’homme de Chine et du Tibet pour lesquels il est légitime de s’indigner, malgré les différentes récupérations médiatiques, dont on ne comprend pas toujours les causes.

    Cela ne sert-il pas à masquer une crise encore bien plus grave et plus profonde que inconsciemment nous redoutons, le plâtrage du système en faillite par des réformes aveugles, et des politiques qui s’accrochent désespérément à des valeurs et des croyances révolues.

    Les maux de notre économie dont on incrimine la Chine en sourdine par le “péril jaune” - l’importation de produits à main d’œuvre bon marché, son modèle politique et sociale discutable -, n’est qu’un leurre, la Chine a elle aussi le droit de rattraper son retard et de se tailler une place sur la scène internationale.

    Alors pour un monde meilleur ?

    Oui, mais il s’agit aujourd’hui de ne pas se tromper de combat et de ne pas se laisser endormir par les épouvantails propitiatoires, servant les intérêts qui ne profiteront toujours, qu’aux seuls décideurs, les puissants qui tremblent de perdre la suprématie du contrôle d’un monde désormais, multipolaire.

    Voilà, c’était mon petit coup de gueule et nous pouvons faire plus que seulement constater les effets du modèle d’un monde inhumain par un jusqu’auboutisme intolérable.
    S’éveiller individuellement puis collectivement jusqu’à une prise de conscience planétaire décisive, afin de contraindre l’ordre mondial à se résoudre enfin à un renouveau économique et social, où la justice tiendra une place prépondérante et inaliénable, à toutes références passées niant l’Humain et l’équité des échanges entre les Peuples.

    Sam’s

  2. [...] http://ecoloinfo.com/2008/04/15/flambee-des-prix-agricoles-et-emeutes-quelques-explications-2/++A voir et revoir++. Le film “We feed the World”, résumé ici et pédagogiquement expliqué là. Le documentaire “Notre Pain Quotidien”; “Le cauchemar de Darwin” n’était pas mal non plus… [...]

  3. [...] http://ecoloinfo.com/2008/04/15/flambee-des-prix-agricoles-et-emeutes-quelques-explications-2/++A voir et revoir++. Le film “We feed the World”, résumé ici et pédagogiquement expliqué là. Le documentaire “Notre Pain Quotidien”; “Le cauchemar de Darwin” n’était pas mal non plus… [...]

  4. [...] Flambée des prix agricoles et émeutes : quelques explications - 2 [...]

  5. il semble que les quelques esquisses de solutions au niveau mondial dont Anne-So se fait momentanément le rapporteur sont des mesures qui n’impactent pas structurellement le problème.

    On continue à chercher des solutions en partant du principe que la croissance du mode de vie occidental doit perdurer, alors que si le problème est temporairement résolu pour une partie de la population mondial - en admettant - il reviendra sur les devants de la scène sous une autre forme : eau, climat, énergie, espace, etc…

    Nourrir convenablement le monde entier revient à diminuer les consommations des populations occidentales - dont l’Inde, la Chine et l’Amérique du Sud feront bientôt parties - et donc : se déplacer moins, manger moins de viande, consommer moins de ce qui consomme du pétrole - ou des agro-carburants …

    Ou alors réduire la population : mais là sincèrement, ce n’est pas un axe que l’on peut souhaiter.

    Résoudre cette équation de la faim revient à réduire l’équation de Kaya, facilement transposable au problème alimentaire (de plus en plus corrélé au problème énergie) : http://www.manicore.com/documentation/serre/kaya.html

  6. [...] http://ecoloinfo.com/2008/04/15/flambee-des-prix-agricoles-et-emeutes-quelques-explications-2/++A voir et revoir++. Le film “We feed the World”, résumé ici et pédagogiquement expliqué là. Le documentaire “Notre Pain Student Credit Cards Quotidien”; “Le cauchemar de Darwin” n’était pas mal non plus… [...]

  7. [...] plusieurs fois primée depuis 2004 et réalisée pour l’ONG AIDES. Dans le contexte actuel de crise alimentaire, elle colle aussi très bien, soulignant une fois de plus les problèmes auxquels font face les [...]

  8. [...] http://ecoloinfo.com/2008/04/15/flambee-des-prix-agricoles-et-emeutes-quelques-explications-2/ [...]

Laisser une réponse