A partir d’aujourd’hui, dimanche 1er Novembre 2009, nous entrons dans le mois de l’ESS.
Pour la deuxième année, au niveau national, l’économie sociale et solidaire est mise à l’honneur durant un mois.
A cette occasion, je vous propose un p’tit billet sur l’Economie Sociale et Solidaire, une manière d’Entreprendre AUTREMENT… encore trop souvent méconnue!
L’économie Sociale et Solidaire affirme et défend comme valeurs la prééminence de l’homme sur le profit avec pour objectif premier la réalisation du projet collectif et la solidité financière de la structure.
Elle inclut aussi de nouvelles formes d’activités comme les initiatives de développement local, de réinsertion et de lutte contre l’exclusion, la protection de l’environnement, les solidarités internationales.
L’Economie Sociale offre une alternative solidaire et plus humaine au modèle économique dominant, elle s’inscrit par ses pratiques dans une démarche de développement durable.
Les principes fondamentaux de l’ESS sont les suivants:
- Un statut privé
- La primauté de l’Homme sur le capital,
- Un but non lucratif - Le principe de non-lucrativité s’exprime par une redistribution équitable des excédents ou des bénéfices au service de l’outil de travail (investissement, ressources humaines).
- Un secteur économique à part entière qui œuvre sur le marché mais avec ses principes propres,
- L’indivisibilité des réserves : patrimoine collectif et impartageable,
- Une finalité explicite au service de la collectivité : intérêt général et utilité sociale,
- Un processus de décision démocratique : « une personne, une voix »
- Une autonomie de gestion,
- Un ancrage territorial ou sectoriel.
L’Economie Sociale et Solidaire, c’est quoi exactement ?
Le terme d’économie sociale et solidaire regroupe un ensemble de coopératives, mutuelles, association, de syndicat et fondations, fonctionnant sur des principes d’égalité des personnes (1 homme 1 voix), de solidarité entre membres et d’indépendance économique.
Toutefois le premier terme de l’expression se réfère plutôt à des organisations identifiées par leur statut et occupant une place importante dans la vie économique (banques, mutuelles, etc.) et le second terme, à des activités visant à expérimenter de nouveaux “modèles” de fonctionnement de l’économie, tel le commerce équitable ou l’insertion par l’activité économique.
- L’économie sociale regroupe principalement trois familles: mutuelles, coopératives, associations auxquelles s’ajoutent les “marges” (comité d’entreprise et d’établissement, caisse d’épargne et de prévoyance, organisations culturelles…).
- L’économie solidaire est, quant à elle, une forme émergente de l’économie sociale axée vers les initiatives de développement local, de réinsertion et de lutte contre l’exclusion.
- L’économie sociale et l’économie solidaire placent donc l’homme au cœur de leurs préoccupations, que leurs projets soient d’économie marchande ou non-marchande.
Des structures juridiques dédiées et des secteurs d’activités variés
Il existe plusieurs types de structures juridiques œuvrant dans le champ de l’Economie sociale et solidaire:
Les coopératives: coopératives d’entrepreneurs (agricoles, artisans, transports, commerçants, …), d’usagers (banques, consommateurs, …), de salariés (Scop, Scic).
Exemples de coopératives : les Caisses d’Épargne, Chèque-Déjeuner, le réseau Biocoop, le Théâtre du Soleil, le magazine Alternatives Économiques, ou encore Alma, numéro un mondial de logiciels de découpe automatisée…

Les associations : régies par la loi de 1901, elles peuvent employer des salariés mais sont à but non lucratif. Environ 45 % de la population française est adhérente d’une association.
Exemples: associations de commerce équitable Max Havelaar, Minga, Artisans du Monde…
Les mutuelles: elles se créent sur la base d’une solidarité professionnelle ou territoriale.
Elles ont comme objectif une couverture des risques (santé, assurance) partagée équitablement par tous les sociétaires, sans but lucratif.
Elles couvrent plus de 44 millions de personnes en France.
Exemples : les mutuelles MAIF, MAAF ou MACIF…
Les structures d’insertion par l’activité économique (SIAE): elles existent sous différentes formes, entreprises d’insertion, associations intermédiaires, entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI), chantiers d’insertion, groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ), régies de quartier, ateliers de centres d’hébergement (CHRS).
De statut associatif ou commercial, au cœur de l’économie marchande, elles œuvrent à l’insertion sociale et professionnelle de personnes exclues du marché de l’emploi auxquelles elles proposent une mise en situation de travail au sein d’activités économiques très diverses : bâtiment, nettoyage industriel, imprimerie, restauration, aide à domicile, tourisme
Un accompagnement socio-professionnel est mis en place afin de prendre en compte l’ensemble des problématiques de la personne (santé, logement, endettement, formation, etc.).
Les établissements et services d’aide par le travail (ESAT): ces structures constituent des unités économiques de production qui permettent au travailleur handicapé d’exercer une activité professionnelle salariée dans des conditions adaptées à ses possibilités (aménagement des postes de travail et de leur accès, rythme de travail adapté, horaires aménagés…).
Ces structures offrent un emploi adapté à des personnes désavantagées sur le plan social, intellectuel et psychologique et leur assure un accompagnement personnalisé en vue de favoriser toutes occasions d’insertion sociale et professionnelle en milieu ordinaire.
Je vous conseille vivement le clip très sympa réalisé dans le cadre du “mois de l’ESS”
Pour connaître les actions de votre région durant le mois de novembre
++ Sources ++
- Le site du Mois de l’ESS
- Le Portail de la solidarité
- Conseil National des Chambres Régionales de l’ESS
- Agence pour la Création d’Entreprise
- CRESS Midi Pyrénées
- CRESS Aquitaine
- A Marseille, une initiative à ne pas manquer pour l’occasion: Le temps des alternatives solidaires

Le mois de l’économie sociale et solidaire: “de l’économie quoi???”
























le 03 novembre 2009 à 18:56:
Bonjour Jérôme ,
Je suis chargé de projets au sein de l’agence de Développement social,Maroc et je poursuis un Master en économie Social et solidaire, désireux de partager les idées et les expériences avec nos amis de France.
Vos définitions et exemples sont si bien formulés et j’aimerais connaitre davantage les chantiers de l’économie sociale et solidaire en France si possible.
Merci
le 04 novembre 2009 à 19:16:
Bonsoir,
Je connais les “coopératives activités emplois”.
Ce sont des solutions plus efficaces à mon avis que le statut d’auto-entrepreneur mais il est très difficile d’en trouver.
Je suis obligé d’en passer par là. (auto-entrepreneur)
Je vous signale au passage l’exitence des cocon3s:
C’est une organisation qui réunit des séniors (60 ans et plus ..) dans un lieu (colocation ..) ou un groupe immobilier (petit lotissement); Les personnes réunies ont l’objectif de tout faire pour éviter la maison de retraite. (L’enfer!!)
Si vous voulez en savoir plus:
http://www.cocon3s.com
http://www.cocon3s.fr
Vous pouvez également me contacter sur le site ou à mon adresse.
Très cordialement,
Paul