Tout avait commencé par un petit livret orange au titre étrange, donné par une adhérente de notre association.
L’étiopathie.
Un terme qui ne se rattachait à rien de connu, ne m’évoquait rien. J’ai donc feuilleté le livret, navigué sur leur site internet pour tenter d’en apprendre davantage. Et ce que j’y ai trouvé m’a immédiatement séduit, en particulier la définition de l’étiopathe, présenté comme “le mécanicien du corps humain”.
Vous avez dit étiopathie ?
Avant d’aller plus en avant, il faut savoir de quoi il retourne et ce que recouvre cette fameuse étiopathie.
Du grec « aïtia », cause, et « pathos », souffrance, l’Étiopathie s’attache à rechercher l’origine de la maladie pour l’éliminer par une méthode de soins qui, au-delà des symptômes, s’attaque directement aux causes pour les faire disparaître. Jeune science innovante promise à un grand avenir, l’Étiopathie diffère de toutes les autres méthodes médicales.
Médecine mécaniste, l’Étiopathie constate que le corps humain, fruit de millions d’années d’évolution, doit fonctionner correctement. Si ce bon état de marche est perturbé, si un dysfonctionnement apparaît quelque part, l‘étiopathe cherche à en identifier la cause et à la réduire par des techniques spécifiques ou à orienter le patient vers le traitement approprié.
L’Étiopathie se différencie de toutes les autres approches médicales par son approche systémique, c’est-à-dire en considérant le fonctionnement des organes et des appareils du corps humain dans leurs différentes interactions. Il en découle une façon tout-à-fait particulière d’analyser les causes des phénomènes pathologiques, et de conduire ses traitements de chirurgie non instrumentale.
Pour analyser ces causes, outre les connaissances d’anatomie, de physiologie et de biologie, cette méthode utilise des “outils” comme le déterminisme, la systémique et la cybernétique, grâce auxquels le diagnostic s’avère d’une rigueur exceptionnelle.
Car le principe même de l’Étiopathie est d’établir le bon diagnostic avant d’envisager un traitement quel qu’il soit. Ainsi, l’Étiopathie est d’abord une méthode, une méthode éprouvée d’analyse de la cause des maux, avant d’être une technique, fût-elle exceptionnelle. On ne saurait donc confondre l’Étiopathie avec toute autre technique manuelle.
Et si l’Étiopathie se distingue des autres méthodes manuelles par l’innocuité et le haut niveau d’évolution de ses techniques, issues de la nuit des temps, elle s’en éloigne encore d’avantage par l’analyse et la pertinence du geste…
Source : www.etiopathie.com
Mon étiopathe et moi
On fait tous la même chose : on attend toujours le dernier moment, d’être vraiment le dos au mur pour décrocher son téléphone. Après plus d’un an à vivre des nuits perturbées par des sinus bouchés (et accessoirement perturber la nuit de mon conjoint par des sinus bouchés), je me suis enfin décidée à rechercher un étiopathe dans ma ville, ayant lu qu’ils obtenaient d’excellents résultats dans le traitement des sinusites.
Mon rendez-vous rapidement obtenu, j’avoue que j’étais très curieuse de découvrir cette prometteuse séance.
En pénétrant dans la salle d’attente, j’ai senti un immédiat bien-être : lumière tamisée et diffusion d’huiles essentielles, ambiance sereine et apaisante, dont je n’ai pas pu profiter longtemps car déjà une chaleureuse jeune femme m’invitait à entrer dans le cabinet. Voilà, j’y étais. Et la chaleureuse jeune femme était mon étiopathe.
Elle a commencé la séance en me posant quelques questions, cette phase de dialogue étant nécessaire pour pouvoir mieux me cerner. Puis elle m’a proposé de m’étendre sur sa table de travail. J’ai donc obtempéré en me réjouissant intérieurement de bénéficier incessamment d’un véritable massage. Ce en quoi j’avais tort. Un cabinet d’étiopathe n’est pas un salon de beauté.
En m’allongeant sur la table de travail, j’ai, comme je le fais souvent, croisé les jambes. Et ça , ce n’est pas bon, a gentiment remarqué l’étiopathe en me demandant de décroiser les jambes.
Elle a alors commencé à me masser le haut du dos pour éliminer les tensions dans mes vertèbres, sources probables… puis m’a demandé de me retourner. Et allongée sur le dos, j’ai immédiatement croisé mes jambes avant de les décroiser sur sa nouvelle demande.
J’ai alors réalisé à quel point on cumule au quotidien les mauvaises postures, celles qui entraînent ensuite de petits dérèglements. Et de petits dérèglements en petits dérèglements, on détraque la belle mécanique de notre corps.
Depuis, je suis beaucoup plus attentive à mon positionnement lorsque je suis assise et plusieurs fois dans la journée, je me surprends à séparer ces jambes qui aiment tant à se nouer !
Les étirements des cervicales, déjà bien moins agréables, ont succédé aux massages. Mais il restait encore plus désagréable. Je ne me suis pas méfiée lorsque l’étiopathe m’a demandé si j’étais facilement sujette au réflexe nauséeux. Bon petit soldat, j’ai répondu par la négative. C’est juste lorsque qu’elle a entrepris de me masser dans la bouche, derrière les dernières molaires que j’ai saisi toute la portée de sa question et j’ai dû broyer mes doigts pour maîtriser le fameux réflexe nauséeux.
La belle mécanique du corps
Pourquoi masser le palais ou le fond de la bouche alors qu’on vient pour une sinusite ?
Le rapport ne semble pas d’emblée évident. S’il ne semble pas évident, c’est bien parce que nous avons perdu la connexion avec notre corps. Parce que tout est fait pour que nous ne la retrouvions pas. Dans la vie en règle générale, en médecine en particulier.
En massant le palais et différents points sur le visage, comme l’étiopathe me l’a ensuite montré, on agit mécaniquement sur tout un ensemble qui participe au bon fonctionnement de nos muqueuses.
C’est ce message que j’ai le plus aimé lors de cette séance : tout est lié et interdépendant dans notre corps. Il est donc vain de penser réparer un ensemble en se focalisant sur un point isolé.
Je ne suis pas sortie du cabinet avec une ordonnance pleine de médicaments mais avec des massages à effectuer pendant une dizaine de jours et avec la certitude que non seulement je venais de faire du bien à mon corps mais surtout que j’allais désormais essayer d’en comprendre mieux le fonctionnement.
++ Liens ++

J’ai testé: une visite chez l’étiopathe.
























le 12 décembre 2009 à 11:43:
Merci Agnès pour la découverte de cette pratique. Pourrez-vous nous faire part de vos impressions, des résultats et des bénéfices après quelques jours et quelques semaines ?
le 12 décembre 2009 à 21:45:
J’ai déjà entendu parler de l’étiopathie mais jamais testé… Comme beaucoup de ces méthodes, je pense que cela dépend beaucoup du thérapeute. Tu nous raconteras si tes sinus (et ton conjoint !) vont mieux ?
le 13 décembre 2009 à 18:56:
bonjour,
j’ai trainé une douleur de poignet pendant plus de 2 ans, après avoir passé une IRM, mangé des anti-inflammatoires divers et varié, et assisté à l’impuissance du rhumathologue à me soulager, je me suis dit que je n’avais rien à perdre à aller voir un étiopathe, recommandé par ma belle-soeur qui avait été soulagée d’une douleur de hanche. je n’avais rien à perdre, et tout à gagner, ma douleur de poignet a été soulagée en 2 séances . mais plus le droit de croiser les jambes, et devoirs à faire à la maison : détendre mes cervicales plusieurs fois dans la journée. je suis convaincue de l’éfficacité de l’étiopathie . ça coute plus cher, car pas remboursé, mais ça vaut le coup. je recommande +++
le 14 décembre 2009 à 12:02:
j’ai moi aussi essayé l’étiopathie et miracle!! Mal de dos pendant 6 ans , kiné, médocs etc…. et un jour pliée en deux , plus possible de marcher correctement , je suis allée chez un étiopathe , et miracle. Je suis ressortie droite comme un i, plus de douleur depuis et ça fait 10 ans que cette séance a eu lieu.