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	<title>Ecolo-Info &#187; Brendan</title>
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	<description>L'écologie et le Développement Durable en barre!</description>
	<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:29:11 +0000</pubDate>
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		<title>Mouton un jour, mouton toujours?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/11/26/et-si-on-utilisait-leffet-mouton/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/11/26/et-si-on-utilisait-leffet-mouton/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 08:22:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[Comportement]]></category>

		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>

		<category><![CDATA[Mouton]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="mouton_souriant" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/mouton_souriant.jpg" alt="" width="200" /><em>Par Brendan...</em>
Ce week-end, en payant ma coiffeuse, je lui ai laissé un pourboire. Ce n'est pas tellement dans mes habitudes et même si le shampooing était agréable, le fait de voir la petite soucoupe avec quelques pièces jaunes a vraisemblablement été déclencheur. Si la soucoupe avait été vide, elle le serait sans doute restée. Et alors? Et alors cet alignement par rapport au comportement d'autres clients (laisser une pièce en pourboire) pourrait être un puissant levier pour aider à accélérer la diffusion de comportements éco-responsables dans la société.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce week-end, en payant ma coiffeuse, je lui ai laissé un pourboire. Ce n&#8217;est pas tellement dans mes habitudes et même si le shampooing était agréable, le fait de voir la petite soucoupe avec quelques pièces jaunes a vraisemblablement été déclencheur. Si la soucoupe avait été vide, elle le serait sans doute restée.</p>
<p style="text-align: justify;">Et alors? Et alors cet alignement par rapport au comportement d&#8217;autres clients (laisser une pièce en pourboire) pourrait être un puissant levier pour aider à accélérer la diffusion de comportements éco-responsables dans la société.<span id="more-9785"></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9836 aligncenter" title="mouton_souriant" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/mouton_souriant.jpg" alt="" width="245" height="203" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">Des petits moutons&#8230;</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Doug McKenzie-Mohr</strong>, psychologue environnementaliste, se fait l&#8217;écho dans son livre<strong> <a href="http://www.cbsm.com/public/world.lasso" target="_blank">Fostering sustainable behavior</a></strong> d&#8217;une <strong>expérience révélatrice</strong>. A l&#8217;université de Santa Cruz (Californie), dans la douche du vestiaire des hommes dans le complexe d&#8217;athlétisme, un panneau encourage les sportifs à éteindre l&#8217;eau pendant qu&#8217;ils se savonnent. Plus spécifiquement, le panneau précise: &#8220;<em>Économisez l&#8217;eau: 1) Mouillez-vous 2) Eteignez l&#8217;eau 3) Savonnez-vous 4) Rincez-vous</em>&#8220;. <strong>Ces instructions avaient peu d&#8217;effet en soi et n&#8217;étaient suivies que par 6% des personnes bien que 93% aient vu le panneau et le message</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Un complice s&#8217;est alors placé sous la douche avec comme rôle d&#8217;adopter le comportement demandé dès lors qu&#8217;un étudiant venait se doucher, en tournant le dos à l&#8217;étudiant et sans établir de contact visuel. <strong>Le pourcentage d&#8217;étudiants adoptant le comportement demandé dans ce contexte s&#8217;est élevé à 49%. Et même à 67% avec deux complices présentant le comportement désiré!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une autre étude a testé différentes formulations pour les cartons présents dans les salles de bain d&#8217;hôtel demandant à ce que les serviettes soient réutilisées. Au lieu de mettre l&#8217;accent sur les économies d&#8217;eau, d&#8217;énergie ou d&#8217;argent, <strong>un carton mettait l&#8217;accent sur le fait que d&#8217;autres clients réutilisaient les serviettes. Résultat? +34% dans l&#8217;adoption du comportement souhaité.</strong> Le meilleur chiffre a été obtenu en précisant que la majorité des clients de la chambre en question ont réutilisé leurs serviettes.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, les meilleures conditions pour qu&#8217;une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Norme_sociale" target="_blank">norme sociale</a> soit efficace sont:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>les situations d&#8217;incertitude</strong> où on peut hésiter sur le comportement à adopter,</li>
<li><strong>la proximité sociale/de situation</strong> avec les personnes ayant déjà adopté le comportement en question,</li>
<li><strong>la proximité entre le moment et le lieu de la signalisation de la norme sociale </strong>- par l&#8217;exemple (les étudiants sous la douche), par un signal écrit (le carton dans la chambre d&#8217;hôtel) ou par la manifestation de la norme (les pourboires dans la soucoupe de la coiffeuse) – et la réalisation du comportement.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il semble donc que l&#8217;on soit inconsciemment influencé par un comportement que l&#8217;on perçoit comme répandu et adopté par &#8220;les gens comme nous&#8221;.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9838 aligncenter" title="laine_ecolo" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/laine_ecolo.jpg" alt="" width="301" height="474" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">Comment utiliser l&#8217;effet mouton?</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette caractéristique pourrait bien s&#8217;avérer fort utile:</strong> alors que l&#8217;on sait pertinemment que les campagnes d&#8217;information n&#8217;ont pas d&#8217;effet sur l&#8217;adoption de nouveaux comportements (les comportements influencent les attitudes et non l&#8217;inverse), <strong>il devient possible de s&#8217;appuyer sur &#8220;les pionniers&#8221; qui testent et adoptent de nouveaux comportements pour rendre ceux-ci acceptables et en faire une nouvelle norme sociale.</strong> <strong>A condition que les pionniers en question ne soient pas tous perçus comme des excentriques chevelus (distance sociale trop grande), car alors l&#8217;effet obtenu pourrait être l&#8217;effet inverse</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, <strong>tant qu&#8217;un comportement sera jugé &#8220;radical&#8221; par le grand public, son adoption sera risquée socialement (ex : le végétarisme) et ne se diffusera pas</strong>. Par contre, à partir du moment où on le rencontre en société, où il est adopté par des proches, où les médias en parlent, ce comportement est alors perçu comme courant, puis normal.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut même supposer que si dans un restaurant, le serveur précise au moment de la commande que les clients choisissent majoritairement les plats végétariens, ceux-ci seront plus souvent commandés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour accélérer la diffusion d&#8217;un comportement écolo, il serait donc assez pertinent de le rendre visible en société</strong>. Et contrairement à ce qu&#8217;on pourrait penser spontanément, il vaut mieux s&#8217;appuyer sur des vedettes du quotidien plutôt que sur des stars du cinéma hollywoodien trop éloignées socialement de la majorité d&#8217;entre nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si lors des préparatifs de vacances, vous vous rendiez compte que collègues, voisins et amis, préfèrent des vacances en France ou en Europe? Et si la Guadeloupe en avion pendant une semaine c&#8217;était devenu ringard… Vous y iriez quand même ??</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Mobilisations locales pour le climat</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/10/27/mobilisations-locales-pour-le-climat/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/10/27/mobilisations-locales-pour-le-climat/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 05:05:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Informer/Partager]]></category>

		<category><![CDATA[Collectivités]]></category>

		<category><![CDATA[COP15]]></category>

		<category><![CDATA[Copenhague]]></category>

		<category><![CDATA[Maire]]></category>

		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/10_10_1-211x300.jpg" alt="" width="120" /><em>Par Brendan...</em>
Copenhague approche et les initiatives se multiplient. Il en est une qui ne fait pas les gros titres des médias, mais qui est une petite révolution. Il s'agit de l'engagement massif des collectivités locales dans la lutte pour le climat.
Je vous propose donc aujourd'hui de faire le point sur l'engagement de la Convention des maires en France, mais aussi sur la campagne 10:10 au Royaume Uni.
Autant d'engagements politiques indispensables!
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Copenhague approche et les initiatives se multiplient. Il en est une qui ne fait pas les gros titres des médias, mais qui est une petite révolution. Il s&#8217;agit de <strong>l&#8217;engagement massif des collectivités locales dans la lutte pour le climat.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En Europe, cet engagement prend la forme de <a href="http://eumayors.eu/" target="_blank">la Convention des Maires</a></strong>. Il s&#8217;agit d&#8217;une initiative de la Commission Européenne visant à <strong>décliner au niveau local l&#8217;engagement européen de -20% d&#8217;émissions de CO2</strong>. Lors du premier évènement annuel de signature officielle au Parlement Européen à Bruxelles en février 2009, environ 400 villes s&#8217;étaient engagées dans cette démarche.  Aujourd&#8217;hui elles sont <strong>plus de 900 villes engagées (!!) dont 21 capitales européennes et représentent plus de 130 millions d&#8217;européens</strong>. Le texte de la Convention des Maires précise que les villes doivent produire <strong>un plan d&#8217;action élaboré de manière participative</strong> et un <strong>rapport de mise en oeuvre </strong>au moins tous les deux ans - sans quoi elles seront sorties du dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les grandes villes françaises, ont signé: <strong>Paris, Lyon, Nantes, Montpellier, Bordeaux, Lille et Rennes. N&#8217;ont pas signé : Marseille, Toulouse, Nice, Strasbourg, Reims</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://eumayors.eu/" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-9241  aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/beyond202020-300x41.jpg" alt="" width="300" height="41" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En Angleterre, <strong>la campagne <a href="http://www.1010uk.org/" target="_blank">10:10</a> relayée par le <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/10-10" target="_blank">Guardian</a>, vise à réduire de 10% les émissions de CO2 en 2010</strong>. S&#8217;engagent des particuliers, des entreprises, des universités, des associations, mais aussi des villes parmi lesquelles <strong>Newcastle, Exeter, Manchester</strong>. A la différence de la Convention des Maires, cette campagne n&#8217;est pas officielle et repose uniquement sur <strong>un engagement volontaire non contraignant</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-9246  aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/10_10_1-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">De l&#8217;importance de l&#8217;engagement politique</h3>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;ils soient contraignant ou non, <strong>ces engagements politiques sont importants.</strong> Au-delà du faible poids des administrations locales dans les émissions directes de leur territoire (de l&#8217;ordre de 5%), <strong>les villes et les hommes politiques locaux ont un fort pouvoir d&#8217;influence</strong>. Ils fixent <strong>un cadre global dans lequel les acteurs locaux vont pouvoir inscrire leur action</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand une collectivité montre l&#8217;exemple en devançant la réglementation thermique pour ses constructions neuves ou les logements qu&#8217;elle fait construire dans ses nouveaux quartiers, ou en établissant une stratégie de rénovation de son patrimoine, elle envoie un signal fort à ses acteurs locaux et à ses habitants. Ils font partie d&#8217;un territoire où la prise en compte de la question énergie-climat est importante.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la symbolique, il s&#8217;agit surtout de <strong>cohérence</strong>. En prenant des mesures fortes et exemplaires, <strong>les élus locaux sont en capacité d&#8217;entrainer avec eux des habitants et des acteurs socio-économiques qui sont prêts à s&#8217;engager dès lors que leur action à un sens et n&#8217;est pas isolée</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Faire émerger des initiatives locales en faveur du climat, leur donner une visibilité, mettre en réseaux les acteurs engagés, faire s&#8217;engager les habitants, les associations et les entreprises locales. <strong>En créant du collectif, les villes peuvent accélérer et faciliter la transition écologique de leur territoire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au fait, <strong>les villes de Paris, Lille et Rennes sont signataires de <a href="http://www.copenhague-2009.com/" target="_blank">l&#8217;ultimatum climatique</a></strong>. Signez et faites signer votre ville! Vous aurez alors vous aussi participé à Copenhague!</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><strong><a href="http://eumayors.eu/" target="_blank">La Convention des Maires</a></strong></li>
<li> <strong>La campagne <a href="http://www.1010uk.org/" target="_blank">10:10</a> relayée par le <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/10-10" target="_blank">Guardian</a></strong></li>
<li><strong><a href="http://www.copenhague-2009.com/" target="_blank">L&#8217;ultimatum climatique</a></strong></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pouvons-nous verdir l&#8217;être humain?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/09/02/pouvons-nous-verdir-letre-humain/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/09/02/pouvons-nous-verdir-letre-humain/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 09:46:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[Cerveau]]></category>

		<category><![CDATA[culture]]></category>

		<category><![CDATA[Groupes Sociaux]]></category>

		<category><![CDATA[Hommes]]></category>

		<category><![CDATA[Identité]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="reduce_feature_cs Citizen Scholar Inc" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/09/reduce_feature_cs.png" alt="" width="200" height="200" />Il y a quelques temps sur le net, certains se sont interrogés sur la capacité de notre cerveau à être vert (cf. le billet de Laure Noualhat sur Six Pieds sur Terre ou celui d'Hubert Guillaud sur Internet Actu). Aujourd'hui, Brendan vous propose de nous aventurer au cœur de l'identité humaine. Que voulons-nous? Qu'est ce qui nous définit? Par rapport à quoi nous définissons-nous? Comment réagissons-nous aux peurs et aux menaces? Les réponses à ces quelques questions pourraient avoir de l'importance dans nos efforts pour répondre aux crises environnementales dont nous sommes à l'origine. Certains travaux proposent notamment des pistes très concrètes afin de "verdir" plus efficacement l'être humain...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après les interrogations sur le cerveau vert (cf. le billet de Laure Noualhat sur <a href="http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/04/o-sont-les-cerv.html" target="_blank">Six Pieds sur Terre</a> ou celui d&#8217;Hubert Guillaud sur <a href="http://www.internetactu.net/2009/05/18/pourquoi-navons-nous-pas-un-cerveau-vert/" target="_blank">Internet Actu</a>), <strong>je vous propose de nous aventurer au cœur de l&#8217;identité humaine</strong>. Que voulons-nous? Qu&#8217;est ce qui nous définit? Par rapport à quoi nous définissons-nous? Comment réagissons-nous aux peurs et aux menaces? <strong>Les réponses à ces quelques questions pourraient avoir de l&#8217;importance dans nos efforts pour répondre aux crises environnementales</strong> dont nous sommes à l&#8217;origine.<span id="more-7655"></span></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est du moins le propos de <strong>Tom Crompton</strong>, responsable du <strong>projet <a href="http://www.wwf.org.uk/what_we_do/campaigning/strategies_for_change/" target="_blank">&#8220;Strategies for change&#8221;</a></strong> du WWF anglais, et de <strong>Tim Kasser</strong>, professeur de psychologie au Knox College de Galesburg (Illinois). Les auteurs de l&#8217;<strong>essai <a href="http://www.wwf.org.uk/what_we_do/campaigning/strategies_for_change/?uNewsID=3105" target="_blank">&#8220;Meeting environmental challenges : the role of human identity&#8221;</a></strong> estiment que l<strong>&#8216;identité humaine conditionne bon nombre de nos réponses individuelles et collectives</strong>. Ils explorent <strong>trois facettes</strong> de notre identité qui ont actuellement une <strong>influence globalement plutôt négative</strong> sur notre prise en compte de l&#8217;environnement :</p>
<ul>
<li> nos valeurs et nos objectifs de vie,</li>
<li> notre sentiment d&#8217;appartenance/exclusion à des groupes,</li>
<li> nos réponses à l&#8217;anxiété et au danger.</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.wwf.org.uk/what_we_do/campaigning/strategies_for_change/?uNewsID=3105" target="_blank"><img src="http://assets.wwf.org.uk/img/meeting_envi_challenge_cove_8474.jpg" alt="The Role of Human Identity" width="248" height="315" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Meeting Environmental Challenges: The Role of Human Identity</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Facette n°1: les valeurs et objectifs de vie</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les valeurs servent de principes et de guide dans la vie d&#8217;une personne</strong>.  Par rapport aux attitudes, &#8220;<em>les valeurs sont vues comme plus centrales pour le moi, transcendent les objets et les situations, et déterminent les attitudes et le comportement</em>&#8221; (cf. <a href="http://ecoloinfo.com/2009/04/30/des-girouettes-aux-panneaux-indicateurs-comment-modifier-en-profondeur-nos-comportements/" target="_blank">ce billet</a> sur le précédent rapport de Tom Crompton pour le WWF). <strong>Des recherches inter-culturelles ont identifié environ une douzaine de valeurs et d&#8217;objectifs globalement partagés </strong>dont des valeurs d&#8217;affirmation de soi, de pouvoir, plus matérialistes, mais également et à l&#8217;opposé de celles-ci des valeurs d&#8217;altruisme et de transcendance de soi. Des recherches ont montré que <strong>les personnes qui se reconnaissent fortement dans des valeurs matérialistes ou d&#8217;affirmation de soi ont des attitudes plus négatives envers l&#8217;environnement et sont moins disposé à adopter des comportements éco-responsables</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://urmis.revues.org/index209.html#tocfrom1n2"><img src="http://urmis.revues.org/docannexe/image/209/img-1.png" alt="Le système de valeurs « circumplex », d’après S. Schwartz, 1992, 1996" width="491" height="367" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le système de valeurs « circumplex », d’après S. Schwartz, 1992, 1996</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Facette n°2: l&#8217;identité sociale</h3>
<p style="text-align: justify;">Un autre élément de définition de l&#8217;identité d&#8217;une personne est <strong>l&#8217;identité sociale ou les groupes auxquels on appartient</strong>. Pour répondre à la question &#8220;<em>Qui suis-je?</em>&#8220;, on répond typiquement en précisant son appartenance à divers groupes - sexe, nationalité, profession, religion, métier, appartenance politique - ainsi que son adhésion à de plus petites entités - club de sport, groupe de musique. <strong>L&#8217;idée de l&#8217;identité sociale a été élargie pour prendre en compte le sentiment d&#8217;appartenance à la nature</strong>. C&#8217;est l<strong>e concept d&#8217;identité environnementale</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Partager une identité sociale  crée un sentiment d&#8217;appartenance à des groupes communs (<strong>in-group</strong>), mais crée aussi automatiquement les groupe des personnes ne partageant pas ces aspects de notre identité sociale (<strong>out-group</strong>). <strong>Cette catégorisation en groupe a des conséquences sur le regard que l&#8217;on porte sur les gens et sur les phénomènes de stéréotype et de discrimination</strong> (sexisme, racisme). On valorisera plus facilement les membres d&#8217;in-groups, tandis qu&#8217;on aura tendance à avoir une vision et des comportements plus négatifs à l&#8217;égard des membres d&#8217;out-groups.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette différence de comportement semble se retrouver envers deux out-groups particuliers: les animaux et la nature</strong>. Et les auteurs de suggérer qu&#8217;il y a un continuum entre l&#8217;indifférence à la souffrance d&#8217;animaux et l&#8217;indifférence à la perte d&#8217;espèces entières ou à la destruction d&#8217;écosystème, ces deux attitudes étant liée au fait de concevoir la nature comme l&#8217;out-group ultime. <strong>Pour faire simple, l&#8217;être humain se considérant détaché de son milieu naturel, il ne se soucie pas des atteintes qui lui sont portées, voire il les légitime</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-7677" title="reduce_feature_cs Citizen Scholar Inc" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/09/reduce_feature_cs.png" alt="" width="500" height="500" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>&#8220;<strong>Become accountable to the world around you</strong>&#8221; - Affiche réalisée par <a href="http://www.citizenscholar.com/" target="_blank"><strong>Citizen Scholar Inc</strong></a> - (<a href="http://supermarkethq.com/product/reduce-your-impact" target="_blank"><strong>source</strong></a>)</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Facette n°3: l&#8217;anxiété et les réponses au danger</h3>
<p style="text-align: justify;">Le troisième aspect de l&#8217;identité humaine mis en avant pour ses effets sur nos comportements et notre prise en compte de l&#8217;environnement concerne <strong>nos réactions à la peur, à la culpabilité et à la mort.</strong> <strong>Les crises environnementales</strong> auxquelles nous sommes confrontées sont, à juste titre, éminément <strong>anxiogènes.</strong> Les mécanismes de défense que nous déployons  généralement servent à réduire l&#8217;anxiété et à protéger nos identités. Malheureusement, <strong>ces mécanismes ne favorisent pas les comportements éco-responsables</strong>, voire mènent souvent à des comportements préjudiciables à l&#8217;environnement.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Il y a les <strong>stratégies de diversion</strong> où l&#8217;on va remplacer la cause de l&#8217;anxiété en limitant notre exposition à ces informations, en se concentrant sur le présent, en se donnant bonne conscience ou en se divertissant.</li>
<li>Il y a les <strong>stratégies de ré-interprétation</strong> de la menace où l&#8217;on va relativiser, plaider non coupable ou blâmer le voisin.</li>
<li>Il y a les <strong>stratégies d&#8217;indifférence</strong> où l&#8217;apathie servirait à se protéger de la souffrance psychique qu&#8217;induit la perception d&#8217;une situation sans espoir.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les auteurs mettent également en avant la <strong>théorie de la gestion de la terreur par l&#8217;estime de soi</strong>, selon laquelle<strong> le rappel de notre propre mortalité déclenche le besoin de démontrer que l&#8217;on est une personne de valeur</strong>. Compte tenu du poids des valeurs matérialistes dans nos sociétés, cela signifie pour beaucoup l&#8217;affirmation de soi par la mise en avant du statut social et des biens matériels. Avec les conséquences environnementales qui en découlent.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-7674 aligncenter" title="WWF Brésil Tsunami /11 septembre" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/09/tsunami2.jpg" alt="" width="500" height="345" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Dernière campagne du WWF Brésil - Agence DDB - </em><em>“Le tsunami a tué 100 fois plus de personnes que le 11 septembre. Notre planète est puissante. Respectez et préservez là”</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">De l&#8217;intérêt d&#8217;intégrer les différents aspects de l&#8217;identité humaine</h3>
<p style="text-align: justify;">Le très grand intérêt du livre de Crompton et Kasser est de <strong>dépasser le stade des constats</strong>. Ils expliquent en effet que les organisations écologistes auraient intérêt à prendre en compte ces aspects de l&#8217;identité humaine dans leurs campagnes pour<strong> éviter les effets pervers de leur communication</strong>. Ils détaillent <strong>différentes stratégies permettant de mettre en avant les aspects de l&#8217;identité humaine favorisant les comportements éco-responsables</strong>. Je ne saurais trop encourager les personnes intéressées par le sujet à lire la seconde partie de leur livre, très riche d&#8217;idées et d&#8217;exemples.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici quelques unes de leurs propositions :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"> <strong>Eviter le vocabulaire ou les campagnes qui renforcent les valeurs matérialistes</strong> ou centrées sur l&#8217;estime personnelle.</li>
<li style="text-align: justify;"> <strong>Cadrer les messages écologistes pour les connecter avec les valeurs de transcendance de soi,</strong> plutôt qu&#8217;avec les valeurs matérialistes.</li>
<li style="text-align: justify;"> <strong>S&#8217;attaquer à l&#8217;influence sociale de la publicité</strong>, par exemple en soutenant les programmes d&#8217;éducation aux médias, la suppression de la publicité des espaces publics (en particulier des espaces naturels), l&#8217;interdiction du marketing vers les enfants, et des règlementations visant à taxer plus fortement la publicité.</li>
<li style="text-align: justify;"> <strong>Promouvoir le développement et l&#8217;utilisation d&#8217;indicateurs de progrès national alternatifs</strong> qui incluent des valeurs autre que matérialistes.</li>
<li style="text-align: justify;"> <strong>Créer des groupes de communauté pour aider à adopter des modes de vie plus simples et écologiquement durables</strong>. Créer un environnement protégé où les participants ont le droit d&#8217;exprimer ouvertement leurs peurs profondes par rapport aux problèmes environnementaux sera important.</li>
<li style="text-align: justify;"> <strong>Construire une conscience des êtres humains comme faisant eux-mêmes partie de la nature</strong>.</li>
<li style="text-align: justify;"> <strong>Développer des programmes qui activent une conscience de la valeur intrinsèque de la nature et qui créent de l&#8217;empathie à son égard</strong>.</li>
<li style="text-align: justify;"> <strong>Aider les gens à exprimer leurs peurs, tristesses, colères à propos des destructions environnementales</strong>, plutôt que provoquer ces sentiments. <strong>Le travail en groupe sera important</strong>.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Au final, je vous propose de laisser la parole à Pierre Rabhi&#8230; &#8220;<em><strong>Si l&#8217;humain ne change pas, comment voulez-vous que la société change </strong></em>?&#8221;</p>
<p><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><a href="http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/04/o-sont-les-cerv.html" target="_blank">Six Pieds sur Terre, Comment se fabriquer un cerveau vert?, 22 avril 2009</a></li>
<li><a href="http://www.internetactu.net/2009/05/18/pourquoi-navons-nous-pas-un-cerveau-vert/" target="_blank">Pourquoi n&#8217;avons nous pas un cerveau vert? Internet Actu, 15 Mai 2009</a></li>
<li><a href="http://www.wwf.org.uk/what_we_do/campaigning/strategies_for_change/" target="_blank">Strategies for change</a></li>
<li><strong>L&#8217;essai <a href="http://www.wwf.org.uk/what_we_do/campaigning/strategies_for_change/?uNewsID=3105">&#8220;Meeting environmental challenges : the role of human identity&#8221;</a></strong></li>
<li>Le blog collectif <a href="http://www.identitycampaigning.org/" target="_blank">Identity campaigning</a> existe pour poursuivre cette réflexion et regroupe une quinzaine d&#8217;intervenants.</li>
<li><strong>Le livre &#8220;Meeting environmental challenges : the role of human identity&#8221; est disponible gratuitement en .pdf en <a href="http://assets.wwf.org.uk/downloads/meeting_environmental_challenges___the_role_of_human_identity.pdf" target="_blank">intégralité</a> ou en <a href="http://assets.wwf.org.uk/downloads/meeting_environmental_challenges___overview_document.pdf" target="_blank">version résumée</a>.</strong></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ecoloinfo.com/2009/09/02/pouvons-nous-verdir-letre-humain/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Des girouettes aux panneaux indicateurs: comment modifier en profondeur nos comportements ?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/04/30/des-girouettes-aux-panneaux-indicateurs-comment-modifier-en-profondeur-nos-comportements/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/04/30/des-girouettes-aux-panneaux-indicateurs-comment-modifier-en-profondeur-nos-comportements/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 22:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[Communication]]></category>

		<category><![CDATA[comportements]]></category>

		<category><![CDATA[consommation]]></category>

		<category><![CDATA[Valeurs]]></category>

		<category><![CDATA[WWF]]></category>

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		<description><![CDATA[Au niveau mondial, les 7% les plus riches sont responsables de 50% des émissions de CO2 tandis que la part d'émissions des 50% les plus pauvres n'est que de 7%. Fred Pearce, auteur et journaliste sur les questions d'environnement, s'est appuyé sur ces données du Princeton Environment Institute pour argumenter que le problème de l'empreinte écologique de l'humanité n'était pas tant le problème de surpopulation, mais surtout le problème de la surconsommation. Et qu'à moins de continuer à faire l'autruche et à sa voiler la face, il est absolument nécessaire de s'attaquer à la surconsommation en adoptant et en faisant la promotion de modes de vie plus sobres.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Au niveau mondial, les 7% les plus riches sont responsables de 50% des émissions de CO2 tandis que la part d&#8217;émissions des 50% les plus pauvres n&#8217;est que de 7%.</strong> Fred Pearce, auteur et journaliste sur les questions d&#8217;environnement, <a href="http://e360.yale.edu/content/feature.msp?id=2140" target="_blank">s&#8217;est appuyé sur ces données</a> du Princeton Environment Institute pour argumenter que <strong>le problème de l&#8217;empreinte écologique de l&#8217;humanité n&#8217;était pas tant le problème de surpopulation, mais surtout le problème de la surconsommation</strong>. Et qu&#8217;à moins de continuer à faire l&#8217;autruche et à sa voiler la face, il est absolument nécessaire de s&#8217;attaquer à la surconsommation en adoptant et en faisant la promotion de modes de vie plus sobres.<span id="more-5581"></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-5599 aligncenter" title="Fred Pearce" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/fred-pearce-1-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Fred Pearce</em></p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, les stratégies visant à faire adopter des comportements éco-responsables sont basées sur des techniques du marketing. Le message est calibré pour correspondre aux valeurs dominantes caractéristiques des différents publics cibles. Les particuliers sont ainsi encouragés à changer de comportement pour des raisons de statut social ou d&#8217;intérêt financier plutôt que de bénéfice environnemental.</p>
<h3><strong>L&#8217;échec de l&#8217;approche marketing</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un rapport du WWF de Grande Bretagne publié en avril 2008 (<a href="http://www.valuingnature.org/downloads/" target="_blank">Weathercocks and Signposts: The Environment Movement at a Crossroads</a>, &#8220;Girouettes et panneaux indicateurs: le mouvement environnemental à un carrefour&#8221;) indique que <strong>de telles approches peuvent retarder, voire même saper, les tentatives visant à entrainer des changements de comportement beaucoup plus ambitieux</strong>. L&#8217;importance actuellement portée aux petits gestes simples et faciles peut en effet détourner des comportements nécessaires pour réellement s&#8217;attaquer aux crises écologiques et économiques (climat, énergie, eau, biodiversité, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Pire, <strong>l&#8217;intérêt marqué pour la consommation verte détourne l&#8217;attention des problèmes fondamentaux inhérents au consumérisme</strong>. L&#8217;échelle des enjeux environnementaux auxquels nous sommes confrontés demande pourtant un engagement systémique avec ce problème comme l&#8217;a démontré Fred Pearce.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5602 aligncenter" title="Weathercocks and Signposts: The Environment Movement at a Crossroads" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/report-200.jpg" alt="" width="200" height="285" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les schémas de consommation alternatifs (auto-partage, AMAP, etc.) sont importants mais ne peuvent pas être disséminés largement sans d&#8217;abord s&#8217;attaquer aux motivations portant à la consommation. En effet, l&#8217;alter-consommation ne pourra pas présenter de bénéfice environnemental global tant que l&#8217;argent potentiellement économisé en consommant mieux sera réinvesti dans d&#8217;autres dépenses énergétiques.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est la raison pour laquelle <strong>les raisons qui mènent à l&#8217;adoption de nouveaux comportements ont des implications très importantes pour l&#8217;obtention de réelles diminutions des consommations d&#8217;énergie et pour la persistence de ces comportements dans le temps</strong>. Une personne aura moins tendance à dépenser l&#8217;argent de la revente de sa voiture dans un voyage en avion s&#8217;il a revendu sa voiture pour des raisons environnementales plutôt qu&#8217;à partir d&#8217;un raisonnement économique.</p>
<h3><strong>Les leçons de l&#8217;approche marketing</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les tenants de l&#8217;approche marketing reconnaissent l&#8217;importance des valeurs pour les choix de comportements. Grossièrement résumé, et d&#8217;après Tom Crompton, l&#8217;auteur du rapport du WWF, <strong>les valeurs guident le comportement qui se justifie par l&#8217;opinion</strong>. <strong>Ce qui implique qu&#8217;on ne peut pas obtenir de changement de comportements en s&#8217;appuyant uniquement sur des campagnes d&#8217;information</strong>. <strong>Et que pour modifier des comportements de consommation et faire adopter des comportements éco-responsables, il sera nécessaire de travailler sur les valeurs qui sous-tendent ces comportements.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, des recherches ont montré que la volonté des gens à supporter des inconvénients et de la difficulté en s&#8217;engageant dans un comportement éco-responsable est liée à leurs motivations. Les valeurs qui sous-tendent un comportement environnemental seront d&#8217;une importance critique pour motiver les gens à s&#8217;y engager, y compris quand les situations ne sont pas complètement favorables.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, Tom Compton explique que les individus faisant état d&#8217;un meilleur bien-être subjectif (le bonheur, donc) montrent également plus de comportements éco-responsables et qu&#8217;au cœur de cette compatibilité entre bien-être subjectif et comportement éco-responsable se trouve des valeurs &#8220;intrinsèques&#8221; (orientées vers le développement personnel, les relations et l&#8217;engagement citoyen). Il rapporte également que des valeurs matérialistes ne peuvent pas former le socle permettant de motiver des changements de comportement systémiques éco-responsables.</p>
<h3><strong>Le positionnement stratégique des organisations environnementales</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La relation avec les girouettes et les panneaux indicateurs tient à la stratégie qu&#8217;adoptera le mouvement environnemental. <strong>Soit il persistera dans l&#8217;approche marketing visant à s&#8217;appuyer sur les motivations apparentes du public et ne sera qu&#8217;une girouette. Soit il indiquera clairement la voie du changement en s&#8217;appuyant sur des valeurs fortes d&#8217;humanisme et d&#8217;ouverture au monde et deviendra un panneau indicateur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les conséquences de cette analyse portent sur la redéfinition du rôle des organisations environnementales. Tom Crompton propose huit étapes pratiques en conclusion de son rapport (dont je ne saurais trop recommander la lecture aux personnes que le sujet intéresse) :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><strong>Préciser plus clairement les valeurs qui motivent le mouvement environnemental.</strong></li>
<li>Insister sur les objectifs intrinsèques dans les communications environnementales.</li>
<li><strong>Commencer à utiliser un champ lexical de valeurs plus large dans les débats.</strong></li>
<li>Trouver un terrain commun avec les agences de développement sur ces valeurs.</li>
<li>Aider les entreprises responsables à penser au-delà du business pour le développement durable.</li>
<li><strong>Mettre en évidence la façon dont l&#8217;industrie du marketing travaille pour manipuler nos motivations.</strong></li>
<li>Travailler pour soutenir et encourager les personnalités publiques à utiliser les valeurs dans leurs discours.</li>
<li><strong>Identifier et promouvoir les mécanismes pour rendre l&#8217;attrait du public pour la nature plus marquante.</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="#008000;"><span style="underline;"><span style="underline;"><span style="#008000;"><strong><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;">++ Liens ++</span></span></strong></span></span></span></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><a href="http://e360.yale.edu/content/feature.msp?id=2140">Consumption dwarfs population as main environmental threat</a>, l&#8217;article de Fred Pearce.</li>
<li>Tom Crompton alimente de temps en temps le blog <a href="http://www.valuingnature.org/">valuing nature</a> pour poursuivre le débat sur les méthodes à utiliser pour favoriser des évolutions de comportements qui soient à la hauteur des enjeux. Il fait partie du projet <a href="http://www.wwf.org.uk/what_we_do/campaigning/strategies_for_change/">Strategies for change</a> du WWF-UK.</li>
<li><a href="http://www.surrey.ac.uk/resolve/seminars/Tom%20Crompton%20Slides.pdf">Un support de présentation</a> de Tom Crompton.</li>
<li style="text-align: justify;"><a href="http://e360.yale.edu/content/feature.msp?id=2140">Le site </a><a href="http://www.campaignstrategy.org/">campaignstrategy.org</a> est consacré à l&#8217;élaboration stratégique des campagnes environnementales.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ecoloinfo.com/2009/04/30/des-girouettes-aux-panneaux-indicateurs-comment-modifier-en-profondeur-nos-comportements/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Eau et énergie: économiser l&#8217;un, épargne l&#8217;autre&#8230; et réciproquement</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/04/16/eau-et-energie/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/04/16/eau-et-energie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 05:39:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[Désalinisationn barrage]]></category>

		<category><![CDATA[eau]]></category>

		<category><![CDATA[Energie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecoloinfo.com/?p=5264</guid>
		<description><![CDATA[Voilà un sujet qui n'est pas abordé très souvent et qui commence tout juste à apparaître dans les médias... Un vrai gros problème, si nous ne l'anticipons pas assez tôt. En effet, tout le monde a entendu parler de l'épuisement des stocks d'énergie fossile. Tout le monde - ou presque - sait que l'accès à l'eau est aggravé par le changement climatique. Mais savez vous quelle est l'interconnexion des problématiques de l'énergie et de l'eau? Car l'accès à l'un ne va pas sans l'autre, et vice versa. Voilà une explication très complète avec Brendan...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que l&#8217;épuisement des stocks d&#8217;énergie fossile est connu de tous et que la question de l&#8217;accès à l&#8217;eau est aggravée par le changement climatique, le sujet de l&#8217;interconnexion des problématiques de l&#8217;énergie et de l&#8217;eau commence tout juste à apparaitre dans les médias.</p>
<p style="text-align: justify;">Suite au 5ème forum mondial de l&#8217;eau qui s&#8217;est tenu à Istanbul à la mi-mars, <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/03/28/eau-et-energie-ne-peuvent-pas-se-passer-l-une-de-l-autre_1173727_3244.html" target="_blank">un article du Monde</a> a titré &#8220;Eau et énergie ne peuvent pas se passer l&#8217;une de l&#8217;autre&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;année dernière, c&#8217;était <strong><a href="http://www.sciam.com/special-editions/?contents=2008-10" target="_blank">le numéro spécial Earth 3.0 d&#8217;octobre 2008</a></strong> de Scientific American qui faisait sa couverture sur Energy vs Water, why both crises must be solved together et proposait <a href="http://www.sciam.com/article.cfm?id=the-future-of-fuel" target="_blank">un article de 8 pages</a> sur le sujet.<span id="more-5264"></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5272   aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/scientificamerican_earth30_2008-10.jpg" alt="" width="217" height="285" /></p>
<h3><strong>L&#8217;eau est nécessaire pour produire de l&#8217;énergie</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Je me souviens parfaitement de <strong>la sècheresse de 2005 et de ses répercussions sur la production d&#8217;énergie:</strong> le refroidissement des centrales nucléaires n&#8217;avait pu se poursuivre qu&#8217;avec le relèvement temporaire des seuils de débit minimum des cours d&#8217;eau et au prix de températures élevées dans les cours d&#8217;eau en aval des centrales. <a href="http://www.physagreg.fr/Cours3eme/nouveau-programme/elec3/electricite3-chap4-besoin-eau-centrale-nucleaire.pdf" target="_blank">Un document de EDF</a> (PDF - disponible sur Internet et obtenu sans intrusion informatique&#8230;), indique que <strong>pour chaque kWh nucléaire produit en France, ce sont 56 litres d&#8217;eau qui sont prélevés dans le milieu</strong>. <strong>En France, 71% de l&#8217;eau prélevée en surface sert à la production d&#8217;électricité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En août 2003, la sécheresse a contraint les autorités roumaines à fermer pour quatre semaines une centrale nucléaire qui fournit plus de 10% de l&#8217;électricité du pays, ce qui a conduit à une augmentation de 17,5% des prix de l&#8217;électricité (<a href="http://balkans.courriers.info/IMG/_article_PDF/article_3553.pdf">art</a><a href="http://balkans.courriers.info/IMG/_article_PDF/article_3553.pdf" target="_blank">icle mis en ligne par Le Courrier des Balkans</a>).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-5275   aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/lake_mead_by_air-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Aux Etats-Unis, <strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lake_mead http://www.panoramio.com/photo/3295822" target="_blank">le lake Mead</a>,</strong> gigantesque <strong>lac artificiel </strong> créé par le <strong>barrage Hoover sur le Colorado</strong> et situé à proximité immédiate de Las Vegas, <strong>fournit en eau 22 millions de personnes</strong>. Il s&#8217;étend sur 180 km de long en amont du barrage et retient environ 45 km3 d&#8217;eau (c&#8217;est la première fois que j&#8217;utilise les km3 comme unité!!). Son niveau descend désormais régulièrement à 100 pieds sous ses niveaux historiques. <strong>Si le niveau baisse encore de 50 pieds, les turbines du barrage Hoover produiront si peu d&#8217;énergie que la ville de Las Vegas sera potentiellement plongée dans le noir</strong>. Cela pourrait arriver dès 2017, soit dans moins de 10 ans. <a href="http://ucsdnews.ucsd.edu/newsrel/science/02-08LakeMead.asp" target="_blank">D&#8217;après une étude de l&#8217;université de San Diego</a>, la hausse des consommations d&#8217;eau et le changement climatique font craindre son assèchement dès 2021.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-5273   aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/hoover-dam-lake-mead-300x189.jpg" alt="" width="300" height="189" /></p>
<h3><strong>L&#8217;énergie est nécessaire pour produire et distribuer l&#8217;eau</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, on utilise énormément d&#8217;énergie pour produire de l&#8217;eau potable et la distribuer sur de longues distances. <strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/California_Aqueduct" target="_blank">L&#8217;aqueduc de Californie</a></strong> qui transporte l&#8217;eau des montages de la Sierra Nevada vers les villes côtières de Californie est <strong>le plus gros consommateur d&#8217;électricité de l&#8217;Etat américain</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">En Europe, ce sont des bateaux-citerne de 36 000 m3 d&#8217;eau potable qui ont participé en 2008 à l&#8217;approvisionnement en eau de Barcelone à partir de Marseille. <a href="http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=19266&amp;idThema=2" target="_blank">Le journal de l&#8217;environnement</a> rappelle que ce n&#8217;est pas une première.</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<p style="justify;">En 1983, puis 1987 et 1989, la Société du canal de Provence (SCP) a acheminé de l’eau douce jusqu’en Espagne depuis le terminal de Lavéra dans le golfe de Fos-sur-Mer. Autre exemple: entre 1989 et 1990, 1,5 million de mètres cubes d’eau potable ont été transportés depuis Marseille jusqu’en Sardaigne.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>&#8220;<em>L’eau va devenir un problème crucial, qui butera sur le coût de l’énergie, indispensable au dessalement de l’eau de mer ou de l’eau saumâtre</em>&#8220;</strong>, indiquait <strong>Michel Dutang</strong>, directeur de la recherche et du développement de Veolia Environnement, dans un article du Monde en mai 2008.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A Istanbul, lors du forum mondial de l&#8217;eau</strong>, une session intitulée <strong>&#8220;<a href="http://portal.worldwaterforum5.org/wwf5/en-us/Lists/Session%20summary%20template/DispForm_NewVersion.aspx?List=8ae82443-b064-4e33-88b5-a5629d611ab5&amp;ID=28" target="_blank">Taming Bigfoot : reducing water and energy footprint</a>&#8220;</strong> était organisée sur le sujet. De nombreux orateurs ont répété <a href="http://ewpistanbul.blogactiv.eu/2009/03/18/wednesday-taming-big-foot/" target="_blank">à cette occasion</a> : &#8220;<strong><em>Si vous n&#8217;avez pas la sécurité de l&#8217;eau, vous n&#8217;avez pas la sécurité énergétique.</em></strong>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il conviendrait donc que les projets de production d&#8217;énergie soient débattus en intégrant la problématique des quantités d&#8217;eau nécessaires à leur fonctionnement. Et réciproquement,</strong> que les usines de production d&#8217;eau potable, et en particulier les usines de désalinisation d&#8217;eau de mer (qui consomment beaucoup d&#8217;énergie (3 à 4 kWh/m3 pour le procédé d&#8217;osmose inverse) et qui sont parfois/souvent associées à des projets de centrales nucléaires).</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la porte de mon bureau, on peut voir la couverture du numéro hors-série de Libération de mai 2006 qui titrait &#8220;Vive le pétrole cher!&#8221;. Peut-être que bientôt, je scotcherai à côté la couverture d&#8217;un hors-série &#8220;Vive l&#8217;eau chère!&#8221;.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-5278   aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/vive-le-petrole-cher1-217x300.jpg" alt="" width="174" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Un jour, on pourrait regarder en arrière avec une nostalgie curieuse des jours où des propriétaires dissolus  aspergeaient leurs pelouses d&#8217;or liquide pour faire pousser l&#8217;herbe, juste pour pouvoir bruler de l&#8217;or noir pour la tondre les week-ends. Nos enfants et petits enfants se demanderont pourquoi nous étions si bêtes</em><em>.</em>&#8220;</p>
<p style="justify;"><span style="#008000;"><span style="underline;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #008000;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></span></span></p>
<ul>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/03/28/eau-et-energie-ne-peuvent-pas-se-passer-l-une-de-l-autre_1173727_3244.html" target="_blank">Article du Monde</a> &#8220;Eau et énergie ne peuvent pas se passer l&#8217;une de l&#8217;autre&#8221;, 28 Mars 2009</li>
<li> <a href="http://www.sciam.com/special-editions/?contents=2008-10" target="_blank">Le numéro spécial Earth 3.0 d’octobre 2008</a>, avec l&#8217;article <a href="http://www.sciam.com/article.cfm?id=the-future-of-fuel" target="_blank">Energy versus Water: solving both crisis together</a></li>
<li><a href="http://www.physagreg.fr/Cours3eme/nouveau-programme/elec3/electricite3-chap4-besoin-eau-centrale-nucleaire.pdf" target="_blank">Les besoins en eau de refroidissement des centrales thermiques de production d&#8217;électricité, EDF (PDF)</a></li>
<li><a href="http://balkans.courriers.info/IMG/_article_PDF/article_3553.pdf" target="_blank">Le Courrier des Balkans, &#8220;la sécheresse étouffe l&#8217;économie Roumaine&#8221;</a>, Septembre 2003</li>
<li><a href="http://ucsdnews.ucsd.edu/newsrel/science/02-08LakeMead.asp" target="_blank">Université de San Diego, &#8220;Lake Mead could be dry by 2021&#8243;</a></li>
<li><a href="http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=19266&amp;idThema=2" target="_blank">Journal de l&#8217;Environnement, &#8220;Marseille Barcelone: les bateaux remplis font des vagues&#8221;</a>, Mai 2008</li>
<li><a href="http://portal.worldwaterforum5.org/wwf5/en-us/Lists/Session%20summary%20template/DispForm_NewVersion.aspx?List=8ae82443-b064-4e33-88b5-a5629d611ab5&amp;ID=28" target="_blank">Forum de l&#8217;eau à Istanbul, &#8220;Taming Big Foot What Technologies can Reduce The Water and Energy Footprint&#8221;</a>, mars 2009</li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2008/05/26/ecoleau-info-addsense6-quand-le-monde-a-soif/" target="_blank">Ecolo-Info ACT&#8217;Sense #6: quand le monde a soif&#8230; (au sujet de la désalinisation)<br />
</a></li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2009/03/16/leau-en-campagne-ecolo-info-actsense-45/" target="_blank">Ecolo-Info ACT&#8217;Sense #45: l&#8217;eau en campagne&#8230;</a></li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2009/03/20/les-heros-de-l%E2%80%99eau-2009-de-veritables-combats-recompenses/" target="_blank">Les Héros de l&#8217;eau 2009</a></li>
</ul>
<p style="justify;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ecoloinfo.com/2009/04/16/eau-et-energie/feed/</wfw:commentRss>
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		<title>Bristol, ville verte ?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/03/17/bristol-ville-verte/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/03/17/bristol-ville-verte/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 07:19:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[<img class="left" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/green_capital_logo.jpg" alt="" width="160" height="160" />Un commentaire dans mon précédent billet pour écolo-info s'étonnait de retrouver Bristol dans la short-list des huit candidates au titre de capitale verte européenne. J'avais prévu de rédiger un billet sur Stockholm, puis un autre sur Hambourg, mais ce commentaire m'a finalement fait m'intéresser à Bristol, ville aussi peu dense que la ville de Torcy en Seine et Marne (3 599 hab./km²), mais 18 fois plus étendue. La ville de Bristol n'est donc pas un modèle en matière de densité urbaine. Quels sont donc ses atouts ? Et finalement, la réalité est-elle si verte ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="justify;"><span style="#000000;"><a href="http://ecoloinfo.com/2009/02/27/quelles-capitales-vertes-pour-leurope/" target="_blank">Un commentaire dans mon précédent billet pour écolo-info</a> s&#8217;étonnait de retrouver Bristol dans la short-list des huit candidates au titre de capitale verte européenne. J&#8217;avais prévu de rédiger un billet sur Stockholm, puis un autre sur Hambourg, mais ce commentaire m&#8217;a finalement fait m&#8217;intéresser à Bristol, <strong>ville aussi peu dense que la ville de Torcy en Seine et Marne</strong> (3 599 hab./km²), mais <strong>18 fois plus étendue</strong>.</span> <strong>La ville de Bristol n&#8217;est donc pas un modèle en matière de densité urbaine</strong>. Quels sont donc ses atouts? Et finalement, la réalité est-elle si verte?<span id="more-4627"></span></p>
<p style="center;"><img class="size-medium wp-image-4637 aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/green_capital_logo.jpg" alt="" width="160" height="160" /></p>
<h3>Britol, A Green Capital</h3>
<p style="justify;">D&#8217;après le <a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/docs/apply/eval-report_2010_2011.pdf">rapport d&#8217;évaluation (pdf)</a>, les points forts de Bristol sont la <strong>qualité de l&#8217;air</strong>, la <strong>gestion des déchets</strong>, le<strong> management environnemental</strong>, leur proposition de programme de communication (à mettre en oeuvre en cas de victoire) et les <strong>espaces verts</strong>.</p>
<p style="justify;"><strong>Les parcs et jardins de la Ville sont au nombre de 450</strong> (ce qui représente <strong>38 m² par habitant</strong>)! Ils sont très appréciés (25 millions de visites chaque année) et sont l&#8217;infrastructure de loisir la plus utilisée de la Ville. Les habitants participent d&#8217;ailleurs en partie à leur entretien au travers d&#8217;associations dédiées regroupées au sein du <strong><a href="http://www.bristolparksforum.org.uk/" target="_blank">Bristol Parks Forum</a></strong>. La Ville a voté en 2008 un <strong>plan d&#8217;action pour la biodiversité</strong> ainsi qu&#8217;une stratégie parcs et espaces verts qui acte les priorités en terme de <strong>qualité d&#8217;espaces</strong>, mais aussi de <strong>proximité et de quantité</strong>.</p>
<p style="center;"><a href="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/bristol_300px.jpg"><img class="size-medium wp-image-4638 aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/bristol_300px.jpg" alt="" width="300" height="275" /></a></p>
<p style="justify;">Concernant le management environnemental, <strong>six directions sur les sept que comptent les services municipaux ont un système de gestion environnementale EMAS</strong> (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Eco-Management_and_Audit_Scheme" target="_blank">Eco-Management and Audit Scheme</a>) qui permet à la Ville de Bristol de produire un <strong>rapport annuel de l&#8217;environnement</strong> vérifié par un auditeur externe.</p>
<p style="justify;">Le Bristol Partnership, structure qui rassemble les agences publiques, le secteur privé, le monde associatif, l&#8217;université et les représentants des quartiers, est à l&#8217;origine de la <strong><a href="http://www.bristolpartnership.org/progress/activity/green-capital" target="_blank">Green Capital Initiative</a></strong> qui affiche l&#8217;ambition de faire de Bristol &#8220;<strong><em>une ville faiblement carbonnée avec une grand qualité de vie</em></strong>&#8220;. Le slogan est simple. <em><strong>Bristol : a Green Capital</strong></em>. Cette <strong>mobilisation des acteurs locaux est vraiment importante</strong> si les villes veulent se donner les moyens d&#8217;affronter les crises climatiques, énergétiques et environnementales. Pour aider à atteindre cet objectif, les acteurs locaux sont invités à <a href="http://www.bristolpartnership.org/resources/documents/Green%20capital/Green_Capital_pledge.pdf" target="_blank">s&#8217;engager formellement</a> sur trois points :</p>
<ul>
<li> développer un <strong>plan d&#8217;action</strong>,</li>
<li> en assurer un <strong>suivi régulier et public</strong>,</li>
<li> travailler avec les autres pour <strong>faire une vraie différence</strong>.</li>
</ul>
<p style="justify;">En plus de la compétition européenne, la Ville de Bristol est également reconnue au niveau national. Elle a en effet été désignée <strong><a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/england/bristol/somerset/7462791.stm" target="_blank">première &#8220;cycling city&#8221; d&#8217;Angleterre</a></strong> par le gouvernement britannique qui lui a alloué 11,4 millions de livres sterling pour son plan qui vise à doubler le nombre de cyclistes en installant un <strong>système d&#8217;emprunt de vélo</strong>. Mais un auteur et cycliste de Bristol doute <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/blog/2008/jun/19/canbristolbecomeacyclingc" target="_blank">dans le Guardian</a>, et le <a href="http://greenbristolblog.blogspot.com/" target="_blank">Green Bristol Blog</a> dénonce le <strong>mauvais entretien des voies cyclables</strong> par les services municipaux et parle de <strong>problème culturel</strong>&#8230;</p>
<p style="center;"><img class="size-medium wp-image-4641 aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/sus-cities-cover-image_small_2_0.jpg" alt="" width="160" height="113" /></p>
<h3>Entre intentions, affichages et impatience&#8230;</h3>
<p style="justify;">La Ville de Bristol est également <strong>arrivée en tête du Sustainable Cities Index 2008 du <a href="http://www.forumforthefuture.org/" target="_blank">Forum for the future</a></strong>. <a href="http://www.guardian.co.uk/society/2008/nov/10/local-government-recycling-bristol" target="_blank">L&#8217;article du Guardian</a> qui s&#8217;en est fait l&#8217;écho précise que cette première place est due notamment aux <strong>efforts en matière de recyclage et de compostage</strong>, mais que l&#8217;ensemble des habitants avec lesquels le Forum for the Future s&#8217;est entretenu se sont plaints des transports publics. <strong>Cette première place est qualifiée de ridicule sur <a href="http://vowlesthegreen.blogspot.com/2008/11/bristol-greenest-city-or-norwich.html" target="_blank">un blog écolo local</a></strong>.</p>
<p style="justify;">On retrouve des réactions d&#8217;incompréhension concernant la sélection de Bristol dans la short-list européenne dans les commentaires de plusieurs articles l&#8217;annonçant (<a href="http://www.rudi.net/news/15743" target="_blank">ici</a>, <a href="http://bristol.indymedia.org/article/689358?condense_comments=false#comments" target="_blank">là</a> , et surtout <a href="http://www.thisisbristol.co.uk/news/Bristol-shortlisted-green-capital-titlearticle-454526-details/article.html" target="_blank">dans celui du journal This is Bristol</a>).</p>
<blockquote>
<p style="justify;">&#8220;This is surreal. Bristol are still planning to convert the much loved Railway Path into a bus route and are trying to urbanise as many green spaces as they can get away with. Carboot Circus with its massive 2,600 place car park and lack of cycle parking <strong>has cemented the dominance of the car in Bristol.</strong> <strong>Public transport is a joke</strong> <strong>and conditions for walking and cycling still decades behind what is taken for granted in other leading European cities</strong>. One wonders what this Green Capital nonsense can possibly be based on, other than a lot of self-serving hype.&#8221;</p>
</blockquote>
<p style="justify;"><strong>Un billet intitulé <a href="http://thebristolblogger.wordpress.com/2008/11/20/city-of-green-syphilis/" target="_blank">City of green syphilis</a></strong>, publié sur The Bristol Blogger, décrit une <strong>situation peu flatteuse</strong> (le système de transport public très cher et peu performant, le ramassage des ordures pas assez fréquent), liste les <strong>erreurs</strong> (la gare routière distante d&#8217;un mile de la gare ferroviaire) et les <strong>échecs </strong>(le projet de système de transport rapide).  Le commentaire le plus direct se trouve <a href="http://thebristolblogger.wordpress.com/2008/11/06/this-sounds-like-good-value/">sur le même site</a> en réaction à l&#8217;annonce de la sélection de Bristol dans la short-list :</p>
<blockquote><p>&#8220;Shit. If this place is the greenest city in Europe we really are all doomed…&#8221;</p></blockquote>
<p style="center;"><img class="size-full wp-image-4639 aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/greenwash-painting1.jpg" alt="" width="468" height="276" /></p>
<p style="justify;">C&#8217;est assez <strong>révélateur des difficultés que rencontrent les villes à faire leur révolution pour s&#8217;adapter aux défis du 21ème siècle</strong>, du décalage qui apparait entre d&#8217;un côté des <strong>intentions </strong>(peut-être), des <strong>affichages</strong> (sûrement), et de l&#8217;autre une réalité de béton et de pots d&#8217;échappement. Il y a bien sûr une <strong>temporalité des projets urbains</strong> qu&#8217;il n&#8217;est pas simple d&#8217;accélérer, mais aussi une <strong>culture de la voiture</strong> dont il peut être difficile de s&#8217;échapper. Mais ces témoignages révèlent aussi une<strong> impatience et une envie des habitants pour des villes réellement &#8220;vertes&#8221;</strong>. Ce désir est une opportunité incroyable car il se traduit en dynamiques locales.</p>
<h3>Points forts et coup de coeur</h3>
<p style="justify;">Ainsi, <strong>de mon point de vue, le gros point fort de Bristol est son milieu associatif extrêmement impliqué</strong> avec notamment :</p>
<ul>
<li> Plusieurs collectifs engagés POUR la <strong>protection des arbres d&#8217;alignement</strong> (<a href="http://www.bristolstreettrees.org/Information.html" target="_blank">Bristol Street Trees</a>), ou <strong>CONTRE l&#8217;extension de l&#8217;aéroport de Bristol</strong> (<a href="http://www.nobristolairportexpansion.co.uk/" target="_blank">No Bristol Airport Expansion</a>) ;</li>
<li>La <strong>réalisation en 2006 d&#8217;une <a href="http://www.greenmap.org/greenhouse/files/A3%20map_email.pdf" target="_blank">green map</a></strong>, une carte d&#8217;un quartier de la ville représentant les moyens d&#8217;être écolo au quotidien, distribuée gratuitement auprès des 4 200 foyers du quartier ;</li>
<li> <a href="http://www.transitionbristol.net/" target="_blank">Transition Bristol</a>, <strong>collectif qui anime un réseau de quartiers en transition</strong> et dont l&#8217;objectif est de <strong>préparer la transition de la ville vers un territoire faiblement carboné</strong> (pour plus de précisions sur les<strong> transition towns</strong>, lire <a href="http://regimetransitoire.free.fr/index.php?post/2008/08/20/Transition-towns" target="_blank">ce billet</a>) ;</li>
<li> <a href="http://www.ecojam.org/" target="_blank">Ecojam.org</a>, un portail qui recense l&#8217;ensemble des activités vertes, éthiques et locales à Bristol (annuaire, offres d&#8217;emploi, don d&#8217;objets (cf. freecycle), agenda, news, blogs, etc.), et qui accueille le&#8230;</li>
<li> &#8230;<a href="http://www.ecojam.org/interact/discussion" target="_blank">Bristol Sustainability Network</a>, un <strong>forum de discussion</strong> monté pour prolonger des<strong> cafés durables</strong> où &#8220;les problèmes qui comptent&#8221; étaient discutées en utilisant un format de <a href="http://www.energie-cites.eu/IMG/pdf/guide_world_cafe.pdf" target="_blank">world café</a>. De 30 participants, ces sessions ont atteint la centaine de personnes. Une vision de Bristol comme ville durable en 2020 a été développée par les participants qui ont également précisé l<strong>es étapes pratiques </strong>pour y parvenir. Cette vision a ensuite été adoptée par la Green Capital Initiative du Bristol Partnership.</li>
<li>(mise à jour) <a href="http://duo.irational.org/food_for_free/">Bristol Food For Free</a> a cartographié (certes de manière un peu austère) les plantes comestibles poussant sur l&#8217;espace public.</li>
</ul>
<p style="justify;"><strong>Mon coup de coeur n&#8217;est pas associatif, mais une initiative privée</strong>. Il s&#8217;agit du <strong>site <a href="http://www.bristolstreets.co.uk/">bristolstreets.co.uk</a></strong> qui rend accessibles via une interface graphique soignée <strong>toutes les informations dont vous avez besoin pour vous déplacer dans la ville </strong>(horaires et parcours des lignes de bus, stations de taxi, autopartage, bornes vélo, parkings, horaires des trains, des ferry) et bien plus encore (annonces d&#8217;immobilier, localisation des hopitaux, carte de bruit, green map). A chaque fois qu&#8217;une lieu est indiqué, les lignes de bus à proximité sont automatiquement précisées. Dans l&#8217;espace consacré aux déplacements à vélo, les cyclistes déposent leurs commentaires sur la carte concernant leurs difficultés, les passages dangereux, mais aussi les rues calmes.</p>
<p style="center;"><img class="size-full wp-image-4642 aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/bristol_streets.jpg" alt="" width="500" height="301" /></p>
<p style="justify;">Bref, <strong>ce site est un vrai outil pour une meilleure appropriation de la ville par ses habitants et un excellent moyen pour la municipalité d&#8217;avoir un canal de retour d&#8217;information thématique</strong>. Je suis à la fois impressionné par la qualité du site et emballé par les perspectives que cela ouvre.</p>
<p style="justify;">Voilà, ainsi s&#8217;achève ce rapide survol de Bristol comme candidate au titre de capitale verte européenne. Les limites de cette opération et le décalage avec la réalité vécue me sont apparues au fur et à mesure. Ce que je retiens surtout, c&#8217;est <strong>le dynamisme et l&#8217;envie qui transparaissent dans les quelques initiatives</strong> que j&#8217;ai pues repérer. <strong>Bristol n&#8217;est sans doute pas capitale verte européenne, mais elle a le potentiel de ses habitants</strong>!</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Quelles capitales vertes pour l&#8217;Europe ?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/02/27/quelles-capitales-vertes-pour-leurope/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/02/27/quelles-capitales-vertes-pour-leurope/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 12:05:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[<img class="left" title="european_green_capital" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/european_green_capital.png" alt="" width="92" height="100" />Ca y est ! Le jury a délibéré et la grande gagnante est...
Non, il ne s'agit ni des oscars, ni des césars, ni des victoires. Il s'agit du choix de la 1ère capitale verte européenne. Brendan vous dévoile tout sur le prix de la capitale verte européenne et vous laisse deviner en commentaire quelles sont les premières villes françaises;-)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ca y est ! Le jury a délibéré et la grande gagnante est&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Non, il ne s&#8217;agit ni des oscars, ni des césars, ni des victoires. Il s&#8217;agit du choix de la 1ère capitale verte européenne.</p>
<p style="text-align: justify;">La Commission européenne a adopté en janvier 2006 sa <strong><a href="http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/l28171.htm" target="_blank">stratégie thématique pour l’environnement urbain</a></strong>. Ce faisant, elle s’est engagée &#8220;<em>à soutenir et à encourager les <strong>villes européennes</strong> à adopter une <strong>approche plus intégrée</strong> de gestion des <strong>centres urbains</strong>, dans le but d’y améliorer la <strong>qualité de vie </strong>et de réduire leur incidence néfaste sur l’environnement.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cela, elle a lancé en mai 2008 <a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm" target="_blank">le prix de la capitale verte européenne</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>35 villes de plus de 200 000 habitants de 17 pays européens ont candidaté</strong> à cette première double sélection. Double car les capitales vertes pour 2010 et 2011 ont été choisies en même temps.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-4263" title="European Green Capital" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/europeangreencapital.png" alt="" width="500" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/docs/apply/eval-report_2010_2011.pdf" target="_blank">Le rapport d&#8217;évaluation</a> est tout à fait intéressant à parcourir. Il indique les t<strong>rois critères d&#8217;évaluation</strong> retenus.</p>
<p style="text-align: justify;">La capitale verte de l&#8217;Europe est <strong>la ville la plus &#8220;verte&#8221;</strong>, ce qui est défini par l&#8217;état de l&#8217;environnement urbain évalué par <strong>10 critères</strong> (contribution locale au changement climatique, transport local, disponibilité d&#8217;espaces ouverts au public, qualité de l&#8217;air ambiant, pollution sonore, production de déchets et leur gestion, consommation d&#8217;eau, traitement des eaux usées, management environnemental de la collectivité, gestion durable de l&#8217;espace).</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">&#8220;<em>It is important to note that achievement in relation to improving the current state of environment not only depends on initiatives implemented by the city itself but also on legal, economic and/or other initiatives stemming from the national government, initiatives from private enterprises or private funds and the level of awareness of the citizens.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">&#8220;<em>Il est important de noter que <strong>la capacité à améliorer l&#8217;état actuel de l&#8217;environnement ne dépend pas seulement des initiatives mises en œuvre par la ville elle-même mais aussi d&#8217;initiatives juridiques, économiques  et / ou d&#8217;autres initiatives qui dépendent du gouvernement national, d&#8217;initiatives d&#8217;entreprises privées ou de fonds privés et du niveau de sensibilisation des citoyens.</strong></em>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis ravi qu&#8217;au delà de l&#8217;action de la municipalité, les efforts des acteurs du territoire soient pris en compte. Une ville ne peut pas être &#8220;verte&#8221; sans le concours actif de ses habitants, de ses entreprises, de ses associations.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prix de la capitale verte de l&#8217;Europe récompense également <strong>une ville qui a mis en oeuvre les mesures les plus innovantes et les plus efficaces et qui s&#8217;est engagée à poursuivre ces efforts dans le futur</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le prix doit récompenser <strong>une ville qui puisse devenir un modèle et une source d&#8217;inspiration pour les autres villes européennes</strong> et qui développe pour cela une ambitieuse stratégie de communication.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Parmi les 35 candidates, deux villes françaises. Petit jeux, je vous propose de deviner lesquelles en commentaire (je ne les avais pas trouvées personnellement)</strong>. Elles ont finies 21ème et 22ème et une des deux villes a un zéro pointé en lutte contre le changement climatique (c&#8217;est un peu la honte, non ?).</p>
<p style="text-align: justify;">Huit villes finalistes ont été retenues.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">• Amsterdam<br />
• Bristol<br />
• Copenhagen<br />
• Freiburg<br />
• Hamburg<br />
• Münster<br />
• Oslo<br />
• Stockholm</p>
<p style="text-align: justify;">Chacune de ces villes peut déjà être considérée comme un modèle. <a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/av/videos/egc_finalists_2010_2011_video.html" target="_blank">La vidéo de présentation des finalistes </a>permet de se faire une idée rapidement des atouts mis en avant par chaque candidate.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="295" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/4u6sCZ3nRZw&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/v/4u6sCZ3nRZw&amp;hl=fr&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les deux villes arrivées en tête, Stockholm et Hambourg ont été respectivement nommées capitale verte pour 2010 et 2011</strong>. Je reviendrai plus en détail sur les actions mises en place dans ces deux villes dans deux prochains billets&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>++ <a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm" target="_blank">European Green Capital</a></strong></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi n&#8217;agissons nous pas plus ?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/02/11/pourquoi-nagissons-nous-pas-plus/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/02/11/pourquoi-nagissons-nous-pas-plus/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 08:13:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agir/Grandir]]></category>

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		<category><![CDATA[Risques]]></category>

		<category><![CDATA[Sentiment]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que la connaissance scientifique autour du changement climatique est établie et partagée, les changements de comportement se font encore à la marge. Comment peut-on expliquer ce décalage? Lisa Bennett, directeur de la communication du Center for ecoliteracy, une association américaine d'éducation aux modes de vie durables, fait le point dans un article, publié dans la revue californienne Greater good magazine. Ce billet traduit grossièrement les principales lignes de l'article...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que la connaissance scientifique autour du changement climatique est établie et partagée, les changements de comportement se font encore à la marge. Comment peut-on expliquer ce décalage ? Lisa Bennett, directeur de la communication du <a href="http://www.ecoliteracy.org/index.html" target="_blank">Center for Ecoliteracy</a>, une association américaine d&#8217;éducation aux modes de vie durables, fait le point dans <a href="http://greatergood.berkeley.edu/greatergood/2008fall/Bennett050.php" target="_blank">un article</a>, publié dans la revue californienne <a href="http://greatergood.berkeley.edu/greatergood/" target="_blank">Greater Good Magazine</a>. Ce billet traduit grossièrement les principales lignes de l&#8217;article&#8230;<span id="more-3797"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://greatergood.berkeley.edu/greatergood/2008fall/index.php" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://greatergood.berkeley.edu/greatergood/images/Cover_Volume_V_Issue_2s.jpg" alt="" width="189" height="239" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs en sciences sociales cherchent à expliquer nos réponses limitées au changement climatique. Parmi les facteurs les plus signifiants qu&#8217;ils mettent en avant, la façon dont nous sommes psychologiquement câblés et socialement conditionnés pour répondre aux crises nous rend mal adaptés à réagir à la menace abstraite et apparemment lointaine posée que constitue le changement climatique.</p>
<h3><strong>Ressentir le risque du changement climatique</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un nombre significatif de chercheurs s&#8217;intéressent à la façon dont les gens décident de ce qui est vraiment mauvais pour eux. Ils soutiennent qu&#8217;il y a en général deux façons d&#8217;évaluer un risque comme le changement climatique: soit de façon analytique en prenant des décisions logiques, soit de façon émotionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Pour la plupart d&#8217;entre nous, la plupart du temps, le risque n&#8217;est pas une statistique,</em>&#8221; explique <a href="http://www.cred.columbia.edu/about/people/weber/" target="_blank">Elke Weber</a> du département de psychologie de l&#8217;université de Columbia et co-directrice du <a href="http://www.cred.columbia.edu/" target="_blank">Center for Research on Environmental Decisions (CRED)</a>. &#8220;<em><strong>Le risque est un sentiment.</strong> Nous sommes influencés par nos sentiments, et ces sentiments, qui constituent une part essentielle du processus de prise de décision, peuvent être de mauvais conseillers en fonction du risque impliqué.</em>&#8221; &#8220;<em>Si j&#8217;ai peur, ça éclipse toutes les informations statistiques.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3802 aligncenter" title="Play at your own risk" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/204943_9062.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les émotions, plus que tout, sont ce qui nous motive à agir. Des décennies de recherche en décision comportementale ont montré que <strong>la plupart des gens doivent ressentir un risque avant d&#8217;y faire quoi que ce soit</strong>. Ainsi, selon <a href="http://www.decisionresearch.org/people/slovic/" target="_blank">Paul Slovic</a>, professeur de psychologie à l&#8217;université d&#8217;Oregon, notre réponse limitée au changement climatique peut être comparée à nos réponses limitées aux génocides. Les statistiques sont écrasantes mais restent abstraites et ne nous inspirent pas d&#8217;empathie pour les victimes. La conséquence est que nous ne parvenons pas à prendre les mesures appropriées.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les autres comme pour nous mêmes, <strong>ce sont les émotions, comme la peur ou l&#8217;anxiété, qui nous poussent à nous protéger du risque</strong>. C&#8217;est là que la situation est délicate avec le changement climatique, car, d&#8217;après Elke Weber, nos émotions sont conditionnées par deux formes d&#8217;expérience : soit l&#8217;expérience personnelle directe, soit l&#8217;expérience liée à l&#8217;évolution de l&#8217;espèce. Or, <strong>nous n&#8217;avons aucune expérience du changement climatique, ni personnelle, ni dans l&#8217;histoire de l&#8217;espèce humaine</strong>. Aussi dramatiques que puissent l&#8217;être les scénarios, nous ne pouvons les ressentir car nous ne les avons pas (encore) expérimentés. Le changement climatique causé par les hommes est simplement sans précédent.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons appréhender le changement climatique de manière analytique, mais pas en ressentir les dangers car nous ne l&#8217;avons pas encore vécu. Or <strong>ce sont principalement les émotions qui nous poussent à agir. Il nous manque donc un aiguillon fondamental pour passer à l&#8217;action et nous protéger individuellement et en tant qu&#8217;espèce</strong>.</p>
<h3><strong>Le timing</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Nous sous-estimons les risques liés au changement climatique. Ce n&#8217;est pas franchement une surprise pour Slovic qui rappelle qu&#8217;&#8221;<em>on ne fait pas grand cas des conséquences néfastes futures, surtout si elles impliquent de devoir reporter des avantages immédiats</em>&#8220;. Il lie d&#8217;ailleurs notre attitude face au changement climatique à celle des adolescents face au tabac. &#8220;<em>Le risque futur n&#8217;est pas imaginable et ça tend à rendre les gens plus complaisants.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3804 aligncenter" title="Timing" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/1085939_65119187.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<h3><strong>Réalité contre conception du monde</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un troisième obstacle qui limite la réponse des gens au changement climatique (et même leur disposition à y croire) est aussi un des plus insoluble. Dans une série d&#8217;études récentes un groupe d&#8217;universitaires de Yale et d&#8217;autres universités ont étudié comment les valeurs culturelles façonnent nos perceptions du risque. Leurs résultats : <strong>les gens peuvent simplement nier les preuves qui s&#8217;opposent à leur conception du monde</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Dans une certaine mesure, notre attitude face au risque et nos comportements ne sont pas juste conditionnés par les faits bruts, mais par notre positionnement au monde,</em>&#8221; dit Slovic.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas du changement climatique, les chercheurs ont trouvé deux conceptions générales du monde qui semblaient avoir le plus d&#8217;influence sur la perception et l&#8217;action. Un groupe, les &#8220;égalitariens&#8221;, correspond aux personnes qui préfèrent une société où les richesses, le pouvoir et les opportunités sont largement distribués. Les chercheurs ont appelé l&#8217;autre groupe les &#8220;hiérarchistes&#8221;, ceux qui préfèrent une société linéaire dans sa structure avec des leaders en haut et les autres en dessous.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Ce que nous avons vu dans cette recherche, c&#8217;est que les égalitariens sont généralement plus concernés par les risques environnementaux. Les hiérarchistes le sont moins.</em>&#8221; En fait, il explique que <strong>pour la perception des risques, notre conception du monde a beaucoup plus d&#8217;influence que d&#8217;autres caractéristiques individuelles</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3801 aligncenter" title="Fear Peur" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/1078872_44288931.jpg" alt="" width="500" height="358" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont également trouvé que lorsque les &#8220;solutions&#8221; au changement climatique proposées s&#8217;opposaient aux conceptions du monde des gens, ceux-ci ont tendance à rejeter la preuve du problème en même temps. Par exemple, dans une expérience, deux articles de journaux présentant le changement climatique dans les mêmes termes mais proposant des solutions différentes (plus de régulation ou plus de nucléaire) ont été présentés à deux groupes. Lorsque les hiérarchistes recevaient l&#8217;article qui proposait plus de régulation, ils avaient plus tendance à rejeter le changement climatique comme étant un problème que s&#8217;ils avaient eu l&#8217;article proposant plus de nucléaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette recherche permet de mieux comprendre les attitudes des climat-sceptiques. Elle met aussi en évidence la difficulté de communiquer quand les conceptions du monde des gens sont contestées. &#8220;<em><strong>La chose vraiment déconcertante avec ce travail est que ça montre la difficulté de changer les opinions et les comportements des gens avec des informations factuelles. Les gens refusent l&#8217;information pour garder leur conception du monde intacte.</strong></em>&#8221; D&#8217;après Slovic, ils s&#8217;accrochent à leur conception du monde car beaucoup de leur identité personnelle et de leurs réseaux sociaux servent à la maintenir.</p>
<h3><strong>Des futurs angoissants, des actions pleines d&#8217;espoir</strong></h3>
<p>Avec autant d&#8217;obstacles au passage à l&#8217;acte, quelles recommandations peut-on émettre ?</p>
<p style="text-align: justify;">1. <strong><span style="color: #000080;">La communication sur le changement climatique doit jouer sur les émotions des gens et déclencher la peur</span>.</strong> Cela signifie insister sur les conséquences dramatiques à venir. &#8220;<em>Ce sont seulement la nature potentiellement catastrophique d&#8217;un changement climatique rapide et la dimension globale de ses effets à même de créer des difficultés pour les générations futures qui ont le potentiel pour faire naitre une réaction viscérale au risque,</em>&#8221; indique Elke Weber.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Slovic, cela signifie <strong>rendre les difficultés futures réelles, imaginables, personnelles et crédibles</strong>. En appuyant sur la peur, il faut cependant être prudent avertit Weber. &#8220;<em>Si les gens sont effrayés mais ne voient pas d&#8217;issue, ça les rend dysfonctionnels et les paralyse. Ils changeront de chaîne et regarderont Britney Spears à la place.</em>&#8221; Cela mène à une seconde recommandation.</p>
<p style="text-align: justify;">2. <strong><span style="color: #000080;">Les gens doivent se voir offrir un ensemble d&#8217;action qu&#8217;ils peuvent prendre pour combattre le changement climatique</span>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">3. Enfin, derrière les nombreuses petites solutions d&#8217;économie d&#8217;énergie que les gens peuvent prendre, combattre le changement climatique va nécessiter de <span style="color: #000080;"><strong>rendre les gens plus conscients des changements de vie à grande échelle qui feront réellement une différence</strong></span>. &#8220;<em>Je ne veux pas avoir à prendre un million de petites décisions,</em>&#8221; dit Baruch Fischoff, ancien Président de la Société pour l&#8217;analyse des risques. &#8220;<em>Je voudrais voir des gens travailler pour moi à des façons alternatives d&#8217;organiser ma vie qui en feront un mode de vie durable.</em>&#8220;</p>
<p>_______________________</p>
<p>Je ne suis pas l&#8217;auteur de l&#8217;article dont je me fais le relais, mais il m&#8217;a semblé suffisamment stimulant pour souhaiter le partager.  L&#8217;utilisation de la peur notamment me semble un sujet de discussion intéressant&#8230;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #008000;"><strong>++Liens++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><a href="http://www.cred.columbia.edu/pdfs/publications/Weber_ClimaticChange2006.pdf" target="_blank">Elke Weber, 2006: Experience-Based and Description-Based Perceptions of Long Term Risk: Why Global Warming Does Not Scare Us (Yet) Climactic Change 77, 103-120</a></li>
<li><a href="http://greatergood.berkeley.edu/greatergood/" target="_blank">Greater Good Magazine</a></li>
<li><a href="http://www.ecoliteracy.org/index.html" target="_blank">Center for Ecoliteracy</a></li>
<li><a href="http://www.cred.columbia.edu/" target="_blank">Center for Research on Environmental Decisions (CRED)</a></li>
<li><a href="http://nature-humaine.fr/" target="_blank">Les lettres de l&#8217;association Nature Humaine</a></li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2009/01/13/nous-sommes-tous-des-createurs-de-valeur/" target="_blank">Nous en sommes tous capables</a>, Ecolo-Info, 13 Janvier 2009</li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2009/01/05/comment-faire-partie-de-la-solution-ecolo-info-actsense-36/" target="_blank">Comment faire partie de la solution?</a>, Ecolo-Info, 5 janvier 2009</li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2008/08/04/actsense-15-imaginez-un-monde-sans/" target="_blank">Imaginez un monde sans&#8230;</a>, Ecolo-Info, 4 Août 2008</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Nous en sommes tous capables!</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/01/13/nous-sommes-tous-des-createurs-de-valeur/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/01/13/nous-sommes-tous-des-createurs-de-valeur/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2009 21:51:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[Action collective]]></category>

		<category><![CDATA[changement]]></category>

		<category><![CDATA[Colin Beavan]]></category>

		<category><![CDATA[Ecogestes]]></category>

		<category><![CDATA[Hervé Kempf]]></category>

		<category><![CDATA[Individualisme]]></category>

		<category><![CDATA[James Gustav Speth]]></category>

		<category><![CDATA[No Impact Man]]></category>

		<category><![CDATA[Pierre Radanne]]></category>

		<category><![CDATA[Solidaire]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="noimpactman" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/noimpactman.png" alt="" width="132" height="132" />Après Anne-Sophie, Brendan réagit aussi à l'article d'Hélène Crié-Wiesner sur rue89... mais il pose d'autres questions: et si le changement systémique souhaité par les deux auteurs passait avant tout par une évolution individuelle? Si nous voulons que le système change, il faut que nous changions. Pour changer, il faut agir. Agir procure un sentiment d'accomplissement personnel et permet de lutter contre l'angoisse refoulée générée par la prise de conscience du réchauffement climatique. Alors qu'attendons nous pour être des acteurs à part entière?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Comme <a href="http://ecoloinfo.com/2009/01/12/systeme-dexploitation-capitalisme-219-cherche-solution-de-debogage-actsense-37-kempf/" target="_blank">Anne-Sophie lundi</a>, j&#8217;ai moi aussi lu <a href="ttp://www.rue89.com/american-ecolo/2009/01/08/ecologie-pour-sauver-la-planete-les-petits-gestes-ne-suffisent-pas" target="_blank">le billet</a> d&#8217;Hélène Crié-Wiesner sur rue89 au sujet de &#8220;<span style="text-decoration: underline;"><em>The Bridge at The Edge of The World: capitalism, the environment, and crossing from crisis to sustainability</em></span>&#8221; de James Gustav Speth et &#8220;<span style="text-decoration: underline;"><em>Pour sauver la planète, sortez du capitalisme</em></span>&#8221; de Hervé Kempf, journaliste au Monde, qui pointent les limites des efforts individuels et qui prônent une rupture avec le capitalisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Gus Speth, &#8220;<strong><em>la situation requiert des changements plus profonds et plus systémiques que l’approche environnementale en vigueur aujourd’hui. On doit complètement changer le système</em></strong>.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour Hervé Kempf, &#8220;<em>chacun, chaque groupe, pourrait dans son coin réaliser son bout d’utopie. Il se ferait sans doute plaisir, mais cela ne changerait pas grand-chose au système, puisque sa force découle du fait que les agents adoptent un comportement individualiste. (…) <strong>L’enjeu n’est pas de lancer des alternatives. Il est de marginaliser le principe de maximisation du profit en plaçant la logique coopérative au cœur du système économique</strong>.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://noimpactman.typepad.com/" target="_blank"><img class="size-full wp-image-3127 aligncenter" title="No Impact Man Header" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/impactheader.jpg" alt="" width="500" height="179" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Que les petits gestes individuels soient complètement insuffisants, ce n&#8217;est pas une nouveauté. Alors <strong>point de salut hors d&#8217;un mouvement collectif?</strong> Quelle différence peut faire un individu dans la lutte contre le changement climatique? C&#8217;est à cette question que Colin Beavan a apporté son point de vue récemment dans <a href="http://www.worldchanging.com/archives//009204.html" target="_self">un billet publié sur le site worldchanging.com</a>. Colin Beavan, il y a peu de chance que vous le connaissiez. Mais si vous êtes un lecteur de blogs environnementaux US, vous n&#8217;avez pas pu passer à côté. Il écrit le blog <a href="http://noimpactman.typepad.com/" target="_blank">NoImpactMan.com</a> où il relate son expérience de changement radical de style de vie.</p>
<p>Voici son propos :</p>
<ol>
<li> <strong>Il y a un cas de figure où une personne n&#8217;a aucune influence, c&#8217;est quand elle de tente rien</strong>.</li>
<li> Bien sûr, une action collective est nécessaire et cela passe par une pensée et une action politique.</li>
<li> <strong>L&#8217;action collective a d&#8217;autant plus d&#8217;impact qu&#8217;elle est portée par des personnes qui sont cohérentes dans leurs actions individuelles</strong>.</li>
<li> Nous avons besoin d&#8217;un changement de culture et ça ne se décrète pas dans les cabinets ministériels. C&#8217;est le coeur et l&#8217;esprit qui doivent évoluer, et ça c&#8217;est une affaire d&#8217;individus.</li>
<li> <strong>Si nous voulons que le système change, il faut que nous changions</strong>.</li>
<li> Nous devons adopter un nouveau modèle de &#8220;citoyen engagé&#8221; dans lequel on réalise que notre comportement influe sur notre environnement. Nous devons amener la démocratie participative à un niveau supérieur où on ne se contente pas de voter pour nos dirigeants mais où l&#8217;on prend la responsabilité de créer une nouvelle culture.</li>
<li> <strong>On y gagne le sentiment d&#8217;une vie pleinement vécue où l&#8217;on n&#8217;est plus la victime d&#8217;un système mais maître de son destin</strong>.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il dépasse clairement les simples bons gestes pour prôner un rôle culturel actif, mais rattache le changement systémique souhaité par Gus Speth et Hervé Kempf à une évolution individuelle en premier lieu</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3128 aligncenter" title="Pierre Radanne" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/radanne_upedd-738009.jpg" alt="" width="220" height="174" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il me semble également important de noter <strong>le sentiment d&#8217;accomplissement personnel qu&#8217;apporte, selon Colin Beavan, l&#8217;action</strong>. Pierre Radanne ne tient pas des propos très éloignés dans <a href="http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2008/12/29/article_pierre-radanne-comment-gerer-l-angoisse.shtml" target="_blank">un entretien récent</a> à <span style="text-decoration: underline;"><em>La Voix du Nord</em></span> quand il explique que <strong>l&#8217;action permet de lutter contre l&#8217;angoisse refoulée générée par la prise de conscience du réchauffement climatique</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faudrait donc continuer à faire prendre conscience du réchauffement climatique, mais sans doute travailler beaucoup plus à placer les gens en position d&#8217;être acteurs à part entière</strong>, d&#8217;être une part de la solution <a href="http://ecoloinfo.com/2009/01/05/comment-faire-partie-de-la-solution-ecolo-info-actsense-36/" target="_blank">comme le rapportait Anne-Sophie dans un récent billet.</a> Les collectivités locales qui établissent des plans climat travaillent beaucoup sur les aspects relevant de leurs compétences, elles pourraient aussi sans doute agir pour la mise en mouvement de leurs habitants, entreprises et associations en créant les <strong>conditions d&#8217;une implication active dans les actions locales de ce défi planétaire</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #008000;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><strong>P</strong><strong>our sauver la planète, sortez du capitalisme</strong><em> d’Hervé Kempf - éd. du Seuil - 14€.</em></li>
<li><a href="http://www.reporterre.net/" target="_blank">Reporterre.net</a>, le site d’Hervé Kempf</li>
<li><strong>The Bridge at The Edge of the World</strong><em> de James Gustave Speth - Yale University Press - 320p., env. 28$. </em></li>
<li><a href="http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2008/12/29/article_pierre-radanne-comment-gerer-l-angoisse.shtml" target="_blank">Pierre Radanne: &#8220;Comment gérer l&#8217;angoisse&#8221; - La Voix du Nord</a>, 29 Décembre 2008</li>
<li><a href="http://noimpactman.typepad.com" target="_blank">No Impact Man</a></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Alerte Orange pour la consommation électrique en Bretagne</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2008/12/09/alerte-orange-pour-la-consommation-electrique-en-bretagne/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2008/12/09/alerte-orange-pour-la-consommation-electrique-en-bretagne/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2008 21:56:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agir/Grandir]]></category>

		<category><![CDATA[collectivité]]></category>

		<category><![CDATA[consommation électrique]]></category>

		<category><![CDATA[ouest-ecowatt]]></category>

		<category><![CDATA[Réseau de Transport d'Electricité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecoloinfo.com/?p=2408</guid>
		<description><![CDATA[<img class="left" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2008/12/2007_crb_production-nrjcarte1-300x204.jpg" alt="Carte de production d'énergie pour la Bretagne" width="150" height="120" />Hier en fin de journée, la Bretagne a été placée pendant quelques heures en alerte orange pour la consommation d'électricité. Alerte orange? S'agit-il de Météo-France? Non. L'avis émane de RTE (Réseau de Transport d'Electricité), responsable de l'acheminement de l'électricité des sites de production jusqu'aux consommateurs. De quoi se pencher un peu sur la production de courant breton et les outils qui existent pour aider la population à anticiper les pics de consommation...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Hier en fin de journée, la Bretagne a été placée pendant quelques heures en alerte orange pour la consommation d&#8217;électricité. Alerte orange? S&#8217;agit-il de Météo-France? Non. L&#8217;avis émane de <strong><a href="http://www.rte-france.com/" target="_blank">RTE</a> (Réseau de Transport d&#8217;Electricité)</strong>, responsable de l&#8217;acheminement de l&#8217;électricité des sites de production jusqu&#8217;aux consommateurs.<span id="more-2408"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut savoir que <strong>la Bretagne est très dépendante en terme de production d&#8217;électricité puisqu&#8217;elle ne produit que 5% de l&#8217;électricité qu&#8217;elle consomme</strong>. Alors d&#8217;où vient le courant breton? La plupart du temps, principalement des centrales nucléaires de Flamanville et Chinon. Il s&#8217;agit de la base. Mais quand la demande explose, par temps de froid, avec le chauffage électrique, les sites produisant le courant de base ne peuvent simplement pas augmenter leur production pour répondre à la demande. On fait donc appel à des productions de pointe. Pour la Bretagne, il s&#8217;agit des centrales thermiques de Cordemais en Loire-Atlantique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation a deux conséquences :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">1) le risque de black-out en Bretagne est réel en cas de grand froid, et<br />
2) les productions d&#8217;électricité de pointe sont très chargées en carbone.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.region-bretagne.fr/CRB/Public/toute_lactualite/les_archives/environnement/un_plan_energie" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-2405" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2008/12/2007_crb_production-nrjcarte1-300x204.jpg" alt="Carte de production d'énergie pour la Bretagne" width="300" height="204" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><em>Carte de production d&#8217;énergie pour la Bretagne</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><br />
</em></p>
<h3><strong>Comment éviter cette situation ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Tout d&#8217;abord en étant averti (non, je n&#8217;ai pas dit &#8220;au courant&#8221;:) lorsque la situation se présente. C&#8217;est le rôle du site <a title="http://www.ouest-ecowatt.com" href="http://www.ouest-ecowatt.com" target="_blank">ouest-ecowatt.com</a>, mis en place par le RTE pour informer les bretons des pics de consommation. Il est possible de s&#8217;inscrire pour recevoir les alertes (orange ou rouge) par mail, sms ou via un fil rss.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-2406" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2008/12/ecowatt.jpg" alt="Ouest-Ecowatt" width="500" height="324" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ouest-Ecowatt</em></p>
<h3><strong>Comment réagir ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Chacun peut diminuer ses consommations d&#8217;électricité domestique en supprimant les consommations non nécessaires</strong> (ordinateur allumé en permanence, pièces vides éclairées), en reportant de quelques heures lave-linge et lave-vaisselle, en utilisant une autre énergie (la gazinière plutôt que le micro-onde), voire en changeant momentanément ses habitudes (préférer pour une fois la radio à la télévision, le livre au film).</p>
<p style="text-align: justify;">De manière plus indolore, il existe un système automatique plus souple,<strong> la mombox de la société <a href="http://www.voltalis.com/" target="_blank">Voltalis</a></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Présentation :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Pour permettre à un particulier de participer à la régulation profonde, VOLTALIS met à sa disposition une MOMBOX, installée au sein du logement et raccordée à l’installation électrique, typiquement au tableau électrique.</p>
<p style="text-align: justify;">La MOMBOX est un boîtier communicant, radicalement innovant qui assure à la fois le suivi détaillé de la consommation de son logement, et pilote les modulations ponctuelles dont le réseau peut avoir besoin car la MOMBOX en est informée en temps réel par Internet via les serveurs de VOLTALIS.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de l’installation de la MOMBOX, le particulier choisit les appareils qu’il sera le plus utile de moduler. Ce sont en général les appareils thermiques (chauffage, eau chaude sanitaire, climatiseurs) qui sont les plus gros consommateurs d’électricité sur une année. Ces appareils sont aussi ceux dont le fonctionnement est le plus souple. Suspendre à un moment donné un radiateur pendant un quart d’heure ou une demi-heure, sera à peine perceptible.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><img class="center aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2008/12/mombox2.jpg" alt="mombox" width="150" height="161" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec l&#8217;ouverture des marchés, Voltalis peut revendre la production virtuelle d&#8217;énergie (en fait de l&#8217;énergie non consommée) à RTE qui n&#8217;a plus besoin de faire appel aux producteurs traditionnels pour garantir la stabilité du réseau</strong>. La mombox est installée gratuitement chez les particuliers qui se voient ensuite indemnisés pour leur réduction de consommation (de 50 à 100 euros annuellement) et qui bénéficient une deuxième fois des économies d’énergie liées aux coupures via la réduction de leur facture d’électricité.</p>
<h3>Et au-delà ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour que ces actions individuelles aient un impact sur le profil de consommation régionale il est nécessaire qu&#8217;elles soient massivement adoptées. Une telle chose n&#8217;arrivera pas si la responsabilité de la maîtrise des consommations électrique est portée uniquement par les bretons en rentrant chez eux. I<strong>l est nécessaire que les actions individuelles soient replacées dans un cadre collectif</strong>. Cela passe par :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">1) <strong>la diffusion massive de l&#8217;alerte orange par tous les médias</strong> locaux (sites Internet, télévision, radio, presse) et nationaux (au même titre que les alertes météo) ;</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">2) <strong>l&#8217;exemplarité des collectivités locales</strong> en interne (diffusion de l&#8217;alerte aux agents, consignes spécifiques d&#8217;extinction de matériel), avec des mesures symboliques (extinction de l&#8217;éclairage des monumements par exemple), mais aussi des mesures plus efficaces et parfois moins visibles ;</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">3) <strong>le retour d&#8217;information de RTE</strong>, via le site dédié, une fois l&#8217;alerte passée, sur le niveau de consommation prévu, sur le niveau atteint, et donc sur les économies d&#8217;électricité (les négawatt) collectivement obtenues. Et plus cette information peut être localisée, meilleur est le retour. Que serait un téléthon sans grand compteur et sans reportages sur les actions et le niveau des dons dans une multitude de lieux ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le site <a href="http://www.ouest-ecowatt.com" target="_blank">ouest-ecowatt.com</a> a le grand mérite d&#8217;exister. Faisons le connaitre, proposons des améliorations à ses concepteurs et faisons en sorte de ne pas être les seuls à agir pour éviter le bug !</p>
]]></content:encoded>
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