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	<title>Ecolo-Info &#187; Brendan</title>
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	<description>L'écologie et le Développement Durable en barre!</description>
	<pubDate>Sat, 04 Jul 2009 04:00:23 +0000</pubDate>
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		<title>Des girouettes aux panneaux indicateurs: comment modifier en profondeur nos comportements ?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/04/30/des-girouettes-aux-panneaux-indicateurs-comment-modifier-en-profondeur-nos-comportements/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 22:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[Communication]]></category>

		<category><![CDATA[comportements]]></category>

		<category><![CDATA[consommation]]></category>

		<category><![CDATA[Valeurs]]></category>

		<category><![CDATA[WWF]]></category>

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		<description><![CDATA[Au niveau mondial, les 7% les plus riches sont responsables de 50% des émissions de CO2 tandis que la part d'émissions des 50% les plus pauvres n'est que de 7%. Fred Pearce, auteur et journaliste sur les questions d'environnement, s'est appuyé sur ces données du Princeton Environment Institute pour argumenter que le problème de l'empreinte écologique de l'humanité n'était pas tant le problème de surpopulation, mais surtout le problème de la surconsommation. Et qu'à moins de continuer à faire l'autruche et à sa voiler la face, il est absolument nécessaire de s'attaquer à la surconsommation en adoptant et en faisant la promotion de modes de vie plus sobres.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Au niveau mondial, les 7% les plus riches sont responsables de 50% des émissions de CO2 tandis que la part d&#8217;émissions des 50% les plus pauvres n&#8217;est que de 7%.</strong> Fred Pearce, auteur et journaliste sur les questions d&#8217;environnement, <a href="http://e360.yale.edu/content/feature.msp?id=2140" target="_blank">s&#8217;est appuyé sur ces données</a> du Princeton Environment Institute pour argumenter que <strong>le problème de l&#8217;empreinte écologique de l&#8217;humanité n&#8217;était pas tant le problème de surpopulation, mais surtout le problème de la surconsommation</strong>. Et qu&#8217;à moins de continuer à faire l&#8217;autruche et à sa voiler la face, il est absolument nécessaire de s&#8217;attaquer à la surconsommation en adoptant et en faisant la promotion de modes de vie plus sobres.<span id="more-5581"></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-5599 aligncenter" title="Fred Pearce" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/fred-pearce-1-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Fred Pearce</em></p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, les stratégies visant à faire adopter des comportements éco-responsables sont basées sur des techniques du marketing. Le message est calibré pour correspondre aux valeurs dominantes caractéristiques des différents publics cibles. Les particuliers sont ainsi encouragés à changer de comportement pour des raisons de statut social ou d&#8217;intérêt financier plutôt que de bénéfice environnemental.</p>
<h3><strong>L&#8217;échec de l&#8217;approche marketing</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un rapport du WWF de Grande Bretagne publié en avril 2008 (<a href="http://www.valuingnature.org/downloads/" target="_blank">Weathercocks and Signposts: The Environment Movement at a Crossroads</a>, &#8220;Girouettes et panneaux indicateurs: le mouvement environnemental à un carrefour&#8221;) indique que <strong>de telles approches peuvent retarder, voire même saper, les tentatives visant à entrainer des changements de comportement beaucoup plus ambitieux</strong>. L&#8217;importance actuellement portée aux petits gestes simples et faciles peut en effet détourner des comportements nécessaires pour réellement s&#8217;attaquer aux crises écologiques et économiques (climat, énergie, eau, biodiversité, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Pire, <strong>l&#8217;intérêt marqué pour la consommation verte détourne l&#8217;attention des problèmes fondamentaux inhérents au consumérisme</strong>. L&#8217;échelle des enjeux environnementaux auxquels nous sommes confrontés demande pourtant un engagement systémique avec ce problème comme l&#8217;a démontré Fred Pearce.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5602 aligncenter" title="Weathercocks and Signposts: The Environment Movement at a Crossroads" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/report-200.jpg" alt="" width="200" height="285" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les schémas de consommation alternatifs (auto-partage, AMAP, etc.) sont importants mais ne peuvent pas être disséminés largement sans d&#8217;abord s&#8217;attaquer aux motivations portant à la consommation. En effet, l&#8217;alter-consommation ne pourra pas présenter de bénéfice environnemental global tant que l&#8217;argent potentiellement économisé en consommant mieux sera réinvesti dans d&#8217;autres dépenses énergétiques.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est la raison pour laquelle <strong>les raisons qui mènent à l&#8217;adoption de nouveaux comportements ont des implications très importantes pour l&#8217;obtention de réelles diminutions des consommations d&#8217;énergie et pour la persistence de ces comportements dans le temps</strong>. Une personne aura moins tendance à dépenser l&#8217;argent de la revente de sa voiture dans un voyage en avion s&#8217;il a revendu sa voiture pour des raisons environnementales plutôt qu&#8217;à partir d&#8217;un raisonnement économique.</p>
<h3><strong>Les leçons de l&#8217;approche marketing</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les tenants de l&#8217;approche marketing reconnaissent l&#8217;importance des valeurs pour les choix de comportements. Grossièrement résumé, et d&#8217;après Tom Crompton, l&#8217;auteur du rapport du WWF, <strong>les valeurs guident le comportement qui se justifie par l&#8217;opinion</strong>. <strong>Ce qui implique qu&#8217;on ne peut pas obtenir de changement de comportements en s&#8217;appuyant uniquement sur des campagnes d&#8217;information</strong>. <strong>Et que pour modifier des comportements de consommation et faire adopter des comportements éco-responsables, il sera nécessaire de travailler sur les valeurs qui sous-tendent ces comportements.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, des recherches ont montré que la volonté des gens à supporter des inconvénients et de la difficulté en s&#8217;engageant dans un comportement éco-responsable est liée à leurs motivations. Les valeurs qui sous-tendent un comportement environnemental seront d&#8217;une importance critique pour motiver les gens à s&#8217;y engager, y compris quand les situations ne sont pas complètement favorables.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, Tom Compton explique que les individus faisant état d&#8217;un meilleur bien-être subjectif (le bonheur, donc) montrent également plus de comportements éco-responsables et qu&#8217;au cœur de cette compatibilité entre bien-être subjectif et comportement éco-responsable se trouve des valeurs &#8220;intrinsèques&#8221; (orientées vers le développement personnel, les relations et l&#8217;engagement citoyen). Il rapporte également que des valeurs matérialistes ne peuvent pas former le socle permettant de motiver des changements de comportement systémiques éco-responsables.</p>
<h3><strong>Le positionnement stratégique des organisations environnementales</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La relation avec les girouettes et les panneaux indicateurs tient à la stratégie qu&#8217;adoptera le mouvement environnemental. <strong>Soit il persistera dans l&#8217;approche marketing visant à s&#8217;appuyer sur les motivations apparentes du public et ne sera qu&#8217;une girouette. Soit il indiquera clairement la voie du changement en s&#8217;appuyant sur des valeurs fortes d&#8217;humanisme et d&#8217;ouverture au monde et deviendra un panneau indicateur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les conséquences de cette analyse portent sur la redéfinition du rôle des organisations environnementales. Tom Crompton propose huit étapes pratiques en conclusion de son rapport (dont je ne saurais trop recommander la lecture aux personnes que le sujet intéresse) :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><strong>Préciser plus clairement les valeurs qui motivent le mouvement environnemental.</strong></li>
<li>Insister sur les objectifs intrinsèques dans les communications environnementales.</li>
<li><strong>Commencer à utiliser un champ lexical de valeurs plus large dans les débats.</strong></li>
<li>Trouver un terrain commun avec les agences de développement sur ces valeurs.</li>
<li>Aider les entreprises responsables à penser au-delà du business pour le développement durable.</li>
<li><strong>Mettre en évidence la façon dont l&#8217;industrie du marketing travaille pour manipuler nos motivations.</strong></li>
<li>Travailler pour soutenir et encourager les personnalités publiques à utiliser les valeurs dans leurs discours.</li>
<li><strong>Identifier et promouvoir les mécanismes pour rendre l&#8217;attrait du public pour la nature plus marquante.</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="#008000;"><span style="underline;"><span style="underline;"><span style="#008000;"><strong><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;">++ Liens ++</span></span></strong></span></span></span></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><a href="http://e360.yale.edu/content/feature.msp?id=2140">Consumption dwarfs population as main environmental threat</a>, l&#8217;article de Fred Pearce.</li>
<li>Tom Crompton alimente de temps en temps le blog <a href="http://www.valuingnature.org/">valuing nature</a> pour poursuivre le débat sur les méthodes à utiliser pour favoriser des évolutions de comportements qui soient à la hauteur des enjeux. Il fait partie du projet <a href="http://www.wwf.org.uk/what_we_do/campaigning/strategies_for_change/">Strategies for change</a> du WWF-UK.</li>
<li><a href="http://www.surrey.ac.uk/resolve/seminars/Tom%20Crompton%20Slides.pdf">Un support de présentation</a> de Tom Crompton.</li>
<li style="text-align: justify;"><a href="http://e360.yale.edu/content/feature.msp?id=2140">Le site </a><a href="http://www.campaignstrategy.org/">campaignstrategy.org</a> est consacré à l&#8217;élaboration stratégique des campagnes environnementales.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Eau et énergie: économiser l&#8217;un, épargne l&#8217;autre&#8230; et réciproquement</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/04/16/eau-et-energie/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/04/16/eau-et-energie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 05:39:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[Désalinisationn barrage]]></category>

		<category><![CDATA[eau]]></category>

		<category><![CDATA[Energie]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà un sujet qui n'est pas abordé très souvent et qui commence tout juste à apparaître dans les médias... Un vrai gros problème, si nous ne l'anticipons pas assez tôt. En effet, tout le monde a entendu parler de l'épuisement des stocks d'énergie fossile. Tout le monde - ou presque - sait que l'accès à l'eau est aggravé par le changement climatique. Mais savez vous quelle est l'interconnexion des problématiques de l'énergie et de l'eau? Car l'accès à l'un ne va pas sans l'autre, et vice versa. Voilà une explication très complète avec Brendan...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que l&#8217;épuisement des stocks d&#8217;énergie fossile est connu de tous et que la question de l&#8217;accès à l&#8217;eau est aggravée par le changement climatique, le sujet de l&#8217;interconnexion des problématiques de l&#8217;énergie et de l&#8217;eau commence tout juste à apparaitre dans les médias.</p>
<p style="text-align: justify;">Suite au 5ème forum mondial de l&#8217;eau qui s&#8217;est tenu à Istanbul à la mi-mars, <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/03/28/eau-et-energie-ne-peuvent-pas-se-passer-l-une-de-l-autre_1173727_3244.html" target="_blank">un article du Monde</a> a titré &#8220;Eau et énergie ne peuvent pas se passer l&#8217;une de l&#8217;autre&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;année dernière, c&#8217;était <strong><a href="http://www.sciam.com/special-editions/?contents=2008-10" target="_blank">le numéro spécial Earth 3.0 d&#8217;octobre 2008</a></strong> de Scientific American qui faisait sa couverture sur Energy vs Water, why both crises must be solved together et proposait <a href="http://www.sciam.com/article.cfm?id=the-future-of-fuel" target="_blank">un article de 8 pages</a> sur le sujet.<span id="more-5264"></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5272   aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/scientificamerican_earth30_2008-10.jpg" alt="" width="217" height="285" /></p>
<h3><strong>L&#8217;eau est nécessaire pour produire de l&#8217;énergie</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Je me souviens parfaitement de <strong>la sècheresse de 2005 et de ses répercussions sur la production d&#8217;énergie:</strong> le refroidissement des centrales nucléaires n&#8217;avait pu se poursuivre qu&#8217;avec le relèvement temporaire des seuils de débit minimum des cours d&#8217;eau et au prix de températures élevées dans les cours d&#8217;eau en aval des centrales. <a href="http://www.physagreg.fr/Cours3eme/nouveau-programme/elec3/electricite3-chap4-besoin-eau-centrale-nucleaire.pdf" target="_blank">Un document de EDF</a> (PDF - disponible sur Internet et obtenu sans intrusion informatique&#8230;), indique que <strong>pour chaque kWh nucléaire produit en France, ce sont 56 litres d&#8217;eau qui sont prélevés dans le milieu</strong>. <strong>En France, 71% de l&#8217;eau prélevée en surface sert à la production d&#8217;électricité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En août 2003, la sécheresse a contraint les autorités roumaines à fermer pour quatre semaines une centrale nucléaire qui fournit plus de 10% de l&#8217;électricité du pays, ce qui a conduit à une augmentation de 17,5% des prix de l&#8217;électricité (<a href="http://balkans.courriers.info/IMG/_article_PDF/article_3553.pdf">art</a><a href="http://balkans.courriers.info/IMG/_article_PDF/article_3553.pdf" target="_blank">icle mis en ligne par Le Courrier des Balkans</a>).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-5275   aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/lake_mead_by_air-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Aux Etats-Unis, <strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lake_mead http://www.panoramio.com/photo/3295822" target="_blank">le lake Mead</a>,</strong> gigantesque <strong>lac artificiel </strong> créé par le <strong>barrage Hoover sur le Colorado</strong> et situé à proximité immédiate de Las Vegas, <strong>fournit en eau 22 millions de personnes</strong>. Il s&#8217;étend sur 180 km de long en amont du barrage et retient environ 45 km3 d&#8217;eau (c&#8217;est la première fois que j&#8217;utilise les km3 comme unité!!). Son niveau descend désormais régulièrement à 100 pieds sous ses niveaux historiques. <strong>Si le niveau baisse encore de 50 pieds, les turbines du barrage Hoover produiront si peu d&#8217;énergie que la ville de Las Vegas sera potentiellement plongée dans le noir</strong>. Cela pourrait arriver dès 2017, soit dans moins de 10 ans. <a href="http://ucsdnews.ucsd.edu/newsrel/science/02-08LakeMead.asp" target="_blank">D&#8217;après une étude de l&#8217;université de San Diego</a>, la hausse des consommations d&#8217;eau et le changement climatique font craindre son assèchement dès 2021.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-5273   aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/hoover-dam-lake-mead-300x189.jpg" alt="" width="300" height="189" /></p>
<h3><strong>L&#8217;énergie est nécessaire pour produire et distribuer l&#8217;eau</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, on utilise énormément d&#8217;énergie pour produire de l&#8217;eau potable et la distribuer sur de longues distances. <strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/California_Aqueduct" target="_blank">L&#8217;aqueduc de Californie</a></strong> qui transporte l&#8217;eau des montages de la Sierra Nevada vers les villes côtières de Californie est <strong>le plus gros consommateur d&#8217;électricité de l&#8217;Etat américain</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">En Europe, ce sont des bateaux-citerne de 36 000 m3 d&#8217;eau potable qui ont participé en 2008 à l&#8217;approvisionnement en eau de Barcelone à partir de Marseille. <a href="http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=19266&amp;idThema=2" target="_blank">Le journal de l&#8217;environnement</a> rappelle que ce n&#8217;est pas une première.</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<p style="justify;">En 1983, puis 1987 et 1989, la Société du canal de Provence (SCP) a acheminé de l’eau douce jusqu’en Espagne depuis le terminal de Lavéra dans le golfe de Fos-sur-Mer. Autre exemple: entre 1989 et 1990, 1,5 million de mètres cubes d’eau potable ont été transportés depuis Marseille jusqu’en Sardaigne.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>&#8220;<em>L’eau va devenir un problème crucial, qui butera sur le coût de l’énergie, indispensable au dessalement de l’eau de mer ou de l’eau saumâtre</em>&#8220;</strong>, indiquait <strong>Michel Dutang</strong>, directeur de la recherche et du développement de Veolia Environnement, dans un article du Monde en mai 2008.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A Istanbul, lors du forum mondial de l&#8217;eau</strong>, une session intitulée <strong>&#8220;<a href="http://portal.worldwaterforum5.org/wwf5/en-us/Lists/Session%20summary%20template/DispForm_NewVersion.aspx?List=8ae82443-b064-4e33-88b5-a5629d611ab5&amp;ID=28" target="_blank">Taming Bigfoot : reducing water and energy footprint</a>&#8220;</strong> était organisée sur le sujet. De nombreux orateurs ont répété <a href="http://ewpistanbul.blogactiv.eu/2009/03/18/wednesday-taming-big-foot/" target="_blank">à cette occasion</a> : &#8220;<strong><em>Si vous n&#8217;avez pas la sécurité de l&#8217;eau, vous n&#8217;avez pas la sécurité énergétique.</em></strong>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il conviendrait donc que les projets de production d&#8217;énergie soient débattus en intégrant la problématique des quantités d&#8217;eau nécessaires à leur fonctionnement. Et réciproquement,</strong> que les usines de production d&#8217;eau potable, et en particulier les usines de désalinisation d&#8217;eau de mer (qui consomment beaucoup d&#8217;énergie (3 à 4 kWh/m3 pour le procédé d&#8217;osmose inverse) et qui sont parfois/souvent associées à des projets de centrales nucléaires).</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la porte de mon bureau, on peut voir la couverture du numéro hors-série de Libération de mai 2006 qui titrait &#8220;Vive le pétrole cher!&#8221;. Peut-être que bientôt, je scotcherai à côté la couverture d&#8217;un hors-série &#8220;Vive l&#8217;eau chère!&#8221;.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-5278   aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/04/vive-le-petrole-cher1-217x300.jpg" alt="" width="174" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Un jour, on pourrait regarder en arrière avec une nostalgie curieuse des jours où des propriétaires dissolus  aspergeaient leurs pelouses d&#8217;or liquide pour faire pousser l&#8217;herbe, juste pour pouvoir bruler de l&#8217;or noir pour la tondre les week-ends. Nos enfants et petits enfants se demanderont pourquoi nous étions si bêtes</em><em>.</em>&#8220;</p>
<p style="justify;"><span style="#008000;"><span style="underline;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #008000;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></span></span></p>
<ul>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/03/28/eau-et-energie-ne-peuvent-pas-se-passer-l-une-de-l-autre_1173727_3244.html" target="_blank">Article du Monde</a> &#8220;Eau et énergie ne peuvent pas se passer l&#8217;une de l&#8217;autre&#8221;, 28 Mars 2009</li>
<li> <a href="http://www.sciam.com/special-editions/?contents=2008-10" target="_blank">Le numéro spécial Earth 3.0 d’octobre 2008</a>, avec l&#8217;article <a href="http://www.sciam.com/article.cfm?id=the-future-of-fuel" target="_blank">Energy versus Water: solving both crisis together</a></li>
<li><a href="http://www.physagreg.fr/Cours3eme/nouveau-programme/elec3/electricite3-chap4-besoin-eau-centrale-nucleaire.pdf" target="_blank">Les besoins en eau de refroidissement des centrales thermiques de production d&#8217;électricité, EDF (PDF)</a></li>
<li><a href="http://balkans.courriers.info/IMG/_article_PDF/article_3553.pdf" target="_blank">Le Courrier des Balkans, &#8220;la sécheresse étouffe l&#8217;économie Roumaine&#8221;</a>, Septembre 2003</li>
<li><a href="http://ucsdnews.ucsd.edu/newsrel/science/02-08LakeMead.asp" target="_blank">Université de San Diego, &#8220;Lake Mead could be dry by 2021&#8243;</a></li>
<li><a href="http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=19266&amp;idThema=2" target="_blank">Journal de l&#8217;Environnement, &#8220;Marseille Barcelone: les bateaux remplis font des vagues&#8221;</a>, Mai 2008</li>
<li><a href="http://portal.worldwaterforum5.org/wwf5/en-us/Lists/Session%20summary%20template/DispForm_NewVersion.aspx?List=8ae82443-b064-4e33-88b5-a5629d611ab5&amp;ID=28" target="_blank">Forum de l&#8217;eau à Istanbul, &#8220;Taming Big Foot What Technologies can Reduce The Water and Energy Footprint&#8221;</a>, mars 2009</li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2008/05/26/ecoleau-info-addsense6-quand-le-monde-a-soif/" target="_blank">Ecolo-Info ACT&#8217;Sense #6: quand le monde a soif&#8230; (au sujet de la désalinisation)<br />
</a></li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2009/03/16/leau-en-campagne-ecolo-info-actsense-45/" target="_blank">Ecolo-Info ACT&#8217;Sense #45: l&#8217;eau en campagne&#8230;</a></li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2009/03/20/les-heros-de-l%E2%80%99eau-2009-de-veritables-combats-recompenses/" target="_blank">Les Héros de l&#8217;eau 2009</a></li>
</ul>
<p style="justify;">
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		<title>Bristol, ville verte ?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/03/17/bristol-ville-verte/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 07:19:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[ville]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/green_capital_logo.jpg" alt="" width="160" height="160" />Un commentaire dans mon précédent billet pour écolo-info s'étonnait de retrouver Bristol dans la short-list des huit candidates au titre de capitale verte européenne. J'avais prévu de rédiger un billet sur Stockholm, puis un autre sur Hambourg, mais ce commentaire m'a finalement fait m'intéresser à Bristol, ville aussi peu dense que la ville de Torcy en Seine et Marne (3 599 hab./km²), mais 18 fois plus étendue. La ville de Bristol n'est donc pas un modèle en matière de densité urbaine. Quels sont donc ses atouts ? Et finalement, la réalité est-elle si verte ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="justify;"><span style="#000000;"><a href="http://ecoloinfo.com/2009/02/27/quelles-capitales-vertes-pour-leurope/" target="_blank">Un commentaire dans mon précédent billet pour écolo-info</a> s&#8217;étonnait de retrouver Bristol dans la short-list des huit candidates au titre de capitale verte européenne. J&#8217;avais prévu de rédiger un billet sur Stockholm, puis un autre sur Hambourg, mais ce commentaire m&#8217;a finalement fait m&#8217;intéresser à Bristol, <strong>ville aussi peu dense que la ville de Torcy en Seine et Marne</strong> (3 599 hab./km²), mais <strong>18 fois plus étendue</strong>.</span> <strong>La ville de Bristol n&#8217;est donc pas un modèle en matière de densité urbaine</strong>. Quels sont donc ses atouts? Et finalement, la réalité est-elle si verte?<span id="more-4627"></span></p>
<p style="center;"><img class="size-medium wp-image-4637 aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/green_capital_logo.jpg" alt="" width="160" height="160" /></p>
<h3>Britol, A Green Capital</h3>
<p style="justify;">D&#8217;après le <a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/docs/apply/eval-report_2010_2011.pdf">rapport d&#8217;évaluation (pdf)</a>, les points forts de Bristol sont la <strong>qualité de l&#8217;air</strong>, la <strong>gestion des déchets</strong>, le<strong> management environnemental</strong>, leur proposition de programme de communication (à mettre en oeuvre en cas de victoire) et les <strong>espaces verts</strong>.</p>
<p style="justify;"><strong>Les parcs et jardins de la Ville sont au nombre de 450</strong> (ce qui représente <strong>38 m² par habitant</strong>)! Ils sont très appréciés (25 millions de visites chaque année) et sont l&#8217;infrastructure de loisir la plus utilisée de la Ville. Les habitants participent d&#8217;ailleurs en partie à leur entretien au travers d&#8217;associations dédiées regroupées au sein du <strong><a href="http://www.bristolparksforum.org.uk/" target="_blank">Bristol Parks Forum</a></strong>. La Ville a voté en 2008 un <strong>plan d&#8217;action pour la biodiversité</strong> ainsi qu&#8217;une stratégie parcs et espaces verts qui acte les priorités en terme de <strong>qualité d&#8217;espaces</strong>, mais aussi de <strong>proximité et de quantité</strong>.</p>
<p style="center;"><a href="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/bristol_300px.jpg"><img class="size-medium wp-image-4638 aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/bristol_300px.jpg" alt="" width="300" height="275" /></a></p>
<p style="justify;">Concernant le management environnemental, <strong>six directions sur les sept que comptent les services municipaux ont un système de gestion environnementale EMAS</strong> (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Eco-Management_and_Audit_Scheme" target="_blank">Eco-Management and Audit Scheme</a>) qui permet à la Ville de Bristol de produire un <strong>rapport annuel de l&#8217;environnement</strong> vérifié par un auditeur externe.</p>
<p style="justify;">Le Bristol Partnership, structure qui rassemble les agences publiques, le secteur privé, le monde associatif, l&#8217;université et les représentants des quartiers, est à l&#8217;origine de la <strong><a href="http://www.bristolpartnership.org/progress/activity/green-capital" target="_blank">Green Capital Initiative</a></strong> qui affiche l&#8217;ambition de faire de Bristol &#8220;<strong><em>une ville faiblement carbonnée avec une grand qualité de vie</em></strong>&#8220;. Le slogan est simple. <em><strong>Bristol : a Green Capital</strong></em>. Cette <strong>mobilisation des acteurs locaux est vraiment importante</strong> si les villes veulent se donner les moyens d&#8217;affronter les crises climatiques, énergétiques et environnementales. Pour aider à atteindre cet objectif, les acteurs locaux sont invités à <a href="http://www.bristolpartnership.org/resources/documents/Green%20capital/Green_Capital_pledge.pdf" target="_blank">s&#8217;engager formellement</a> sur trois points :</p>
<ul>
<li> développer un <strong>plan d&#8217;action</strong>,</li>
<li> en assurer un <strong>suivi régulier et public</strong>,</li>
<li> travailler avec les autres pour <strong>faire une vraie différence</strong>.</li>
</ul>
<p style="justify;">En plus de la compétition européenne, la Ville de Bristol est également reconnue au niveau national. Elle a en effet été désignée <strong><a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/england/bristol/somerset/7462791.stm" target="_blank">première &#8220;cycling city&#8221; d&#8217;Angleterre</a></strong> par le gouvernement britannique qui lui a alloué 11,4 millions de livres sterling pour son plan qui vise à doubler le nombre de cyclistes en installant un <strong>système d&#8217;emprunt de vélo</strong>. Mais un auteur et cycliste de Bristol doute <a href="http://www.guardian.co.uk/environment/blog/2008/jun/19/canbristolbecomeacyclingc" target="_blank">dans le Guardian</a>, et le <a href="http://greenbristolblog.blogspot.com/" target="_blank">Green Bristol Blog</a> dénonce le <strong>mauvais entretien des voies cyclables</strong> par les services municipaux et parle de <strong>problème culturel</strong>&#8230;</p>
<p style="center;"><img class="size-medium wp-image-4641 aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/sus-cities-cover-image_small_2_0.jpg" alt="" width="160" height="113" /></p>
<h3>Entre intentions, affichages et impatience&#8230;</h3>
<p style="justify;">La Ville de Bristol est également <strong>arrivée en tête du Sustainable Cities Index 2008 du <a href="http://www.forumforthefuture.org/" target="_blank">Forum for the future</a></strong>. <a href="http://www.guardian.co.uk/society/2008/nov/10/local-government-recycling-bristol" target="_blank">L&#8217;article du Guardian</a> qui s&#8217;en est fait l&#8217;écho précise que cette première place est due notamment aux <strong>efforts en matière de recyclage et de compostage</strong>, mais que l&#8217;ensemble des habitants avec lesquels le Forum for the Future s&#8217;est entretenu se sont plaints des transports publics. <strong>Cette première place est qualifiée de ridicule sur <a href="http://vowlesthegreen.blogspot.com/2008/11/bristol-greenest-city-or-norwich.html" target="_blank">un blog écolo local</a></strong>.</p>
<p style="justify;">On retrouve des réactions d&#8217;incompréhension concernant la sélection de Bristol dans la short-list européenne dans les commentaires de plusieurs articles l&#8217;annonçant (<a href="http://www.rudi.net/news/15743" target="_blank">ici</a>, <a href="http://bristol.indymedia.org/article/689358?condense_comments=false#comments" target="_blank">là</a> , et surtout <a href="http://www.thisisbristol.co.uk/news/Bristol-shortlisted-green-capital-titlearticle-454526-details/article.html" target="_blank">dans celui du journal This is Bristol</a>).</p>
<blockquote>
<p style="justify;">&#8220;This is surreal. Bristol are still planning to convert the much loved Railway Path into a bus route and are trying to urbanise as many green spaces as they can get away with. Carboot Circus with its massive 2,600 place car park and lack of cycle parking <strong>has cemented the dominance of the car in Bristol.</strong> <strong>Public transport is a joke</strong> <strong>and conditions for walking and cycling still decades behind what is taken for granted in other leading European cities</strong>. One wonders what this Green Capital nonsense can possibly be based on, other than a lot of self-serving hype.&#8221;</p>
</blockquote>
<p style="justify;"><strong>Un billet intitulé <a href="http://thebristolblogger.wordpress.com/2008/11/20/city-of-green-syphilis/" target="_blank">City of green syphilis</a></strong>, publié sur The Bristol Blogger, décrit une <strong>situation peu flatteuse</strong> (le système de transport public très cher et peu performant, le ramassage des ordures pas assez fréquent), liste les <strong>erreurs</strong> (la gare routière distante d&#8217;un mile de la gare ferroviaire) et les <strong>échecs </strong>(le projet de système de transport rapide).  Le commentaire le plus direct se trouve <a href="http://thebristolblogger.wordpress.com/2008/11/06/this-sounds-like-good-value/">sur le même site</a> en réaction à l&#8217;annonce de la sélection de Bristol dans la short-list :</p>
<blockquote><p>&#8220;Shit. If this place is the greenest city in Europe we really are all doomed…&#8221;</p></blockquote>
<p style="center;"><img class="size-full wp-image-4639 aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/greenwash-painting1.jpg" alt="" width="468" height="276" /></p>
<p style="justify;">C&#8217;est assez <strong>révélateur des difficultés que rencontrent les villes à faire leur révolution pour s&#8217;adapter aux défis du 21ème siècle</strong>, du décalage qui apparait entre d&#8217;un côté des <strong>intentions </strong>(peut-être), des <strong>affichages</strong> (sûrement), et de l&#8217;autre une réalité de béton et de pots d&#8217;échappement. Il y a bien sûr une <strong>temporalité des projets urbains</strong> qu&#8217;il n&#8217;est pas simple d&#8217;accélérer, mais aussi une <strong>culture de la voiture</strong> dont il peut être difficile de s&#8217;échapper. Mais ces témoignages révèlent aussi une<strong> impatience et une envie des habitants pour des villes réellement &#8220;vertes&#8221;</strong>. Ce désir est une opportunité incroyable car il se traduit en dynamiques locales.</p>
<h3>Points forts et coup de coeur</h3>
<p style="justify;">Ainsi, <strong>de mon point de vue, le gros point fort de Bristol est son milieu associatif extrêmement impliqué</strong> avec notamment :</p>
<ul>
<li> Plusieurs collectifs engagés POUR la <strong>protection des arbres d&#8217;alignement</strong> (<a href="http://www.bristolstreettrees.org/Information.html" target="_blank">Bristol Street Trees</a>), ou <strong>CONTRE l&#8217;extension de l&#8217;aéroport de Bristol</strong> (<a href="http://www.nobristolairportexpansion.co.uk/" target="_blank">No Bristol Airport Expansion</a>) ;</li>
<li>La <strong>réalisation en 2006 d&#8217;une <a href="http://www.greenmap.org/greenhouse/files/A3%20map_email.pdf" target="_blank">green map</a></strong>, une carte d&#8217;un quartier de la ville représentant les moyens d&#8217;être écolo au quotidien, distribuée gratuitement auprès des 4 200 foyers du quartier ;</li>
<li> <a href="http://www.transitionbristol.net/" target="_blank">Transition Bristol</a>, <strong>collectif qui anime un réseau de quartiers en transition</strong> et dont l&#8217;objectif est de <strong>préparer la transition de la ville vers un territoire faiblement carboné</strong> (pour plus de précisions sur les<strong> transition towns</strong>, lire <a href="http://regimetransitoire.free.fr/index.php?post/2008/08/20/Transition-towns" target="_blank">ce billet</a>) ;</li>
<li> <a href="http://www.ecojam.org/" target="_blank">Ecojam.org</a>, un portail qui recense l&#8217;ensemble des activités vertes, éthiques et locales à Bristol (annuaire, offres d&#8217;emploi, don d&#8217;objets (cf. freecycle), agenda, news, blogs, etc.), et qui accueille le&#8230;</li>
<li> &#8230;<a href="http://www.ecojam.org/interact/discussion" target="_blank">Bristol Sustainability Network</a>, un <strong>forum de discussion</strong> monté pour prolonger des<strong> cafés durables</strong> où &#8220;les problèmes qui comptent&#8221; étaient discutées en utilisant un format de <a href="http://www.energie-cites.eu/IMG/pdf/guide_world_cafe.pdf" target="_blank">world café</a>. De 30 participants, ces sessions ont atteint la centaine de personnes. Une vision de Bristol comme ville durable en 2020 a été développée par les participants qui ont également précisé l<strong>es étapes pratiques </strong>pour y parvenir. Cette vision a ensuite été adoptée par la Green Capital Initiative du Bristol Partnership.</li>
<li>(mise à jour) <a href="http://duo.irational.org/food_for_free/">Bristol Food For Free</a> a cartographié (certes de manière un peu austère) les plantes comestibles poussant sur l&#8217;espace public.</li>
</ul>
<p style="justify;"><strong>Mon coup de coeur n&#8217;est pas associatif, mais une initiative privée</strong>. Il s&#8217;agit du <strong>site <a href="http://www.bristolstreets.co.uk/">bristolstreets.co.uk</a></strong> qui rend accessibles via une interface graphique soignée <strong>toutes les informations dont vous avez besoin pour vous déplacer dans la ville </strong>(horaires et parcours des lignes de bus, stations de taxi, autopartage, bornes vélo, parkings, horaires des trains, des ferry) et bien plus encore (annonces d&#8217;immobilier, localisation des hopitaux, carte de bruit, green map). A chaque fois qu&#8217;une lieu est indiqué, les lignes de bus à proximité sont automatiquement précisées. Dans l&#8217;espace consacré aux déplacements à vélo, les cyclistes déposent leurs commentaires sur la carte concernant leurs difficultés, les passages dangereux, mais aussi les rues calmes.</p>
<p style="center;"><img class="size-full wp-image-4642 aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/bristol_streets.jpg" alt="" width="500" height="301" /></p>
<p style="justify;">Bref, <strong>ce site est un vrai outil pour une meilleure appropriation de la ville par ses habitants et un excellent moyen pour la municipalité d&#8217;avoir un canal de retour d&#8217;information thématique</strong>. Je suis à la fois impressionné par la qualité du site et emballé par les perspectives que cela ouvre.</p>
<p style="justify;">Voilà, ainsi s&#8217;achève ce rapide survol de Bristol comme candidate au titre de capitale verte européenne. Les limites de cette opération et le décalage avec la réalité vécue me sont apparues au fur et à mesure. Ce que je retiens surtout, c&#8217;est <strong>le dynamisme et l&#8217;envie qui transparaissent dans les quelques initiatives</strong> que j&#8217;ai pues repérer. <strong>Bristol n&#8217;est sans doute pas capitale verte européenne, mais elle a le potentiel de ses habitants</strong>!</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Quelles capitales vertes pour l&#8217;Europe ?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/02/27/quelles-capitales-vertes-pour-leurope/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/02/27/quelles-capitales-vertes-pour-leurope/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 12:05:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Créer/Bâtir]]></category>

		<category><![CDATA[architecture]]></category>

		<category><![CDATA[Changement Climatique]]></category>

		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>

		<category><![CDATA[innovation]]></category>

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		<category><![CDATA[Vertes]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="european_green_capital" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/european_green_capital.png" alt="" width="92" height="100" />Ca y est ! Le jury a délibéré et la grande gagnante est...
Non, il ne s'agit ni des oscars, ni des césars, ni des victoires. Il s'agit du choix de la 1ère capitale verte européenne. Brendan vous dévoile tout sur le prix de la capitale verte européenne et vous laisse deviner en commentaire quelles sont les premières villes françaises;-)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ca y est ! Le jury a délibéré et la grande gagnante est&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Non, il ne s&#8217;agit ni des oscars, ni des césars, ni des victoires. Il s&#8217;agit du choix de la 1ère capitale verte européenne.</p>
<p style="text-align: justify;">La Commission européenne a adopté en janvier 2006 sa <strong><a href="http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/l28171.htm" target="_blank">stratégie thématique pour l’environnement urbain</a></strong>. Ce faisant, elle s’est engagée &#8220;<em>à soutenir et à encourager les <strong>villes européennes</strong> à adopter une <strong>approche plus intégrée</strong> de gestion des <strong>centres urbains</strong>, dans le but d’y améliorer la <strong>qualité de vie </strong>et de réduire leur incidence néfaste sur l’environnement.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cela, elle a lancé en mai 2008 <a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm" target="_blank">le prix de la capitale verte européenne</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>35 villes de plus de 200 000 habitants de 17 pays européens ont candidaté</strong> à cette première double sélection. Double car les capitales vertes pour 2010 et 2011 ont été choisies en même temps.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-4263" title="European Green Capital" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/europeangreencapital.png" alt="" width="500" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/docs/apply/eval-report_2010_2011.pdf" target="_blank">Le rapport d&#8217;évaluation</a> est tout à fait intéressant à parcourir. Il indique les t<strong>rois critères d&#8217;évaluation</strong> retenus.</p>
<p style="text-align: justify;">La capitale verte de l&#8217;Europe est <strong>la ville la plus &#8220;verte&#8221;</strong>, ce qui est défini par l&#8217;état de l&#8217;environnement urbain évalué par <strong>10 critères</strong> (contribution locale au changement climatique, transport local, disponibilité d&#8217;espaces ouverts au public, qualité de l&#8217;air ambiant, pollution sonore, production de déchets et leur gestion, consommation d&#8217;eau, traitement des eaux usées, management environnemental de la collectivité, gestion durable de l&#8217;espace).</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">&#8220;<em>It is important to note that achievement in relation to improving the current state of environment not only depends on initiatives implemented by the city itself but also on legal, economic and/or other initiatives stemming from the national government, initiatives from private enterprises or private funds and the level of awareness of the citizens.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">&#8220;<em>Il est important de noter que <strong>la capacité à améliorer l&#8217;état actuel de l&#8217;environnement ne dépend pas seulement des initiatives mises en œuvre par la ville elle-même mais aussi d&#8217;initiatives juridiques, économiques  et / ou d&#8217;autres initiatives qui dépendent du gouvernement national, d&#8217;initiatives d&#8217;entreprises privées ou de fonds privés et du niveau de sensibilisation des citoyens.</strong></em>&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis ravi qu&#8217;au delà de l&#8217;action de la municipalité, les efforts des acteurs du territoire soient pris en compte. Une ville ne peut pas être &#8220;verte&#8221; sans le concours actif de ses habitants, de ses entreprises, de ses associations.</p>
<p style="text-align: justify;">Le prix de la capitale verte de l&#8217;Europe récompense également <strong>une ville qui a mis en oeuvre les mesures les plus innovantes et les plus efficaces et qui s&#8217;est engagée à poursuivre ces efforts dans le futur</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le prix doit récompenser <strong>une ville qui puisse devenir un modèle et une source d&#8217;inspiration pour les autres villes européennes</strong> et qui développe pour cela une ambitieuse stratégie de communication.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Parmi les 35 candidates, deux villes françaises. Petit jeux, je vous propose de deviner lesquelles en commentaire (je ne les avais pas trouvées personnellement)</strong>. Elles ont finies 21ème et 22ème et une des deux villes a un zéro pointé en lutte contre le changement climatique (c&#8217;est un peu la honte, non ?).</p>
<p style="text-align: justify;">Huit villes finalistes ont été retenues.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">• Amsterdam<br />
• Bristol<br />
• Copenhagen<br />
• Freiburg<br />
• Hamburg<br />
• Münster<br />
• Oslo<br />
• Stockholm</p>
<p style="text-align: justify;">Chacune de ces villes peut déjà être considérée comme un modèle. <a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/av/videos/egc_finalists_2010_2011_video.html" target="_blank">La vidéo de présentation des finalistes </a>permet de se faire une idée rapidement des atouts mis en avant par chaque candidate.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="295" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/4u6sCZ3nRZw&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="295" src="http://www.youtube.com/v/4u6sCZ3nRZw&amp;hl=fr&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les deux villes arrivées en tête, Stockholm et Hambourg ont été respectivement nommées capitale verte pour 2010 et 2011</strong>. Je reviendrai plus en détail sur les actions mises en place dans ces deux villes dans deux prochains billets&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><strong>++ <a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm" target="_blank">European Green Capital</a></strong></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi n&#8217;agissons nous pas plus ?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/02/11/pourquoi-nagissons-nous-pas-plus/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/02/11/pourquoi-nagissons-nous-pas-plus/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 08:13:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agir/Grandir]]></category>

		<category><![CDATA[Action]]></category>

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		<category><![CDATA[Changement Climatique]]></category>

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		<category><![CDATA[Risque]]></category>

		<category><![CDATA[Risques]]></category>

		<category><![CDATA[Sentiment]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que la connaissance scientifique autour du changement climatique est établie et partagée, les changements de comportement se font encore à la marge. Comment peut-on expliquer ce décalage? Lisa Bennett, directeur de la communication du Center for ecoliteracy, une association américaine d'éducation aux modes de vie durables, fait le point dans un article, publié dans la revue californienne Greater good magazine. Ce billet traduit grossièrement les principales lignes de l'article...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que la connaissance scientifique autour du changement climatique est établie et partagée, les changements de comportement se font encore à la marge. Comment peut-on expliquer ce décalage ? Lisa Bennett, directeur de la communication du <a href="http://www.ecoliteracy.org/index.html" target="_blank">Center for Ecoliteracy</a>, une association américaine d&#8217;éducation aux modes de vie durables, fait le point dans <a href="http://greatergood.berkeley.edu/greatergood/2008fall/Bennett050.php" target="_blank">un article</a>, publié dans la revue californienne <a href="http://greatergood.berkeley.edu/greatergood/" target="_blank">Greater Good Magazine</a>. Ce billet traduit grossièrement les principales lignes de l&#8217;article&#8230;<span id="more-3797"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://greatergood.berkeley.edu/greatergood/2008fall/index.php" target="_blank"><img class="aligncenter" src="http://greatergood.berkeley.edu/greatergood/images/Cover_Volume_V_Issue_2s.jpg" alt="" width="189" height="239" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs en sciences sociales cherchent à expliquer nos réponses limitées au changement climatique. Parmi les facteurs les plus signifiants qu&#8217;ils mettent en avant, la façon dont nous sommes psychologiquement câblés et socialement conditionnés pour répondre aux crises nous rend mal adaptés à réagir à la menace abstraite et apparemment lointaine posée que constitue le changement climatique.</p>
<h3><strong>Ressentir le risque du changement climatique</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un nombre significatif de chercheurs s&#8217;intéressent à la façon dont les gens décident de ce qui est vraiment mauvais pour eux. Ils soutiennent qu&#8217;il y a en général deux façons d&#8217;évaluer un risque comme le changement climatique: soit de façon analytique en prenant des décisions logiques, soit de façon émotionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Pour la plupart d&#8217;entre nous, la plupart du temps, le risque n&#8217;est pas une statistique,</em>&#8221; explique <a href="http://www.cred.columbia.edu/about/people/weber/" target="_blank">Elke Weber</a> du département de psychologie de l&#8217;université de Columbia et co-directrice du <a href="http://www.cred.columbia.edu/" target="_blank">Center for Research on Environmental Decisions (CRED)</a>. &#8220;<em><strong>Le risque est un sentiment.</strong> Nous sommes influencés par nos sentiments, et ces sentiments, qui constituent une part essentielle du processus de prise de décision, peuvent être de mauvais conseillers en fonction du risque impliqué.</em>&#8221; &#8220;<em>Si j&#8217;ai peur, ça éclipse toutes les informations statistiques.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3802 aligncenter" title="Play at your own risk" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/204943_9062.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les émotions, plus que tout, sont ce qui nous motive à agir. Des décennies de recherche en décision comportementale ont montré que <strong>la plupart des gens doivent ressentir un risque avant d&#8217;y faire quoi que ce soit</strong>. Ainsi, selon <a href="http://www.decisionresearch.org/people/slovic/" target="_blank">Paul Slovic</a>, professeur de psychologie à l&#8217;université d&#8217;Oregon, notre réponse limitée au changement climatique peut être comparée à nos réponses limitées aux génocides. Les statistiques sont écrasantes mais restent abstraites et ne nous inspirent pas d&#8217;empathie pour les victimes. La conséquence est que nous ne parvenons pas à prendre les mesures appropriées.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les autres comme pour nous mêmes, <strong>ce sont les émotions, comme la peur ou l&#8217;anxiété, qui nous poussent à nous protéger du risque</strong>. C&#8217;est là que la situation est délicate avec le changement climatique, car, d&#8217;après Elke Weber, nos émotions sont conditionnées par deux formes d&#8217;expérience : soit l&#8217;expérience personnelle directe, soit l&#8217;expérience liée à l&#8217;évolution de l&#8217;espèce. Or, <strong>nous n&#8217;avons aucune expérience du changement climatique, ni personnelle, ni dans l&#8217;histoire de l&#8217;espèce humaine</strong>. Aussi dramatiques que puissent l&#8217;être les scénarios, nous ne pouvons les ressentir car nous ne les avons pas (encore) expérimentés. Le changement climatique causé par les hommes est simplement sans précédent.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons appréhender le changement climatique de manière analytique, mais pas en ressentir les dangers car nous ne l&#8217;avons pas encore vécu. Or <strong>ce sont principalement les émotions qui nous poussent à agir. Il nous manque donc un aiguillon fondamental pour passer à l&#8217;action et nous protéger individuellement et en tant qu&#8217;espèce</strong>.</p>
<h3><strong>Le timing</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Nous sous-estimons les risques liés au changement climatique. Ce n&#8217;est pas franchement une surprise pour Slovic qui rappelle qu&#8217;&#8221;<em>on ne fait pas grand cas des conséquences néfastes futures, surtout si elles impliquent de devoir reporter des avantages immédiats</em>&#8220;. Il lie d&#8217;ailleurs notre attitude face au changement climatique à celle des adolescents face au tabac. &#8220;<em>Le risque futur n&#8217;est pas imaginable et ça tend à rendre les gens plus complaisants.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3804 aligncenter" title="Timing" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/1085939_65119187.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<h3><strong>Réalité contre conception du monde</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Un troisième obstacle qui limite la réponse des gens au changement climatique (et même leur disposition à y croire) est aussi un des plus insoluble. Dans une série d&#8217;études récentes un groupe d&#8217;universitaires de Yale et d&#8217;autres universités ont étudié comment les valeurs culturelles façonnent nos perceptions du risque. Leurs résultats : <strong>les gens peuvent simplement nier les preuves qui s&#8217;opposent à leur conception du monde</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Dans une certaine mesure, notre attitude face au risque et nos comportements ne sont pas juste conditionnés par les faits bruts, mais par notre positionnement au monde,</em>&#8221; dit Slovic.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas du changement climatique, les chercheurs ont trouvé deux conceptions générales du monde qui semblaient avoir le plus d&#8217;influence sur la perception et l&#8217;action. Un groupe, les &#8220;égalitariens&#8221;, correspond aux personnes qui préfèrent une société où les richesses, le pouvoir et les opportunités sont largement distribués. Les chercheurs ont appelé l&#8217;autre groupe les &#8220;hiérarchistes&#8221;, ceux qui préfèrent une société linéaire dans sa structure avec des leaders en haut et les autres en dessous.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Ce que nous avons vu dans cette recherche, c&#8217;est que les égalitariens sont généralement plus concernés par les risques environnementaux. Les hiérarchistes le sont moins.</em>&#8221; En fait, il explique que <strong>pour la perception des risques, notre conception du monde a beaucoup plus d&#8217;influence que d&#8217;autres caractéristiques individuelles</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3801 aligncenter" title="Fear Peur" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/1078872_44288931.jpg" alt="" width="500" height="358" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les chercheurs ont également trouvé que lorsque les &#8220;solutions&#8221; au changement climatique proposées s&#8217;opposaient aux conceptions du monde des gens, ceux-ci ont tendance à rejeter la preuve du problème en même temps. Par exemple, dans une expérience, deux articles de journaux présentant le changement climatique dans les mêmes termes mais proposant des solutions différentes (plus de régulation ou plus de nucléaire) ont été présentés à deux groupes. Lorsque les hiérarchistes recevaient l&#8217;article qui proposait plus de régulation, ils avaient plus tendance à rejeter le changement climatique comme étant un problème que s&#8217;ils avaient eu l&#8217;article proposant plus de nucléaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette recherche permet de mieux comprendre les attitudes des climat-sceptiques. Elle met aussi en évidence la difficulté de communiquer quand les conceptions du monde des gens sont contestées. &#8220;<em><strong>La chose vraiment déconcertante avec ce travail est que ça montre la difficulté de changer les opinions et les comportements des gens avec des informations factuelles. Les gens refusent l&#8217;information pour garder leur conception du monde intacte.</strong></em>&#8221; D&#8217;après Slovic, ils s&#8217;accrochent à leur conception du monde car beaucoup de leur identité personnelle et de leurs réseaux sociaux servent à la maintenir.</p>
<h3><strong>Des futurs angoissants, des actions pleines d&#8217;espoir</strong></h3>
<p>Avec autant d&#8217;obstacles au passage à l&#8217;acte, quelles recommandations peut-on émettre ?</p>
<p style="text-align: justify;">1. <strong><span style="color: #000080;">La communication sur le changement climatique doit jouer sur les émotions des gens et déclencher la peur</span>.</strong> Cela signifie insister sur les conséquences dramatiques à venir. &#8220;<em>Ce sont seulement la nature potentiellement catastrophique d&#8217;un changement climatique rapide et la dimension globale de ses effets à même de créer des difficultés pour les générations futures qui ont le potentiel pour faire naitre une réaction viscérale au risque,</em>&#8221; indique Elke Weber.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Slovic, cela signifie <strong>rendre les difficultés futures réelles, imaginables, personnelles et crédibles</strong>. En appuyant sur la peur, il faut cependant être prudent avertit Weber. &#8220;<em>Si les gens sont effrayés mais ne voient pas d&#8217;issue, ça les rend dysfonctionnels et les paralyse. Ils changeront de chaîne et regarderont Britney Spears à la place.</em>&#8221; Cela mène à une seconde recommandation.</p>
<p style="text-align: justify;">2. <strong><span style="color: #000080;">Les gens doivent se voir offrir un ensemble d&#8217;action qu&#8217;ils peuvent prendre pour combattre le changement climatique</span>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">3. Enfin, derrière les nombreuses petites solutions d&#8217;économie d&#8217;énergie que les gens peuvent prendre, combattre le changement climatique va nécessiter de <span style="color: #000080;"><strong>rendre les gens plus conscients des changements de vie à grande échelle qui feront réellement une différence</strong></span>. &#8220;<em>Je ne veux pas avoir à prendre un million de petites décisions,</em>&#8221; dit Baruch Fischoff, ancien Président de la Société pour l&#8217;analyse des risques. &#8220;<em>Je voudrais voir des gens travailler pour moi à des façons alternatives d&#8217;organiser ma vie qui en feront un mode de vie durable.</em>&#8220;</p>
<p>_______________________</p>
<p>Je ne suis pas l&#8217;auteur de l&#8217;article dont je me fais le relais, mais il m&#8217;a semblé suffisamment stimulant pour souhaiter le partager.  L&#8217;utilisation de la peur notamment me semble un sujet de discussion intéressant&#8230;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #008000;"><strong>++Liens++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><a href="http://www.cred.columbia.edu/pdfs/publications/Weber_ClimaticChange2006.pdf" target="_blank">Elke Weber, 2006: Experience-Based and Description-Based Perceptions of Long Term Risk: Why Global Warming Does Not Scare Us (Yet) Climactic Change 77, 103-120</a></li>
<li><a href="http://greatergood.berkeley.edu/greatergood/" target="_blank">Greater Good Magazine</a></li>
<li><a href="http://www.ecoliteracy.org/index.html" target="_blank">Center for Ecoliteracy</a></li>
<li><a href="http://www.cred.columbia.edu/" target="_blank">Center for Research on Environmental Decisions (CRED)</a></li>
<li><a href="http://nature-humaine.fr/" target="_blank">Les lettres de l&#8217;association Nature Humaine</a></li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2009/01/13/nous-sommes-tous-des-createurs-de-valeur/" target="_blank">Nous en sommes tous capables</a>, Ecolo-Info, 13 Janvier 2009</li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2009/01/05/comment-faire-partie-de-la-solution-ecolo-info-actsense-36/" target="_blank">Comment faire partie de la solution?</a>, Ecolo-Info, 5 janvier 2009</li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2008/08/04/actsense-15-imaginez-un-monde-sans/" target="_blank">Imaginez un monde sans&#8230;</a>, Ecolo-Info, 4 Août 2008</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Nous en sommes tous capables!</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/01/13/nous-sommes-tous-des-createurs-de-valeur/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Jan 2009 21:51:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[Action collective]]></category>

		<category><![CDATA[changement]]></category>

		<category><![CDATA[Colin Beavan]]></category>

		<category><![CDATA[Ecogestes]]></category>

		<category><![CDATA[Hervé Kempf]]></category>

		<category><![CDATA[Individualisme]]></category>

		<category><![CDATA[James Gustav Speth]]></category>

		<category><![CDATA[No Impact Man]]></category>

		<category><![CDATA[Pierre Radanne]]></category>

		<category><![CDATA[Solidaire]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="noimpactman" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/noimpactman.png" alt="" width="132" height="132" />Après Anne-Sophie, Brendan réagit aussi à l'article d'Hélène Crié-Wiesner sur rue89... mais il pose d'autres questions: et si le changement systémique souhaité par les deux auteurs passait avant tout par une évolution individuelle? Si nous voulons que le système change, il faut que nous changions. Pour changer, il faut agir. Agir procure un sentiment d'accomplissement personnel et permet de lutter contre l'angoisse refoulée générée par la prise de conscience du réchauffement climatique. Alors qu'attendons nous pour être des acteurs à part entière?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Comme <a href="http://ecoloinfo.com/2009/01/12/systeme-dexploitation-capitalisme-219-cherche-solution-de-debogage-actsense-37-kempf/" target="_blank">Anne-Sophie lundi</a>, j&#8217;ai moi aussi lu <a href="ttp://www.rue89.com/american-ecolo/2009/01/08/ecologie-pour-sauver-la-planete-les-petits-gestes-ne-suffisent-pas" target="_blank">le billet</a> d&#8217;Hélène Crié-Wiesner sur rue89 au sujet de &#8220;<span style="text-decoration: underline;"><em>The Bridge at The Edge of The World: capitalism, the environment, and crossing from crisis to sustainability</em></span>&#8221; de James Gustav Speth et &#8220;<span style="text-decoration: underline;"><em>Pour sauver la planète, sortez du capitalisme</em></span>&#8221; de Hervé Kempf, journaliste au Monde, qui pointent les limites des efforts individuels et qui prônent une rupture avec le capitalisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Gus Speth, &#8220;<strong><em>la situation requiert des changements plus profonds et plus systémiques que l’approche environnementale en vigueur aujourd’hui. On doit complètement changer le système</em></strong>.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour Hervé Kempf, &#8220;<em>chacun, chaque groupe, pourrait dans son coin réaliser son bout d’utopie. Il se ferait sans doute plaisir, mais cela ne changerait pas grand-chose au système, puisque sa force découle du fait que les agents adoptent un comportement individualiste. (…) <strong>L’enjeu n’est pas de lancer des alternatives. Il est de marginaliser le principe de maximisation du profit en plaçant la logique coopérative au cœur du système économique</strong>.</em>&#8220;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://noimpactman.typepad.com/" target="_blank"><img class="size-full wp-image-3127 aligncenter" title="No Impact Man Header" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/impactheader.jpg" alt="" width="500" height="179" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Que les petits gestes individuels soient complètement insuffisants, ce n&#8217;est pas une nouveauté. Alors <strong>point de salut hors d&#8217;un mouvement collectif?</strong> Quelle différence peut faire un individu dans la lutte contre le changement climatique? C&#8217;est à cette question que Colin Beavan a apporté son point de vue récemment dans <a href="http://www.worldchanging.com/archives//009204.html" target="_self">un billet publié sur le site worldchanging.com</a>. Colin Beavan, il y a peu de chance que vous le connaissiez. Mais si vous êtes un lecteur de blogs environnementaux US, vous n&#8217;avez pas pu passer à côté. Il écrit le blog <a href="http://noimpactman.typepad.com/" target="_blank">NoImpactMan.com</a> où il relate son expérience de changement radical de style de vie.</p>
<p>Voici son propos :</p>
<ol>
<li> <strong>Il y a un cas de figure où une personne n&#8217;a aucune influence, c&#8217;est quand elle de tente rien</strong>.</li>
<li> Bien sûr, une action collective est nécessaire et cela passe par une pensée et une action politique.</li>
<li> <strong>L&#8217;action collective a d&#8217;autant plus d&#8217;impact qu&#8217;elle est portée par des personnes qui sont cohérentes dans leurs actions individuelles</strong>.</li>
<li> Nous avons besoin d&#8217;un changement de culture et ça ne se décrète pas dans les cabinets ministériels. C&#8217;est le coeur et l&#8217;esprit qui doivent évoluer, et ça c&#8217;est une affaire d&#8217;individus.</li>
<li> <strong>Si nous voulons que le système change, il faut que nous changions</strong>.</li>
<li> Nous devons adopter un nouveau modèle de &#8220;citoyen engagé&#8221; dans lequel on réalise que notre comportement influe sur notre environnement. Nous devons amener la démocratie participative à un niveau supérieur où on ne se contente pas de voter pour nos dirigeants mais où l&#8217;on prend la responsabilité de créer une nouvelle culture.</li>
<li> <strong>On y gagne le sentiment d&#8217;une vie pleinement vécue où l&#8217;on n&#8217;est plus la victime d&#8217;un système mais maître de son destin</strong>.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il dépasse clairement les simples bons gestes pour prôner un rôle culturel actif, mais rattache le changement systémique souhaité par Gus Speth et Hervé Kempf à une évolution individuelle en premier lieu</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3128 aligncenter" title="Pierre Radanne" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/radanne_upedd-738009.jpg" alt="" width="220" height="174" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il me semble également important de noter <strong>le sentiment d&#8217;accomplissement personnel qu&#8217;apporte, selon Colin Beavan, l&#8217;action</strong>. Pierre Radanne ne tient pas des propos très éloignés dans <a href="http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2008/12/29/article_pierre-radanne-comment-gerer-l-angoisse.shtml" target="_blank">un entretien récent</a> à <span style="text-decoration: underline;"><em>La Voix du Nord</em></span> quand il explique que <strong>l&#8217;action permet de lutter contre l&#8217;angoisse refoulée générée par la prise de conscience du réchauffement climatique</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faudrait donc continuer à faire prendre conscience du réchauffement climatique, mais sans doute travailler beaucoup plus à placer les gens en position d&#8217;être acteurs à part entière</strong>, d&#8217;être une part de la solution <a href="http://ecoloinfo.com/2009/01/05/comment-faire-partie-de-la-solution-ecolo-info-actsense-36/" target="_blank">comme le rapportait Anne-Sophie dans un récent billet.</a> Les collectivités locales qui établissent des plans climat travaillent beaucoup sur les aspects relevant de leurs compétences, elles pourraient aussi sans doute agir pour la mise en mouvement de leurs habitants, entreprises et associations en créant les <strong>conditions d&#8217;une implication active dans les actions locales de ce défi planétaire</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #008000;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><strong>P</strong><strong>our sauver la planète, sortez du capitalisme</strong><em> d’Hervé Kempf - éd. du Seuil - 14€.</em></li>
<li><a href="http://www.reporterre.net/" target="_blank">Reporterre.net</a>, le site d’Hervé Kempf</li>
<li><strong>The Bridge at The Edge of the World</strong><em> de James Gustave Speth - Yale University Press - 320p., env. 28$. </em></li>
<li><a href="http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2008/12/29/article_pierre-radanne-comment-gerer-l-angoisse.shtml" target="_blank">Pierre Radanne: &#8220;Comment gérer l&#8217;angoisse&#8221; - La Voix du Nord</a>, 29 Décembre 2008</li>
<li><a href="http://noimpactman.typepad.com" target="_blank">No Impact Man</a></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
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		</item>
		<item>
		<title>Alerte Orange pour la consommation électrique en Bretagne</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2008/12/09/alerte-orange-pour-la-consommation-electrique-en-bretagne/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2008/12/09/alerte-orange-pour-la-consommation-electrique-en-bretagne/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2008 21:56:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agir/Grandir]]></category>

		<category><![CDATA[collectivité]]></category>

		<category><![CDATA[consommation électrique]]></category>

		<category><![CDATA[ouest-ecowatt]]></category>

		<category><![CDATA[Réseau de Transport d'Electricité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecoloinfo.com/?p=2408</guid>
		<description><![CDATA[<img class="left" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2008/12/2007_crb_production-nrjcarte1-300x204.jpg" alt="Carte de production d'énergie pour la Bretagne" width="150" height="120" />Hier en fin de journée, la Bretagne a été placée pendant quelques heures en alerte orange pour la consommation d'électricité. Alerte orange? S'agit-il de Météo-France? Non. L'avis émane de RTE (Réseau de Transport d'Electricité), responsable de l'acheminement de l'électricité des sites de production jusqu'aux consommateurs. De quoi se pencher un peu sur la production de courant breton et les outils qui existent pour aider la population à anticiper les pics de consommation...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Hier en fin de journée, la Bretagne a été placée pendant quelques heures en alerte orange pour la consommation d&#8217;électricité. Alerte orange? S&#8217;agit-il de Météo-France? Non. L&#8217;avis émane de <strong><a href="http://www.rte-france.com/" target="_blank">RTE</a> (Réseau de Transport d&#8217;Electricité)</strong>, responsable de l&#8217;acheminement de l&#8217;électricité des sites de production jusqu&#8217;aux consommateurs.<span id="more-2408"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut savoir que <strong>la Bretagne est très dépendante en terme de production d&#8217;électricité puisqu&#8217;elle ne produit que 5% de l&#8217;électricité qu&#8217;elle consomme</strong>. Alors d&#8217;où vient le courant breton? La plupart du temps, principalement des centrales nucléaires de Flamanville et Chinon. Il s&#8217;agit de la base. Mais quand la demande explose, par temps de froid, avec le chauffage électrique, les sites produisant le courant de base ne peuvent simplement pas augmenter leur production pour répondre à la demande. On fait donc appel à des productions de pointe. Pour la Bretagne, il s&#8217;agit des centrales thermiques de Cordemais en Loire-Atlantique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation a deux conséquences :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">1) le risque de black-out en Bretagne est réel en cas de grand froid, et<br />
2) les productions d&#8217;électricité de pointe sont très chargées en carbone.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.region-bretagne.fr/CRB/Public/toute_lactualite/les_archives/environnement/un_plan_energie" target="_blank"><img class="size-medium wp-image-2405" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2008/12/2007_crb_production-nrjcarte1-300x204.jpg" alt="Carte de production d'énergie pour la Bretagne" width="300" height="204" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><em>Carte de production d&#8217;énergie pour la Bretagne</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><br />
</em></p>
<h3><strong>Comment éviter cette situation ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Tout d&#8217;abord en étant averti (non, je n&#8217;ai pas dit &#8220;au courant&#8221;:) lorsque la situation se présente. C&#8217;est le rôle du site <a title="http://www.ouest-ecowatt.com" href="http://www.ouest-ecowatt.com" target="_blank">ouest-ecowatt.com</a>, mis en place par le RTE pour informer les bretons des pics de consommation. Il est possible de s&#8217;inscrire pour recevoir les alertes (orange ou rouge) par mail, sms ou via un fil rss.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-2406" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2008/12/ecowatt.jpg" alt="Ouest-Ecowatt" width="500" height="324" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ouest-Ecowatt</em></p>
<h3><strong>Comment réagir ?</strong></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Chacun peut diminuer ses consommations d&#8217;électricité domestique en supprimant les consommations non nécessaires</strong> (ordinateur allumé en permanence, pièces vides éclairées), en reportant de quelques heures lave-linge et lave-vaisselle, en utilisant une autre énergie (la gazinière plutôt que le micro-onde), voire en changeant momentanément ses habitudes (préférer pour une fois la radio à la télévision, le livre au film).</p>
<p style="text-align: justify;">De manière plus indolore, il existe un système automatique plus souple,<strong> la mombox de la société <a href="http://www.voltalis.com/" target="_blank">Voltalis</a></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Présentation :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Pour permettre à un particulier de participer à la régulation profonde, VOLTALIS met à sa disposition une MOMBOX, installée au sein du logement et raccordée à l’installation électrique, typiquement au tableau électrique.</p>
<p style="text-align: justify;">La MOMBOX est un boîtier communicant, radicalement innovant qui assure à la fois le suivi détaillé de la consommation de son logement, et pilote les modulations ponctuelles dont le réseau peut avoir besoin car la MOMBOX en est informée en temps réel par Internet via les serveurs de VOLTALIS.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de l’installation de la MOMBOX, le particulier choisit les appareils qu’il sera le plus utile de moduler. Ce sont en général les appareils thermiques (chauffage, eau chaude sanitaire, climatiseurs) qui sont les plus gros consommateurs d’électricité sur une année. Ces appareils sont aussi ceux dont le fonctionnement est le plus souple. Suspendre à un moment donné un radiateur pendant un quart d’heure ou une demi-heure, sera à peine perceptible.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><img class="center aligncenter" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2008/12/mombox2.jpg" alt="mombox" width="150" height="161" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec l&#8217;ouverture des marchés, Voltalis peut revendre la production virtuelle d&#8217;énergie (en fait de l&#8217;énergie non consommée) à RTE qui n&#8217;a plus besoin de faire appel aux producteurs traditionnels pour garantir la stabilité du réseau</strong>. La mombox est installée gratuitement chez les particuliers qui se voient ensuite indemnisés pour leur réduction de consommation (de 50 à 100 euros annuellement) et qui bénéficient une deuxième fois des économies d’énergie liées aux coupures via la réduction de leur facture d’électricité.</p>
<h3>Et au-delà ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour que ces actions individuelles aient un impact sur le profil de consommation régionale il est nécessaire qu&#8217;elles soient massivement adoptées. Une telle chose n&#8217;arrivera pas si la responsabilité de la maîtrise des consommations électrique est portée uniquement par les bretons en rentrant chez eux. I<strong>l est nécessaire que les actions individuelles soient replacées dans un cadre collectif</strong>. Cela passe par :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">1) <strong>la diffusion massive de l&#8217;alerte orange par tous les médias</strong> locaux (sites Internet, télévision, radio, presse) et nationaux (au même titre que les alertes météo) ;</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">2) <strong>l&#8217;exemplarité des collectivités locales</strong> en interne (diffusion de l&#8217;alerte aux agents, consignes spécifiques d&#8217;extinction de matériel), avec des mesures symboliques (extinction de l&#8217;éclairage des monumements par exemple), mais aussi des mesures plus efficaces et parfois moins visibles ;</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">3) <strong>le retour d&#8217;information de RTE</strong>, via le site dédié, une fois l&#8217;alerte passée, sur le niveau de consommation prévu, sur le niveau atteint, et donc sur les économies d&#8217;électricité (les négawatt) collectivement obtenues. Et plus cette information peut être localisée, meilleur est le retour. Que serait un téléthon sans grand compteur et sans reportages sur les actions et le niveau des dons dans une multitude de lieux ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le site <a href="http://www.ouest-ecowatt.com" target="_blank">ouest-ecowatt.com</a> a le grand mérite d&#8217;exister. Faisons le connaitre, proposons des améliorations à ses concepteurs et faisons en sorte de ne pas être les seuls à agir pour éviter le bug !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ecoloinfo.com/2008/12/09/alerte-orange-pour-la-consommation-electrique-en-bretagne/feed/</wfw:commentRss>
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		<item>
		<title>Ville désirable et ville repoussoir</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2008/11/27/ville-desirable-et-ville-repoussoir/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 12:17:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[Désirable]]></category>

		<category><![CDATA[durable]]></category>

		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>

		<category><![CDATA[ville]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" src="http://www.building.co.uk/Pictures/web/t/o/c/Foster_Masdar_1.jpg" alt="Masdar City" width="150" height="110" />J'ai eu la chance de participer avec une quarantaine d'invités au 3ème séminaire de prospective Imagine organisé par Energie-Cités les 19 et 20 novembre dernier. Intitulé "Changer de cap! Vers un futur durable… et désirable", il s'appuie sur le constat que notre mode de développement n'est vraiment plus durable et sur l'idée qu'il est possible de relever le défi du changement de cap, à condition de construire et partager une vision d'un futur désirable et de revisiter toutes nos politiques à l'aune de ce nouveau paradigme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai eu la chance de participer avec une quarantaine d&#8217;invités au 3ème séminaire de prospective <a href="http://www.energie-cites.eu/-IMAGINE-" target="_blank">Imagine</a> organisé par <a href="http://www.energie-cites.eu/" target="_blank">Energie-Cités</a> les 19 et 20 novembre dernier. Intitulé &#8220;<em>Changer de cap! Vers un futur durable… et désirable</em>&#8220;, il s&#8217;appuie sur le constat que notre mode de développement n&#8217;est vraiment plus durable et sur l&#8217;idée qu&#8217;il est possible de relever le défi du changement de cap, à condition de construire et partager une vision d&#8217;un futur désirable et de revisiter toutes nos politiques à l&#8217;aune de ce nouveau paradigme.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce séminaire visait donc à répondre aux questions suivantes :</p>
<ul>
<li>Pourquoi changer de cap ? Pour aller vers quoi ?</li>
<li>Comment construire / partager une vision d&#8217;un futur énergétique désirable dans ma ville ?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le séminaire, très riche et dense, a été articulé autour de différents temps : des réflexions en groupe, des interventions permettant d&#8217;éclairer la problématique, des témoignages et beaucoup d&#8217;échanges.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais profiter de ce billet pour revenir sur la communication faite par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Bourg" target="_blank">Dominique Bourg</a>, Directeur de l&#8217;Institut des Politiques Territoriales et de l&#8217;Environnement Humain à l&#8217;Université de Lausanne, et intitulée &#8220;Ville désirable et ville repoussoir&#8221;.</p>
<h3>Deux visions opposées de la ville durable</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il a opposé deux conceptions de la ville durable</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une vision techniciste</strong> où la ville est réduite &#8220;<em>à la <strong>performance thermique et carbone des bâtiments</strong>, aux <strong>i</strong><strong>nfrastructures de transport</strong> mises à disposition des usagers, aux <strong>installations de traitement des déchets</strong> et de recyclage et, in fine, à une <strong>forme d&#8217;idéal d&#8217;un contrôle technologique sans faille des flux d&#8217;énergie et de matières</strong></em>&#8220;, à l&#8217;image du projet de ville durable, Masdar City (près d&#8217;Abu Dabi), qui relève pourtant du label One Planet Living du WWF.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.building.co.uk/Pictures/web/t/o/c/Foster_Masdar_1.jpg" alt="Masdar City" width="436" height="309" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y a opposé une ville &#8220;<em>solidaire d&#8217;un effort plus général (national au moins) de régulation des comportements, suscitant ou recueillant les initiatives de ses habitants, encline à entrelacer autant que possible en son sein le naturel, un sens d&#8217;abord sensible, et l&#8217;artificie</em>l</strong>&#8220;. Il l&#8217;a décrite comme &#8220;<em>une ville entrelaçant artefact et nature, densité et présence de la nature sensible, ménageant des espaces à la culture et au maréchage, voire au sauvage (les renards de Lausanne), laissant une large place aux murs et toits végétalisés, dotés pour certains de fonctions d&#8217;épuration, avec là aussi une circulation aérienne de l&#8217;eau. Cette ville s&#8217;apparentrait à une ville-agora, laboratoire de pratiques et de régulations nouvelles, par exemple l&#8217;économie de fonctionnalité (substitution de la vente de l&#8217;usage des biens à celle des biens eux-mêmes) et des échanges non monétaires, etc</em>.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">Il a argumenté sa distinction sur la <strong>double représentation</strong> qui nous a conduit, selon lui, à <strong>l&#8217;impasse écologique actuelle</strong>: &#8220;<em>d&#8217;un côté celle d&#8217;une <strong>nature réduite à un stock d&#8217;énergie et de ressources</strong>, réputée maîtrisable par les sciences et techniques, et de l&#8217;autre, celle d&#8217;une <strong>société prioritairement conçue au travers du marché</strong>, organisée de telle sorte que les individus puissent y maximiser leurs satisfactions matérielles</em>&#8220;.</p>
<h3>Quel territoire durable voulez vous?</h3>
<p style="text-align: justify;">Il a ensuite précisé qu&#8217;<strong>il ne pourrait y avoir durabilité</strong>, et donc sortie de la crise écologique que nous connaissons, <strong>sans &#8220;</strong><em><strong>dépassement critique et progressif</strong></em><strong>&#8221; de cette double représentation</strong>. Des technologies adaptées sont nécessaires, mais leur impact dépend de régulation des comportements et même de modes de vie et de pensée différents.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Si après avoir remboursé votre pompe à chaleur vous réinvestissez l&#8217;argent épargné dans des voyages intercontinentaux, le climat n&#8217;y gagnera rien. Pour éviter ce phénomène, il faut introduire des instruments comme des <strong>surtaxes carbone ou des quotas individuels </strong>; or, ceux-ci entrent en <strong>contradiction avec la liberté d&#8217;indifférence chère aux modernes, dont le marché est l&#8217;expression par excellence</strong>. C&#8217;est à une telle condition que quelque chose comme la durabilité peut être construite. Celle-ci dépasse le seul bâti et même l&#8217;urbanisme</em>.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">Si je reprends de grandes parties de son intervention, c&#8217;est qu&#8217;elle présente de manière extrèmement claire, des éléments fondamentaux pour toute personne s&#8217;intéressant à l&#8217;évolution de nos villes vers des modèles plus durables. Il me semble que <strong>l&#8217;écueil d&#8217;une vision trop techniciste qu&#8217;il dénonce peut être évité dès lors que les habitants prennent une part active dans l&#8217;élaboration du devenir de leur territoire de vie</strong>. Cela passe surement par l&#8217;élaboration et le partage d&#8217;une vision d&#8217;un territoire durable et désirable entre les politiques, les citoyens et l&#8217;ensemble des acteurs locaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Pour aller plus loin ++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><a href="http://www.lesechos.fr/info/analyses/4737722.htm" target="_blank">Tribune dans les Echos sur la fiscalité écologique co-signée avec notamment Nicolas Hulot et Jean-Marc Jancovici</a></li>
<li><a href="http://www.unil.ch/ipteh/page37297_fr.html" target="_blank">La page perso de Dominique Bourg à l&#8217;IPTEH </a></li>
<li><a href="http://www.wat.tv/video/dominique-bourg-philosophe-eqku_ebnr_.html" target="_blank">Un entretien vidéo de Dominique Bourg sur Wat TV</a></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
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		</item>
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		<title>Des champignons énergétiquement indigestes - Ecolo-Info ACT&#8217;Sense #30</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2008/11/17/des-champignons-energetiquement-indigestes-terrasses-chauffees-fumeurs/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2008/11/17/des-champignons-energetiquement-indigestes-terrasses-chauffees-fumeurs/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2008 08:08:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brendan</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[besoins]]></category>

		<category><![CDATA[Energie]]></category>

		<category><![CDATA[fumeurs]]></category>

		<category><![CDATA[Terrasses chauffées]]></category>

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		<description><![CDATA[Premier article pour Brendan aujourd'hui, qui commence fort en signant notre ACT'Sense de la semaine! Au programme?  D'hallucinants champignons. Depuis janvier 2008 en effet, restaurateurs et bistrotiers ont revu leur système de chauffage extérieur pour conserver leur clientèle de fumeurs, même par grand froid. L'assouplissement du décret a des conséquences qui ne sont pas au goût de tout le monde et aussi pouvons nous nous interroger sur les économies d'énergie et tenter de changer les points de vue sur la notion de sobriété énergétique...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><em>Premier article pour Brendan aujourd&#8217;hui, qui commence fort en signant notre ACT&#8217;Sense de la semaine! Au programme?  D&#8217;hallucinants champignons. Depuis janvier 2008 en effet, restaurateurs et bistrotiers ont revu leur système de chauffage extérieur pour conserver leur clientèle de fumeurs, même par grand froid. L&#8217;assouplissement du décret a des conséquences qui ne sont pas au goût de tout le monde et aussi pouvons nous nous interroger sur les économies d&#8217;énergie et</em><em> tenter de changer les points de vue </em><em>sur la notion de sobriété énergétique&#8230;</em><span id="more-1679"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Après les &#8220;dégonfleurs&#8221; (de pneus de 4&#215;4) et les &#8220;déboulonneurs&#8221; (de néons commerciaux), bientôt les &#8220;cueilleurs&#8221; ? Ces derniers temps, <strong>une nouvelle forme d&#8217;activisme pointe du doigt les utilisations abusives d&#8217;énergie</strong>. Les grosses cylindrées et les enseignes de magasins allumées toute la nuit sont ainsi mises à l&#8217;index pour cause de consommation d&#8217;énergie disproportionnée par rapport au service rendu (les premières) ou de gaspillage pur et simple (les secondes). <strong>Les derniers arrivés sur la liste des gloutons énergivores sont les champignons chauffants, ces lampadaires-radiateurs qui servent à réchauffer les terrasses des cafés et restaurants quand vient la bise</strong>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1822 aligncenter" title="beid_01203_12660540a" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2008/11/beid_01203_12660540a.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><em>&#8220;Iceberg candle&#8221; - <a href="http://www.nrdc.org/" target="_blank">Campagne du NRDC</a> en Chine - <a href="http://www.adforum.com/affiliates/creative_archive/2007/ACT/reel_detail2.asp?ID=12660540&amp;TDI=VDC6bmPgYu&amp;PAGE=1&amp;bShop=&amp;awcat=&amp;ob=&amp;awid=" target="_blank">Cf. Galerie ACT</a><br />
</em></p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Les députés verts Yves Cochet, Martine Billard et Noël Mamère viennent de déposer <a href="http://www.liberation.fr/terre/0101191807-faut-il-interdire-les-terrasses-chauffees" target="_blank">une proposition de loi</a> visant à interdire les terrasses chauffées. Cette proposition n&#8217;est pas unique en Europe, puisqu&#8217;elle fait écho à une initiative similaire des Verts de Berlin l&#8217;an dernier. <a href="http://www.novethic.fr/novethic/v3/article.jsp?id=112533" target="_blank">L&#8217;article de Novethic</a> sur le sujet publié à l&#8217;époque rappelait la controverse entre écologistes dénonçant des équipements de confort &#8220;tueurs de climat&#8221; et utilisateurs rejetant la stigmatisation. Il mentionnait également la décision prise au printemps 2007 par la plus grande chaine de vente de produits de jardinage, Wyevale, de supprimer les radiateurs extérieurs de son catalogue suite aux protestations reçues.</p>
<h3>La Tension énergétique</h3>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Ces nouvelles polémiques traduisent les tensions qui apparaissent autour de certains usages de l&#8217;énergie qui relèvent du loisir ou de l&#8217;agrément alors que le monde doit faire face au changement climatique. <strong>Pour se donner les moyens de dépasser les clivages et d&#8217;établir des valeurs communes, il est nécessaire d&#8217;ouvrir le débat sur nos dépenses énergétiques (individuelles aussi bien que collectives), puis d&#8217;établir des règles de fonctionnement en adéquation avec les choix de société ainsi exprimés</strong>.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pour ce faire, <a href="http://www.negawatt.org/V6%20assoc%20nW/compagnie.htm" target="_blank">Bernard Chabot</a>, qui est intervenu sur le sujet de la sobriété énergétique lors de l&#8217;université d&#8217;automne de l&#8217;association <a href="http://www.negawatt.org" target="_blank">négaWatt</a>, propose pour cela de <strong>classer, par sage débat démocratique,  les besoins à satisfaire par priorités: de nécessaires (vitaux, indispensables, nécessaires) à superflus (extravagants, nuisibles, criminels) en notant également les niveaux intermédiaires (d&#8217;agrément, futiles, luxueux)</strong>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">On peut alors recenser les régulations disponibles au niveau où l&#8217;on se situe (individuel, familial, communal, régional, national, etc.) en allant des obligations aux interdictions (programme prioritaire, diffusion grande échelle, décollage, signal d&#8217;incitation, signal de désincitation, interdiction, délit, crime). Puis <strong>coupler hiérarchie des besoins et échelle des régulations pour promouvoir les services énergétiques les plus sobres</strong> (cela va sans dire, mais encore mieux en le disant) associés aux besoins à satisfaire en priorité.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1820 aligncenter" title="sobriete1" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2008/11/sobriete1.jpg" alt="" width="500" height="403" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">La santé publique est un exemple intéressant d&#8217;application concrète de l&#8217;ensemble de la palette des régulations : obligation de vaccinations, campagne de promotion pour une alimentation équilibrée, messages de désincitation sur les paquets de cigarette, taxes sur le tabac, interdiction de la consommation de drogues, etc.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>La sobriété énergétique n&#8217;est pas synonyme d&#8217;austérité ou d&#8217;ascétisme, mais plutôt le contraire d&#8217;ébriété ou de gloutonnerie énergétique.</strong> C&#8217;est également la meilleure façon d&#8217;économiser l&#8217;énergie. Elle pose de nombreux problèmes quand des secteurs entiers de l&#8217;économie dépendent de comportements énergivores et non durables. Promouvoir la sobriété énergétique doit donc aller de paire avec une réflexion sur le fonctionnement de notre système économique. Et c&#8217;est un autre débat… d&#8217;actualité !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<ul>
<li>Novethic, <a href="http://www.novethic.fr/novethic/v3/article.jsp?id=112533" target="_blank">Haro sur les champignons chauffants</a>, 9 Novembre 2007</li>
<li>Métro, <a href="http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/12/02/22/1123-34/index.xml" target="_blank">Les terrasses chauffées vont faire un tabac</a>, 2 décembre 2007</li>
<li>Libération, <a href="http://www.liberation.fr/terre/0101191807-faut-il-interdire-les-terrasses-chauffees" target="_blank">Faut-il interdire les terrasses chauffées?</a>, 7 novembre 2008</li>
<li>Effets de Terre, <a href="http://effetsdeterre.fr/2008/01/31/boycottons-les-terrasses-chauffees/" target="_blank">Boycottons les Terrasses Chauffées</a>, 31 Janvier 2008</li>
<li><a href="http://www.negawatt.org/" target="_blank">Negawatt</a></li>
<li> Consulter la proposition de loi n°1221 sur <a hreflang="fr" href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1221.asp" target="_blank">le site de l&#8217;Assemblée</a></li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">En février dernier, le Parlement européen condamnait les terrasses chauffées. Inutile de préconiser des économies de chauffage à l&#8217;interieur des bâtiments si on laisse cafés et restaurants installer des chauffages d&#8217;extérieur pour les fumeurs.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: black;">Il faut compter entre 200 et 500 euros par radiateur, et prévoir 2 radiateurs en moyenne pour une terrasse de 12m2&#8230;<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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