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	<title>Ecolo-Info &#187; Redacteur Invite</title>
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	<description>L'écologie et le Développement Durable en barre!</description>
	<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 09:15:31 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
			<item>
		<title>Vive l’avenir ? L’opti-pessimisme de la jeune génération après Copenhague</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2010/03/02/vive-l%e2%80%99avenir-l%e2%80%99opti-pessimisme-de-la-jeune-generation-apres-copenhague/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 14:21:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agir/Grandir]]></category>

		<category><![CDATA[Copenhague]]></category>

		<category><![CDATA[générations futures]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="richard-tucson" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/richard-tucson.jpg" width="110" /><em>Par Rédacteur invité...</em>
Nous accueillons à nouveau un rédacteur invité aujourd'hui : Gilles Vanderpooten, 24 ans, Fondateur de l’association Vive la Terre, du Tour de France du développement durable, ainsi que Vive l'Avenir. 
Dans la réflexion, l'observation, l'interpellation et l'action, il partage aujourd'hui sa vision "opti-pessimiste" de la jeune génération après Copenhague.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Nous accueillons à nouveau un rédacteur invité aujourd&#8217;hui : Gilles Vanderpooten, 24 ans, Fondateur de l’association V<a href="http://www.vivelaterre.com/">ive la  Terre</a>, du <a href="http://vivelaterre.com/wordpress/">Tour de France du développement durable</a>, ainsi que <a href="http://www.vivelavenir.org/">Vive l&#8217;Avenir</a>. Dans la réflexion, l&#8217;observation, l&#8217;interpellation et l&#8217;action, il partage aujourd&#8217;hui sa vision <strong>&#8220;opti-pessimiste&#8221; de la jeune génération après Copenhague</strong></em><em>. (Les photos qui l&#8217;illustrent sont celles de <a href="http://ecoloinfo.com/author/richard/">Richard </a>d&#8217;EcoloInfo).</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/glace-richard.jpg"><img class="size-full wp-image-11834  aligncenter" title="glace-richard" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/glace-richard.jpg" alt="" width="500" height="331" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.apartsoi.fr/2009/12/sept-ans-de-malheur/">Massif de Belledonne</a>, Isère, février 2006, (c) Richard Gonzalez</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les responsables politiques actuels seront-ils un jour convoqués par leurs enfants et petits-enfants devant un tribunal planétaire ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Objectif déclaré : <strong>« Sauver la planète ».</strong> <strong>Ils étaient 30.000 </strong>pour cela à Copenhague – ceux qui préparent notre avenir. Un consensus fort ne pouvait que l’emporter, face aux menaces qui pèsent sur le futur de l’humanité. <strong>Nous, génération des 20-30 ans, pouvions dire paradoxalement « Vive la crise ! »</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Vive cette crise, économique et écologique (mais aussi sociale, éthique, politique), qui allait obliger nos décideurs, en charge de gérer le présent et de préparer l’avenir, à prendre pleinement conscience de leurs immenses et décisives responsabilités, et à agir en conséquence.</p>
<p style="text-align: justify;">Au lendemain de Copenhague, la majorité des commentateurs a dénoncé « <strong>l’irresponsabilité des responsables </strong>». La planète s’en sortira, mais l’humanité ? Mais nous ? Quel héritage ? Au-delà des querelles d’experts, notre interpellation est directe : <strong>Vous qui parlez de vos petits-enfants, qui seront nos enfants, avez-vous pris toute la mesure de vos non-décisions ?</strong> Quels parents et grands-parents êtes-vous, pour avoir pris le risque évident de nous entendre vous dire que vous avez trahi votre devoir le plus essentiel?</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que l’ampleur des changements et des bouleversements en cours et à venir appelle à une remise en question globale et à la prise de responsabilité collective, que nous offrez-vous sinon le spectacle d’une impuissance générale ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En 1987 le rapport Brundtland définissait le concept de développement durable et appelait à considérer les «générations futures ». Elles arrivent ! Elles sont là !! Nous sommes là.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/richard-tucson.jpg"><img class="size-full wp-image-11840  aligncenter" title="richard-tucson" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/richard-tucson.jpg" alt="" width="500" height="750" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.apartsoi.fr/2009/11/un-grand-moment-de-solitude/">Old Tucson Studios</a>, Arizona, juillet  2009, (c)  Richard Gonzalez</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Et prêts à vous interpeller : « Ô ministres intègres ! Conseillers vertueux ! … ». La jeune génération vous a observés. Elle sait qu’elle ne doit pas tout attendre de l’action politique. Elle vous a pressés cependant de répondre à ses attentes&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez pris un risque considérable : celui de voir bientôt vos enfants et vos concitoyens devenir vos accusateurs. Serons-nous amenés dans 20 ans à nous porter partie civile dans un tribunal international pour juger le crime ultime et universel contre l’humanité ?</p>
<p style="text-align: justify;">« Opti-pessimistes » nous sommes encore, selon les encouragements du sage Edgar Morin et du vénérable enthousiaste Stéphane Hessel. <strong>Pessimistes quant à la réalité de la menace et à l’efficacité politique, optimistes parce qu’il faut vivre et agir encore.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/richard-paraphe.jpg"><img class="size-full wp-image-11838  aligncenter" title="richard-paraphe" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/richard-paraphe.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.apartsoi.fr/2009/12/paraphe/">massif de Belledonne</a>, Isère, décembre 2007, (c) Richard Gonzalez</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des solutions existent, dans le respect et l’exaltation de la diversité.</strong> Qu’elles se nomment agriculture durable et biologique, énergies renouvelables et non polluantes, économie sociale, commerce éthique et équitable, respect des hommes et des cultures, etc., elles contribuent au développement d’une économie relocalisée, socialement responsable, économe en énergie et respectueuse de notre Terre-Patrie.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces alternatives crédibles n’ont pas attendu que le temps du politique ou du législateur s’adapte aux exigences des impératifs écologiques, sociaux, sociétaux et reconnaisse leur interdépendance. Elles appellent toutefois plus que jamais le soutien des politiques mondiales, nationales, régionales, locales…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Vive l’avenir ». C’est une lueur d’espoir dans une ère de désespérance. C’est le cri de la jeune génération qui s’inquiète mais se refuse à désespérer.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">* Gilles VANDERPOOTEN, 24 ans, Fondateur du Festival Eidos du film de l&#8217;environnement (2006).</p>
<p style="text-align: justify;">Créateur du Tour de France du développement durable (2008). Initiateur de l&#8217;Appel pour une France durable (2009) avec notamment Isabelle Autissier, Allain Bougrain-Dubourg, Dominique Bourg, Jean Jouzel, Amélie Nothomb, Jéromine Pasteur et Nicolas Vanier.</p>
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		<item>
		<title>Les Pôles au-delà du dérèglement climatique</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2010/02/12/les-poles-au-dela-du-dereglement-climatique/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2010/02/12/les-poles-au-dela-du-dereglement-climatique/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 07:13:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Respirer/Voyager]]></category>

		<category><![CDATA[Exposition]]></category>

		<category><![CDATA[Glaces]]></category>

		<category><![CDATA[Poles]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="van-der-werve-16" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/van-der-werve-16.jpg" alt="" width="200" /><em>Par Stéphanie Bui...</em>
Les terres du Groenland, de la Sibérie ou de l'Antarctique abordées non pas sous l'angle raisonné du dérèglement climatique mais avec des imaginaires d'artistes inspirés par ces territoires... C'est assez rare pour qu'on s'intéresse à cette exposition proposée il y a peu par le Fonds Régional d'Art Contemporain (FRAC) de Lorraine à Metz, accompagnée par ailleurs d'un programme de conférences sur le sujet.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les terres du Groenland, de la Sibérie ou de l&#8217;Antarctique abordées non pas sous l&#8217;angle raisonné du dérèglement climatique mais avec des imaginaires d&#8217;artistes inspirés par ces territoires&#8230; C&#8217;est assez rare pour qu&#8217;on s&#8217;intéresse à cette exposition proposée il y a peu par le Fonds Régional d&#8217;Art Contemporain (FRAC) de Lorraine à Metz, accompagnée par ailleurs d&#8217;un programme de conférences sur le sujet.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11410 aligncenter" title="lozay-7" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/lozay-7.jpg" alt="" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Bertrand Lozay, La marche à ne pas suivre, 2007. © B. Lozay, 2007<br />
Joachim Koester, Nordenskiöld and the Ice Cap, 2000. Coll. CNAP / FNAC, Paris. © Galerie Jan Mot, Bruxelles.<br />
Photo : Rémi Villaggi</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Déboussolés</h3>
<p style="text-align: justify;">En cet hiver glacial, la Frac Lorraine, rebaptisée pour l&#8217;occasion  49 Nord 6 Est, nous annonçait d’emblée les obstacles à venir lors de cette expérience intitulée <strong>Esthétique des Pôles - le testament des glaces</strong>. Nos repères habituels disparaîtront. Dès le seuil de l&#8217;entrée franchi, cette large boussole à terre nous entrave le chemin. Par ailleurs, celle-ci détonne par son absence d’indication des points cardinaux,  de cadran et de boîtier. Joueur, l’artiste Jean-Jacques Dumont a voulu  que Le nord toutes les soixante secondes  soit indiqué comme son titre le suggère. Ce voyage dans les Pôles déboussolera.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11412 aligncenter" title="van-der-werve-16" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/van-der-werve-16.jpg" alt="" width="500" height="279" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Guido van der Werve, Nummer acht, Everything is going to be alright, 2007. © D.R.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Territoire menacé, les Pôles ici menacent. En ligne de mire: les citadins de plus en plus nombreux et en quête de sensations fortes, enclins à fantasmer à ces terres d&#8217;un blanc immaculé et sourd. Nous avons tous en tête ces images immortalisées par les médias lors de sujets sur le dérèglement climatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces images incitent au développement du voyage dit extrême ou d’aventure.  <strong>Les Pôles : une nouvelle manne pour l&#8217;industrie touristique, un défi à relever pour d’autres</strong>.  Cet état des lieux sous-tend quelques-unes des œuvres. Ici, les artistes rendent à l&#8217;humain sa petitesse face à la nature.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Expérimentation</h3>
<p style="text-align: justify;">Parmi ce parcours, nous pouvons expérimenter ce qu&#8217;est un instant de vie dans les Pôles en hiver. Voyageons donc en toute sécurité  et au chaud grâce à la simulation créée par Darren Pull avec son film  Artic Pull. Le voyageur pénètre un espace clos, noir et bruyant. Un lieu infernal où les repères disparaissent. On y reste quelques minutes et on n’en peut plus, on fuit!<strong> Bienvenue dans la nuit polaire.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11413 aligncenter" title="lozay-10" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/lozay-10.jpg" alt="" width="500" height="351" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Bertrand Lozay, La marche à ne pas suivre, 2007.<br />
© B. Lozay, 2007</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une envie de vous rendre dans les Pôles? L&#8217;artiste Bertrand Lozay nous met en garde avec  La marche à ne pas suivre, qu&#8217;il a filmée lui-même, lors de son parcours solitaire, à pieds, d&#8217;un village à un autre. Marche voulue sans but réel, elle met en scène la fascination pour ces terres dans une société de consommation où la recherche de l’émotion à tout prix est reine. Ayant signé un contrat de non responsabilité pour les organisateurs, l’artiste entame <strong>une marche tragiquement absurde où sa vie est en jeu. Il marche et exprime ses pensées alors paré d&#8217;un équipement vestimentaire et matériel minimal, ignorant comment se diriger sur la neige</strong>&#8230; Se moquant aussi du touriste inculte à l&#8217;affût de sensations avant tout, il montre la bêtise de cette quête, tout en se moquant de lui-même, aventureux qu&#8217;il est, prisonnier de ses propres désirs transcendés ici par une démarche artistique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-11411" title="antarctic-village-metisse-flag-2007" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/antarctic-village-metisse-flag-2007.jpg" alt="" width="110" height="166" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Julien Loustau, Sub, 2006. Collection Frac Lorraine. © D.R.<br />
Photo : Rémi Villaggi</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une autre marche, celle d&#8217;un homme au pas obstiné et sûr, allant vers l’infini, pensant, comme le titre de l’œuvre de Guido Van Der Werve le suggère, que <em><strong>Everything is going to be alright</strong></em>.  Derrière cet homme, le suit au pas l’énorme brise-glace au bruit sourd sur fond de ciel bleu. Le calme et la sérénité semble régner, mais on sent que tout peut basculer en une seconde. <strong>Cette marche fantomatique mettant en scène le danger pour l’homme, héros romantique, face à la machine devenue animale, n’en finit pas de montrer ce sentiment aveugle de toute puissance de l’homme</strong>.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La Terella</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour les amoureux de la nature, il est possible de continuer de rêver aux Pôles avec cette machine à créer les aurores boréales, appelée La Terrella, reconstruite par les artistes <strong>Dove Allouche et Evariste Richer</strong>, à l’identique de celle de 1908 créée par le physicien Olaf Bernhard Birkeland.  Mais la contrainte imposée par cette machine de respecter le déclenchement des aurores boréales au rythme de la nature met fin à ce désir utopique d’une maîtrise de la nature et de ses énergie.  <strong>Le déclenchement de ces aurores est ainsi indexé sur le calendrier de l’activité magnétique terrestre de 1917. Ce n’est qu’en 1908 qu’elles ont commencé à être reproduites en laboratoire par ce physicien</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11415 aligncenter" title="poles" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/poles.jpg" alt="" width="226" height="150" /></p>
<p style="text-align: justify;">Quand au désir de rêver à un monde meilleur pendant ce voyage dans les Pôles, c&#8217;est enfin possible grâce au regard utopique  de <strong>Lucy + Jorge Orta  avec leur Antartic  Village – Metisse Flag</strong>. Ce drapeau supranational fut conçu lors de la Première biennale de la Fin du Monde en 2007. Les artistes avaient alors imaginé un <strong>village d’une cinquantaine de tentes </strong>posé aux pieds des glaciers. Au-dessus du portail du Frac Lorraine, flotte ce drapeau symbolique de tous les drapeaux nationaux, conçu pour ce village idéal. Un emblème supranational des Droits de l’Homme. L’Antarctique devient alors un continent consacré à la paix.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11414 aligncenter" title="tip-of-the-iceberg-2000-par-marijke-van-warmerdam" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/tip-of-the-iceberg-2000-par-marijke-van-warmerdam.jpg" alt="" width="110" height="166" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Marijke van Warmerdam, Tip of the Iceberg, 2000. © D.R.<br />
Dominique Auerbacher, Reliefs polaires, 2009. Prod. Frac Lorraine © D.R.<br />
Photo : Rémi Villaggi</em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong> ++ Liens ++</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.fraclorraine.org" target="_blank">Frac Lorraine</a></p>
<p style="text-align: justify;">Vues de l’exposition Esthétique des pôles. Le testament des glaces. 49 NORD 6 EST – Frac Lorraine 16/10/09 – 07/02/10</p>
<p style="text-align: justify;">Conférence de l&#8217;équipe Under the Pole <a href="http://ecoloinfo.com/2010/02/01/le-13-fevrier-into-the-mild-un-programme-wild-pour-une-journee-mild/" target="_blank"><strong>durant la journée Into The Mild</strong></a></p>
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		<title>En Inde, l&#8217;équipe de DynamoS&#8217;Olidaire transforme ses kilomètres pédalés en aide aux plus pauvres</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2010/02/07/dynamo-solidaire-inde-fedina-droits-des-plus-pauvres/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 11:44:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Respirer/Voyager]]></category>

		<category><![CDATA[Aide]]></category>

		<category><![CDATA[Dynamo]]></category>

		<category><![CDATA[Inde]]></category>

		<category><![CDATA[Pauvreté]]></category>

		<category><![CDATA[Solidaire]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="cariere" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/cariere.jpg" alt="" width="200"/><em>DynamoS'Olidaire...</em>
L’équipe de DynamoS’Olidaire parcourt 10 000 km à vélo à travers l’Eurasie pour mettre en lumière des initiatives locales de développement. L'association est composée de 3 jeunes orléanais dont le projet s’articule autour de deux thèmes majeurs: la dynamo, puisque qu’ils voyagent à vélo de France jusqu’en Inde pour mettre en lumière des initiatives locales de développement respectueuses de l’environnement; la solidarité, car en Inde ils participent concrètement à l’une de ces initiatives. Ils apportent également un soutien financier par la vente des kilomètres pédalés. Dans leur dernier article, ils nous parlaient de leur passage en Chine, entre Yacks et cultivateurs de Bananes. Aujourd'hui, ils nous parlent de l'initiative locale de développement à laquelle ils ont participé en Inde.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>L’équipe de <a href="http://www.dynamosolidaire.fr/" target="_blank">DynamoS’Olidaire</a></strong> parcourt 10 000 km à vélo à travers l’Eurasie pour mettre en lumière des initiatives locales de développement. L&#8217;association est composée de 3 jeunes orléanais dont <strong>le projet s’articule autour de deux thèmes majeurs</strong>: <strong>la dynamo</strong>, puisque qu’ils voyagent à vélo de France jusqu’en Inde pour mettre en lumière des initiatives locales de développement respectueuses de l’environnement; <strong>la solidarité</strong>, car en Inde ils participent concrètement à l’une de ces initiatives. Ils apportent également un soutien financier par la vente des kilomètres pédalés. Dans leur dernier article, ils nous parlaient de leur passage en Chine, <a href="http://ecoloinfo.com/2009/10/25/dynamos%E2%80%99olidaire-des-yacks-aux-bananes/" target="_blank">entre Yacks et cultivateurs de Bananes</a></em>.<em> Aujourd&#8217;hui, ils nous parlent de l&#8217;initiative locale de développement à laquelle ils ont participé en Inde.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.dynamosolidaire.fr/" target="_blank"><img class="size-full wp-image-9200 aligncenter" title="dynamo_solidaire" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/dynamo_solidaire.png" alt="" width="268" height="159" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Passé Raipur, nous roulons plein Sud direction Bangalore où nous attendent les militants de <strong>Fedina, association axée sur la lutte pour les droits des plus pauvres, notamment le droit des travailleurs</strong>. Sur la route, l’Inde apparaît avec un visage plus développé: bâtiments à plusieurs étages, routes en meilleure état, cuisine au gaz, collecte des déchets plus ou moins effectuée. Un soir, alors que nous sommes invités à une fête d’anniversaire, nous discutons avec quelques jeunes, tous diplômés, de bonnes familles. Ils nous écoutent très attentivement leur raconter comment ça se passe chez nous de l’adolescence au mariage, une liberté qui semble aussi les faire rêver. A 25 ans, aucun d’entre eux n’a jamais eu de copine et leur famille choisira pour eux leur future femme&#8230; La scène se passe autour d’une bouteille de whisky immonde, ils se cachent derrière un 4&#215;4 pour ne pas que leurs parents les voient boire de l’alcool. Les traditions restent très ancrées dans les esprits des indiens…<span id="more-11311"></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11313 aligncenter" title="velo" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/velo.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les villages sont plus développés, les immeubles ont plusieurs étage et il y a un grand choix de magasin. Mais l’ambiance reste identique: le bordel !</em></p>
<p style="text-align: justify;">Après une pause de deux semaines à Bangalore, nous arrivons mardi 6 janvier dans les bureaux de <strong>TRD (Trust Rural Development)</strong> qui met en place le projet financé par la vente de nos kilomètres pédalés. Nous donnons nos derniers coups de pédales avec une quinzaine de jeunes indiens. Nous passons le porche de la <strong>ferme de démonstration de l&#8217;organisation</strong>. Ursula, la directrice et deux de ses collègues nous accueillent par un rituel &#8220;spécial grand voyageur&#8221;: après nous avoir passé des colliers aux milles roses autour du coup, elles agitent devant nous une assiette remplie d&#8217;eau et d&#8217;épices, trempent leur doigt dans la mixture et dessinent un pont sur notre front. &#8220;<em>Welcome to our organisation, hope to learn a lot from each other and share our experiences</em>.&#8221; <em>(Bienvenue chez nous, nous espérons apprendre beaucoup de vous et partager nos expériences)</em></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis un peu plus d’une semaine, nous sommes accueillis par toute l&#8217;équipe de TRD. Le projet financé par la vente des km pédalés par dynamoS’olidaire vise à &#8220;<strong><em>renforcer l&#8217;autonomie des petits producteurs à travers l&#8217;agriculture biologique</em></strong>&#8220;, visant à terme à aider 200 familles du Tamil Nadu. Visite du champ de démonstration, rencontre des paysans du programme, participation aux ateliers de formation, traite de la vache, levé au chant du coq&#8230; Les kilomètres vendus prennent forme devant nous!</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11315 aligncenter" title="intro" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/intro.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Fedina : tout le staf de Fedina devant leurs locaux. A droite, Duarte, directeur de Fedina</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le travail de Fedina</h3>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<strong><em>Le véritable problème en Inde n’est pas tant l’absence de lois, mais plutôt qu’elles ne sont pas bien appliquées</em></strong>&#8221; explique Duarte Barreto, directeur de Fedina, un groupement de 29 associations présentes dans 5 états de l’Inde du Sud. Bien des lois &#8220;vertueuses&#8221; ont ainsi été votées: l’abolition du système de castes en 1952, l’interdiction du travail des enfants en 1953, la loi contre la violence domestique en 2005&#8230; Les cas de non applications de ces lois sont très fréquents. Un exemple parmi d’autres? Le &#8220;Social Well-Fare Act&#8221; voté en 2001, accorde une pension pour tout travailleur retraité. Pourtant, ce vieil homme de 85 ans du <em>slum </em>de Raji Gudda à Bangalore ne reçoit pas ses 400 roupies promis par la loi. Il continue de vendre des bibelots en plastiques récupérés dans des décharges. &#8220;<em>Ces gens là acceptent l’inacceptable car ils ne sont pas éduqués, ne lisent pas les journaux et donc ne peuvent avoir connaissance de la loi. Ils ne sont pas conscients de leurs droits</em>&#8220;, explique Duarte.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est là que Fédina intervient: rencontres, conseils, formations, soutien juridique: l’organisation les accompagne dans leur démarche jusqu’à obtenir leurs droits. A force de combats, les lois seront mieux appliquées. Alors, une grande étape en faveur du développement aura été franchie.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11314 aligncenter" title="paysage" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/paysage.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Paysages de l’Inde du Sud Tamil Nadu</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Travail dans les carrières</h3>
<p style="text-align: justify;">Il est 10 heures du matin et il fait déjà très chaud dans la carrière. On entend les cliquetis des masses s’écrasant sur les rochers. Tout le monde s’affaire: une femme tape sur des blocs de pierre pour les transformer en petits cailloux, des hommes finissent de scinder une dale en deux à l’aide de piton tandis que d’autres placent un bâton de dynamite dans un trou. Ici, ce sont les femmes qui dirigent. Ursula nous explique &#8220;<em>il y a 10 ans, je suis allé voir ces villageoises du village de Togamalaï et les ai convaincu de se regrouper pour acquérir un terrain via un contrat de leasing</em>.&#8221; <strong>Son objectif était double: participer à l’émancipation des femmes de la région et améliorer les conditions de ce travail particulièrement rude.</strong> Au début, ce n’était pas facile, les hommes ne voulant pas être les subordonnés des femmes et les autres directeurs de carrières voyant ce projet d’un très mauvais œil. &#8220;<em>J’ai même reçu des menaces de mort</em>&#8221; dit Ursula. <strong>Aujourd’hui, la carrière se porte très bien et attirent de plus en plus de travailleurs. Une seule condition: ils doivent s’engager à envoyer leurs enfants à l’école</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Son principe de fonctionnement est des plus simples et permet à chacun une certaine autonomie: <strong>les travailleurs sont regroupés en couple ou en famille. Une parcelle à casser leur est attribuée et ils sont payés au prorata du nombre de pierres vendues</strong>. &#8220;<em>Ainsi, s’il ne peuvent pas venir pour maladie ou autres raisons, personne ne peut avoir à redire</em>&#8220;, explique Ursula. &#8220;<em>Un métier qui reste très dur mais beaucoup plus humain&#8221;</em> explique une femme pour résumer.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11317 aligncenter" title="cariere" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/cariere.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les conditions de travail restent difficile même dans cette carrière, mais ici c’est humain.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">A l’école du bio, TRD donne aux fermiers la clef des champs.</h3>
<p style="text-align: justify;">Le groupe d’hommes se préparent studieusement tout près du temple de Chinna Puthur, Ursula et son mari, Nathran leur distribuent des pochettes plastiques. <strong>Cette vingtaine de paysans fait partie du premier groupe qui participe à la formation Farmer Field School* (FFS) donnée par TRD et financée par la vente des kilomètres pédalés de dynamoS’olidaire</strong>. Ils s’en vont dans la rizière d’un d’entre eux ramasser des échantillons. Velu Chamy, le propriétaire du champ, teste sur une de ses parcelles la culture du riz bio, sans pesticides. Constitué en groupes de trois ou quatre, ils ramassent les insectes, collecte des épis. Ils dessinent ensuite leurs observations sur de grandes feuilles de papier, et les analysent ensemble sous l’œil expert de Nathran, il a déjà écrit plusieurs ouvrages sur le sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous visitons ensuite le champ de Ranjar, également membre du groupe FFS. Ses 3 acres de terre lui rapportent d’ordinaire 15000 roupies par an. L’année dernière, après que Ursula lui ai parlé du projet de Frères des Homes de financer des formations à l’agriculture biologique, il décide de se lancer. Il est aujourd’hui le leader du groupe de Chinna Puthur. <strong>Il prend un gros risque en convertissant 50% de ses cultures au bio. Ses coûts de production devraient baisser, puisqu’il n’a plus à acheter d’intrants chimiques, et il espère que ses terres vont retrouver leur fertilité, perdue après 20 ans d’utilisation de produits chimique</strong>. Il se donne 5 ans pour voir s’il peut se convertir complètement au bio. Même s’il semble tous constater une baisse de la fertilité de leurs sols, cela prendra du temps pour convaincre les paysans de la région de se convertir au bio.</p>
<p style="text-align: justify;">*Farmer field school, école pour fermiers</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11316 aligncenter" title="formation-ffs" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/formation-ffs.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Formation ffs : récoltes d’échantillons sur le terrain, mise en commun des observations. Nathran le mari d’Ursula, expert en agriculture biologique, forme les villageois.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Diffusion de fours économes en énergie en Inde: un potentiel énorme de réductions de CO2</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2010/02/03/diffusion-de-fours-economes-en-energie-en-inde-un-potentiel-enorme-de-reductions-de-co2/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 15:25:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agir/Grandir]]></category>

		<category><![CDATA[CO2]]></category>

		<category><![CDATA[Four]]></category>

		<category><![CDATA[Inde]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="dscf2508" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/dscf2508.jpg" alt="" width="200" /><em>Par Manon Delachenal, Odysseo2...</em>
Manon Delachenal est partie en novembre 2008 dans le cadre de l’association Odysseo2 à la recherche de “projets CO2″ - des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre (projets Kyoto) tout en améliorant les conditions de vie des populations environnantes. Ces projets peuvent être de différentes natures: énergie renouvelable, efficacité énergétique, reforestation, déchets, etc… En novembre dernier, Manon nous offrait un article passionnant sur la question des déchets à Bali. Cette fois-ci, elle nous éclaire sur une solution technologique développée par la société Prakti qui permet de réduire la pollution intérieure des maisons et les dangers liés à l'usage de four utilisant de la biomasse. Un beau projet réellement novateur et inspirant!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Manon Delachenal est partie en novembre 2008 dans le cadre de <strong><a href="http://odysseo2.org/page/33986/Le_projet.html" target="_blank">l’association Odysseo2</a></strong> à la recherche de “projets CO2″ - des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre (projets Kyoto) tout en améliorant les conditions de vie des populations environnantes</em><em>. Ces projets peuvent être de différentes natures: énergie renouvelable, efficacité énergétique, reforestation, déchets, etc… <strong><a href="http://ecoloinfo.com/2009/11/15/entre-luxe-et-immondices-enquete-sur-la-gestion-des-dechets-a-bali-manon-delachenal-dysseo2/" target="_blank">En novembre dernier, Manon nous offrait un article passionnant sur la question des déchets à Bali</a>.<strong> </strong></strong>Cette fois-ci, elle nous éclaire sur une solution technologique développée par la société<em> </em></em><em>Prakti qui permet </em><em>de réduire la pollution intérieure des maisons et les dangers liés à l&#8217;usage de four utilisant de la biomasse. Un beau projet réellement novateur et inspirant!</em><span id="more-11246"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le contexte actuel du réchauffement climatique, l’Inde est pointé du doigt. En pleine croissance économique et démographique,<strong> 5ème pollueur de la planète</strong>, l’Inde sait qu’elle sera bientôt un des pays les plus émetteurs de CO2, rejoignant ainsi la Chine, aujourd’hui le pays occupant la plus haute marche de ce triste podium.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11248 aligncenter" title="25-campagne-sensi-rural" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/25-campagne-sensi-rural.jpg" alt="" width="499" height="384" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, <strong>la répartition des émissions est très déséquilibrée</strong>, car <strong>l’empreinte carbone d’un indien reste très faible comparée à la moyenne des pays industrialisés</strong>. En effet, en moyenne un indien génère 1,3 tonnes de CO2 par an – en prenant en compte bien sûr la grande disparité dans la répartition des richesses - alors qu’un français en génère 6,2 et un américain près de 19 tonnes de CO2 par an (Selon le <a href="http://cdiac.ornl.gov/" target="_blank">CDIAC - Carbon Dioxyde Analysis Centre</a>)</p>
<p style="text-align: justify;">Mais une chose est sûre: <strong>la demande en énergie a augmenté de manière considérable depuis 1990 et cette situation va se poursuivre de manière inexorable</strong>. L&#8217;EIA, Energy Information Administration, estime en effet que <strong>la demande en énergie va plus que doubler d’ici à 2030 en subissant une hausse d’environ 3,6% par an</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, <strong>des technologies simples, efficaces, peu onéreuses et adaptées localement permettent d’agir de manière concrète sur la consommation d’énergie, et indirectement sur les émissions de CO2</strong>. Elles permettent aussi de réduire la déforestation, la pollution intérieure des foyers et d’apporter de véritables bénéfices sociaux dans des régions ayant un accès très limité à l’énergie.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong>&#8220;Transformer des technologies appropriées en produits viables&#8221;</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce cadre que se positionne une jeune entreprise, <strong>Prakti Design</strong>, implantée à Pondichéry, sur la côte sud-est de l’Inde. Composée d’<strong>une équipe franco-indienne dynamique et motivée d’une dizaine de personnes, Prakti affiche une politique éthique de &#8220;marque blanche&#8221;</strong>. Ce terme désigne le principe commercial de mise à disposition de produits sans citer la marque ni l&#8217;origine du designer, qui permet aux ONG commercialisant le produit de mettre en avant leur propre action.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&#8220;Transformer des technologies appropriées en produits viables&#8221;</strong>: c’est à travers ce leitmotiv que Prakti entend concevoir et commercialiser des technologies pratiques, durables, de qualité, à un coût raisonnable. L’entreprise souhaite <strong>coller au plus près de la réalité en adaptant ses solutions à la situation locale</strong>. Les produits fabriqués par Prakti s’adressent donc à des personnes percevant de très faibles revenus, désignés par le terme BOP – Bottom of the pyramid**, avec néanmoins des besoins significatifs en énergie. Sa philosophie se rapprochant bien plus de celle d’une ONG que d’une entreprise à la recherche du maximum de profits, <strong>Prakti cherche à œuvrer en priorité pour la diffusion massive de ses technologies afin d’en faire bénéficier le plus grand nombre</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11253 aligncenter" title="p1070220_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/p1070220_2.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;entreprise s&#8217;est donc entourée de distributeurs affichant les mêmes objectifs et d’ONGs, présentes sur le terrain et qui, déjà engagées sur les thématiques du changement climatique, de la santé, de l’amélioration des conditions de vie, ont pu identifier les besoins précis des populations locales.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Travail sur la pollution intérieure des maisons</h3>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2006, l’un des objectifs des ingénieurs de Prakti a été de réduire la pollution intérieure des maisons. <strong>Plus de 70% de la population indienne cuisine avec des foyers à partir de biomasse</strong> (bois, déchets de noix de coco, noix de bétel, ou divers résidus agricoles…). Ceux-ci sont souvent très inefficaces et dangereux pour la santé. <strong>1,6 millions de personnes meurent en effet chaque année à cause de problèmes respiratoires provoqués par de l’inhalation de fumée</strong>, dont la plupart sont des femmes et des enfants (<em>Source: Indoor Air Pollution and Health, Fact sheet N°292-June 2005, World Health Program</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">L’activité de Prakti s’est donc principalement focalisée sur des <strong>fours à foyer amélioré</strong>, qui permettent de réduire la consommation de combustible lors de son utilisation par rapport à des fours traditionnels. En effet, le four traditionnel correspond généralement au foyer &#8220;3 pierres&#8221;. <strong>C’est le modèle le plus basique et le moins onéreux, puisqu’il ne nécessite que 3 pierres de tailles homogènes, sur lesquelles peuvent être disposés les plats de cuisson</strong>. Face à cette technique traditionnelle, les foyers proposés par Prakti sont basés sur la technologie du &#8220;<strong>rocket stove</strong>&#8220;, offrant une utilisation efficiente de la chaleur, qui permet de réduire la consommation de bois, la fumée et la pollution en milieu intérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">A force de persévérance, de tests, de feedback, d’observations sur le terrain, <strong>deux fours, le LEO et le MOBY, sont actuellement au stade de commercialisation tandis que deux autres sont encore en phase de développement</strong>.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Principes de fonctionnement</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le LEO est un four destiné aux familles habitant dans les zones rurales qui utilisent déjà le bois pour leur cuisson</strong>. Il existe en 3 versions: avec une seule plaque de cuisson, avec deux plaques, et avec une cheminée intégrée d’évacuation de la fumée. La consommation de bois peut être réduite jusqu’à 40% par rapport à une utilisation sans four.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11252 aligncenter" title="dscf2512" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/dscf2512.jpg" alt="" width="500" height="666" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le MOBY quant à lui est un four dit &#8220;institutionnel&#8221;, avec une capacité beaucoup plus importante, et une  technologie différente. Il est destiné aux collectivités</strong>, telles les restaurants, les écoles, les hôpitaux, les hôtels, etc. Il offre une capacité de cuisson (au choix 30, 65 ou 95 litres) beaucoup plus importante que le LEO (uniquement destinées aux familles). L’économie de bois de cuisson peut atteindre 80% comparée au foyer traditionnel de cuisson.</p>
<p style="text-align: justify;">Prakti a récemment lancé la distribution de ses foyers améliorés dans l’état du Karnataka et du Tamil Nadu, au sud de l’Inde.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour promouvoir les cuisinières, <strong>l’ONG partenaire se rend dans les villages et exécute, pendant quelques heures, une campagne d’information et de sensibilisation. Les agents chargés de convaincre la population utilisent un jeu montrant les avantages fournis par le four avec de simples dessins</strong>. Des artistes locaux jouent également une petite pièce de théâtre mettant en scène un couple, dont le mari n’arrivera à satisfaire son épouse que lorsqu’il ramènera un four efficace et économe en bois à son domicile. Le message est simple mais efficace, et l’assistance, essentiellement féminine, est attentive et intéressée par cette alternative à leurs foyers traditionnels.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11251 aligncenter" title="jeu-pr-sensiibiliser-aux-fours_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/jeu-pr-sensiibiliser-aux-fours_2.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le rôle de la finance carbone</h3>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce contexte que la finance carbone peut jouer un rôle primordial. <strong>Chaque foyer permet en effet d’économiser jusqu’à 1 tonne de CO2 par an</strong>: les crédits carbone ainsi générés permettraient en retour de réduire le prix initial des foyers, les rendant alors encore plus accessibles aux plus basses couches sociales.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11250 aligncenter" title="dscf2508" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/dscf2508.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, les feedbacks obtenus sont unanimes: les usagers apprécient leur four. Il est effectivement efficace en termes de consommation de combustible, et de fumée, mais <strong>le prix de 12 Euros environ reste encore un élément limitant pour une diffusion plus massive</strong>. C’est pourquoi l’obtention des crédits carbone apporterait une réelle valeur ajoutée en réduisant le prix de production en usine et par conséquent le prix de vente.</p>
<p style="text-align: justify;">Jamais à court d’idées, <strong>Prakti réfléchit également à l’adaptation d’un système de micro-crédit, qui permettrait aux personnes à très faibles revenus de se procurer un foyer amélioré</strong>. Il est nécessaire que le crédit offre de la flexibilité dans le remboursement, notamment à cause des saisons agricoles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Une diffusion à large échelle de ces fours est donc possible et permettrait d’améliorer les conditions de vie de millions d’indiens</strong>. A condition bien sûr, de trouver le financement pour développer le concept et en assurer la distribution. A bon entendeur!</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-11249 aligncenter" title="bomalapura_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2010/02/bomalapura_2.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">**Bottom of the Pyramid – Bas de la pyramide, désigne le groupe comprenant le plus grand nombre de personnes mais aussi les plus pauvres dans les pays en développement, qui se situent en bas de l’échelle sociale.  Généralement, on considère que cette catégorie vit avec moins de 2$ par jour.</p>
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		</item>
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		<title>Artisans du luxe, en voie de disparition? #3</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/12/06/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-3/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/12/06/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-3/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 11:19:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Créer/Bâtir]]></category>

		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>

		<category><![CDATA[artisans]]></category>

		<category><![CDATA[Luxe]]></category>

		<category><![CDATA[Savoir-faire]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="perrine-rousseau" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/perrine-rousseau.jpg" alt="" width="130" /><em>Par Stéphanie Bui...</em>
Noël, c’est pour beaucoup le temps des belles choses, du beau et du bon, le temps de l’émerveillement et du plaisir. Le temps du bon temps en somme. Alors en ce début de mois décembre, Stéphanie Bui a eu la bonne idée de s’intéresser à certains métiers traditionnels bien français en poussant la porte des ateliers d’artisans du luxe… Nous poursuivons aujourd’hui notre enquête: après la question des paradoxes abordée dans le premier volet et la question de l’image du luxe abordée dans le second volet, nous terminons avec les perspectives qui existent aujourd'hui dans le secteur!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span class="justified">Noël, c’est pour beaucoup le temps des belles choses, du beau et du bon, le temps de l’émerveillement et du plaisir. Le temps du bon temps en somme. Alors en ce début de mois décembre, Stéphanie Bui a eu la bonne idée de s’intéresser à certains métiers traditionnels bien français en poussant la porte des ateliers d’artisans du luxe… Nous poursuivons aujourd’hui notre enquête: après la </span><strong><a href="../2009/12/03/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-1/" target="_blank">question des paradoxes abordée dans le premier volet</a></strong><span class="justified"> et la question de l’image du luxe abordée <a href="http://ecoloinfo.com/2009/12/04/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-2/" target="_blank"><strong>dans le second volet</strong></a>, nous terminons avec les perspectives qui existent aujourd&#8217;hui dans le secteur!</span></p>
<h4>Episode 3: Artisan du luxe, un métier de l’avenir!</h4>
<p><span id="more-10031"></span></p>
<h3>Artisan du luxe nouvelle génération</h3>
<p style="text-align: justify;">Forte de l’expérience de ses aînés, la trentenaire Perrine Rousseau, tisseuse, a bien compris la nécessité de <strong>cultiver son indépendance et de diversifier son type de clientèle</strong>. Valorisant la production industrielle, elle envisage, par ailleurs, de développer une collection à son nom, plus accessible et destinée au grand public. &#8220;<em>La haute couture, c’est bien pour le travail créatif&#8221;</em>, confie-t-elle, sereine, au sujet de l’intérêt grandissant des maisons de luxe pour son travail.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-10042 aligncenter" title="perrine-rousseau" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/perrine-rousseau.jpg" alt="" width="389" height="583" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><em>Perrine Rousseau</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ecolo, elle se consacre à l’utilisation de fibres non cultivées avec des pesticides, impactant sur la santé au contact de la peau. La demande est plus importante que l’offre. Y répondre, c’est un &#8220;<strong><em>combat&#8221;</em></strong>: les fournisseurs à convaincre, les essais à faire dans des salles spéciales et les compromis; 3 gammes de coloris proposées plutôt que 15 si les fibres n’étaient pas bio.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-10043 aligncenter" title="wwwamiandcocom" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/wwwamiandcocom.jpg" alt="" width="130" height="158" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>www.amiandco.com</em></p>
<p style="text-align: justify;">Et les labels? Elle privilégie les partenariats de proximité afin de minimiser les coûts de transport aussi. A quoi bon importer du coton bio de l’étranger pour le transporter ensuite en avion?    Par ailleurs soucieuse d’allier son travail et ses valeurs, elle devient partenaire de la société de commerce équitable ami&amp;co, spécialisée dans la valorisation de l’artisanat malien. Pendant quelques semaines par an, la créatrice se rend au Mali pour des échanges de savoir-faire avec des tisseurs locaux. Elle enseigne ses techniques afin que s’enrichisse le savoir-faire du tissage malien, en voie de disparition depuis l’arrivée du marché des fripes. En retour, elle nourrit son inspiration des méthodes apprises auprès des tisseurs. Or, <strong>l’histoire de Perrine Rousseau est celle de sa génération, celle  des 70% des artisans de moins de 44 ans aujourd’hui.</strong> Son parcours est bien différent de celui de ces artisans déjà renommés, issus d’une histoire frisant le mythe, née au 19ème siècle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-10040" title="2-galyna-moulin-rouge-credit-jhabas" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/2-galyna-moulin-rouge-credit-jhabas.jpg" alt="" width="304" height="259" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Galyna Moulin Rouge - Credit: Jhabas</em></p>
<h3>Sauvé par le Moulin Rouge</h3>
<p style="text-align: justify;">C’est une belle histoire de femmes qui se sont battues en leur temps pour faire perdurer leur savoir-faire de plumassières, fournisseur du music-hall, puis de la haute couture. A l’origine, avec l’essor du costume du music-hall dans les années d’après-guerre, <strong>Madame Février s’associe à Madame Gisèle. L’Atelier Février est crée</strong>. Plus tard, dans les années 60, la belle-fille de Madame Gisèle, Madame Nicole, reprendra la relève. Approchant, en 2009, l’âge de la retraite, désireuse de se mettre enfin en retrait de la gestion de l’atelier familial, et de quitter ce métier si exigeant en le confiant entre de bonnes mains, Madame Nicole signe le rachat de l’atelier par le Moulin Rouge en août 2009. Madame Editte, nièce de Madame Nicole, est désormais responsable de la gestion de l’atelier. Les maisons de luxe sont soulagées, les plumassières aussi. Et l’histoire de l’atelier Février continue.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-10041" title="1-atelier-fevrier-moulin-rouge-credit-photo-jhabas" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/1-atelier-fevrier-moulin-rouge-credit-photo-jhabas.jpg" alt="" width="499" height="610" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Atelier Fevrier - Moulin Rouge - Crédit Photo: Jhabas</em></p>
<h3>Atelier Legeron, une belle histoire à raviver</h3>
<p style="text-align: justify;">Arrière-petit-fils du repreneur, en 1880, de l’atelier de fleuriste plumassier fournissant particuliers et maisons de luxe, <strong>Bruno Legeron, initié  à la profession par sa mère,  imagine son nouveau métier d’artisan à l’ère de la vente sur internet</strong>, depuis son  atelier boisé imprégné de l’atmosphère du siècle dernier.  L’artisan s’active dans ce lieu inchangé. Ses outils sont les mêmes. D’autres furent acquis aux enchères. Enfin sont apparus, faits sur-mesure par un maroquinier, des outils spécifiques pour réaliser les commandes exigeant toujours plus de créativité de sa part. Lieu de mémoire et de transmission niché au cœur du Paris commerçant, on reste bouche bée devant la création à l’œuvre depuis si longtemps.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-10044" title="fleur-de-atelier-legeron" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/fleur-de-atelier-legeron.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Fleurs de l&#8217;Atelier Legeron</em></p>
<h3>Vers la création d’un ministère des métiers d’art et du luxe ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Témoin de la gestion chaotique de ces métiers survivant péniblement, la sénatrice de Paris recommande la création d’un ministère dédié aux métiers d’art et du luxe. &#8220;<em>Un pôle d’excellence de la création en Ile-de-France serait crée sur le modèle des pôles de compétitivité et, envisagé autour de l’industrie du textile et de la mode, il concentrerait sur seul site des centres de formation, de recherche, de production, pour attirer des jeunes talents</em>&#8220;.</p>
<p><strong>Couturière,  un métier de l’avenir!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Non, <em><strong>&#8220;les métiers d’art, c’est pas ringard!&#8221;</strong></em>, pour reprendre l’expression de Vincent Grégoire, directeur du pôle art de vivre du bureau de style Nelly Rodi. En témoigne les recommandations avancées par la sénatrice de Paris. Toute la filière de la formation serait réorganisée. Un diplôme supérieur des métiers d’art bac+5 est envisagé.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-10039 aligncenter" title="photo-3-emplacement-de-la-broderie-sur-la-robe_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo-3-emplacement-de-la-broderie-sur-la-robe_2.jpg" alt="" width="500" height="750" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Emplacement d&#8217;une broderie sur une robe - Atelier Lesage</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-10049" title="photo-5-atelier-lesage-broderie" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo-5-atelier-lesage-broderie.jpg" alt="" width="230" height="345" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-10050 aligncenter" title="photo-4-reproduction-de-la-toile-sur-le-tissu" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo-4-reproduction-de-la-toile-sur-le-tissu.jpg" alt="" width="152" height="99" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Reproduction de la toile sur le tissu</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-10046" title="photo-6-pose-de-la-broderie-sur-la-veste" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo-6-pose-de-la-broderie-sur-la-veste.jpg" alt="" width="120" height="79" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Pose de la Broderie sur la veste</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-10048 aligncenter" title="photo-7-assemblage-de-la-robe" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo-7-assemblage-de-la-robe.jpg" alt="" width="230" height="345" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Assemblage de la robe</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><img class="alignnone size-full wp-image-10047" title="photo-8-collection-haute-couture-automne-hiver-2009-2010-backstage-7-juillet-2009" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo-8-collection-haute-couture-automne-hiver-2009-2010-backstage-7-juillet-2009.jpg" alt="" width="230" height="345" /></em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Collection haute couture automne-hiver 2009-2010 - Backstage - 7 juillet 2009</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-10038" title="photo1-chanel-haute-couture-automne-hiver-09-102" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo1-chanel-haute-couture-automne-hiver-09-102.jpg" alt="" width="399" height="588" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Chanel Haute Couture Automne Hiver - 2009-2010</em></p>
<p style="text-align: justify;">C’est aussi la préoccupation du président de Paraffection, Bruno Pavlovsky, soucieux de recruter les meilleures couturières et brodeuses possible, sans que les choix de formation n’aient été faits par défaut. <strong><em>&#8220;Ce sont des métiers actuellement valorisés qui, de plus en plus aujourd’hui, on le voit avec les couturières, proposent des évolutions. Aujourd’hui, il y a le métier de couturière, mais aussi de modéliste. Le métier de couturière permet de réels développements ; l’ouverture vers le modélisme, par exemple, est extrêmement importante&#8221;</em></strong>. D’après le rapport de Catherine Dumas, Chanel envisage de multiplier par 4 ses effectifs en apprentis et en contrat de professionnalisation, d’ici 2010.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, est  prévu <strong>le renforcement du label Entreprise Patrimoine Vivant (EPV) en un réseau d’excellence pour reconnaître la valeur des métiers d’art</strong>. Crée en 2005, il <em>&#8220;est attribué à qui détient un patrimoine économique spécifique, matériel ou immatériel, possède un savoir-faire rare, exclusif ou partagé avec un nombre très limité d’entreprises, et de renommé pour la dimension culturelle&#8221;</em>. Un gros chantier en perspective pour enfin rendre ses lettres de noblesse à ces métiers de l’intelligence de la main &#8220;<em>L’artisan du luxe, un métier de l’avenir&#8221;</em>!</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-10035 aligncenter" title="photo-4-luxe-chanel-haute-coutureautomne-hiver-2009-2010_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo-4-luxe-chanel-haute-coutureautomne-hiver-2009-2010_2.jpg" alt="" width="366" height="540" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Chanel Haute Couture Automne Hiver - 2009-2010</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-10036" title="photo-1-luxe-chanel-haute-couture-automne-hiver-09-10_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo-1-luxe-chanel-haute-couture-automne-hiver-09-10_2.jpg" alt="" width="358" height="526" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Chanel Haute Couture Automne Hiver - 2009-2010</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-10037" title="photo-2-luxe-defile-haute-couture-automne-hiver-09-10_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo-2-luxe-defile-haute-couture-automne-hiver-09-10_2.jpg" alt="" width="394" height="580" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Chanel Haute Couture Automne Hiver - 2009-2010</em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Stéphanie Bui</strong><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="../2009/12/03/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-1/" target="_blank">Premier épisode de cette enquête en 3 volets: artisans du luxe, en voie de disparition? #1</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://ecoloinfo.com/2009/12/04/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-2/" target="_blank"><strong>Second épisode de l&#8217;enquête: Le luxe bluffé par son image!</strong></a></p>
<ul>
<li><a href="http://www.ateliersdart.com/" target="_blank">Ateliers d’art de France</a></li>
<li><a href="http://www.centreduluxe.com/index.php?rid=14" target="_blank">Prix du Talent du Luxe et de la Création</a></li>
<li> <a href="http://www.fondationbs.org/C_les_programmes/C2_culturel/C2_B_intelligence_main/index.htm" target="_blank">Prix  Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main</a></li>
<li><a href="http://www.laforme.fr/" target="_blank">Le site de l’atelier La Forme</a></li>
<li><a href="http://www.legeron.com/" target="_blank">Le site des ateliers Legeron</a></li>
</ul>
<p>Les sites des ateliers de Paraffection :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.michel-paris.com/" target="_blank">Michel Paris</a></li>
<li><a href="http://www.goossens-paris.com/" target="_blank">Goossens Paris</a></li>
<li><a href="http://www.lesage-paris.com/" target="_blank">Lesage Paris</a></li>
</ul>
<p>Les sites d’organisations professionnelles du secteur du luxe:</p>
<ul>
<li><a href="http://www.centreduluxe.com/" target="_blank">Le centre du luxe</a></li>
<li><a href="http://www.ccolbert.fr/" target="_blank">Le comité Colbert</a></li>
</ul>
<p>Les autres articles de Stéphanie sur Ecolo-Info:</p>
<ul>
<li><a href="../2009/12/04/2009/09/23/boutique-univers-mademoiselle-bio/" target="_blank">Dans l’univers de Mademoiselle Bio</a></li>
<li><a href="../2009/12/04/2009/10/13/verite-sur-les-dechets-nucleaires-parlons-en-enfin-noualhat-gueret/" target="_blank">Vérité sur les déchets nucléaires: parlons-en enfin!</a></li>
<li><a href="../2009/12/04/2009/06/16/penser-autrement-avec-les-conferences-ted-technology-entertainment-design/" target="_blank">Penser autrement avec les conférences TED</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ecoloinfo.com/2009/12/06/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-3/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Artisans du luxe, en voie de disparition? #2</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/12/04/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-2/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/12/04/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-2/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 07:34:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Créer/Bâtir]]></category>

		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>

		<category><![CDATA[artisans]]></category>

		<category><![CDATA[Luxe]]></category>

		<category><![CDATA[Savoir-faire]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="photo2-croquis_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo2-croquis_2.jpg" alt="" width="120"/><em>Par Stéphanie Bui…</em>
Noël, c’est pour beaucoup le temps des belles choses, du beau et du bon, le temps de l’émerveillement et du plaisir. Le temps du bon temps en somme. Alors en ce début de mois décembre, Stéphanie Bui a eu la bonne idée de s’intéresser à certains métiers traditionnels bien français en poussant la porte des ateliers d’artisans du luxe… Nous poursuivons aujourd'hui notre enquête: après la question des paradoxes abordée hier, nous nous intéressons avec ce deuxième épisode à l'image du luxe, au luxe globalisé, au luxe délocalisé, et à la notion de luxe aujourd'hui.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Noël, c’est pour beaucoup le temps des belles choses, du beau et du bon, le temps de l’émerveillement et du plaisir. Le temps du bon temps en somme. Alors en ce début de mois décembre, Stéphanie Bui a eu la bonne idée de s’intéresser à certains métiers traditionnels bien français en poussant la porte des ateliers d’artisans du luxe… Nous poursuivons aujourd&#8217;hui notre enquête:<strong> <a href="http://ecoloinfo.com/2009/12/03/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-1/" target="_blank">après la question des paradoxes abordée hier</a></strong>, nous nous intéressons avec ce deuxième épisode à l&#8217;image du luxe, au luxe globalisé, au luxe délocalisé, et à la notion de luxe aujourd&#8217;hui.<span id="more-9970"></span></p>
<h4>Episode 2 : Le luxe bluffé par son image!</h4>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>L’image du luxe prédomine sur le produit depuis l’arrivée de John Galliano chez Dior, puis d’Alexander McQueen chez Givenchy&#8221;</em>. Tout cela a d’abord créé &#8220;<em>un buzz exceptionnel et positif autour de l’image de la haute couture&#8221;</em> rajeunie par magie, explique Hubert Barrère, fin observateur du luxe, cumulant les fonctions de corsetier, directeur artistique de la maison de broderie Hurel et président du Fashion Group initiant des rencontres entre professionnels du luxe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le défilé haute couture transformé en acte de création spectaculaire… et le luxe devint branché, le sportwear… luxueux!</strong> Les jeunes sont devenus, eux, les nouveaux clients du luxe. L’industrie de la parfumerie et des cosmétiques (ce luxe dit &#8220;accessible&#8221;, celui qui &#8220;rapporte&#8221;), a d’autant plus bénéficié des retombées de cette image du luxe rajeuni. On vit, par ailleurs, des univers de marques investir tous les secteurs possibles, de l’hôtellerie, à la restauration en passant par la déco maison.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9965 aligncenter" title="1-broderie-par-la-maison-hurel-pour-chanel-collection-automne-hiver-09-10" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/1-broderie-par-la-maison-hurel-pour-chanel-collection-automne-hiver-09-10.jpg" alt="" width="233" height="345" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Broderie par la maison Hurel pour Chanel Collection Automne Hiver 09-10</em></p>
<p style="text-align: justify;">Est apparu aussi en 2004 <strong>le concept de &#8220;masstige&#8221;</strong>: <strong>contraction de &#8220;mass market&#8221; et &#8220;prestige&#8221;, désignant une association commerciale entre une enseigne de grande distribution et un nom prestigieux</strong>. L’image du luxe désormais vendue bon marché dans ce contexte de &#8220;démocratisation du luxe&#8221;? Quelles conséquences pour les artisans aux savoir-faire rares dépendant de la haute couture ?</p>
<h3>Luxe globalisé</h3>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Cela dérape depuis 5 à 8 ans avec la globalisation du luxe&#8221;</em>,  constate Hubert Barrère. <strong>La culture des multinationales pénétrant ces métiers d’une culture à l’ancienne provoqua un tournant dans le travail de l’artisan</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9968 aligncenter" title="hubert-barrere" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/hubert-barrere.jpg" alt="" width="218" height="144" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Photo de Hubert Barrère, Talent de l’Audace 2008 (Talent du luxe et de la création) crédit photo : Sipa<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;">Avant, les artisans se rendaient dans les studios pour discuter du travail à fournir, regrette l’atelier Dynale, ennoblisseur de tissu. Un échange permettait de comprendre, à la fois, les souhaits des créateurs et les contraintes du travail des artisans. Aujourd’hui, face à de jeunes équipes créatives qui, non seulement changent régulièrement, mais ne sont pas forcément conscientes des contraintes de la réalisation artisanale, <strong>le travail se complique</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">A écouter Hubert Barrère, on imagine <strong>un univers devenu sans codes, chaotique, en péril</strong>, <em>&#8220;tout le contraire du luxe glamour&#8221;</em>. Ce qu’il confirme: &#8220;<em>Je vais lancer un pavé dans la marre: les notions d’éthique, de culture et de respect doivent être réciproques. Ce n’est pas simplement dans un sens. Autrefois, il y avait une fidélité, une collaboration entre maisons du luxe et artisans toute l’année. Aux fournisseurs d’honorer le service en retour par la réalisation du bel ouvrage. Quand on fait juste un one shot avec 100 échantillons suivi d’essais, et in fine, pas de commande, comment fait-on pour facturer le travail fourni ? Ce manque de respect des personnes peut mettre en péril un atelier</em>″. <strong>Et que dire des négociations des prix</strong>, &#8220;<em>variant d’une échelle de 1 à 10 selon les maisons?!&#8221;</em>, s’exclame-t-il, indigné. Les budgets trop coûteux se compensent au détriment des artisans.</p>
<h3>Luxe délocalisé</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>La délocalisation de la production menace ainsi les savoir-faire français du luxe</strong>, regrette ouvertement Christian Estrosi, Ministre chargé de l’Industrie, décidé à réorganiser la filière. Catherine Dumas, Sénatrice de Paris, chargée de faire des recommandations pour sauver cet écosystème industriel unique, a remis son rapport, le 20 octobre dernier. ″<em>Mettre en concurrence les artisans avec des fabrications de qualité incomparable faites à Tataouine les fouilles, c’est  étrangler  les artisans</em>″, conclut de son côté l’homme de terrain Hubert Barrère.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9966 aligncenter" title="bruno-legeron" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/bruno-legeron.jpg" alt="" width="480" height="640" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Bruno Legeron</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’atelier Legeron, fleuriste plumassier, lui, doit absolument remédier aux commandes irrégulières des maisons de luxe dont il dépend. <strong>Il y a 20 ans, ils étaient 30 ateliers. En 2009, ils ne sont plus que 3 fleuristes plumassiers en France</strong>. De plus en plus délaissée, cette excellence laisse place à l’expansion d’une image, d’un &#8220;faux luxe&#8221;, au risque, tout de même, de décevoir les clients et de ravager une image de marque.</p>
<h3>Le règne de l’image au dépend de l’excellence du produit</h3>
<p style="text-align: justify;">Nous en sommes arrivés, aujourd’hui, à un &#8220;<em><strong>excès contraire</strong></em>&#8221; du tout pour l’image qui &#8220;<em>met en péril</em>&#8221; le travail de la qualité des créations du &#8220;<em>vrai  luxe</em>&#8220;; les délais de réalisation toujours plus courts sont ravageurs. &#8220;<em>Mais à force de travailler sur l’image du luxe, est-ce que cela a favorisé la filière du luxe, la fabrication du produit?&#8221;</em>,  se demande l’homme de terrain.</p>
<p><strong>Vite fait, bien fait!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une devise qui sied donc mal au travail de l’intelligence de la main de l’artisan, ami du temps. <strong>On est passé de 4 collections par an à 8. La remise des croquis des créatifs italiens a lieu un mois avant les défilés au lieu des 10 jours avant le jour J en France</strong>, compare l’artisan brodeur Hubert Barrère.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9969 aligncenter" title="photo2-croquis_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/photo2-croquis_2.jpg" alt="" width="354" height="533" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Un croquis</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le droit à l’erreur n’existe plus. Le temps de réflexion non plus. Et la créativité n’a plus sa place. Le risque est au maximum pour la réalisation artisanale du bel ouvrage</strong>. Les artisans formiers citent, pour une collection haute couture de 2004, la réalisation de 7 pièces en 12 jours; la plus raffinée a nécessité une centaine d’heures de travail. Les journées débordaient sur les nuits. Et la retouche sur le bois n’existe pas… Dans les années 80, ils auraient eu 2 mois pour cette réalisation.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Du couturier vers le directeur artistique</h3>
<p style="text-align: justify;">De son point de vue de président de Paraffection, Bruno Pavlovky évoque aussi l’évolution du métier de couturier. &#8220;<em>Il n’y a plus beaucoup de couturiers qui ne sont que couturiers. Ils sont pris par plein d’autres activités, que ce soit la photographie par exemple ou autre. Ils passent d’une collection à l’autre assez vite</em>&#8220;.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce nouveau contexte, <strong>être capable de fournir aux créateurs des savoir-faire de proximité à Paris fut aussi à l’origine de la création de Paraffection</strong>, protégeant ainsi la pérennité des savoir-faire de ses artisans fournisseurs et l’excellence de la production produite à 80% en France et particulièrement dans ses ateliers parisiens.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-9967" title="effet-galuchat-en-degrade-par-atelier-dynale-ennoblisseur-pour-chanel-haute-couture-automne-hiver-09-10" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/effet-galuchat-en-degrade-par-atelier-dynale-ennoblisseur-pour-chanel-haute-couture-automne-hiver-09-10.jpg" alt="" width="233" height="345" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Effet galuchat en degrade par atelier dynale ennoblisseur pour Chanel haute couture automne hiver 09-10</em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Stéphanie Bui</strong><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://ecoloinfo.com/2009/12/03/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-1/" target="_blank">Premier épisode de cette enquête en 3 volets: artisans du luxe, en voie de disparition? #1</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://ecoloinfo.com/2009/12/06/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-3/" target="_blank">Troisième et dernier épisode de l&#8217;enquête: Artisans du luxe, un métier d&#8217;avenir! #3</a></p>
<ul>
<li><a href="http://www.ateliersdart.com/" target="_blank">Ateliers d’art de France</a></li>
<li><a href="http://www.centreduluxe.com/index.php?rid=14" target="_blank">Prix du Talent du Luxe et de la Création</a></li>
<li> <a href="http://www.fondationbs.org/C_les_programmes/C2_culturel/C2_B_intelligence_main/index.htm" target="_blank">Prix  Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main</a></li>
<li><a href="http://www.laforme.fr/" target="_blank">Le site de l’atelier La Forme</a></li>
<li><a href="http://www.legeron.com/" target="_blank">Le site des ateliers Legeron</a></li>
</ul>
<p>Les sites des ateliers de Paraffection :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.michel-paris.com/" target="_blank">Michel Paris</a></li>
<li><a href="http://www.goossens-paris.com/" target="_blank">Goossens Paris</a></li>
<li><a href="http://www.lesage-paris.com/" target="_blank">Lesage Paris</a></li>
</ul>
<p>Les sites d’organisations professionnelles du secteur du luxe:</p>
<ul>
<li><a href="http://www.centreduluxe.com/" target="_blank">Le centre du luxe</a></li>
<li><a href="http://www.ccolbert.fr/" target="_blank">Le comité Colbert</a></li>
</ul>
<p>Les autres articles de Stéphanie sur Ecolo-Info:</p>
<ul>
<li><a href="../2009/09/23/boutique-univers-mademoiselle-bio/" target="_blank">Dans l’univers de Mademoiselle Bio</a></li>
<li><a href="../2009/10/13/verite-sur-les-dechets-nucleaires-parlons-en-enfin-noualhat-gueret/" target="_blank">Vérité sur les déchets nucléaires: parlons-en enfin!</a></li>
<li><a href="../2009/06/16/penser-autrement-avec-les-conferences-ted-technology-entertainment-design/" target="_blank">Penser autrement avec les conférences TED</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Artisans du luxe, en voie de disparition? #1</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/12/03/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-1/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/12/03/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-1/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 09:48:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Créer/Bâtir]]></category>

		<category><![CDATA[Artisanat]]></category>

		<category><![CDATA[artisans]]></category>

		<category><![CDATA[Chanel]]></category>

		<category><![CDATA[Chapeaux]]></category>

		<category><![CDATA[Formier]]></category>

		<category><![CDATA[Luxe]]></category>

		<category><![CDATA[Plumier]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="atelier-la-forme" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/atelier-la-forme.jpg" alt="" width="160" /><em>Par Stéphanie Bui...</em>
Noël, c'est pour beaucoup le temps des belles choses, du beau et du bon, le temps de l'émerveillement et du plaisir. Le temps du bon temps en somme. Alors en ce début de mois décembre, Stéphanie Bui a eu la bonne idée de s'intéresser à certains métiers traditionnels bien français en poussant la porte des ateliers d'artisans du luxe... Qu’ils soient ennoblisseurs de textile, plumassiers, brodeurs ou formiers, leur atelier d’art se cherche un avenir sous peine de disparaître. Le paradoxe: l’oubli de ces savoir-faire rares, méconnus, manuels et dévalorisés alors qu’ils sont au cœur de la créativité d’un luxe français rayonnant dans le monde, propre à l’image de marque de la France... et dont le chiffre d’affaire est proche de celui de l’industrie automobile! Nous vous proposons aujourd'hui de commencer une découverte qui se déroulera en 3 épisodes...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Qu’ils soient ennoblisseurs de textile, plumassiers, brodeurs ou formiers, leur atelier d’art se cherche un avenir sous peine de disparaître. Le paradoxe: l’oubli de ces savoir-faire rares, méconnus, manuels et dévalorisés alors qu’ils sont au cœur de la créativité d’un luxe français rayonnant dans le monde, propre à l’image de marque de la France&#8230; et dont le chiffre d’affaire est proche de celui de l’industrie automobile! Stéphanie a décidé de vous emmener à la découverte de ces artisans&#8230; Un article à suivre en 3 épisodes.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Episode 1 : Le paradoxe du métier d’artisan du luxe</h4>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;Des savoir-faire mondialement reconnus, mais comment le faire savoir?&#8221;</em>, expose d’emblée, auprès d’une assemblée d’artisans, Donald Potard, ex-dirigeant de Jean-Paul Gaultier, désormais directeur général l’agence de communication <a href="http://www.agentdeluxe.eu/" target="_blank"><strong>Agent de Luxe</strong></a>. <strong>La crise des artisans est telle que la Chambre du commerce et de l’industrie de Paris a décidé d’organiser un programme de formation et de rencontres facilitant le dialogue entre maisons de luxe, experts et artisans</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9954 aligncenter" title="atelier-legeron" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/atelier-legeron.jpg" alt="" width="500" height="420" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Atelier Legeron</em></p>
<h3>Débordé de travail et menacé de disparition ?!</h3>
<p style="text-align: justify;">En effet, comment faire savoir, par exemple, que <strong>le dernier atelier de formier en France est menacé de disparition faute de relève?</strong> <strong>Et d’ailleurs, savez-vous même ce qu’est un formier?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D’après un croquis, <strong>le couple d’artisans Lorenzo et Lucie Ré</strong> sculptent, depuis 1973, des formes en bois adaptées à chaque système de fabrication du chapeau de chaque pays. Ils réalisent les formes de chapeau les plus folles, ce sont des formiers. Aujourd’hui à l’approche de la retraite et débordés de travail, ils continuent tous les 2 à répondre aux commandes de particuliers, du cinéma et de la haute couture.</p>
<h3>L’artisan glamour de la presse mode</h3>
<p style="text-align: justify;">C’est souvent l’histoire préférée des médias de la mode à l’heure des défilés haute couture: des heures interminables transformées en nuits blanches à travailler et évoquées en une éloquence tissée d’adjectifs virevoltants.  <strong>Un rythme infernal transformé en moment magique, privilégié, créatif</strong>… C’est l’artisan glamour de la presse de mode.</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, me direz-vous, <strong>la presse spécialisée est destinée, non pas à dévoiler les coulisses de la création, mais à mettre en scène sa magie, à cultiver le mystère de savoir-faire rares, le tout nourri de cette spécificité émouvante</strong>: une transmission familiale de génération en génération jusqu’à nos jours&#8230; La presse transformera alors ces belles histoires en sagas familiales témoins de toute l’histoire de la mode française.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9955 aligncenter" title="atelier-la-forme" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/atelier-la-forme.jpg" alt="" width="480" height="640" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Atelier La Forme</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Résultat: on s’étonne alors d’apprendre de la bouche des artisans formiers la disparition annoncée de leur atelier</strong>. Et d’écouter Lucie Ré se souvenir d’un formier lui affirmant : &#8220;<em>je veux être ouvrier mais pas patron&#8221;</em>. Hors de question de suivre le rythme effréné des collections de mode, des dernières minutes et des nuits passées à travailler. Un travail de formier mais à horaires fixes. &#8220;<em>Les bras m’en sont tombés!&#8221;</em>, raconte Lucie, passionnée par son métier et choquée de l’argument, pourtant compréhensible.</p>
<p style="text-align: justify;">Combien de personnes pourraient s’adonner à ce rythme de travail fait d’une succession de périodes très courtes, très intenses, sans droit à l’erreur, le tout pour une qualité optimale, hautement médiatique ?</p>
<h3>Artisan de l’ombre sur le devant de la scène ?</h3>
<p style="text-align: justify;">En outre, <strong>comment l’artisan-fournisseur peut-il communiquer alors que la discrétion est contractuellement de mise?</strong>, s’interroge-t-on de suite. Il existe bien plusieurs organisations comme les <a href="http://www.ateliersdart.com/" target="_blank"><strong>Ateliers d’art de France</strong></a>, premier groupement professionnel des métiers d’art ou les médiatiques remises annuelles de <a href="http://www.centreduluxe.com/index.php?rid=14" target="_blank"><strong>Prix du Talent du Luxe et de la Création</strong></a> ou encore le <a href="http://www.fondationbs.org/C_les_programmes/C2_culturel/C2_B_intelligence_main/index.htm" target="_blank"><strong>Prix  Liliane Bettencourt pour l&#8217;Intelligence de la Main</strong></a>. Elles offriront une visibilité certaine à des artisans.</p>
<p style="text-align: justify;">Cas unique :<strong> la force de frappe de la société indépendante Paraffection</strong>, créée par la maison Chanel en 1997 à l’occasion du rachat d’ateliers d’art. Des défilés sont organisés à travers le monde à l’attention de la presse locale pour <strong>mettre en valeur le savoir-faire de ces artisans français</strong>. Quelques 150 journalistes sont alors présents tous supports médiatiques confondus, dont 70% à l’international.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9952 aligncenter" title="robe_chanel-par-la-maison-lemarie-paraffection_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/robe_chanel-par-la-maison-lemarie-paraffection_2.jpg" alt="" width="500" height="665" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Robe Chanel par la Maison Lemarié, Paraffection (portée par Nicole Kidman pour la publicité du parfum N°5) </em></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, <strong>Paraffection compte les ateliers Massaro (bottier), Lesage (brodeur), Desrues (orfèvre), Lémarié (plumassier), Guillet (créateur de fleurs artificielles), Michel (chapelier) et Goossens (parurier)</strong>, dont &#8220;<em>la vocation</em>&#8220;, insiste son président  Bruno Pavlovsky aussi président des activités mode de Chanel en 2009, &#8220;<em>est de vivre indépendamment. Aujourd’hui, ces maisons doivent connaître une vraie réalité économique ; elles doivent développer des clients en dehors du travail qu’elles peuvent faire avec Chanel</em>&#8220;.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9951 aligncenter" title="00-paraffection-atelier-desrues_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/00-paraffection-atelier-desrues_2.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Paraffection - Atelier Desrues</em></p>
<h3>Savoir-faire protégés par Paraffection</h3>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Tout ce travail avec les artisans ne s’improvise pas</em>&#8220;, insiste le président de Paraffection, Bruno Pavlovsky.  &#8220;<em>Il est  nécessaire d’agir sur la pérennité de ces savoir-faire qui rencontrent bien des difficultés</em>&#8220;, reconnaît-il. &#8220;<em>En soutenant  les artisans avec des services généraux, de façon centralisée, ils sont à l’abri des soucis financiers et de pérennité ;  ils se concentrent sur leur travail avec les studios de création&#8221;</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9949 aligncenter" title="02-paraffection-atelier-desrues_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/02-paraffection-atelier-desrues_2.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Paraffection - Atelier Desrues</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9950 aligncenter" title="01-paraffection-atelier-desrues_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/12/01-paraffection-atelier-desrues_2.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et quoi de plus naturel que d’associer la saga de la maison Chanel dont les actuels actionnaires sont les héritiers des frères Wertheimer associés de Mademoiselle Chanel dès 1924, à celles de ces ateliers, eux aussi, issus de sagas familiales. <strong>Bruno Pavlovsky mentionne même &#8220;<em>une espèce de complicité&#8221;</em> avec des artisans</strong> dont le travail avec la maison remonte parfois au temps de Mademoiselle Chanel. Est-ce d’ailleurs le sens de ce nom Paraffection? <strong>&#8220;<em>Mais le rachat d’ateliers en difficulté de relève n’a pas été fait au nom d’une fidélité</em>&#8220;, insiste le président, &#8220;<em>c’est un mélange de plusieurs raisons. Il y a beaucoup de choses qui ne pourraient pas continuer à exister si ces savoir-faire n’étaient pas présents à Paris&#8221;</em>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On pense alors au risque de la disparition annoncée de l’atelier La Forme: la fin de la créativité des chapeaux made in France. Au lieu de relever le défi de réaliser telle forme imaginaire de chapeau d’après un croquis, les maisons du luxe seraient alors contraintes d’utiliser les formes de chapeaux déjà existantes…</p>
<h3>Valoriser le label made in France</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les artisans peuvent encore transformer leur savoir-faire en marque et de créer des produits à l’attention de divers clients et même de particuliers</strong>, insiste Donald Potard auprès des artisans présents dans l’assemblée. L’heure est à l’entreprenariat et non plus à la dépendance des commandes des maisons du luxe. <strong>Véritable défi à relever pour nombre d’artisans, souvent de très petites entreprises, habituées à œuvrer dans l’ombre des commandes des maisons de luxe, et non dans l’univers du luxe globalisé et sur le devant de la scène</strong>&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Stéphanie Bui </strong><strong> <a href="http://ohmycocoon.hautetfort.com/" target="_blank">(n’hésitez pas à consulter son site!)</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<p><a href="http://ecoloinfo.com/2009/12/04/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-2/" target="_blank"><strong>Second épisode de l&#8217;enquête: Le luxe bluffé par son image!</strong></a><br />
<strong><a href="http://ecoloinfo.com/2009/12/06/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-3/" target="_blank">Troisième et dernier épisode de l&#8217;enquête: Artisans du luxe, un métier d&#8217;avenir! #3</a></strong></p>
<ul>
<li><a href="http://www.ateliersdart.com/" target="_blank">Ateliers d’art de France</a></li>
<li><a href="http://www.centreduluxe.com/index.php?rid=14" target="_blank">Prix du Talent du Luxe et de la Création</a></li>
<li> <a href="http://www.fondationbs.org/C_les_programmes/C2_culturel/C2_B_intelligence_main/index.htm" target="_blank">Prix  Liliane Bettencourt pour l&#8217;Intelligence de la Main</a></li>
<li><a href="http://www.laforme.fr/" target="_blank">Le site de l&#8217;atelier La Forme</a></li>
<li><a href="http://www.legeron.com/" target="_blank">Le site des ateliers Legeron</a></li>
</ul>
<p>Les sites d’organisations professionnelles du secteur du luxe:</p>
<ul>
<li><a href="http://www.centreduluxe.com" target="_blank">Le centre du luxe</a></li>
<li><a href="http://www.ccolbert.fr/" target="_blank">Le comité Colbert</a></li>
</ul>
<p>Les autres articles de Stéphanie sur Ecolo-Info:</p>
<ul>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2009/09/23/boutique-univers-mademoiselle-bio/" target="_blank">Dans l&#8217;univers de Mademoiselle Bio</a></li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2009/10/13/verite-sur-les-dechets-nucleaires-parlons-en-enfin-noualhat-gueret/" target="_blank">Vérité sur les déchets nucléaires: parlons-en enfin!</a></li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/2009/06/16/penser-autrement-avec-les-conferences-ted-technology-entertainment-design/" target="_blank">Penser autrement avec les conférences TED</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ecoloinfo.com/2009/12/03/artisans-du-luxe-en-voie-de-disparition-1/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Entre luxe et immondices: enquête sur la gestion des déchets à Bali</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/11/15/entre-luxe-et-immondices-enquete-sur-la-gestion-des-dechets-a-bali-manon-delachenal-dysseo2/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/11/15/entre-luxe-et-immondices-enquete-sur-la-gestion-des-dechets-a-bali-manon-delachenal-dysseo2/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 08:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agir/Grandir]]></category>

		<category><![CDATA[Bali]]></category>

		<category><![CDATA[Déchets]]></category>

		<category><![CDATA[Hôtel]]></category>

		<category><![CDATA[Luxe]]></category>

		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="sur-une-decharge-sauvage" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/sur-une-decharge-sauvage.jpg" alt="" width="240" /><em>Par Manon Delachenal, Odysseo2...</em>
Bali est une destination touristique de plus en plus prisée qui draine un nombre important de visiteurs chaque année. De nombreuses infrastructures existent pour les accueillir, et le Ministère de la Culture et du Tourisme Indonésien cherche à augmenter perpétuellement ce flux: l’objectif pour l’année 2010 atteint 7 millions de visiteurs alors que 2008 a accueilli environ 2 millions de visiteurs! Or, l’affluence touristique a un inconvénient majeur: l’accumulation de tonnes de déchets produits chaque année... alors qu'il n'existe, à ce jour, aucune gestion raisonnée: on laisse les immondices s’amonceler sans agir. Autant vous dire que cela représente un véritable problème dans des régions touristiques déjà densément peuplées. Des solutions émergent, mais les touristes peuvent aussi avoir un rôle considérable pour résoudre ce problème.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Manon Delachenal est partie en novembre dernier dans le cadre de <strong><a href="http://odysseo2.org/page/33986/Le_projet.html" target="_blank">l’association Odysseo2</a></strong> à la recherche de “projets CO2″ - des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre (projets Kyoto) tout en améliorant les conditions de vie des populations environnantes</em><em>. Ces projets peuvent être de différentes natures: énergie renouvelable, efficacité énergétique, reforestation, déchets, etc… <strong><a href="http://ecoloinfo.com/2009/08/16/odysseo2-et-long-bresilienne-ecologica/" target="_blank">Après son passage au Brésil</a> auprès</strong> de l’<strong>ONG Ecologica</strong>, elle nous raconte ce qu&#8217;elle vu et compris à Bali sur la question de la déchets&#8230; Ce n&#8217;est pas gagné!</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bali est une destination touristique de plus en plus prisée </strong>qui draine un nombre important de visiteurs chaque année. De nombreuses infrastructures existent pour les accueillir, de la pension la plus basique aux hôtels les plus luxueux. Le Ministère de la Culture et du Tourisme Indonésien cherche à augmenter perpétuellement ce flux: <strong>l’objectif pour l’année 2010 atteint 7 millions de visiteurs  alors que 2008 a accueilli environ 2 millions de visiteurs!</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9630 aligncenter" title="bali_map" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/bali_map.jpg" alt="" width="500" height="365" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’affluence touristique a un inconvénient majeur: l’accumulation de tonnes de déchets</strong> produits chaque année. Pourtant, aucune gestion raisonnée n’a, à ce jour, été mise en place par le gouvernement, qui laisse les immondices s’amonceler sans agir.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela représente un véritable problème dans des régions touristiques déjà densément peuplées.<span id="more-9619"></span></p>
<h3 style="text-align: justify;">Décharges sauvages: une triste réalité à Bali</h3>
<p style="text-align: justify;">Une solution proposée par quelques entreprises locales privées concerne <strong>la collecte directe de déchets </strong>auprès des grands hôtels, et en échange d’une centaine de dollars par mois, le tri, le retraitement, et le stockage des déchets dans un lieu privé. Une partie de cet espace est également dédiée au compost, fabriqué à partir des déchets verts des grands hôtels, qui les réutilisent après traitement pour l’entretien de leurs espaces verts.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9628 aligncenter" title="centre-de-collecte-des-dechets" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/centre-de-collecte-des-dechets.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Centre de collecte des déchets</em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9625 aligncenter" title="gestion-du-compost" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/gestion-du-compost.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Compost pour un hôtel</em></p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, <strong>nombre de grands hôtels, voire même des chaînes à renommée internationale, refusent de payer ce tribut</strong>, et préfèrent fermer les yeux sur le devenir de leurs déchets, à savoir leur déversement dans des décharges sauvages. <strong>Selon Jimbaran Lestari, une entreprise balinaise spécialisée dans le domaine, 70% des déchets produits par le tourisme atterrirait dans des décharges sauvages</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9621 aligncenter" title="sur-une-decharge-sauvage" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/sur-une-decharge-sauvage.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9624 aligncenter" title="decharge-sauvage2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/decharge-sauvage2.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Aperçu de décharges sauvages&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;">C’est <strong>une triste réalité à Bali</strong>, pourtant beaucoup plus répandue qu’on ne le pense, car peu visible depuis les sentiers touristiques. Ces décharges sont souvent situées juste à côté d’habitations voire d’écoles. Elles débordent sur les mangroves environnantes, dégradant ainsi la biodiversité de l’île. Certains grands hôtels accueillent aussi des décharges sauvages juste derrière leurs murs et préfèrent laisser la situation se détériorer plutôt que de mettre en place un système durable.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9626 aligncenter" title="une-decharge-juste-derriere-un-hotel-de-luxe" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/une-decharge-juste-derriere-un-hotel-de-luxe.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Une décharge derrière un hôtel de luxe&#8230;</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le méthane, un problème? Une solution!</h3>
<p style="text-align: justify;">Outre les désagréments visuels et olfactifs, <strong>ces déchets en décomposition émettent une quantité importante de méthane</strong>, second gaz à effet de serre anthropique (d’origine humaine) contribuant au réchauffement climatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Une autre source émettrice de méthane à Bali provient de<strong> la fermentation des déjections non traitées des élevages porcins</strong>. En plus de générer des odeurs nauséabondes, ces effluents d’élevage véhiculent des <strong>agents pathogènes</strong>, et présentent un risque élevé de pollution des sols du milieu naturel environnant.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à ce problème, une solution se répand de plus en plus:<strong> la biométhanisation</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La biométhanisation est un procédé naturel permettant de transformer la matière première organique (les déjections) en biogaz (principalement constitué de méthane) qui peut ensuite être valorisé par la production d&#8217;énergie</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en œuvre du processus de bio méthanisation, quel que soit le procédé technologique employé, nécessite l&#8217;utilisation d&#8217;une cuve hermétiquement fermée, étanche à l&#8217;air: l<strong>e biodigesteur.</strong> Les déjections animales versées dans ce réservoir sont transformées par fermentation bactérienne en milieu anaérobie (en absence d’oxygène), qui conduit à une production de biogaz.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, <strong>le digestat obtenu par la méthanisation se valorise en compost, utilisé comme engrais naturel</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9627 aligncenter" title="decharge-sauvage" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/decharge-sauvage.jpg" alt="" width="500" height="328" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Sur les décharges sauvages&#8230;</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Une logique implacable</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une idée de projet global a donc émergé face à ces deux problématiques: combiner la collecte de déchets (notamment déchets organiques - restes de nourriture, déchets verts - de l’industrie touristique) à la mise en place de biodigesteurs dans les élevages porcins</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ensemble des déchets organiques sera redistribué aux éleveurs de porcs pour nourrir leurs animaux. En parallèle, des biodigesteurs seront installés chez ces derniers, afin de produire du biogaz et du fertilisant pour les sols. Un espace de stockage du biogaz sera également prévu, soit pour produire de l’électricité, alimenter l’éclairage, ou des cuisinières.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette solution permettra de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre. Elle sera aussi rentable grâce à la finance carbone</strong>. En effet, la réduction des émissions de GES par rapport à la situation initiale, permettra de générer des crédits carbone, qui contribueront à financer l’investissement nécessaire pour l’achat des biodigesteurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette technologie simple présente deux avantages majeurs: elle apporte une solution durable au problème de stockage des déchets, et disséminée à large échelle, elle permet de réduire de manière importante les émissions anthropiques de gaz à effet de serre.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9623 aligncenter" title="les-panneaux-a-proximite-des-decharges" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/les-panneaux-a-proximite-des-decharges.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Panneaux à proximité d&#8217;une décharge</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Du rôle des touristes</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Reste maintenant à convaincre l’industrie du tourisme d’agir, et à sensibiliser les touristes aux problèmes environnementaux que leur voyage implique</strong>. Non seulement les hôtels dans lesquels ils sont susceptibles de loger endommagent l’environnement, mais bientôt, ils seront peut-être victimes de cette politique: si l’eau dans laquelle ils nagent est polluée, si les poissons qu’ils mangent sont contaminés… <strong>Ironiquement, un touriste, par définition simple visiteur temporaire, a plus de pouvoir et d’influence sur la politique des déchets que n’importe quel habitant!</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9622 aligncenter" title="a-proximite-de-la-decharge" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/11/a-proximite-de-la-decharge.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>A proximité d&#8217;une décharge</em></p>
<p style="text-align: justify;">Un affichage clair et net de la &#8220;politique déchets&#8221; des grands hôtels, via un label par exemple, pourrait être une solution pour que le consommateur avisé puisse profiter des plages de rêve l’esprit en paix…</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>DynamoS’olidaire: des Yacks aux bananes !</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/10/25/dynamos%e2%80%99olidaire-des-yacks-aux-bananes/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/10/25/dynamos%e2%80%99olidaire-des-yacks-aux-bananes/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 16:14:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Respirer/Voyager]]></category>

		<category><![CDATA[Dynamo]]></category>

		<category><![CDATA[solidarité]]></category>

		<category><![CDATA[vélo]]></category>

		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Par l'équipe de DynamoS'Olidaire...</em>
L'équipe de DynamoS'Olidaire est partie depuis quelques mois déjà: au programme, 10 000 km à vélo à travers l'Eurasie pour mettre en lumière des initiatives locales de développement. Leur association est composée de 3 jeunes orléanais décidés à mener à bien leur projet qui s'articule autour de deux thèmes majeurs: la dynamo, puisque qu'ils voyagent à vélo de France jusqu'en Inde pour mettre en lumière des initiatives locales de développement respectueuses de l'environnement; la solidarité, car en Inde ils participeront concrètement à l'une de ces initiatives. Ils apporteront également un soutien financier par la vente des kilomètres pédalés. Ils nous racontent dans cet article leur passage en Chine, entre Yacks et cultivateurs de bananes!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>L&#8217;équipe de <a href="http://www.dynamosolidaire.fr" target="_blank">DynamoS&#8217;Olidaire</a></strong> est partie depuis quelques mois déjà: au programme, 10 000 km à vélo à travers l&#8217;Eurasie pour mettre en lumière des initiatives locales de développement. Leur association est composée de 3 jeunes orléanais décidés à mener à bien <strong>un projet qui s&#8217;articule autour de deux thèmes majeurs</strong>: <strong>la dynamo</strong>, puisque qu&#8217;ils voyagent à vélo de France jusqu&#8217;en Inde pour mettre en lumière des initiatives locales de développement respectueuses de l&#8217;environnement; <strong>la solidarité</strong>, car en Inde ils participeront concrètement à l&#8217;une de ces initiatives. Ils apporteront également un soutien financier par la vente des kilomètres pédalés. <strong>Ils nous racontent dans cet article leur passage en Chine, entre Yacks et cultivateurs de bananes!</strong></em><span id="more-9194"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Pas mal de coup de pédales, de kilomètres à la verticale et de gouttes de sueur durant ces trente derniers jours! <strong>En tout 2500 km à travers les provinces du Sichuan et du Yunan</strong>, de Chengdu à Hekou aux portes du&#8230; Vietnam. Eh oui, pas moyen de rentrer au Tibet! Nous  sommes allés à la &#8220;frontière&#8221; pourtant et avons même tenté une micro tentative de passage en force&#8230; mais nous avons du nous résoudre à dévier notre route.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.dynamosolidaire.fr/" target="_blank"><img class="size-full wp-image-9200 aligncenter" title="dynamo_solidaire" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/dynamo_solidaire.png" alt="" width="268" height="159" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes donc passés  des hauts plateaux du Sichuan à 4000 m d&#8217;altitude avec ses yacks, ses nomades tibétains et ses temples bouddhistes à la douceur du soleil des tropiques et ses régimes de bananes du sud du Yunan.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette traversée bis ne fut pas pour autant de tout repos. La première partie au Sichuan, on s&#8217;en doutait, était relativement vallonnée: de longues montées certes, mais aussi de longues descentes, parfois jusqu&#8217;à 90 km sans donner (ou si peu) de coup de pédales. Notre grande surprise fut la suite, une fois déviés de notre itinéraire: pour une descente tranquille jusqu&#8217;aux plaines du Vietnam, ça montait plutôt pas mal!</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9196 aligncenter" title="selection_reportage_dynamo_solidaire" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/selection_reportage_dynamo_solidaire.png" alt="" width="500" height="374" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Région de Chengdu</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la région de Chengdu, nous visitons un village entièrement biologique. <strong>Face aux problèmes de pollution de l’eau et de pauvreté, le gouvernement chinois cherche à exproprier les paysans pour les reloger en ville</strong>. L’association CURA s’est lancée en 2005 pour améliorer la condition sanitaire de ces deux îles, et permettre aux habitants d’améliorer leur condition de vie tout en conservant leurs traditions. Un bien beau projet dont nous publions le reportage fon octobre.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9197 aligncenter" title="reportage_dynamo_solidaire_coup_de_coeur_liang" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/reportage_dynamo_solidaire_coup_de_coeur_liang.png" alt="" width="500" height="376" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Réparation de la roue arrière</em></p>
<p style="text-align: justify;">A la sortie de Chengdu, nous rencontrons un jeune Léon qui fait la route à vélo depuis Canton jusqu’à Lhassa. Il nous suivra deux semaines jusqu’à lui l’entrée au Tibet. Lui a pu franchir la frontière, pas nous. Son vélo à 30 euros lui cause bien des soucis techniques, nous voici en haut d’un col à 4700 mètres, en train de réparer la roue arrière désaxée.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques instants plus tard, des 4&#215;4 de touristes pékinois s’arrêtent, puis ce sont des moines bouddhistes qui font le pèlerinage jusqu’à Lhassa en se roulant par terre… il y en a du monde à cette altitude!</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-9198 aligncenter" title="selection_reportage_dynamo_solidaire_banane" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/selection_reportage_dynamo_solidaire_banane.png" alt="" width="488" height="649" /></p>
<p style="text-align: justify;">Nous quittons Léon à la frontière Tibétaine, et faisons route vers le Vietnam, à travers le Yunan. Alors que nous sommes censés descendre des montagnes, ça n’en fini pas de monter, les petites routes sinuent entre les rivières, mais <strong>chaque jour nous sommes hébergés et faisons de nouvelles rencontres inoubliables.</strong> Un soir, à peine descendu de son vélo, Tanguy est invité à rejoindre le groupe de paysans posté devant l’échoppe du village où nous passerons la nuit. Ce sont surtout des hommes et quelques enfants, qui se sont retrouvés là, après une journée de travail. Très vite ils le font s’assoir et lui tendent une cigarette qu’il refuse. Lorsque Loïc et Thomas arrivent, quelques minutes plus tard, Tanguy est entouré d’une dizaine de personnes, la carte à la main il tente d’expliquer notre périple. A ses pieds deux régimes de bananes. Bientôt Thomas et Loïc sont accueillis de la même manière. Ce sont des cultivateurs de bananes, le soir ils nous font gouter les plats locaux et nous montrent leurs costumes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous arrivons à  la frontière chino-vietnamienne le mardi 13 octobre</strong>. Après plus de deux et 3000 km en Chine, il va nous falloir trouver de nouveau repère, une nouvelle monnaie, de nouveaux plats au menu, une nouvelle langue…</p>
<p style="text-align: right;">Thomas Heinry, Tanguy de Belmont, Loïc Debray</p>
<p><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<p><a href="http://www.dynamosolidaire.fr" target="_blank"><strong>Le site de l&#8217;association DynamoS&#8217;Olidaire</strong></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ecoloinfo.com/2009/10/25/dynamos%e2%80%99olidaire-des-yacks-aux-bananes/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Vérité sur les déchets nucléaires: parlons-en enfin!</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/10/13/verite-sur-les-dechets-nucleaires-parlons-en-enfin-noualhat-gueret/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/10/13/verite-sur-les-dechets-nucleaires-parlons-en-enfin-noualhat-gueret/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 05:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[Areva]]></category>

		<category><![CDATA[Arte]]></category>

		<category><![CDATA[Déchets]]></category>

		<category><![CDATA[EDF]]></category>

		<category><![CDATA[Nouahlat]]></category>

		<category><![CDATA[Nucléraire]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="header_arte_nucleaire" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/header_arte_nucleaire.png" alt="" width="250" /><em>Par Stéphanie Bui...</em>
D’immenses cheminées d’où s’étire, à l’infini, un blanc nuageux sur fond de bande son guerrière et, dès les premières secondes du film, le son donne le la: une plongée dans la vie cachée des déchets radioactifs, le tabou du nucléaire. Alors, on oublie vite la beauté bétonnée inspirant en leur temps les photographes Bernd et Hilla Becher; la peur surgit et puis, le rationnel reprend le dessus ─ on se pose alors les bonnes questions. Que renferme donc, sous sa blanche pureté, ce gaz rejeté dans l’air? Que deviennent les déchets nucléaires issus des centrales? Et quels en sont les risques? Nous allons enfin comprendre.<em>"L'obligation de subir nous donne le droit de savoir"</em> (Jean Rostand) aime citer Laure Noualhat, co-auteur, avec Eric Guéret, du documentaire <em>Déchets: le cauchemar du nucléaire.</em> Pour Ecolo-Info, Stéphanie Bui a déjà vu le documentaire et vous en donne ici, d'ores et déjà, un aperçu.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Par Stéphanie Bui&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;">D’immenses cheminées d’où s’étire, à l’infini, un blanc nuageux sur fond de bande son  guerrière et, dès les premières secondes du film, le son donne le la: <strong>une plongée dans la vie cachée des déchets radioactifs, le tabou du nucléaire</strong>. Alors, on oublie vite la beauté bétonnée inspirant en leur temps les photographes Bernd et Hilla Becher; la peur surgit  et puis, le rationnel reprend le dessus ─ on se pose alors les bonnes questions. <strong>Que renferme donc, sous sa blanche pureté, ce gaz rejeté dans l’air  Que deviennent les déchets nucléaires issus des centrales? Et quels en sont les risques?</strong> Nous allons enfin comprendre. &#8220;<em>L&#8217;obligation de subir nous donne le droit de savoir</em>&#8221; (Jean Rostand) aime citer <strong>Laure Noualhat</strong>, avec <strong>Eric Guéret</strong>, du documentaire <strong>Déchets: le cauchemar du nucléaire</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-8803 aligncenter" title="nucleaire_dechets_cauchemar" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/nucleaire_dechets_cauchemar.png" alt="" width="500" height="165" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le danger du déchet</h3>
<p style="text-align: justify;">Schémas dynamiques avec explications dévoilées par la voix bienveillante de la comédienne Marianne Denicourt et l’<strong>on comprend mieux le danger d’un déchet issu d’une centrale.</strong> Le principe: <strong>au bout des 4 années de la phase d’enrichissement de l’uranium nécessaire à la fabrication de combustible nucléaire, l’assemblage radioactif usé doit être alors remplacé</strong>. 96% de cet assemblage se retrouve sous forme d’uranium  inutilisable en l’état, mais présenté comme recyclable par les usines de retraitement d’Areva.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant la phase de recyclage,  à sa sortie de la centrale, <strong>cet uranium est un déchet nucléaire. Sa dangerosité: s’en dégagent alors des rayonnements ionisants nocifs </strong>cassant chez les individus, entre autres,  les molécules d’ADN déclenchant des cancers, principalement. Les enquêteurs dénoncent ainsi <strong>l’argument récurrent de la trop grande complexité du sujet, prétexte, selon eux,  pour occulter la vérité du danger des déchets nucléaires.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">Une vérité qui dérange aussi les citoyens français</h3>
<p style="text-align: justify;">Sous un titre cauchemardesque propice au réveil brutal du téléspectateur vers plus de lucidité et d’envie de comprendre  la gestion des déchets nucléaires, <strong>le film est avant tout une enquête politique, journalistique, scientifique - et non militante.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Remarquant <strong>la remise en cause facile de l’objectivité des enquêtes sur ce sujet, sous prétexte de militantisme caché, voire d’énième propos alarmiste, il semble important de préciser les conditions de cette enquête-ci</strong>. Un instant on se demande, tout de même, où réside la difficulté: pour les enquêteurs, de rassembler, sous la forme d’une narration rationnelle, des informations taboues déjà mises en avant par les militants depuis des années*? Ou pour nous autres, citoyens, de reconnaître une vérité qui nous dérange aussi?</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-8848 aligncenter" title="eric-gueret-et-ingenieur-criirad-par-laure-309_petit" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/eric-gueret-et-ingenieur-criirad-par-laure-309_petit.jpg" alt="" width="341" height="453" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Eric Guéret, le réalisateur, avec un ingénieur de la CRIIRAD - </em><em>Crédit Photo: Laure Noualhat</em></p>
<p style="text-align: justify;">Eric Guéret rappelle alors<strong> la fierté nationale que représente le nucléaire en France</strong>, industrie développée dès la fin de la décolonisation, dans les années 60/70. Le nucléaire est de suite  devenu le symbole de l’indépendance du pays, et qui fournira aux français toute l’énergie souhaitée. En témoigne les propos de Hubert Reeves, extrait de la préface du livre &#8220;<span style="text-decoration: underline;"><em>Déchets, le cauchemar du nucléaire&#8221;</em></span>*, de Laure Noualhat : &#8220;<em>C’est la fin de la pauvreté dans le monde! Pensez donc : un gramme d’uranium peut dégager autant d’énergie qu’une tonne de charbon!&#8221;</em>. La question de la dangerosité des déchets ne se posait pas alors.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le débat &#8220;<em>déchire les gens</em>&#8220;</strong>, insiste le réalisateur.  En ces temps de communication sur le développement durable et sur le nucléaire comme énergie propre et recyclable,  le débat sur la pertinence et la dangerosité du nucléaire s’est renforcé. Rappelons que <strong>les français bénéficient des 80% d’électricité produite par les centrales d’EDF pour satisfaire  besoins et confort… Difficile dans ce contexte de remettre facilement en question le nucléaire qui ne nous a jamais quittés…</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">Une enquête indépendante</h3>
<p style="text-align: justify;">Documentaire au budget conséquent pour cette première grande investigation entre la France, la Russie, l’Allemagne et les Etats-Unis, il <strong>a bénéficié du soutien de la chaîne indépendante franco-allemande ARTE qui diffusera le film à une heure de grande écoute à 20h45, le 13 octobre, mais aussi du soutien de la société indépendante Bonne Pioche</strong>, entre autres productrice de <em>La Marche de L’Empereur</em>, du  programme documentaire Rendez-vous en terre inconnue sur France 2, une pipolisation réussie au service d’une sensibilisation écologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans des conditions idéales, le duo d’enquêteurs suit une logique d’investigation implacable. Reprenant, au début du film, le <em>&#8220;parlons-en!&#8221;</em> lancé par la <strong>PDG d’Areva, Anne Lauvergeon</strong>,  au sujet de la peur suscitée par les déchets nucléaires, évoquée lors d’un journal télévisé,  <strong>l’enquête repose alors sur la transparence affichée d’Areva</strong>. S’ensuit un périple autour des sites marquant l’histoire des déchets nucléaires.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La caution scientifique</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Où se retrouvent-ils? Quels niveaux de radioactivité dégagent-ils? </strong>La caution scientifique viendra des ingénieurs en physique nucléaire de la <strong>Commission de Recherche et d’information Indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD)</strong> qui accompagneront les enquêteurs sur les sites pour faire des prélèvements pertinents et les analyser ensuite au laboratoire, en France.</p>
<p style="text-align: justify;">Créée au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, la CRIIRAD est une association à but non lucratif, indépendante de l’état, des exploitants du nucléaire et des partis politiques. Complètement financée par plus de 4000 adhérents, elle mène ses propres investigations et diffuse les informations recueillies à l’attention des citoyens et de  leur santé et environnement. Les ingénieurs de la CRIIRAD et son laboratoire d’analyse spécialisé et agrée pour les mesures de la radioactivité dans l’environnement permettent ainsi d’évaluer l’impact des installations nucléaires, de rechercher les pollutions, de contrôler la chaîne alimentaire et les objets du quotidien.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="339" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xakmz7" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="339" src="http://www.dailymotion.com/swf/xakmz7" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/swf/xakmz7">Déchets, le cauchemar du nucléaire</a></strong><br />
<em>par <a href="http://www.dailymotion.com/arte">arte</a></em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Tcheliabinsk, la première catastrophe nucléaire oubliée</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>La radioactivité s’écoute avec les fameux bip-bip sonores du radiamètre réagissant à la haute radioactivité de la rivière Tetcha, facile d’accès pour les villageois russes de la région de Tcheliabinsk. Premier Tchernobyl caché sur le site de Mayak, en 1957, l’accident nucléaire est resté secret.</strong> En pleine guerre froide, les autorités russes avaient préféré, à la protection des 300 000 personnes regroupées sur un territoire de 800km², le maintien du secret du lieu de production du plutonium. Et <strong>à l’ingénieur de la CRIIRAD, Christian Courbon, d’imaginer les pêcheurs s’approvisionner, aujourd’hui, dans cette rivière, mesurée 50 fois le niveau de radioactivité naturelle</strong>… Un poisson capté en pleine nuit dans la Tetcha fut ramené en France pour être analysé par la CRIIRAD.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-8839 aligncenter" title="tcheliabinsk-par-laure_petit" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/tcheliabinsk-par-laure_petit.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Crédit Photo: Laure Noualhat</em></p>
<p style="text-align: justify;">Aucune contre-indication réelle pour les habitants d’éviter cette rivière, parce qu’officiellement, selon l’adjointe du ministre de la sécurité nucléaire et écologique de la région, Svetlana Kostina, il n’y a pas de radioactivité; elle est officiellement au-dessous de la dose préconisée par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).  Or, <strong>on apprend alors qu&#8217;il existe une interdiction de  s’approcher de la Tetcha, datant seulement de 1993, à l’arrivée au pouvoir de Boris Eltsine et de la perestroïka&#8230; Le panneau d’interdiction sera alors posé par des associations russes et non par le pouvoir public. Seuls 2 militaires seront affectés à la surveillance de la rivière longue de 240km</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-8840 aligncenter" title="scene-de-vie-tcheliabinsk-par-laure_petit" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/scene-de-vie-tcheliabinsk-par-laure_petit.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Scène de vie à Tcheliabinsk - </em><em>Crédit Photo: Laure Noualhat<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;">Abandonnés des autorités, vivant dans la précarité sans possibilité de refaire une vie ailleurs et attachés à la terre de leurs ancêtres, les villageois vivent comme si de rien n’était. Ils traient leurs vaches dont ils boivent le lait contaminé. Objets d’analyses médicales régulières, ignorant jusqu’aux résultats des tests subis, ils se savent condamnés. Résigné devant cet abandon des autorités, un villageois, impassible, lance: <strong>&#8220;<em>nous sommes des cobayes ; c’est notre destin&#8221;</em></strong>. Film oblige, <strong>une bande-son sensée, signée des musiciens Pierre Fruchard et Etienne Bonhomme, souligne cette sordide histoire vraie</strong>. De la mélodie s’échappent en filigrane de légers bips, traces sonores radioactives, le tout entremêlé de sons grinçants. <strong>Impossible de faire la sourde oreille à ces histoires de vie délaissées.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-8841 aligncenter" title="riviere-tetcha-par-laure_petit" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/riviere-tetcha-par-laure_petit.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Rivière Tetcha - </em><em>Crédit Photo: Laure Noualhat</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">La France: entre la Manche et la terre de Russie</h3>
<p style="text-align: justify;">Comptant sur la transparence affichée par la PDG d’Areva,  les enquêteurs obtiennent un accord pour visiter <strong>la centrale de la Hague</strong>. <strong>Le malaise de l’ingénieur d’Areva à répondre aux questions sur la potentielle contamination des déchets est grand</strong>. Hésitant dans le choix des mots, il est finalement secouru par le directeur de la communication de la Hague. Non, affirme-t-il, il n’y a pas de contamination, mot tabou, mais des <em>&#8220;traces&#8221;</em> mesurées au-dessous du niveau de radiation naturelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le taux référence utilisé par Areva est obsolète</strong>, nuance Bruno Chareyon, ingénieur en physique nucléaire, chef du laboratoire de la CRRIRAD. <strong>Ce modèle reprend  la mesure de la radioactivité du<em> &#8220;modèle Hiroshima-Nagasaki&#8221;</em>, réduisant les &#8220;facteurs risque&#8221;</strong>. A la place, <strong>la CRIIRAD préconise le modèle linéaire sans seuil prenant en compte les doses radioactives faibles, mais bien actives sur le long terme</strong>. Ce modèle linéaire sans seuil est, par ailleurs, proposé par l’organisation internationale indépendante, la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), et par l’UNSCEAR (United Nations Committee on the Effects of Atomic Radiation), l&#8217;organisme international qui évalue les bases de la protection contre les radiations.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-8845 aligncenter" title="la-hague" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/la-hague.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Site de la Hague</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A la question du bilan du retraitement des matières, notamment de l’uranium, officiellement recyclable à 96%, pourcentage clé de la communication d’Areva pour justifier un nucléaire propre, le groupe fermera finalement l’accès des sites aux enquêteurs</strong>. De quoi motiver de plus belle ces derniers dans leur quête de vérité sur le traitement des déchets.</p>
<p style="text-align: justify;">La contamination de la mer au large du site de la Hague d’Areva, nous l’observerons  grâce au fonds de documentation conséquent de Greenpeace, accumulé au fil de leurs opérations d’envergure menées. <strong>Un extrait de vidéo sous-marine témoigne de l’utilisation de la Manche, plus précisément de la Fosse des Casquets, comme poubelle nucléaire.</strong> Y gisent, plusieurs centaines de mètres sous l’eau, des restes des tonnes de fûts éventrés.  <strong>Les déchets radioactifs ont été dispersés dans la mer. La promesse de la sécurité des fûts pour des siècles n’est pas tenue</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Suite à cette opération, <strong>un traité en 1993 interdira l&#8217;immersion en mer des déchets radioactifs depuis les bateaux, mais pas depuis les centrales!</strong> <strong>Aujourd’hui,  par les conduites terrestres menant ouvertement à la mer, l’usine de traitement des déchets de la Hague rejette annuellement, en toute légalité, selon Yannick Rousselet, chargé de campagne Greenpeace France, 33 millions de fûts de 200 litres de déchets radioactifs aux traces visibles jusqu’en arctique.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">A quand un débat public ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Comme Laure Noualhat et Eric Guéret, <strong>délaisserons-nous enfin une réflexion émotionnelle et stérile autour du nucléaire, dominée sinon par la peur, du moins par l’opacité voire par les propos contradictoires tout azimut?</strong> Que penser de la <em>&#8220;confiance&#8221;</em> dont nous demande de faire preuve, à la fin du documentaire, Bernard Bigot, Haut-Commissaire à l’énergie atomique et conseiller technique et scientifique auprès du gouvernement et du Président? <strong> Les autorités publiques sollicitent la confiance des citoyens envers les lois de la physique, envers le sens de la responsabilité des décideurs politiques et industriels, alors que certains d’entre eux ont été pris en flagrant délit d’ignorance ou d’opacité dans le film</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">A cet égard, la séquence du débat télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, lors la dernière campagne des élections présidentielles, en dit long sur l’ignorance des politiques sur le nucléaire.  Le débat se déroule, de nouveau, sous nos yeux, à coup d’arguments faux dénoncés dans le film.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Déficit démocratique</h3>
<p style="text-align: justify;">Mycle Schneider, analyste international sur les questions d’énergie et du nucléaire, explique dans un entretien, <strong>la tradition française de laisser la réflexion sur le nucléaire entre les mains de &#8220;<em>l’élite de l’élite&#8221;</em></strong>, une vingtaine de personnes environ, toutes issues du corps des mines.  Cette &#8220;<em>aristocratie républicaine&#8221;</em> définit la mise en place de la politique énergétique, industrielle, de la recherche et de l’environnement en France. <strong>Les politiciens, selon lui, ne s’intéressent pas à la politique énergétique: ils la fuient</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Au regard du déficit démocratique dévoilé dans le documentaire, le &#8220;<em>parlons-en!&#8221;</em> de Anne Lauvergeon,  ce plaidoyer pour une transparence sur les déchets nucléaires, s’avère des plus restrictifs, et d’autant plus opaque au vu du scoop des enquêteurs. <strong>Contrairement à la communication d’Areva mettant en avant  le pourcentage de 96% des matières recyclables, principalement l’uranium, situé sur le site d’entreposage de déchets de Pierrelatte,  seul 10% de ces matières est réellement retraité</strong>. <strong>Les déchets finissent leur périple sur le site de Tomsk en Russie d’où l’on peut voir les fûts, entreposés à l’air libre, vu de Google Earth</strong>.  10% de l’uranium y est alors enrichi et rendu  à la France. Le nucléaire ne peut plus être alors présenté comme une énergie propre, recyclable et recyclée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-8843 aligncenter" title="image-vueciel-tomsk" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/image-vueciel-tomsk.jpg" alt="" width="344" height="400" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Site de Tomsk, vu du ciel, par Greenpeace</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Pour &#8220;un nucléaire rationnel&#8221;</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les auteurs militent, non pas pour une politique antinucléaire, mais pour une réflexion rationnelle sur ce sujet, ─ pour la pensée d’&#8221;<em>un nucléaire rationnel&#8221;</em>, résume Laure Noualhat</strong>.  Le pari de comprendre le point faible du nucléaire, ses déchets,  c’est le tour de force de ce film considéré déjà par beaucoup d’utilité publique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-8800  aligncenter" title="dechets_nucleaires_noualhat_gueret" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/dechets_nucleaires_noualhat_gueret.png" alt="" width="240" height="136" /></p>
<p style="text-align: justify;">A l’instar de pays comme l’Autriche, la Suède, la Belgique ou l’Allemagne où le sujet est entré dans le domaine public, <strong>ce film donnera-t-il envie aux français, certes particulièrement dépendants du nucléaire pour leur consommation d’électricité,  de militer pour un grand débat public engageant l’avenir de l’humanité?</strong> La réflexion sur le nucléaire défie notre notion du temps. La durée de vie de déchets s’étend sur 200 000 ans, soit 6000 générations…</p>
<p style="text-align: justify;">A noter:<strong> le film sera suivi par l’émission <em>L’avis des autres</em> présentée par Patrick Poivre d’Arvor. Le débat sera alors élargi aux choix en matière d’énergie, d’industrie, d’agriculture et leurs conséquences sur l’environnement</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour en savoir plus, le livre <span style="text-decoration: underline;"><em>Déchets, le cauchemar du nucléaire</em></span>, de Laure Noualhat (ARTE Editions / Le Seuil) retrace en détails l’histoire des déchets du nucléaire, issue de cette enquête aux 200 heures de rush, montée en un film de 97 minutes.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Notes ++</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Diffusion le mardi 13 octobre 2009 à 20h45. </strong>Rediffusion jeudi 15 octobre  à 09H55 et jeudi 5 novembre  à 03H00                   (France, 2009, 98mn)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce film a été sélectionné pour le <a href="http://www.prix-europa.de/en/prix_europa_2009/general_information/" target="_blank">prix Europa 2009</a> dans la catégorie &#8220;TV Current Affairs&#8221;.</strong> Proclamation des résulats : le 24 octobre 2009.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-8857 aligncenter" title="Documentaire Déchets Nucléaires" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/att00030.jpg" alt="" width="500" height="109" /></p>
<p style="text-align: justify;">D’autres documentaires à  venir!</p>
<p style="text-align: justify;">La quête de vérité se poursuit pour le réalisateur Eric Guéret et la journaliste Laure Noualhat. Nous attendrons avec enthousiasme leur prochain documentaire respectif sur des sujets tout à fait intéressant pour Ecolo-Info.</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais en montage de son prochain documentaire à venir sur France 3, courant premier trimestre 2010, Eric Guéret s’attèle à répondre à la question: comment nourrir 10 milliards d’individus sainement ? Nous y découvrirons, avec l’enquête de la journaliste Isabelle Sapin, la traçabilité de quelques filières alimentaires.<br />
Quant à Laure Noualhat, elle enquête désormais pour le documentaire actuellement en développement,  réalisé prochainement par Christine Carrière, et intitulé Carbone Business.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Stéphanie Bui <a href="http://ohmycocoon.hautetfort.com/" target="_blank">(n’hésitez pas à consulter son site!)</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #008000;"><strong>++ Quelques liens ++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><a href="http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2766888.html" target="_blank">Le site d’ARTE où sont disponibles des interviews de Laure Noualhat et Eric Guéret</a>.</li>
<li><a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/lateteaucarre/index.php?id=83235" target="_blank">Encore une interview réalisée par France Inter, pour l’émission la Tête au Carré, en podcast disponible 30 jours.</a></li>
<li><a href="http://www.greenpeace.fr/stop-plutonium/20051130.php3" target="_blank">Des informations réunies par l’organisation Greenpeace relatives à l’exportation des déchets vers la Russie et plus encore.</a></li>
<li><a href="http://www.ouest-france.fr/actu/economieDet_-Elle-traque-les-dechets-nucleaires-dans-le-monde-_3634-1104723_actu.Htm" target="_blank">&#8220;Elle traque les déchets nucléaires dans le monde&#8221;, Interview de Laure Nouahlat dans Ouest France, par Pascale MONNIER, le 11 octobre 2009</a></li>
<li><a href="http://www.liberation.fr/economie/0101596550-nos-dechets-nucleaires-sont-caches-en-siberie" target="_blank">Nos déchets nucléaires sont cachés en Sibérie, Libération, 12 octobre 2009</a></li>
<li><a href="http://www.liberation.fr/economie/0101596551-le-doc-qui-met-a-nu-un-circuit-opaque" target="_blank">Le doc qui met à nu une industrie opaque, Libération, 12 octobre 2009</a></li>
<li><a href="http://environnement.blogs.liberation.fr/" target="_blank">Six Pieds sur Terre, le très bon blog de Laure Noualhat</a></li>
<li><a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=174667672753" target="_blank">Le groupe Facebook dédié au documentaire</a></li>
</ul>
<p><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Ouvrages ++</strong></span></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-8861 aligncenter" title="livrenucleaire-volume_petit" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/livrenucleaire-volume_petit.jpg" alt="" width="183" height="261" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-8862" title="mev_dechets_petit" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/10/mev_dechets_petit.jpg" alt="" width="193" height="272" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ecoloinfo.com/2009/10/13/verite-sur-les-dechets-nucleaires-parlons-en-enfin-noualhat-gueret/feed/</wfw:commentRss>
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