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	<title>Ecolo-Info &#187; Redacteur Invite</title>
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	<description>L'écologie et le Développement Durable en barre!</description>
	<pubDate>Sat, 04 Jul 2009 04:00:23 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>Penser autrement avec les conférences TED</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/06/16/penser-autrement-avec-les-conferences-ted-technology-entertainment-design/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/06/16/penser-autrement-avec-les-conferences-ted-technology-entertainment-design/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2009 08:07:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Créer/Bâtir]]></category>

		<category><![CDATA[Conférence]]></category>

		<category><![CDATA[Créativité]]></category>

		<category><![CDATA[innovation]]></category>

		<category><![CDATA[TED]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous ne connaissez pas encore les conférences TED, vous ne devriez pas tarder à en entendre parler! Fort de son succès depuis son arrivée sur internet en 2007, le "rendez-vous utopique de l’élite" vise désormais le développement mondial de communautés locales organisées indépendamment. Le principe de TEDGlobal (technology, entertainment, design)? Quatre jours de conférences de 18 minutes chacune - efficacité oblige. Aux conférences TED, on crée le futur. Stéphanie Bui, rédactrice invitée pour Ecolo-Info, s'est plongée pour vous dans le monde passionnant des conférences TED. Fascinant!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Fort de son succès depuis son arrivée sur internet en 2007, <strong>le &#8220;rendez-vous utopique de l’élite&#8221;</strong>(1) vise désormais le développement mondial de communautés locales organisées indépendamment. <strong>Le principe de TEDGlobal (technology, entertainment, design)?</strong> Quatre jours de conférences de 18 minutes chacune - efficacité oblige.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-6458 aligncenter" title="ted_logo" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/06/ted_logo.gif" alt="" width="280" height="53" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aux conférences TED, on crée le futur.</strong> Pour cela, on apprend, prend des notes, s’encourage, échange des idées voire plus si affinités pour le bien des affaires et… du monde. Ce <strong>brainstorming aussi flatteur que sélect </strong>réunit les <strong>personnalités ayant eu les idées dites les plus brillantes du monde des affaires</strong>, de la recherche et des arts. Après 25 ans d’existence et le tout premier français invité aux Conférences TED (Philippe Starck dont on imagine facilement la verve jongleuse sur scène), le deuxième n’était autre que Yann-Arthus Bertrand, lors de l’édition 2009. Avec le réalisateur, le ton sera forcément plus grave.<span id="more-6454"></span></p>
<h3>Les idées font le show</h3>
<p style="text-align: justify;">Invité à y présenter son engagement au travers de sa réalisation de Home, <strong>Yann-Arthus Bertrand insiste sur l’originalité du projet</strong>: une distribution mondiale et gratuite tout supports confondus, afin d’inciter le plus grand nombre à le voir symboliquement, le 5 juin, Journée mondiale de l’environnement. D’abord sceptique sur cette grand messe des &#8220;idées qui font changer le monde&#8221;, Yann-Arthus Bertrand confie sa réserve aux réalisateurs qui filment les mystérieuses coulisses de l’évènement, pour le documentaire à venir sur Canal+ consacré aux conférences TED, &#8220;18 Minutes pour changer le monde&#8221; (2). Le charme de la belle Cameron Diaz désireuse de s’engager le fera changer d’avis plus tard.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/wJxSRo564Dc&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/wJxSRo564Dc&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, lors des pauses entre deux conférences consacrées à l’échange entre participants - les moments clefs de networking - nous le voyons discuter avec l’actrice sans fards, aux allures estudiantines, humble devant l’homme militant. Elle lui confie son souhait de participer à son projet. Nous en saurons à peine plus. Un brin étonné et sans doute emballé, le réalisateur revient plus tard, vers la caméra, à la fin de ces quatre jours de conférences, convaincu de l’engagement des participants. Il ne s’agirait donc pas d’un événement de communication, un greenwashing pour donner bonne conscience aux élites. <strong>En suivant l’immersion finalement heureuse de Yann-Arthus Bertrand dans ce show où, sans joie, il annonce les mauvaises nouvelles de la planète, ce sont finalement nous, les spectateurs, que les réalisateurs ont convaincus de l’engagement de TED</strong>.</p>
<h3>L’éloge de l’imagination</h3>
<p style="text-align: justify;">Quelles idées pour refaire le monde? Avant tout, <strong>TED mise sur le décloisonnement des expertises pertinentes</strong>. Voyons ce que peut provoquer la rencontre de toutes sortes d’intelligences non habituées à se fréquenter… sans doute une intelligence XXL! <strong>Il ne s’agit pas, à TED, de prescrire tous les tenants et aboutissants d’une société idéale, mais de cultiver une ouverture d’esprit propice au changement</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le point commun entre des conférenciers comme Pattie Maes, chercheuse du MIT, présentant un périphérique permettant de projeter l’utilité d’Internet dans le réel, Juan Enriquez anticipant l’avenir bionique ou le militant réalisateur Yann Arthus-Bertrand (2)? Aucun, si ce n’est leur volonté de faire avancer le monde dans un sens ou dans l’autre. <strong>Ce rendez-vous devint possible, dès 1984, grâce à la volonté de Richard Saul Wurman et de Harry Marks</strong>, frustrés d’assister à des conférences sur un seul sujet; ils éprouvaient le besoin de faire converger en un lieu les connaissances des univers de la technologie, du divertissement et du design.<strong> Selon eux, les grandes avancées sociétales se trouvent à la convergence de ces trois univers</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-6456 aligncenter" title="verom" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/06/verom.jpg" alt="" width="500" height="446" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">Des idées désirables</h3>
<p style="text-align: justify;">Un des livres de <strong>Daniel H. Pink</strong> consacré au fonctionnement du cerveau, <span style="text-decoration: underline;"><em>A whole new mind : why right-brainers will rule the future</em></span> (3), donne <strong>quelques clefs de la réussite des conférences TED</strong>. L’auteur démontre la montée en puissance, dans nos sociétés occidentales, du <strong>besoin de créativité et d’empathie</strong>. <strong>La sélection pour le MFA (master of fine arts) d’U.C.L.A. est aujourd’hui plus restreinte que celle pour la Harvard Business School</strong>, remarque-t-il, par exemple. <strong>Les mondes de la beauté et de l’émotionnel sont devenus essentiels dans les sociétés occidentalisées transformées par l’ère du concept</strong>, assène-t-il,  telle une recette à succès pour businessmen. <strong>Dans les processus de fabrication et d’innovation des produits et services, la fonction doit renforcer son union à ce façonneur de notre environnement qu’est le design, le simple argumentaire devenir une œuvre narrative, la focalisation sur le détail s’élargir à la vision systémique, le sérieux apprendre à jouer, et l’accumulation des biens convoquer du sens – ou rien</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, que propose TED si ce n’est une vision systémique, joueuse et scénarisée du monde des idées où le design, ce témoin de notre quotidien, et la question du sens ont bien leur place. L’évènement, génialement conçu, si l’on suit la grille de lecture de l’auteur, était néanmoins trop précurseur en 1984 ; s’ensuivirent 6 ans de pertes financières. Aujourd’hui synchrone avec ces valeurs dites de l’ère conceptuelle, <strong>le succès de la fondation TED est un pied de nez à une pensée bêtement rationnelle et cloisonnée, par habitude</strong>.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le designer Mathieu Lehanneur à la prochaine TED</h3>
<p style="text-align: justify;">Le designer sera le troisième français invité de TED, à Oxford, en juillet prochain. <strong>Sa préoccupation de l’humain au cœur du design a séduit Paola Antonelli,</strong> principal conservateur du MoMA au Département d&#8217;Architecture et Design. Ancienne participante à TED, elle a recommandé le designer aux organisateurs.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="446" height="326" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="bgColor" value="#ffffff" /><param name="flashvars" value="vu=http://video.ted.com/talks/embed/PaolaAntonelli_2007-embed_high.flv&amp;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/PaolaAntonelli-2007.embed_thumbnail.jpg&amp;vw=432&amp;vh=240&amp;ap=0&amp;ti=207" /><param name="src" value="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="446" height="326" src="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" flashvars="vu=http://video.ted.com/talks/embed/PaolaAntonelli_2007-embed_high.flv&amp;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/PaolaAntonelli-2007.embed_thumbnail.jpg&amp;vw=432&amp;vh=240&amp;ap=0&amp;ti=207" bgcolor="#ffffff" wmode="transparent" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Les recherches du designer exposées dernièrement à <a href="http://fondation.edf.com/edf-fr-accueil/edf-fondation/les-domaines-d-intervention/culture-histoire-patrimoine/detail-des-expositions/paris-design-en-mutation-601648.html" target="_blank">la Fondation EDF DiversiTerre</a>, dans le cadre d’une réflexion sur Paris/Design en Mutation a mis en avant ses objets-régulateurs de bruit, de lumière et d’oxygène destinés à nos intérieurs terriblement pollués. <strong>Rendre visible les variations de ces éléments naturels, immatériels et parfois même invisibles à l’œil nu comme l’air, c’est nous renvoyer, en toute poésie et donc, avec une efficacité redoutable (plus que le discours sur les valeurs), à notre réalité d’être humain dépendant de notre écosystème proche, celui de notre habitat</strong>. &#8220;Super!&#8221; me suis-je exclamée à l’annonce de sa participation à la prochaine TED, &#8220;Super flippant oui!&#8221;, a-t-il nuancé, bien conscient du tremplin professionnel qu’offre une participation à TED.</p>
<h3>La stratégie des petits pas : à chacun sa TEDx</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au développement d’un système de sous-titrages des vidéos TED, dans plus de 40 langues sur internet, s’ajoute l’encouragement à la création de communautés locales dans tous les pays</strong>, appelées TEDx (x=independendly organized TED event).  Il s’agit de &#8220;<em>distiller l’esprit de TED&#8221;</em> et de créer &#8220;<em>un mouvement&#8221;</em>, explique Lara Stein, directrice des programmes des TEDx, &#8220;<em>et non de créer une communauté sélective&#8221;</em>, précise-t-elle. <strong>Lara insiste sur la priorité d’avoir des personnes inspirées et comprenant bien l’esprit de TED</strong>. Les soirées doivent diffuser un minimum de deux vidéos TED, suivi d’un compte-rendu de la soirée. Mais libre à chacun d’initier une communauté et le déroulé de la soirée. Celle-ci se destine à tous, enfants comme adultes, à plus ou moins grande échelle, et selon des thèmes aussi divers que possible. Notons qu’une TEDxGreen existe à Singapour.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-6459 aligncenter" title="nuit_des_idees_conference_ted" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/06/nuit_des_idees_conference_ted.png" alt="" width="500" height="495" /></p>
<h3>Lancement de TEDxParis</h3>
<p style="text-align: justify;">Récemment créée par une équipe férue des nouvelles technologies et des médias, TEDxParis tenait  sa soirée pilote, la première en Europe, après d’autres continents déjà bien actifs. Le choix des sujets se porta sur les nouvelles technologies et les médias pour rester dans &#8220;une zone de confort&#8221; cette fois-ci, explique un des initiateurs, Michel Lévy-Provençal, faiseur expérimenté, impliqué dans la création de Rue89 et désormais directeur du studio multimédia de France 24. &#8220;<em>C’est une occasion d’importer ce souffle d’esprit de faiseurs, d’innovateurs et de créatifs, et de les mettre ensemble&#8221;</em>, commente-t-il, avant la soirée. L’esprit se veut &#8220;fun&#8221;, &#8220;participatif&#8221; et propice &#8220;à la diffusion des idées&#8221;. Ce mouvement voué à grandir et favoriser les synergies entre participants en est ainsi à ses balbutiements. <strong>Pour la première soirée, les groupes furent créés selon les choix de vidéos à partir desquelles débattre, le tout imagé simultanément par la talentueuse dessinatrice VeroM</strong> (dont le site internet sera prochainement visible) et suivi de pauses-cocktail. Au programme : technologies et nouveaux usages, médias et révolution de la presse, psychologie et sociologie. Deux des trois derniers débats à 22h30 invitaient à une réflexion des plus mystiques: <strong>le pourquoi de notre bonheur ou malheur et la révélation du 6ème sens</strong>. De quoi rentrer chez soi inspiré !</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Stéphanie Bui <a href="http://ohmycocoon.hautetfort.com/" target="_blank">(n&#8217;hésitez pas à consulter son site!)</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Notes ++</strong></span></span></p>
<ol>
<li>Flore Vasseur, &#8220;<a href="http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=d5ca6c85e62a8fc725b8f3d55c10dbdc2edcb12ab9b716c5" target="_blank">Quatre jours pour refaire le monde</a>&#8220;, dans Le Monde 2, 29 mars 2008</li>
<li>&#8220;18 minutes pour changer le monde&#8221;, Antoine Roux et Flore Vasseur, documentaire 52minutes, diffusé sur Canal +, le 17 juin 2009 dans le cadre de la Nuit des Idées dès 22h10¹</li>
<li>Daniel H. Pink, A whole new mind: right brainers will rule the future, Riverhead books, 2005.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><a href="http://www.ted.com/" target="_blank">Le site de TED pour tout connaître du fonctionnement et les actions de la fondation</a></li>
<li><a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/jaimessources/index.php?id=80592" target="_blank">France Inter, J&#8217;ai mes Sources, de Colombe Schneck, Mardi 16 juin 2009</a></li>
<li><a href="http://www.mathieulehanneur.com/" target="_blank">Mathieu Lehanneur, son site</a></li>
<li><a href="http://fondation.edf.com/edf-fr-accueil/edf-fondation/les-domaines-d-intervention/culture-histoire-patrimoine/detail-des-expositions/paris-design-en-mutation-601648.html" target="_blank">Exposition Paris/design en mutation</a></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
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		</item>
		<item>
		<title>A la découverte de l&#8217;éco-quartier de BedZED!</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/05/26/a-la-decouverte-de-leco-quartier-de-bedzed/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/05/26/a-la-decouverte-de-leco-quartier-de-bedzed/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 May 2009 06:37:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Créer/Bâtir]]></category>

		<category><![CDATA[BedZED]]></category>

		<category><![CDATA[eco quartier]]></category>

		<category><![CDATA[Londres]]></category>

		<category><![CDATA[Royaume Uni]]></category>

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		<description><![CDATA[En octobre dernier, Agnès vous présentait le projet d'Isabelle Mutsaars, "Altern Eco, l'alternative écologique à l'habitat". Et bien Isabelle est allée à Londres fin avril afin de découvrir le mythique et si souvent cité éco-quartier de BedZED (Beddington Zero Energy Development). Elle nous a gentiment proposé de faire un petit reportage pour Ecolo-Info...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>En octobre dernier, Agnès vous présentait <a href="http://ecoloinfo.com/2008/10/14/altern-eco-lalternative-ecologique-pour-lhabitat/" target="_blank"><strong>le projet d&#8217;Isabelle Mutsaars, &#8220;Altern Eco, l&#8217;alternative écologique à l&#8217;habitat&#8221;</strong></a>. Et bien Isabelle est allée à Londres fin avril afin de découvrir le mythique et si souvent cité éco-quartier de BedZED (Beddington Zero Energy Development). Elle nous a gentiment proposé de faire un petit reportage pour Ecolo-Info!</em><span id="more-6038"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Au sud de Londres (40 minutes en train direct), à Hackbridge, Sutton se trouve le quartier Beddington Zero Energy (fossil) Development, plus connu sous le nom de <strong>BedZed</strong>. En sortant du train, il suffit d’une petite marche de 700 m et vous y êtes.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment vous dire l’impression que l’on a en arrivant…. Depuis le temps que j’entendais parler de ce quartier, enfin j’y étais !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="reflect aligncenter" src="http://farm4.static.flickr.com/3101/2497234152_cd8688099b.jpg?v=0" alt="Aerial view of BedZED par One Planet Living in Sutton" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"><em>Photo by Tom Chance credit to BioRegional</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce quartier a été conçu par les architectes The Zed factory ltd, avec Bill Dunster, qui a ses bureaux dans cet ensemble, avec BioRegional</strong>. Inauguré en 2002. L’idée de départ est de vivre de manière soutenable sans sacrifier notre mode de vie moderne et urbain. Construire des bâtiments au bilan carbone neutre et les standardiser. Réduire notre dépendance aux énergies fossiles et nos émissions de CO2. Il y a eu <strong>une réflexion, depuis le début, pour utiliser en priorité des matériaux locaux, ou issus du recyclage, pour la construction; une grande vigilance pour éviter les ponts thermiques; une isolation thermique importante du sol, des murs et toits; une isolation phonique entre les logements</strong>…</p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"> <img class="reflect aligncenter" src="http://farm3.static.flickr.com/2187/2496409753_56c560f29d.jpg?v=0" alt="South facing homes par One Planet Living in Sutton" width="500" height="333" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"><em>Credit : Marcus Lyon</em></span></p>
<h3 style="text-align: justify;">L&#8217;éco-Conception du quartier</h3>
<p style="text-align: justify;">BedZED, c&#8217;est une centaine de logements et des bureaux pour une surface habitable de 2500 m². <strong>L’espace a été densifié</strong>: <strong>il y a moins de place de parking par logement, les véhicules sont stationnés un peu à l’écart des bâtiments</strong> (il y a des bornes électriques pour recharger sa voiture) et l<strong>’espace “intérieur” du quartier est réservé aux piétons, vélos, pour une plus grande sécurité, moins de bruit</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le quartier a été pensé pour faciliter les relations entre voisins</strong>. Cela fait partie des points les plus appréciés par les habitants. La luminosité grâce à l’exposition, la conception et la serre sont également très appréciés et ils disent que cela leur procure de plus, une impression d’espace. En moyenne un habitant de ce quartier consomme 25 % de moins d’électricité qu’un habitant de cette région.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a un terrain de sport, un “club house” où des manifestations sont organisées, des espaces verts, de nombreux emplacements pour garer les vélos ainsi que des ateliers de réparations. Il s’y pratique l’<strong>auto-partage</strong> également.</p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"> <img class="reflect aligncenter" src="http://farm3.static.flickr.com/2057/2497236444_959ca08bd5.jpg?v=0" alt="Solar panels and wind cowls par One Planet Living in Sutton" width="333" height="500" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"> <em>Photo: Tom Chance, credit to BioRegional</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>777 m² de panneaux photovoltaïques sont installés sur les immeubles </strong>afin de produire de l’électricité. sur les immeubles. Les “chapeaux”, appelées <em>wind cowls</em>, que vous voyez au dessus, sont les bouches de ventilations, ce système de ventilation est mécanique et permet de récupérer jusqu’à 70 % de la chaleur de l’air extrait.<em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"><img class="reflect aligncenter" src="http://farm4.static.flickr.com/3157/2496419093_ed7eb4c97e.jpg?v=0" alt="Sedum roof par One Planet Living in Sutton" width="500" height="333" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"><em>Photo by Tom Chance, credit to BioRegional</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="photo_container pc_s">Une partie des <strong>toitures est végétalisée (avec du sédum)</strong>, ce qui permet une meilleure isolation thermique et phonique. Sur toutes les toitures non végétalisées l’eau de pluie est récupérée pour être réutilisée. </span></p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"> <img class="reflect aligncenter" src="http://farm4.static.flickr.com/3263/2497242998_d3b59eccf5.jpg?v=0" alt="Show Home Lounge par One Planet Living in Sutton" width="500" height="333" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"> <em> Photo by George Garnier</em></span></p>
<p>Vue du salon au premier étage, qui donne sur la serre.</p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"> <img class="reflect aligncenter" src="http://farm4.static.flickr.com/3199/2497235816_426d866d84.jpg?v=0" alt="Conservatory interior par One Planet Living in Sutton" width="500" height="333" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"> <em>Photo: George Garnier</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque les portes du salon sont ouvertes vous récupérez la chaleur en hiver, bien agréable ! Vous appercevez sur la gauche la passerelle qui mène à votre jardinet privatif sur l’autre bâtiment.</p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"> <img class="reflect aligncenter" src="http://farm3.static.flickr.com/2290/2496417971_a6e32dd283.jpg?v=0" alt="Show home garden par One Planet Living in Sutton" width="500" height="333" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"><em>Photo: Tom Chance, credit to BioRegional</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La densité d’occupation a permis d’avoir des jardinets</strong> alors que dans les constructions classiques il n’y aurait eu que des balcons.</p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"> <img class="reflect aligncenter" src="http://farm3.static.flickr.com/2174/2510411837_6c6c8ced78.jpg?v=0" alt="Show home and Helios Road par One Planet Living in Sutton" width="500" height="333" /></span></p>
<p style="text-align: center;"><span class="photo_container pc_s"> <em>Photo: Tom Chance, credit BioRegional</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="photo_container pc_s">Avec cette photo vous pouvez voir que l’<strong>on ventile la serre en ouvrant une partie des fenêtres</strong>. Vous remarquerez également la forme des toitures qui permettent une grande exposition au sud et avec cette forme l’on récupère la lumière au nord.</span></p>
<h3 style="text-align: justify;">Priorité donnée à la qualité de vie</h3>
<p style="text-align: justify;"><span class="photo_container pc_s"><strong>Ce n’est pas seulement un quartier original visuellement, la qualité de vie de ses habitants est très importante</strong>. Depuis le début est menée une réflexion afin d&#8217;<strong>utiliser en priorité des matériaux locaux </strong>pour la construction; une grande vigilance pour <strong>éviter les ponts thermiques</strong>; une <strong>isolation thermique</strong> importante du sol, des murs et toits; une isolation phonique entre les logements… A chaque arrivant est donné un guide afin d’expliquer comment vivre dans ces logements, encourager les pratiques économes. Depuis que le quartier est habité, <strong>les habitants vont vers plus d’économies en général, aidés de quelques aménagements et l&#8217;usage de pégagogie</strong>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="photo_container pc_s"><strong>Par exemple, de nombreuses actions sont menées telles que :</strong></span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span class="photo_container pc_s">la réduction des déchets (tri, compost, valorisation), </span></li>
<li><span class="photo_container pc_s">les économies d’eau (comportements, appareils hydro économes, récupération d’eau de pluie), </span></li>
<li><span class="photo_container pc_s">les économies d’énergie (isolation renforcée, récupération de chaleur de l’air vissié extrait, double et triple vitrage, serre)</span></li>
<li><span class="photo_container pc_s">la livraison de produits frais et bio sur place</span></li>
<li><span class="photo_container pc_s">l’autopartage, les bornes électriques pour recharger les véhicules, l’incitation aux transports en communs ou l’utilisation de vélos</span></li>
<li><span class="photo_container pc_s">des études sont menées pour évaluer les consommations et les faire baisser, pour évaluer l’évolution des comportements et le ressenti des personnes afin d’améliorer les nouveaux projets.</span></li>
</ul>
<p><span class="photo_container pc_s"><strong>Les habitants citent en priorité certains avantages à vivre à BedZED :</strong></span></p>
<ul>
<li><span class="photo_container pc_s"> la qualité des relations entre habitants par rapport à leurs expériences précédentes</span></li>
<li><span class="photo_container pc_s">l’esthétique du quartier</span></li>
<li><span class="photo_container pc_s">son aspect écologique </span></li>
<li><span class="photo_container pc_s"> la qualité de vie, la tranquilité</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span class="photo_container pc_s"><strong>Les différents logements sont à la revente en moyenne 15 % plus chers que ceux construits à la même époque, mais ils sont beaucoup plus économiques en charges fixes! </strong>Sur la base du prix de l’énergie et de l’eau actuellement….. et demain…… combien faudra t’il compter comme budget !?!</span></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Isabelle Mutsaar</strong>, <a onclick="javascript: pageTracker._trackPageview ('/sortant/altern-eco.com');" href="http://altern-eco.com/" target="_blank"><strong>Altern-Eco</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><a onclick="javascript: pageTracker._trackPageview ('/sortant/novethic.fr/novethic/planete/environnement/climat/bedzed_premier_eco_village_est_ne.jsp');" href="http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/climat/bedzed_premier_eco_village_est_ne.jsp" target="_blank">BedZED, le premier éco-village est né</a>, Novethic, 14 Janvier 2004</li>
<li><a href="http://angenius.net/tiki-index.php?page=Bedzed" target="_blank">Article sur Angenius</a>, Août 2006</li>
<li><a href="http://leblog.lesinventeurs.fr/index.php/2008/02/27/environnement/bed-zed-a-londres-un-classique/" target="_blank">BedZED, un classique à Londres</a>, Les Inventeurs, 27 février 2008</li>
<li><a href="http://www.bioregional.com/" target="_blank">Le site de BioRegional</a></li>
<li><a href="http://flickr.com/search/?q=BedZED" target="_blank">BedZed sur Flickr </a></li>
<li><a href="http://www.zedfactory.com/" target="_blank">Le site de l&#8217;architecte de BedZED Bill Dunster, ZedFactory</a></li>
<li><a href="http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Societe/Eco-quartiers/Eco-villes-et-eco-quartiers/(theme)/294" target="_blank">Eco-Villes et Eco-Quartiers</a>, GoodPlanet.info</li>
<li><a href="http://ecoloinfo.com/author/gregoire/" target="_blank">Les articles de Grégoire sur les éco-villages</a></li>
<li><a href="http://www.les-realisations-du-developpement-durable.org/bedzed.htm" target="_blank">DVD sur Les Réalisations du Développement Durable</a></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ecoloinfo.com/2009/05/26/a-la-decouverte-de-leco-quartier-de-bedzed/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Vulnérabilité et adaptation au changement climatique dans le bassin du Mantaro, Pérou.</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/05/21/vulnerabilite-et-adaptation-au-changement-climatique-dans-le-bassin-du-mantaro-perou/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/05/21/vulnerabilite-et-adaptation-au-changement-climatique-dans-le-bassin-du-mantaro-perou/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 May 2009 09:36:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Réfléchir/Entreprendre]]></category>

		<category><![CDATA[Climat]]></category>

		<category><![CDATA[pérou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ecoloinfo.com/?p=5982</guid>
		<description><![CDATA[<img class="left" title="Résolution Ecologique" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/resolution_ecologique.png" alt="" width="180" height="180" />Nous restons au Pérou aujourd'hui avec la troisième chronique de Nicolas Deburge, parti début 2009 en direction de l’Amérique du Sud, continent qu’il parcoure pendant 6 mois avant de se diriger vers l’Asie du sud est. Le but de ce voyage? Aller à la rencontre des experts de la lutte contre le changement climatique dans les pays traversés, afin que ceux-ci partagent avec lui leur travail. Nicolas s’intéresse spécifiquement aux deux grands types de réponses au phénomène mis en place par ses interlocuteurs: les projets d’adaptation et les projets d’atténuation du changement climatique. Aujourd'hui, il nous parle de sa rencontre avec Alejandra Martinez, de l'Institut géophysique du Pérou. Fort instructif!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Nous restons au Pérou aujourd&#8217;hui avec la troisième chronique de Nicolas Deburge, parti début 2009 en direction de l’Amérique du Sud, continent qu’il parcoure pendant 6 mois avant de se diriger vers l’Asie du sud est. Le but de ce voyage? Aller à la rencontre des experts de la lutte contre le changement climatique dans les pays traversés, afin que ceux-ci partagent avec lui leur travail. Nicolas s’intéresse spécifiquement aux deux grands types de réponses au phénomène mis en place par ses interlocuteurs: les projets d’adaptation et les projets d’atténuation du changement climatique. Aujourd&#8217;hui, il nous parle de sa rencontre avec Alejandra Martinez, de l&#8217;Institut géophysique du Pérou. Fort instructif!</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Rencontre avec Alejandra Martinez de l’Institut Géophysique du Pérou</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après la Bolivie, mon voyage se poursuit au Pérou et m’amène à sa capitale, Lima. C’est dans cette mégapole de 10 millions d’habitants située au beau milieu du désert longeant la majeur partie de la côte péruvienne que siège <strong>l’Institut Géophysique du Pérou (IGP)</strong>. En traversant la ville, je ne peux m’empêcher de frémir du sort qui atteindrait ses habitants en cas d’un tarissement des glaciers andins, dont le risque m’était évoqué précédemment par Edson Ramirez à La Paz (<a href="http://ecoloinfo.com/2009/03/29/le-retrait-des-glaciers-andins-vers-une-crise-de-l%E2%80%99eau/" target="_blank"><strong>voir chronique n°2)</strong></a>. J’ai rendez-vous avec la <strong>Doctora Alejandra Martinez</strong>, qui doit partager avec moi le travail réalisé par l’IGP sur le changement climatique. Elle me reçoit dans les bureaux de l’Institut, situés en bordure de la ville, qu’elle partage avec une équipe multidisciplinaire formée de statisticiens, climatologues, géologues et autres ingénieurs agronomes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.resolutionsecologiques.com" target="_blank"><img class="size-full wp-image-4197 aligncenter" title="Résolution Ecologique" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/resolution_ecologique.png" alt="" width="213" height="213" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">A sa création à la fin des années 70, la vocation première de l’IGP était d’étudier le phénomène El niño, mais en 2003, une initiative nationale spécifiquement dédiée à la thématique du changement climatique voit le jour avec le lancement du projet Proclim. Il s’agit un projet de grande portée destiné à étudier les impacts du changement climatique au Pérou et les différentes mesures potentielles d’adaptation. Le projet est lancé à l’époque par la Conam (Commission nationale de l’environnement) - aujourd’hui le ministère de l’environnement - conjointement avec de nombreuses autres institutions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Proclim porte sur trois zones d’étude pilotes situées dans les Andes centrales</strong> : Santa, Piura et la vallée du Mantaro. C’est dans cette dernière région que l’IGP s’est chargé d’étudier la partie « adaptation et vulnérabilité climatique » du projet, en suivant un thème transversal : l’eau.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l’eau est au cœur de la problématique du changement climatique dans cette vallée à forte activité agricole, qui envoie la presque totalité de ses produits vers Lima et la côte. C’est aussi le principal contributeur en énergie hydroélectrique du pays avec 60% de la production. Le principal projet réalisé par l’IGP dans le cadre de Proclim concerne la capitale régionale Huancayo. Celle-ci se situe juste en-dessous du glacier Huaypapayan (« là où l’on cueille les fleurs », en Quechua), actuellement en train de fondre, et qui l’abreuve en eau potable. Alejandra me fait remarquer qu’à la différence des précédents projets réalisés au Pérou, portant jusqu’ici sur des communautés rurales de faible population, on a ici une ville de 300 000 habitants mise en danger par la diminution des ressources en eau. Nous sommes ici dans une région rurale relativement isolée, située à plus de 3000 mètres d’altitude.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5988 aligncenter" title="igp_perou_1" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/05/igp_perou_1.png" alt="" width="500" height="279" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">Première considération : la nécessité d’impliquer les populations dans les projets d’adaptation.</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une part importante du projet consiste à étudier la gestion des ressources en eau par la population.</strong> A Huancayo, ce sont les femmes qui utilisent ces ressources pour réaliser toutes les tâches ménagères (cuisine, lessive, bain des enfants etc.) mais tout en en étant responsables, elles n’en ont pas la gestion effective (à titre d’exemple, les factures restent au nom du mari). <strong>Une autre caractéristique importante de Huancayo est le lien fort maintenu par les habitants avec la nature.</strong> Les femmes se rendent régulièrement au fleuve pour faire la lessive, et ce sont donc elles qui peuvent remarquer en priorité une modification du débit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alejandra insiste sur les habitudes des populations car celles-ci ont trop souvent été éloignées des projets d’adaptation</strong>. En effet, <strong>l’IGP considère que les mesures d’adaptation</strong>, plutôt que de se focaliser comme c’est souvent le cas sur de grands projets d’infrastructures comme la construction de digues, <strong>doivent d’abord s’intéresser aux modes de vie des populations touchées en les impliquant et en les associant au travail des institutions, à l’éducation, et notamment en donnant plus de marge de manœuvre aux femmes</strong>. Et quand on réalise des projets infrastructurels comme les digues, ponts ou réservoirs, la population doit au moins savoir ce qui est en train de se réaliser.</p>
<p style="text-align: justify;">Alejandra me raconte qu’en 1991, un bloc du glacier tomba dans la lagune à côté de la ville, inondant certains quartiers. Les autorités lancèrent alors des travaux de construction de grandes digues, sans en prévenir la population. Il en découla un grand mécontentement, les riverains se constituant en association organisèrent des manifestations et déposèrent des plaintes. Les infrastructures construites leur ont probablement sauvé la vie, remarque Alejandra, mais les habitants pensent encore aujourd’hui que ces travaux n’ont servi qu’à remplir les poches d’une poignée de hauts fonctionnaires et d’hommes d’affaire. On voit trop souvent un certain mépris chez les ingénieurs chargés de ces projets, qui considèrent les populations locales comme des ignorants dont l’avis ne compte pas, regrette-t-elle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5989 aligncenter" title="igp_perou_3" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/05/igp_perou_3.png" alt="" width="500" height="279" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">Première phase du projet : la mise au point de prévisions saisonnières fiables.</h3>
<p style="text-align: justify;">Des réflexions menées par l’IGP, il est également ressorti l’importance de disposer de prévisions saisonnières des températures et précipitations dans le bassin du Mantaro. Ce volet, qui constitue la première phase du travail de l’IGP, est en cours et doit durer encore un an. Mais les scientifiques de l’Institut se rendent compte dès maintenant que même avec des prévisions fiables, <strong>il n’est pas certain que les populations vont les utiliser et modifier leurs habitudes agricoles en conséquence</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le volet des prévisions météorologiques ne marque donc que le début d’un processus beaucoup plus long destiné à le faire connaître, valider et utiliser par les populations locales.</strong> Sur ce point, l’IGP ne travaille pas directement en contact avec les agriculteurs, mais en partenariat avec d’autres instituts de recherche qui en seront les utilisateurs finaux et qui, eux, maintiennent un contact suivi avec les agriculteurs. Le processus actuel est de savoir comment le travail de l’IGP peut servir à ces institutions et comment il peut être amélioré.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Quelles sont les grandes tendances météorologiques qui se détachent de l’étude menée par l’IGP ?</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>La première estimation du programme Proclim prévoit une diminution moyenne de 20% des précipitations à l’horizon 2050</strong>. Ce chiffre, déjà énorme en soi, est d’autant plus préoccupant si l’on considère que les cultures réalisées localement dépendent à 70% des précipitations (le reste est assuré par l’irrigation.) L’IGP prévoit également une augmentation de 1,5 degré des températures moyennes sur la même période, ainsi qu’une augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de froid. C<strong>es estimations sont inquiétantes, non seulement en termes d’approvisionnement en eau, mais aussi pour tout ce qui concerne l’apparition de nouvelles maladies affectant les plantes, et l’arrivée d’insectes parasites encore jamais observés à cette altitude</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà pour le pronostique peu engageant. Le travail de l’IGP consiste maintenant à en savoir un maximum sur toutes les conséquences concrètes qui en dérivent. Il est bien de savoir que l’on doit s’attendre à une recrudescence des insectes et à l’apparition de nouveaux insectes, reprend Alejandra, mais il ne s’agit là que d’une idée vague et il faut en connaître les détails locaux. D’où <strong>une composante importante du projet, initiée en 2007: les thésards</strong>. Six étudiants font partie intégrante du projet et réalisent des thèses sur 3 types de culture : pomme de terre, maïs et quinoa. Chacune de leurs études consiste à en étudier la phénologie et le type de maladies dont elles souffrent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les premiers résultats sont intéressants et inattendus</strong>. Ils permettent effectivement d’en savoir plus sur ce qui affecte concrètement les cultures. On a par exemple découvert que <strong>certaines espèces d’oiseaux montent désormais à l’altitude où se trouvent les cultures et les attaquent (ils sont semble-t-il insensibles à la présence des épouvantails)</strong>. C’est là un fait inédit : des animaux de grande taille comme les oiseaux, et non plus seulement insectes et maladies, atteignent désormais des hauteurs où on ne les voyait pas auparavant. Voilà le genre de découvertes découlant des thèses. Un seul thésard a présenté son travail à ce jour et les autres devraient terminer leur étude d’ici la fin de l’année. L’IGP prévoit de publier un résumé de leurs conclusions.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand je lui demande de me parler des conclusions de ce premier thésard, Alejandra s’empresse de me préciser que celles-ci ne sont pas entièrement concluantes, mais convergent vers l’idée d’<strong>un mouvement territorial des maladies affectant les cultures</strong>. Les résultats de cet étudiant, qui a analysé deux plantations de maïs situées à différents endroits de la vallée, semblent indiquer que <strong>de fortes différences peuvent exister entre des cultures éloignées ne serait-ce que de 10 kilomètres.</strong> L’étude détaillée fait ressortir des facteurs plus subtils, tels que type de sol, ou les précipitations effectives. Cela en dit long sur la difficulté à faire des prévisions sur une zone aussi vaste que les Andes. C’est donc bien ce genre de travaux dont on a besoin pour arriver à des conclusions probantes, insiste Alejandra. Les résultats des autres thèses permettront de pouvoir généraliser ces résultats de façon plus concluante.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5990 aligncenter" title="igp_perou_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/05/igp_perou_2.png" alt="" width="500" height="279" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce premier volet du travail de l’IGP consiste donc à déterminer avec le plus de fiabilité possible les mécanismes qui entraînent sécheresses, tempêtes, huaycos – des glissements de terrain dévastateurs -,  et les conséquences concrètes de tous ces événements extrêmes.</strong> C’est ce genre d’informations qui préoccupent le plus la population, qui voit augmenter à chaque nouvelle vague de froid le nombre de maladies chez ses enfants.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les mesures d&#8217;adaptation pensées par l&#8217;IGP</h3>
<p style="text-align: justify;">Je souhaite approfondir la question des mesures d’adaptation pensées par l’IGP. <strong>Qu’en est-il par exemple de la possibilité d’inciter la population locale à modifier ses cultures en fonction de ces changements climatiques  en cours et à venir ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est très difficile d’inciter les populations locales ayant toujours pratiqué un type de culture traditionnelle à en changer, me répond Alejandra. De plus, il faut qu’il existe un marché pour les cultures de remplacement. On voit donc bien que les paramètres du problème vont bien au delà du climat : on doit considérer la totalité de l’environnement social et économique des mesures proposées.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette question nous amène au <strong>volet suivant du projet de l’IGP : les pratiques d’adaptation à mettre en place, et l’identification des acteurs</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’IGP essaye de <strong>rassembler tous les intervenants locaux</strong> : la defensa civil - l’organe gouvernemental chargé d’intervenir en cas de cataclysme - et un maximum d’institutions locales, tous les acteurs de la santé et de l’éducation qui sont en contact direct avec les populations, et directement concernés par les conséquences du changement climatique dans la région.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Institut entreprend alors la création d’un <strong>plan intégré de gestion des risques</strong>, consistant à organiser la collaboration entre tous ces intervenants en cas d’événements extrêmes simultanés dans la région. Il s’agit de savoir ce qui doit se faire et ce qui est à éviter en cas de crise. Il y a tout un travail de coaching des institutions à réaliser. Les chercheurs de l’IGP ont remarqué que <strong>bien souvent, certaines actions importantes n’interviennent pas, tandis que d’autres sont réalisées en doublons</strong>. Il faut donc apprendre aux différents acteurs régionaux à travailler ensemble, à améliorer leur communication et définir les tâches de chacun pour en améliorer la complémentarité.</p>
<p style="text-align: justify;">A chaque nouveau Huayco, on assiste à une course entre le directeur de la Defensa civil et le représentant du gouvernement régional pour apparaître en première page du journal local, s’amuse Alejandra, non sans une pointe d’amertume. C’est un exemple éloquent sur le travail qui attend l’IGP et ses partenaires au cours des nombreux ateliers et réunions prévus dans les mois à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, conclut Alejandra, l’Institut étudie les pratiques traditionnelles de réaction aux événements climatiques afin de mieux comprendre l’approche locale et dégager les pratiques efficaces. U<strong>ne tradition de la région consiste par exemple à faire éclater des pétards dès qu’une vague de froid est à l’approche</strong>. Les populations sont convaincues que cette tradition a un réel impact sur la contention du phénomène climatique, mais ceci n’a jamais été étudié jusqu’ici. Il s’agit donc pour l’IGP d’étudier ces pratiques ancestrales et autres coutumes, d’en connaitre l’origine et l’efficacité avérée.  L’institut entreprend également un travail de veille sur les pratiques existantes dans d’autres régions du monde qui pourraient être adaptées dans le Mantaro.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce projet ambitieux de l’IGP fait face, on le voit, à une problématique extrêmement complexe, présentant de multiples facettes</strong>. Si la partie est loin d’être gagnée, le travail d’Alejandra et ses collègues permet d’espérer, et nous donne un excellent exemple des chantiers innovants à mettre en œuvre dans les pays dits « du sud » face au changement climatique.</p>
<p style="text-align: right;">Nicolas Deburge</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<p><a href="http://www.resolutionsecologiques.com" target="_blank">Résolutions Ecologiques, le site de Nicolas Deburge</a> (n’hésitez pas à regarder ses belles photos et à lire ses récits, c’est passionnant!)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ecoloinfo.com/2009/05/21/vulnerabilite-et-adaptation-au-changement-climatique-dans-le-bassin-du-mantaro-perou/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>Odysseo2 en direct du Pérou</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/05/19/odysseo2-en-direct-du-perou/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/05/19/odysseo2-en-direct-du-perou/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 May 2009 09:49:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Informer/Partager]]></category>

		<category><![CDATA[cuisine]]></category>

		<category><![CDATA[Forestation]]></category>

		<category><![CDATA[Odysseo2]]></category>

		<category><![CDATA[Pauvreté]]></category>

		<category><![CDATA[pérou]]></category>

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		<description><![CDATA[Manon Delachenal et Aline Govin sont parties en novembre dernier dans le cadre de l’association Odysseo2 à la recherche de “projets CO2″ permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre (projets Kyoto) tout en améliorant les conditions de vie des populations environnantes. Après l’un des premiers projets qu’elles sont allées voir en Equateur, voilà aujourd'hui un autre projet qu'elles ont suivi au Pérou: celui de l'ADRA (Adventist Development and Relief Agency) qui vise notamment à réduire les fumées et de gaz nocifs pour la santé émis par les cuisinières utilisées dans les foyers défavorisé des communautés rurales. Passionnant!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Manon Delachenal et Aline Govin sont parties en novembre dernier dans le cadre de <a href="http://odysseo2.org/page/33986/Le_projet.html" target="_blank">l’association Odysseo2</a> à la recherche de “projets CO2″ - des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre (projets Kyoto) tout en améliorant les conditions de vie des populations environnantes</em><em>. Ces projets peuvent être de différentes natures: énergie renouvelable, efficacité énergétique, reforestation, déchets, etc… <a href="http://ecoloinfo.com/2009/01/29/odysseo2-deux-projets-co2-en-equateur/" target="_blank">Après l’un des premiers projets qu’elles sont allées voir en Equateur</a>, voilà aujourd&#8217;hui un autre projet qu&#8217;elles ont <em>suivi au Pérou: celui de l&#8217;</em></em><em>ADRA (Adventist Development and Relief Agency) qui vise notamment à réduire les fumées et de gaz nocifs pour la santé émis par les cuisinières utilisées dans les foyers défavorisé des communautés rurales.</em><span id="more-5929"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em>A 3600 m d&#8217;altitude dans les Andes péruviennes, au fond de la vallée sud d’Ancash, à 270km de Lima (la capitale du Pérou) se trouvent les villages de San Marcos et de Huari. Cette région du pays est riche en minerais de cuivre et de zinc   et voit donc son sol exploité par une société minière appelée Antamina, qui permet de fournir un revenu financier important à la région.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant la population, et notamment certaines communautés indigènes alentours, vivent largement en-dessous du seuil de pauvreté, avec très peu de ressources et un niveau d’éducation particulièrement faible.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour ces familles, le soutien technique apporté par l’ONG internationale ADRA, et financé par le fond minier Antamina, constitue une aide précieuse dans leur quotidien</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5931 aligncenter" title="adra_logo" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/05/adra_logo.gif" alt="" width="231" height="81" /></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.adra.org/site/PageServer" target="_blank"><strong>L&#8217;ADRA, Adventist Development and Relief Agency</strong></a>, a développé <strong>un projet global autour de la nutrition, intitulé &#8220;Réduction de la malnutrition chronique dans les communautés rurales&#8221;.</strong> Il a pour objet d’améliorer les conditions sanitaires des populations défavorisées, et de favoriser la sécurité alimentaire, l’accès à une alimentation saine et équilibrée, en quantité suffisante, tout en contribuant à améliorer la condition de vie des bénéficiaires par une activité productive (potagers, activités artisanales).</p>
<p style="text-align: justify;">C’est sous l’angle spécifique des &#8220;réduction des émissions de Gaz à effet de serre&#8221; que l’association ODYSSEO2 s’est intéressée à ce projet.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les &#8220;cuisinières améliorées&#8221;</h3>
<p style="text-align: justify;">En effet, avec l’objectif d’améliorer les conditions de vie des populations et notamment de réduire la fumée et les gaz toxiques à l’intérieur des foyers, le projet propose aux familles des &#8220;cuisinières améliorées&#8221;. <strong>Ces cuisinières sont destinées à remplacer les foyers traditionnellement constitués</strong>: de simples feux de bois  à partir de bûches placées sur un support de quelques pierres, à l’intérieur des habitations. Cette technique nécessite <strong>un temps de cuisson important et génère beaucoup de fumée et de gaz nocifs pour la santé, aucune aération n’étant prévue</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5970 aligncenter" title="Cuisinière" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/05/p1010034.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">La &#8220;cuisinière améliorée&#8221; du modèle ADRA fournie à faible prix est composée de 2 éléments : un support plat en fer comportant 2 plaques de cuisson et une cheminée en aluminium pour l&#8217;évacuation de la fumée.</p>
<p style="text-align: justify;">Les bénéficiaires du programme d&#8217;aide réalisent eux-mêmes <strong>la base d&#8217;installation de la cuisinières améliorée, un support solide issu d&#8217;un mélange  d’argile, d’eau, de sucre, paille, sable, sel, cendres, et jus de cactus</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-medium wp-image-5973" title="Cuisinière Famille" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/05/p1010069-300x225.jpg" alt="" width="421" height="315" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le projet permet de réduire de manière significative la consommation de bois, 40% en moyenne</strong>, provenant le plus souvent  de forêt primaire et entraînant la destruction des espèces natives environnantes.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Des technologies appropriées</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Microsol est une entreprise sociale qui soutient divers acteurs mettant en place des projets de développement à dimension sociale et environnementale</strong>, via la diffusion de <strong>technologies appropriées</strong>. Par appropriées, on entend <strong>efficaces techniquement, ou &#8220;propres&#8221;, et socialement adaptées aux utilisations et adoptées par les bénéficiaires</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">En tant que spécialiste de la diffusion de cuisinières améliorées au Pérou, Microsol appuie Adra à plusieurs étapes: l’optimisation, le monitoring et la valorisation du projet.</p>
<p style="text-align: justify;">L’accompagnement se fait tout au long du projet via l’apport de conseils spécifiques aussi bien sur le design et l’utilisation de la cuisinière que sur la sensibilisation aux bénéficiaires et le suivi du projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Des cours de formation sur les réquisits du monitoring sont dispensés aux techniciens de l’ONG afin d’assurer au projet une pérennité et une durabilité dans son processus de valorisation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En moyenne, une cuisinière améliorée génère une réduction évaluée entre 1.5 et 3 tonnes de carbone par an</strong>. Sachant que d’ici à 2010, environs 2400 modèles devraient être installés, on peut estimer qu’ils généreront en moyenne entre 3600 et 7200 tonnes de CO2 évitées par an.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5971 aligncenter" title="cuisinière améliorée" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/05/p1010091.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cependant le changement d’habitude des familles pour un nouveau  modèle n’est pas si simple : un travail de sensibilisation et  une formation initiale, ainsi qu’un suivi régulier sont nécessaires, pour expliquer aux bénéficiaires les raisons d’utiliser une cuisinière améliorée, et leur faire comprendre notamment le lien entre des maladies (pulmonaires, occulaires, etc) qu’elles peuvent avoir et la fumée se dégageant de leur foyer traditionnel</strong>. De ce fait, ADRA a recruté, dans chaque communauté, des assistants qui se chargent d’effectuer une tournée régulière parmi les bénéficiaires et de les aider dans l’usage quotidien de leurs cuisinières. Ces derniers appartiennent le plus souvent à la communauté locale et connaissent bien la population: les bons contacts permettent  une meilleure communication. Cependant, <strong>certaines communautés se trouvent à plus de 4 heures de marche de San Marcos</strong>, sans aucun accès routier. <strong>Les cuisines doivent alors être acheminées à dos d’âne ce qui  rend l&#8217;installation et le suivi d’autant plus difficiles à mettre en place pour les responsables</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est donc plus que nécessaire d’impliquer totalement les communautés locales, et de les responsabiliser par rapport à leurs cuisinières pour qu&#8217;elles puissent en tirer le maximum de bénéfices.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Projet de reforestation</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’ONG Français AVSF, Agronomes et Vétérinaires sans frontières, implantée dans la région d’Angaraes, un peu plus au sud de Lima à l’intérieur des Andes péruviennes, mène un combat similaire contre la pauvreté des populations indigènes locales en y développant un projet de forestation</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette région ayant été une cible privilégiée  des attaques terroristes du Sentier Lumineux dans les années 1980, son développement socio-économique  a été  retardé, et de nombreuses communautés souffrent d’une importante pauvreté. C’est pourquoi, en coopération avec les maires des communes alentours, l’ONG a décidé de développer <strong>un projet de forestation qui permettra entre autres d’apporter un revenu financier aux paysans à travers l’exploitation des produits dérivés des  arbres plantés,  fruits des arbres fruitiers ou simple bois de chauffage/cuisine</strong>. Ce projet sera également accompagné de conseils pour irriguer les terres, les cultiver de manière plus soutenable et diversifier les cultures en fonction des sols.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5974 aligncenter" title="parcelles-plantees-dep-1an" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/05/parcelles-plantees-dep-1an.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce projet de forestation va être développé sur une superficie de 3000 hectares, qui est actuellement vierge de toute plantation</strong>. Ces terrains appartiennent à différentes communautés, et chacune d’entre elle  met à disposition un terrain d’environ 800ha.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Afin de respecter la biodiversité, environ 50% des espèces plantées devraient être des essences natives de la région (Sauco, cipres, quinual…) et 50% des espèces exotiques du type pin</strong>. Le choix des espèces dépend du type de sol, de l’altitude (entre 3600 m et 4200 m), et des souhaits de la communauté. Environ 350 000 arbres devraient être plantés sur les 3000 ha sur 5 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">L’eucalyptus, espèce autrefois largement plantée par les communautés locales, du fait de sa croissance rapide, est maintenant laissée de côté, car elle favorise l’érosion des sols et consomme beaucoup d’eau. Cependant, ce changement a nécessité de nombreux  échanges avec les populations locales afin de faire évoluer les habitudes et leur  prouver les  inconvénients de cette espèce.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5975 aligncenter" title="barriere-naturelle-avec-pin" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/05/barriere-naturelle-avec-pin.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les arbres absorbant une importante quantité de CO2 lors de leur croissance, ce projet de forestation va permettre d’agir comme un puit de carbone, en captant le dioxyde de carbone atmosphérique: la quantité de CO2 capté est estimée à environ 200 000 tonnes de CO2 jusqu’en 2032.</p>
<p style="text-align: justify;">Les différentes espèces poussent tout d’abord dans une pépinière jusqu&#8217;à atteindre une taille d’environ 40cm; elles sont ensuite plantées sur les terrains choisis. L’irrigation est nécessaire les 2 premières années, jusqu’à ce que les arbres aient atteint environ 2 mètres de haut. Afin de prévenir le passage du bétail ou d’animaux sauvages qui pourraient détériorer les plants, des barrières sont nécessaires. Du fait du  coût des clôtures artificielles, des barrières &#8220;naturelles&#8221; de bosquets sont installées le long de ces clôtures. Une fois les bosquets ayant atteint une taille minimale, les barrières artificielles sont démantelées et utilisées autour d&#8217;une autre parcelle.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-5977" title="p1010247" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/05/p1010247.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">Chaque communauté est responsable de sa parcelle et s’implique dans le développement du projet. Elles fournissent  la main d’œuvre nécessaire initialement à la plantation des arbres, puis au suivi de leur croissance (irrigation,  mise en place des barrières de protection etc).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette implication nécessite  une forte motivation de la population,  qui n’est pas toujours évidente à obtenir. Il est donc indispensable d’expliquer de manière pédagogique et pragmatique les raisons d’être du projet, la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique et surtout les bénéfices qui seront obtenus localement. Le financement du projet ainsi que la main d’œuvre, en quantité insuffisante, est malheureusement un frein à son avancement, et AVSF recherche activement des investisseurs pour l’aider dans sa démarche.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-5976 aligncenter" title="p1010201" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/05/p1010201.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le retrait des glaciers andins, vers une crise de l’eau ?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/03/29/le-retrait-des-glaciers-andins-vers-une-crise-de-l%e2%80%99eau/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2009 09:38:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agir/Grandir]]></category>

		<category><![CDATA[Andes]]></category>

		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>

		<category><![CDATA[développement]]></category>

		<category><![CDATA[eau]]></category>

		<category><![CDATA[Glaciers]]></category>

		<category><![CDATA[Institut]]></category>

		<category><![CDATA[Recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="Résolution Ecologique" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/resolution_ecologique.png" alt="" width="180" height="180" />Nicolas Deburge est parti début 2009 en direction de l’Amérique du Sud, continent qu’il parcourra pendant 6 mois avant de se diriger vers l’Asie du sud est. Le but de ce voyage ? Aller à la rencontre des experts de la lutte contre le changement climatique dans les pays traversés, afin que ceux-ci partagent avec lui leur travail. Nicolas s’intéresse spécifiquement aux deux grands types de réponses au phénomène mis en place par ses interlocuteurs: les projets d’adaptation et les projets d’atténuation du changement climatique. <b>Après nous avoir parlé des actions de Greenpeace en Argentine, Nicolas a rencontré le plus éminent glaciologue bolivien, Edson Ramirez.</b> Il s'agit, une fois encore, d'un récit passionnant!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Rencontre avec Edson Ramirez, glaciologue à l’IHH de La Paz.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nicolas Deburge est parti début 2009 en direction de l’Amérique du Sud, continent qu’il parcourra pendant 6 mois avant de se diriger vers l’Asie du sud est. Le but de ce voyage ? Aller à la rencontre des experts de la lutte contre le changement climatique dans les pays traversés, afin que ceux-ci partagent avec lui leur travail. Nicolas s’intéresse spécifiquement aux deux grands types de réponses au phénomène mis en place par ses interlocuteurs: les projets d’adaptation et les projets d’atténuation du changement climatique.<strong> <a href="http://ecoloinfo.com/2009/02/26/buenos-aires-argentine-rencontre-avec-greenpeace/" target="_blank">Après nous avoir parlé des actions de Greenpeace en Argentine</a></strong>, Nicolas a rencontré le plus éminent glaciologue bolivien, Edson Ramirez&#8230;</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.resolutionsecologiques.com"><img class="size-full wp-image-4197 aligncenter" title="Résolution Ecologique" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/resolution_ecologique.png" alt="" width="213" height="213" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mon taxi, sans doute un fan de formule 1, semble prendre un malin plaisir à faire crisser ses pneus dans les virages de la voie rapide serpentant à travers la capitale bolivienne, sur plus de 1000 mètres de dénivelé, du centre touristique à la zone sud. Pas très rassuré, je suis sur le point de mettre ma ceinture de sécurité quand mon chauffeur s’arrête pour prendre un 5ème passager, qui vient s’assoir à mon côté, m’obligeant à me coller contre le levier de vitesse… Tant pis pour la ceinture.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette petite course n’est donc pas des plus confortables, ni des plus rassurantes, mais elle me permet de me rendre à l’<strong>Instituto Hidrico e Hidrologico</strong> (Institut Hydrique et Hydrologique) de La Paz, fief du glaciologue <strong>Edson Ramirez</strong>, pour une rencontre que j’attendais depuis longtemps. <strong>Edson va me parler de l’inquiétant recul des glaciers entourant La Paz et El Alto, sa ville siamoise, et de ses conséquences</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4971 aligncenter" title="Edson ramirez" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/p1020844.jpg" alt="" width="500" height="281" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Edson Ramirez</em></p>
<p style="text-align: justify;">L’IHH travaille en proche collaboration avec l’<a href="http://www.ird.fr/" target="_blank"><strong>Institut de Recherche et Développement (IRD) français</strong></a>. De fait, l’IRD a initié en 1991 <strong>le programme Great Ice</strong> consistant à surveiller et récolter un maximum d’informations sur les glaciers andins. <strong>De nombreux spécialistes boliviens se sont formés à Paris – c’est le cas de Edson Ramirez – et travaillent aujourd’hui en équipe avec les experts de l’IRD</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque mois, ces équipes se rendent sur certains glaciers entourant La Paz pour effectuer un équilibre de la masse, une <strong>mesure de l’épaisseur de glace</strong> qui permet de savoir si la masse du glacier a connu des pertes ou des gains. Une fois par an, ils en mesurent la superficie totale. L’IHH procède également à une <strong>comptabilisation régulière des précipitations, du taux d’humidité ou encore des radiations solaires</strong>. Enfin, l’IRD a introduit il y a quelques années <strong>l’extraction de carottes glacières</strong> permettant de reconstituer le climat d’époques éloignées.</p>
<p style="text-align: justify;">Edson m’avait proposé de l’accompagner sur <strong>une expédition à la rencontre de la population du village de Quoni, communauté vivant entre 3000 et 4000 mètres d’altitude</strong>, juste en-dessous du glacier Illimani. L’objectif était d’en savoir plus sur leur perception des changements climatiques récents dans la région. Malheureusement, cette sortie a dû être annulée au dernier moment, mais je m’estime heureux de pouvoir rencontrer <strong>le plus éminent glaciologue bolivien</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelle est donc l’influence du changement climatique sur les glaciers andins, et plus précisément ceux qui entourent La Paz?</strong> Dans la région andine, on a observé une diminution progressive des glaciers depuis le début du XXème siècle. Mais <strong>à partir de la fin des années 70, on constate une forte accélération : en 30 ans, certains glaciers on fondu 3 fois plus vite que depuis le début du siècle. Le cas le plus éloquent étant feu le glacier de Chacaltaya</strong>, aujourd’hui disparu, sur lequel les paceños avaient l’habitude d’aller skier il y a encore 10 ans.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4972 aligncenter" title="chacaltaya94" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/chacaltaya94.jpg" alt="" width="317" height="220" /><img class="alignnone size-full wp-image-4973" title="chacaltaya2005" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/chacaltaya2005.jpg" alt="" width="327" height="220" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-4974" title="chacaltaya2009" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/chacaltaya2009.jpg" alt="" width="313" height="236" /></p>
<h3>Quelques notions climatiques</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour introduire son propos, mon interlocuteur m’explique la nécessité de différencier les notions de <strong>variabilité climatique</strong> et <strong>changement climatique</strong>. Une partie des changements observés actuellement est due à la <strong>variabilité climatique, c’est à dire les évolutions cycliques du climat d’origine astronomique, causées par exemple par la variation de l’axe de rotation terrestre</strong>. Ces mutations cycliques ont lieu sur des périodes très longues, de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers d’années.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les modèles et la grande quantité de données récoltées nous révèlent qu’<strong>une partie non négligeable de ces changements est due à l’activité humaine et l’émission de gaz à effets de serre comme le CO2, coïncidant avec la première révolution industrielle</strong>. C’est à cela que l’on doit l<strong>e changement climatique, qui lui n’est pas cyclique, mais provoque une accélération des tendances naturelles</strong>. Ce qui marque ce phénomène, c’est des variations de températures fortes qui ont lieu sur une période très courte (200 ans par rapport à des milliers d’années dans le cas de la variabilité naturelle.) Au cours du dernier siècle, on a constaté une <strong>augmentation moyenne des températures de 0,5 degrés Celcius </strong>sur l’ensemble du globe. En plus de cette progression, on a vu dans les Andes une augmentation des amplitudes de températures observées - hivers plus froids  et étés plus chauds - qui pourrait presque masquer le phénomène d’augmentation moyenne des températures.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La somme de ces changements d’origine naturelle (variabilité climatique) et humaine (changement climatique), appelée changement global, a de graves implications pour les populations vivant depuis des millénaires au contact des glaciers andins</strong>. Le cas des villes de La Paz et El alto est représentatif de nombreuses agglomérations situées sur une région allant de l’Equateur jusqu’à la Patagonie.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Impacts écologiques</h3>
<p style="text-align: justify;">Selon Edson Ramirez, <strong>le premier impact à déplorer est la perte du paysage traditionnel andin qui a toujours caractérisé la région</strong>. Cela pourrait en effet entraîner  de graves conséquences économiques avec une baisse des revenus touristiques: de nombreux touristes se rendent à la capitale Bolivienne, attirés par les nombreux et majestueux glaciers qui l’entourent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un deuxième effet, peut-être plus grave, concerne l’usage de l’eau</strong>. Les ressources actuelles sont utilisées avant tout pour l’eau potable et la génération d’électricité. Elles proviennent de deux sources: le glacier et la pluie. Si l’on considère qu’il continue à pleuvoir autant qu’auparavant, une crise de l’eau n’est pas à craindre. Seulement,  <strong>les modèles prédisent une réduction des précipitations conséquente au changement climatique dans le nord de la Bolivie</strong>. A titre d’exemple, cette année la région a connu un déficit des précipitations de l’ordre de 30%, et les réservoirs de la ville n’ont pas pu se remplir.</p>
<p style="text-align: justify;">Edson m’explique que <strong>les glaciers andins sont pour l’essentiel des glaciers tropicaux, et ont un fonctionnement bien distinct de celui de nos glaciers alpins</strong>. Dans les Alpes, l’hiver correspond à la période des pluies, pendant lequel les glaciers se nourrissent. Au fur et à mesure que les températures augmentent avec l’approche de l’été, ils fondent et nous alimentent en eau.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans les Andes tropicales par contre, la saison des pluies arrive en été</strong>. Pendant la seule période où le glacier peut s’alimenter en eau, il voit aussi sa masse diminuer rapidement. Les glaciers andins ont donc <strong>un fonctionnement complexe qui peut être affecté par des modifications minimes du climat</strong>. C’est la raison pour laquelle les glaciers des zones tropicales sont considérés comme d’excellents indicateurs du changement climatique (cela explique la présence de l’IRD dans la zone depuis 1991.)</p>
<p style="text-align: justify;">Cette tendance a donc <strong>des conséquences dramatiques pour l’usage des ressources en eau. </strong> En effet, les villes de La Paz et El alto augmentent leur consommation (croissance annuelle de 5% pour El Alto), et cette tendance doit se poursuivre avec la croissance de la population. On se heurte donc à un problème puisque les ressources en eau, quant à elles, sont limitées et promettent même de se réduire. On a donc ici tous les éléments pour une crise de l’eau affectant les villes de La Paz et el Alto…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4975 aligncenter" title="chacaltaya-evolution" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/chacaltaya-evolution.jpg" alt="" width="500" height="394" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">Quelles sont les solutions envisagées pour faire face à cette situation ?</h3>
<p style="text-align: justify;">On a vu se multiplier au cours des dernières années les négociations internationales pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Mais <strong>même si demain voyait la naissance d’un compromis mondial pour une réduction drastique de ces émissions (ce qui est malheureusement fort peu probable), il faudrait des dizaines années pour qu’apparaissent des répercussions positives</strong>. Non, le changement climatique est déjà là et <strong>nous n’avons d’autres choix que de nous y adapter</strong> (les négociations internationales restent bien sûr une impérieuse nécessité.)</p>
<p style="text-align: justify;">Quelles mesures d’adaptation donc ? C’est bien là le principal problème auquel font face Edson Ramirez et ses pairs. Certaines voix ont proposé d’exploiter de nouvelles nappes souterraines. Une solution rejetée par Edson, qui avance l’incertitude sur les quantités d’eau disponibles dans ces nappes. On risquerait ainsi de surexploiter des ressources qui doivent être réservées aux générations futures.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les solutions d’adaptation posent plusieurs difficultés</strong>. D’une part, elles ont souvent <strong>une forte composante technologique et donc un coût les rendant prohibitives pour les pays en développement</strong>, qui connaissent de plus certaines limites pour implémenter ce type de mesures (infrastructures existantes, know-how, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, même si un avancement important a été fait au cours des dernières années en termes d’investigation, <strong>on n’a pas encore une idée complète de la priorisation à faire de ces mesures</strong>. En clair, reprend Edson, même si quelques agences de coopération internationale sont disposées à intervenir financièrement, <strong>on ne sait toujours pas exactement à quoi s’adapter en priorité</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, plutôt que de se croiser les bras en attendant que ces recherches soient complétées, Edson Ramirez a son idée sur la manière de réagir dans l’immédiat.  <strong>Selon lui, il faut avant tout commencer par rationaliser l’usage des ressources existantes.</strong> Actuellement, le réseau d’approvisionnement de la ville de El Alto, touchant à peu près un million d’habitants, accuse des pertes qui peuvent atteindre 40 à 50% des ressources en eau (fuites, eau non comptabilisée, etc.)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Rien qu’en apportant une solution à ce problème on pourra, sinon éviter une future crise de l’eau, du moins en repousser l’échéance</strong>. Il s’agit donc d’optimiser l’eau dont les Boliviens disposent plutôt que d’avoir recours à de nouvelles ressources dont les capacités sont incertaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, poursuit Edson, <strong>on doit également considérer des options technologiques au coût relativement faible tel que le recyclage de l’eau</strong>. Il peut s’agir de <strong>filets récoltant l’humidité de la brume</strong>, une solution déjà adoptée par le Chili, mais également <strong>l&#8217;installation de systèmes de récupération des eaux de pluie chez le particulier</strong>. Par ailleurs, de nombreuses activités ménagères comme la vaisselle, l’arrosage des plantes ou le lavage de la voiture ne nécessitent pas l’usage de l’eau potable.</p>
<p style="text-align: justify;">On voit donc que <strong>les seuls types de mesures applicables immédiatement passent, d’une part, par l’optimisation des ressources existantes dans la région et, d’autre part, par un meilleur usage de l’eau par les habitants</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4976 aligncenter" title="p1020839" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/p1020839.jpg" alt="" width="500" height="281" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Instituto Hidrico e Hidrologico</strong></em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le rôle des institutions politiques</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>On ne pourra pas optimiser les ressources en eau sans un engagement fort du gouvernement.</strong> Edson m’explique qu’il y a dix ans, il avait porté le même message au gouvernement de l’époque, mais les prévisions présentées alors n’avaient pas permis d’obtenir plus que de pieux vœux de la part des politiciens en place.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quel est justement le degré de compréhension des enjeux et la volonté d’action de l’administration Evo Morales?</strong> Les effets annoncés jadis se faisant sentir désormais, le gouvernement fait preuve d’une plus grande attention. Les ministères de l’eau et de l’environnement commencent à s’impliquer fortement dans cette problématique, et <strong>les glaciologues de l’IHH et de l’IRD ont même pu rencontrer le président pour lui porter directement l’alarmant message</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a donc <strong>une vraie prédisposition à travailler ensemble entre tous les acteurs concernés,</strong> résume Edson. Mais il existe un décalage temporel. C’est une course contre la montre dans laquelle les acteurs de la lutte contre le changement climatique accusent un lourd retard.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2009 est, en effet, une année charnière</strong>, m’explique le Doctor Ramirez. <strong>Les données statistiques existantes la désignent comme l’année de la rupture de l’équilibre</strong>: on utilise plus d’eau que ne peut en apporter la nature.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour la première fois, la ville de La Paz a été au bord du rationnement.</strong> Les réserves de la ville ne se sont presque pas approvisionnées pendant une saison des pluies marquée par un manque de précipitations. Et si l’on a pu éviter le rationnement, il a fallu modifier des comportements culturels ancestraux. Pour la première fois, il a fallu interdire aux habitants de la capitale de jouer avec l’eau pendant le carnaval Bolivien, la plus importante fête populaire de l’année où petits et grands ont la gâchette (de pistolet à eau) facile. <strong>Il est très probable que cette interdiction se poursuive l’année prochaine, menant fin à une tradition ancestrale</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce qui nous mène au deuxième type de mesures applicables immédiatement, la promotion d’un meilleur usage de l’eau auprès des habitants de La Paz et El Alto.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce domaine, le travail a commencé avec <strong>la diffusion de spots publicitaires </strong>sensibilisant la population à la raréfaction de l‘eau, et à la nécessité d’adapter les comportements.</p>
<p style="text-align: justify;">L’IHH n’est pas en reste, et mène des <strong>actions d’éducation dans les collèges des deux villes jumelles</strong>. Celles-ci consistent pour l’essentiel en des discussions avec les enfants, à qui l’on montre les alarmantes photos du Chacaltaya. Edson conclue notre entretien en insistant sur <strong>le potentiel des enfants pour faire passer le message aux adultes</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, ce sont bien les générations futures qui hériteront de cette situation, à laquelle elles doivent être préparés le mieux possible&#8230;</p>
<p style="text-align: right;">Nicolas Deburge</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<p><a href="http://www.resolutionsecologiques.com" target="_blank">Résolutions Ecologiques, le site de Nicolas Deburge</a> (n’hésitez pas à regarder ses belles photos et à lire ses récits, c’est passionnant!)</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<item>
		<title>Le Prix du carburant a baissé, et alors?</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/03/24/le-prix-du-carburant-a-baisse-et-alors/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 08:12:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Se déplacer/Bouger]]></category>

		<category><![CDATA[Automobile]]></category>

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		<category><![CDATA[Voiture Verte]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="paves" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/paves.png" alt="" width="180" />C’est en écoutant BFM Radio début mars que Nathalie - étudiante en aménagement urbain - apprend avec étonnement la nouvelle: malgré la baisse notable du coût du carburant, les automobilistes préfèrent laisser leur voiture au garage! Intriguée, elle fait quelques recherches et découvre un article du <em>Figaro</em> (du 4 février 2009) intitulé "Les Français délaissent leur voiture et le vivent très bien"! Bien décidée à creuser un peu plus la question, elle nous propose d'en faire un article... que nous publions aujourd'hui. Alors Nathalie, les choses changent vraiment côté transports? Les français plébiscitent-ils vraiment la douceur dans leur mobilité? Ou restons nous encore trop souvent dans une approche individualiste?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est en écoutant BFM Radio, début mars, que j’apprends avec étonnement la nouvelle: malgré la baisse notable du coût du carburant, les automobilistes préfèrent laisser leur voiture au garage !</p>
<p style="text-align: justify;">Intriguée, je fais quelques recherches, et découvre <strong><a href="http://www.lefigaro.fr/conso/2009/02/04/05007-20090204ARTFIG00363-les-francais-delaissent-leur-voiture-et-le-vivent-tres-bien-.php" target="_blank">un article du Figaro (du 4 février 2009) intitulé &#8220;Les Français délaissent leur voiture et le vivent très bien&#8221;</a></strong>!</p>
<p style="text-align: justify;">Morceaux choisis :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">&#8220;<em>Avec l&#8217;envolée du prix du pétrole, les conducteurs n&#8217;ont pas hésité à moins rouler l&#8217;an dernier. I<strong>ls sont satisfaits de leurs nouvelles habitudes de transport.<br />
Le comportement des Français face à l&#8217;utilisation de leur véhicule va-t-il définitivement évoluer ? C&#8217;est la question que se posent les industriels du pétrole</strong>. L&#8217;automobiliste «semble bien avoir changé d&#8217;attitude avec la hausse du prix des carburants», a souligné hier Jean-Louis Schilan¬sky, président de l&#8217;Union française des industries pétrolières (Ufip)</em>.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">Je m’interroge aussi… <strong>S’agit-il d’un changement durable de comportement, ou bien d’un phénomène lié au contexte actuel (crise, carburant très cher en 2008, arbitrages budgétaires des ménages, etc.)?</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;">La ruée vers l’éco-mobilité ?</h3>
<p style="text-align: justify;">A en croire cette étude IFOP (réalisée mi-janvier et publiée <a href="http://www.lefigaro.fr/conso/2009/02/04/05007-20090204ARTFIG00363-les-francais-delaissent-leur-voiture-et-le-vivent-tres-bien-.php" target="_blank">dans le même article du Figaro</a>),<strong> la mobilité durable, c’est tendance!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque les français évoquent les raisons qui les ont conduits à mon utiliser leur voiture, <strong>le souhait de mieux respecter l’environnement est cité en 2e, juste après la hausse du coût du carburant!</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4876 aligncenter" title="sondage-figaro" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/sondage-figaro.jpg" alt="" width="493" height="346" /></p>
<p style="text-align: justify;">L’étude révèle encore qu’une &#8220;<em>très large majorité de Français (82%) affirme même que si les prix du pétrole baissaient encore, ils n&#8217;utiliseraient pas davantage leur auto, (…) et ils continueraient, comme ils le font depuis plusieurs mois, à optimiser leurs trajets, faire du vélo ou pratiquer le covoiturage, (…) faire leurs courses dans les commerces de proximité ou sur Internet et demeurer des utilisateurs assidus des transports en public</em>.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">De nouvelles habitudes assumées et encourageantes! Et, en y regardant de près, pas si étonnantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les études réalisées par <a href="http://www.gart.org/" target="_blank">le GART (Groupement des Autorités Responsables de Transport)</a> en 2005 apportent une piste de réflexion: ils ont établi que <strong>l’information sur le coût comparé de la voiture individuelle et des transports publics</strong> constitue l’un des <strong>principaux leviers</strong> pour une modification durable des comportements, la <strong>sensibilisation aux enjeux</strong> s’avérant aussi très importante.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, <strong>58% des personnes interrogées ignorent tout du budget qu’elles consacrent aux déplacements</strong>, et donc des économies pouvant être réalisées en utilisant plus les transports publics. Pourtant, <strong>92% des sondés sont demandeurs de ces comparatifs!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ils sont en effet édifiants: <strong>un abonnement aux transports publics revient en moyenne 12 fois moins cher à l’année que l’utilisation d’une voiture en solo! </strong>(<a href="http://www.novethic.fr/novethic/v3/article.jsp?id=95715" target="_blank">Source Novethic, d’après études du GART</a>)</p>
<p style="text-align: justify;">En l’occurrence, le contexte de crise et le carburant cher de ces dernières années se sont chargés, me semble-t-il, d’inciter de nombreux automobilistes à faire la comparaison par eux-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, sans surprise, à opter pour d’autres modes de transport que leur voiture personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans doute <strong>contraints au départ, mais plutôt convaincus à l’arrivée</strong> apparemment!</p>
<h3 style="text-align: justify;">Et la voiture &#8220;verte&#8221; dans tout ça?</h3>
<p style="text-align: justify;">Elle pourrait par certains aspects répondre aux préoccupations observées (carburant trop cher et impact sur l’environnement).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce n’est pas demain que tout le parc automobile français sera &#8220;vert&#8221;, encore moins à l’échelle mondiale! C’est le constat que dresse <a href="http://www.terra-economica.info/Mais-ou-est-passee-la-voiture,4314.html" target="_blank"><strong>le magazine Terra Eco dans son grand dossier &#8220;Mais où est passée la voiture verte ?&#8221;.</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le développement d’un service public de mobilité performant est donc primordial, d’autant que « verte » ou non, la voiture est dévoreuse d’espace, et peine à trouver sa place dans un monde à 50% urbanisé.</p>
<p>Elle est de plus clairement accusée de porter atteinte à la qualité de vie en ville, si l’on se réfère à <a href="http://www.observatoire.veolia.com/fr/" target="_blank"><strong>la publication de l’Observatoire Veolia des modes de vie urbains</strong></a> (étude portant sur 14 villes à travers le monde): les 2 premières raisons de détester sa ville sont les embouteillages et la pollution!</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-4877" title="veolia-raisons-negatives" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/veolia-raisons-negatives.gif" alt="" width="590" height="314" /></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré tout, l’attractivité de la voiture en tant que mode de transport individuel reste extrêmement forte : la demande continue de croître, laissant ainsi augurer pour 2020 d’un doublement du parc automobile mondial par rapport à 2005 (<a href="http://www.senat.fr/rap/r05-125/r05-1250.html" target="_blank"><strong>estimation publiée dans ce rapport parlementaire publié sur le site du Sénat</strong></a>).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette course à la mobilité individuelle plane telle une menace sur les villes déjà largement embouteillées&#8230; Tandis que &#8220;<em>selon l’ADEME, une réduction de seulement 4 % du nombre de voiture en circulation permet de passer d’un embouteillage à un trafic fluide. <strong>Il suffirait alors que 5 % des personnes qui conduisent seules prennent un autre “autosoliste” en covoiturage pour éviter stress dans les bouchons, pics de pollution et rejets de CO2!</strong></em>&#8221; (<a href="http://www.roulonspourlavenir.com/Le-co-voiturage" target="_blank">Source Roulons pour l’avenir</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">CQFD?  En tous les cas, l’émergence d’une mobilité plus soutenable pour tous semble passer par un accès partagé aux différents modes de transport, voiture comprise, ainsi que par plus d’inter-modalité (combinaisons innovantes des différents modes).</p>
<h3 style="text-align: justify;">Publics, collectifs, partagés, à la carte&#8230; quels services de mobilité pour demain ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour inciter durablement à une mobilité plus citoyenne et écologique, la prise en compte des besoins des utilisateurs est très importante.</p>
<p style="text-align: justify;">La Macif, en partenariat avec le <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/" target="_blank">MEEDDAT</a>, apporte une contribution intéressante en la matière, avec <a href="http://www.roulonspourlavenir.com/telechargement/Synthese_Barometre_Macif_Mobilite_Durable.pdf" target="_blank"><strong>le Baromètre de la mobilité durable (PDF)</strong></a> (étude 2008, basée sur un échantillon représentatif de la population française).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Trois principaux leviers ont été identifiés</strong>: &#8220;<em><strong>un abonnement unique pour tous les modes</strong> (62% jugent qu’il les inciterait à utiliser les modes alternatifs, 30% déclarant que cet abonnement unique les inciterait &#8220;beaucoup&#8221;), la mise en place d’une <strong>application dynamique permettant de connaître toutes les possibilités de déplacements alternatifs en temps réel (61%) et la création d’un annuaire des adresses des structures proposant ce type de service (58%)</strong></em>.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">Or il me semble que le contexte est plus que jamais favorable à de telles solutions! J’espère que nous verrons émerger de plus en plus d’innovations en ce sens, avec une approche résolument multi-modale et &#8220;à la carte&#8221; de la mobilité !</p>
<p style="text-align: justify;">S’il reste beaucoup à inventer (avis aux entrepreneurs !), <strong>des initiatives émergent</strong>, parmi lesquelles:</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">&#8220;<strong>Le 1er centre de multi-modalité en France</strong>, selon Vinci : ouvert début 2009, dans l’un de ses parkings de La Défense, <a href="http://www.vincipark-ladefense.com/spip.php?rubrique7" target="_blank">Mobiway</a> rassemble au même endroit toutes les offres de transport que l’utilisateur peut souhaiter alterner ou combiner (transports en commun, voiture individuelle, co-voiturage, auto-partage, taxis, moto-taxis, véhicules en location, bornes d’achat de billets SNCF Francilien et RATP, etc.).&#8221; (<a href="http://www.mescoursespourlaplanete.com/TrucsVerts/Mobilitae_15/Mobilitae_57.html" target="_blank">source Mes courses pour la planète</a>)</li>
<li style="text-align: justify;">Une <strong>offre de titre unique incluant déplacements en bus ou en véhicule auto-partagé à Hanovre </strong>(vu sur <a href="http://www.consoglobe.com/ac-transports-propres_1503_autopartage-nouvelle-voie.html" target="_blank">Consoglobe</a>)</li>
<li style="text-align: justify;">Les services de bus à la demande, comme le propose <a href="http://www.bus-agglo.fr/bougez_facile/intermodalite" target="_blank">la Communauté d&#8217;Agglomération du Pays d&#8217;Aubagne et de l&#8217;Etoile</a>, pour les zones d&#8217;habitat diffus, sur réservation téléphonique préalable. Ou encore : les Taxibus de la Communauté d&#8217;Agglomération d&#8217;Evreux (27) (source <a href="http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&amp;cid=96&amp;m=3&amp;catid=13628" target="_blank"><strong>Ademe</strong></a>).</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4879 aligncenter" title="Pavé" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/1159833_37860310.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">Comment apporter ma pierre à l’émergence d’une mobilité plus soutenable ?</h3>
<p style="text-align: justify;">Si les enjeux liés à la mobilité, à la voiture, aux carburants… se jouent en grande partie dans des sphères qui nous dépassent en tant que citoyens, il existe à mon sens quelques pistes pour agir au quotidien. Notamment en terme de dialogue et de sensibilisation auprès des automobilistes.</p>
<p>Voici quelques suggestions, mais n’hésitez pas à en proposer d’autres !</p>
<ul>
<li><strong>L’approche &#8220;Budget&#8221;</strong>: avec <a href="http://www2.ademe.fr/calculette-eco-deplacements/" target="_blank"><strong>la Calculette éco-déplacements (ADEME)</strong></a><strong>,</strong> qui donne une première idée de l’impact de ses déplacements quotidiens sur l’environnement ET sur ses dépenses ! La perspective d’économiser beaucoup sur son budget mobilité peut s’avérer stimulante ; ) Transports publics, covoiturage, vélo… il existe certainement des alternatives !</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>L’approche &#8220;Conviviale&#8221;</strong>: faire découvrir le co-voiturage à ceux qui, par goût ou parce qu’ils n’ont pas le choix, ne renonceront pas à utiliser leur voiture. Il existe de nombreux réseaux, <a href="http://www.plan-deplacements.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&amp;cid=17275&amp;m=3&amp;catid=17358" target="_blank"><strong>à découvrir notamment sur cette page du site de l’ADEME</strong></a>. Un exemple? <a href="http://www.123envoiture.com/" target="_blank">123envoiture.com</a>: actuellement plus de 269 000 utilisateurs sur ce site créé pour réunir les conducteurs qui souhaitent partager leurs trajets. Et ce n’est que le début: le site s’enrichit de 400 inscriptions et 800 trajets par jour.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>L’approche &#8220;Pratique&#8221;</strong>: parler de l’auto-partage aux citadins qui cherchent désespérément à stationner en ville ! Pour découvrir l’auto-partage et bien plus, <a href="http://ecoloinfo.com/2008/09/02/mobilite-le-produit-l%E2%80%99usage-le-service-3/" target="_blank"><strong>lisez cet article d’Elvire sur EcoloInfo</strong></a>.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>L’approche &#8220;Citoyenne&#8221;</strong>: participer aux enquêtes publiques organisées par votre commune, vous impliquer afin d’obtenir un service public de mobilité efficace et bien réparti, capable de rivaliser avec la voiture !</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>L’approche &#8220;Stratégique&#8221;</strong>: pourquoi ne pas suggérer à votre entreprise de mettre en place <a href="http://www.plan-deplacements.fr/servlet/getDoc?id=33875&amp;m=3&amp;cid=17275" target="_blank"><strong>un Plan de Déplacement des Entreprises</strong></a>, à votre commune de mettre en place un service d’information sur toutes les possibilités de déplacements alternatifs en temps réel, etc.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Vous avez d’autres idées sur le sujet ? Le débat est ouvert !</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Nathalie, étudiante en aménagement urbain<br />
</strong></p>
<p><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Autres liens utiles ++</strong></span></span></p>
<ul>
<li> <a href="http://www.bougezautrement.gouv.fr/bougezautrement/spip.php?article9" target="_blank">Site &#8220;Bougez autrement&#8221;</a>: pour approfondir le sujet de la mobilité durable, et trouver des liens vers de nombreux services existants.</li>
<li><a href="http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&amp;cid=96&amp;m=3&amp;catid=13626" target="_blank"><strong>Le guide de l’éco-mobilité ADEME</strong></a> et la rubrique <a href="http://www.ademe.fr/particuliers/Fiches/se-deplacer-malin/" target="_blank">Se déplacer malin</a></li>
<li><a href="http://www.mescoursespourlaplanete.com/TrucsVerts/Mobilitae_15/Mobilitae_57.html" target="_blank">Un article sur le site Mes courses pour la planète</a>, avec de nombreux liens pratiques (cliquez sur &#8220;Où trouver tout ça&#8221; en bas de page)</li>
<li><a href="http://www.franceautopartage.com/" target="_blank">Franceautopartage.com</a>: les opérateurs d&#8217;autopartage locaux se sont regroupés afin de mutualiser les moyens nécessaires au développement et à la promotion de ce service.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Yuken Teruya et la grâce fragile des objets&#8230;</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/03/15/yuken-teruya/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/03/15/yuken-teruya/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 11:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Se cultiver/Papoter]]></category>

		<category><![CDATA[Arbres]]></category>

		<category><![CDATA[Art]]></category>

		<category><![CDATA[Artiste]]></category>

		<category><![CDATA[MacDo]]></category>

		<category><![CDATA[Papier]]></category>

		<category><![CDATA[Yuken Teruya]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="yuken_teruya_coner_forest" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/yuken_teruya_coner_forest.png" alt="" width="200" height="125" />Mon amie Marina m'a écrit il y a quelques jours, époustouflée par le travail d'un artiste qu'elle venait de découvrir... Je suis allée voir le travail de cet artiste, et en effet, quel sens il redonne aux objets les plus oubliés de notre environnement! J'ai donc proposé à Marina de partager avec vous sa découverte, et son ressenti... Vous allez voir, c'est magnifique...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Mon amie Marina m&#8217;a écrit il y a quelques jours, époustouflée par le travail d&#8217;un artiste qu&#8217;elle venait de découvrir&#8230; Je suis allée voir le travail de cet artiste, et en effet, quel sens il redonne aux objets les plus oubliés de notre environnement! J&#8217;ai donc proposé à Marina de partager avec vous sa découverte, et son ressenti&#8230; Vous allez voir, c&#8217;est magnifique&#8230; (AS)<br />
</em></p>
<p>Je ne connais rien de cet artiste subversif et <a href="http://www.yukenteruyastudio.com" target="_blank">n&#8217;ai rien trouvé sur internet ailleurs que sur ce site</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;appelle YUKEN TERUYA.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses photos m&#8217;ont éblouie et intimidée&#8230; Je ne suis pas critique d&#8217;art mais je voulais partager ça avec vous.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4723 aligncenter" title="yuken_teruya_coner_forest" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/yuken_teruya_coner_forest.png" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.yukenteruyastudio.com/en/projects/corner_forest" target="_blank">Yuken Teruya - Corner Forest</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-4722" title="yuken_teruya_rain_forest" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/yuken_teruya_rain_forest.png" alt="" width="311" height="487" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.yukenteruyastudio.com/en/projects/rain_forest" target="_blank">Yuken Teruya - Rain Forest WoodPecker</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-4720" title="yuken_teruya_giving_tree_project_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/yuken_teruya_giving_tree_project_2.png" alt="" width="500" height="379" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.yukenteruyastudio.com/en/projects/giving_tree_project" target="_blank">Yuken Teruya - Book - Giving Tree Project</a></em></p>
<p style="text-align: justify;">Outre son <strong>extrême poésie</strong>, et sa <strong>grâce fragile,</strong> il nous donne à <strong>réfléchir en douceur</strong> sur le <strong>sens des objets</strong> <strong>les plus dépréciés de nos regards habitués à emmagasiner mécaniquement notre environnement</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ici rouleaux de <strong>papier toilette</strong> et <strong>sac en papiers siglés Mac Donalds</strong> sont dépossédés de leur fonction et dévoilés jusque dans leur partie intime et invisible.  Yuken découpe la surface du sac et crée un arbre, il le protège à l&#8217;intérieur du sac comme pour mieux montrer sa fragilité, ou le projette sur le mur comme un hommage à son milieu. Il dit qu&#8217;<strong>il y a un moment où ces arbres de papier projetés sur les murs vivent de leur propre force et que c&#8217;est comme s&#8217;il aidait le papier à réveiller son habilité à être un arbre</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4718 aligncenter" title="yuken_teruya_notice_forest_mc_do" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/yuken_teruya_notice_forest_mc_do.png" alt="" width="500" height="378" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.yukenteruyastudio.com/en/projects/notice_forest" target="_blank">Yuken Teruya - Notice Forest MacDo Bag</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-4717" title="yuken_teruya_notice_forest_mc_do2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/yuken_teruya_notice_forest_mc_do2.png" alt="" width="500" height="337" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.yukenteruyastudio.com/en/projects/notice_forest" target="_blank">Yuken Teruya - Notice Forest MacDo Bag</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-4715" title="yuken_teruya_notice_forest_bag2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/yuken_teruya_notice_forest_bag2.png" alt="" width="500" height="377" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.yukenteruyastudio.com/en/projects/notice_forest" target="_blank">Yuken Teruya - Notice Forest</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-4716" title="yuken_teruya_notice_forest_bag" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/yuken_teruya_notice_forest_bag.png" alt="" width="500" height="355" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.yukenteruyastudio.com/en/projects/notice_forest" target="_blank">Yuken Teruya - Notice Forest</a></em></p>
<p style="text-align: center;">Le monde invisible est comme le monde visible tant qu&#8217;on n&#8217;ouvre pas les yeux</p>
<p style="text-align: center;">OU</p>
<p style="text-align: center;">Le coeur est inerte et silencieux tant que le monde invisible n&#8217;y bat pas la mesure</p>
<p style="text-align: justify;">Il me fait penser à Guieseppe Penone, un artiste  de l&#8217;<strong><a href="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-ArtePovera/ENS-ArtePovera.htm" target="_blank">Arte Povera</a></strong> qui travaille sur la <strong>nature végétale</strong>, et sur l&#8217;empreinte dont il y avait eu une rétrospective à Beaubourg en 2004. Il y avait dans cette exposition un arbre mis à nu et qui renfermait le petit arbre qu&#8217;il avait été, dévoilant le mystère de sa croissance. Lui aussi <strong>détourne les éléments de leur cycle naturel pour mieux en restituer la réalité</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4726 aligncenter" title="Penone" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/05.jpg" alt="" width="500" height="633" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-4727" title="Penone Peau de Feuilles" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/03/09.jpg" alt="" width="500" height="647" /></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/penone.html#03" target="_blank">Source: Penone Centre Pompidou</a></em></p>
<p style="text-align: justify;">Voilà ce qu&#8217;il disait :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8220;J&#8217;imprime ma main sur l&#8217;argile. Je détache mon bras de l&#8217;arbre auquel il adhère. Je sens la poussée de l&#8217;eau qui jaillit contre le bout de mes doigts. Je me souviens de la mémoire de la boue, de la lente ascension des vapeurs de la terre, de l&#8217;écoulement de l&#8217;eau dans le sous-sol, de la poussée verticale de la matière, conscience du vide où on entend résonner la masse de chair humaine qui coule, se déplace et devient volume imprécis, vapeur, pour le promeneur qui traverse, dans le temps, l&#8217;histoire de la stratification par sédimentation.</em>&#8220; Giuseppe Penone, 1987</p>
<p style="text-align: right;">Marina d&#8217;Huart</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><a href="http://www.yukenteruyastudio.com/en/projects/rain_forest" target="_blank">Le site de Yuken Teruya</a></li>
<li><a href="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-ArtePovera/ENS-ArtePovera.htm" target="_blank">L&#8217;Arte Povera</a></li>
<li><a href="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/penone.html" target="_blank">Le site du Centre George Pompidou pour retrouver le travail de Guiseppe Penone</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Buenos aires, Argentine: rencontre avec Greenpeace</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/02/26/buenos-aires-argentine-rencontre-avec-greenpeace/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/02/26/buenos-aires-argentine-rencontre-avec-greenpeace/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 08:13:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Agir/Grandir]]></category>

		<category><![CDATA[ampoules]]></category>

		<category><![CDATA[Argentine]]></category>

		<category><![CDATA[économie d'énergie]]></category>

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		<category><![CDATA[Résolutions]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="Résolution Ecologique" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/resolution_ecologique.png" alt="" width="180" height="180" />Nicolas Deburge est parti début 2009 en direction de l’Amérique du Sud, continent qu’il parcourra pendant 6 mois avant de se diriger vers l’Asie du sud est. Le but de ce voyage ? Aller à la rencontre des experts de la lutte contre le changement climatique dans les pays traversés, afin que ceux-ci partagent avec lui leur travail. Nicolas s’intéresse spécifiquement aux deux grands types de réponses au phénomène mis en place par ses interlocuteurs: les projets d’adaptation et les projets d’atténuation du changement climatique. Il relatera à chaque fois les actions mises en place localement à travers une "chronique irrégulière du changement climatique" que vous pourrez retrouver ici. Aujourd'hui, il nous parle de sa rencontre avec la filiale argentine de Greenpeace... Passionnant!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Nicolas Deburge est parti début 2009 en direction de l’Amérique du Sud, continent qu’il parcourra pendant 6 mois avant de se diriger vers l’Asie du sud est. Le but de ce voyage ? Aller à la rencontre des experts de la lutte contre le changement climatique dans les pays traversés, afin que ceux-ci partagent avec lui leur travail. Nicolas s’intéresse spécifiquement aux deux grands types de réponses au phénomène mis en place par ses interlocuteurs: les projets d’adaptation et les projets d’atténuation du changement climatique. Il relatera à chaque fois les actions mises en place localement à travers une &#8220;chronique irrégulière du changement climatique&#8221; <a href="http://www.resolutionsecologiques.blogspot.com" target="_blank">que vous pourrez retrouver ici</a>.</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.resolutionsecologiques.com" target="_blank"><img class="size-full wp-image-4197 aligncenter" title="Résolution Ecologique" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/resolution_ecologique.png" alt="" width="213" height="213" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La problématique du changement climatique est vaste, et englobe une multitude d’aspects. Rares sont les scientifiques sérieux qui s’obstinent à le nier: le fonctionnement actuel du capitalisme, dans toute sa complexité, est intimement lié au changement que connaît notre planète. J’ai donc décidé de centrer mon propos sur les deux pratiques essentielles dans la réponse au phénomène: l<strong>es projets d’adaptation </strong>(consistant à mettre en place des systèmes innovants pour faire face aux conséquences du changement climatique), et<strong> les projets de mitigation</strong> (ou d’atténuation, visant à en limiter la progression).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mon voyage &#8220;sur les traces&#8221; du changement climatique commence à Buenos Aires, en Argentine</strong>. J’y ai deux rendez-vous, l&#8217;un avec le <strong>directeur de la cellule changement climatique du Secrétariat d’Etat</strong> à l’environnement, le <strong>docteur Nazareño Castillo, l&#8217;autre avec la filiale argentine de Greenpeace</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-4237" title="Greenpeace Argentina" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/greenpeace_argentina.png" alt="" width="592" height="63" /></p>
<p style="text-align: justify;">Autant le dire tout de suite: je suis sorti déçu du premier entretien. Lors de mes prises de contact préliminaires, on m’avait parlé de <strong>projets pilotes d’irrigation face à la désertification</strong>, l’un des principaux impacts du changement climatique en Argentine. Or une fois sur place, je me rends compte que <strong>rien de concret n’a encore été mis en place par le gouvernement</strong>. Tout juste est-il en train de poser les bases d’un projet d’adaptation d’une communauté de la <strong>province Formosa</strong>, au nord du pays, en proie à des inondations toujours plus récurrentes et violentes - une autre conséquence locale du dérèglement du climat&#8230; Mais, de l’étude détaillée du contexte à la recherche de fonds, tout reste à faire pour que ce projet puisse voir le jour. <strong>Je ne m’étendrai donc pas plus sur cette réunion qui me laisse un goût amer.</strong> Direction Greenpeace, ou m’attendait une rencontre plus intéressante…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le mur végétal</strong> recouvrant la façade – un peu à la manière du musée du quai Branly à Paris – ne saurait mieux signaler au visiteur l’emplacement des <strong>bureaux porteños de l‘association</strong>. A l’intérieur, des œuvres d’art &#8220;vertes&#8221; égaient les murs et un panneau électronique indique les économies d’énergie réalisées par les panneaux solaires installés sur le toit. J’ai pu y recueillir le témoignage de <strong>Yanina Rullo, la directrice de projet chargée de la première campagne de sensibilisation au changement climatique en Argentine</strong>, étendue à partir de fin 2007 sur toute l’année 2008. Un projet de mitigation puisqu’il vise à <strong>inciter les particuliers à limiter leur empreinte carbone, et faire pression sur la classe politique</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4201 aligncenter" title="p1010175" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/p1010175.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: justify;">Yanina entre directement dans le vif du sujet.  Elle commence par m’expliquer que <strong>si les campagnes de Greenpeace sont coordonnées entre ses filiales au niveau international, l’antenne argentine partait avec un train de retard</strong>… En effet, Greenpeace distingue deux stades dans son approche de la sensibilisation au changement climatique: <strong>l’efficience énergétique</strong>, et le <strong>développement des énergies renouvelables</strong>. Les anglais, par exemple, ont déjà traité la thématique de l’efficience énergétique et concentrent maintenant leurs actions de communication sur le deuxième stade.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les activistes argentins considèrent quant à eux qu’il est trop tôt pour évoquer les énergies renouvelables</strong>, dans un pays où les politiques et les niveaux d’investissement nationaux en la matière sont proches du néant. Selon eux, il faut avant tout parler d’<strong>efficience énergétique</strong>, une notion impliquant des mesures réalisables dès aujourd’hui par le plus grand nombre.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4199 aligncenter" title="p1010171" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/p1010171.jpg" alt="" width="500" height="750" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">La filiale argentine de Greenpeace partait donc de loin.</h3>
<p style="text-align: justify;">Yanina m’explique que la campagne sur l’efficience énergétique faisait face à un <strong>premier défi: faire comprendre à chacun la relation entre consommation d’énergie, émission de gaz à effets de serre et changement climatique</strong>. En effet, si les européens, à grands renforts de communication, sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux à faire le lien, c’est loin d’être encore le cas en Argentine.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour appuyer son propos, Yanina me précise que <strong>le secteur argentin de l’énergie est le premier facteur d’émissions de gaz à effet de serre (47%), suivi par l’agriculture (44%)</strong>. Elle m’explique également que la matrice énergétique argentine est l’une des plus désastreuses du continent sud-américain, avec <strong>un parc énergétique constitué à 90% d’énergies fossiles (l’énergie hydroélectrique et l’énergie nucléaire en représentent respectivement 5 et 3%)</strong>. <strong>Les énergies renouvelables, quant à elles, occupent une place dérisoire</strong> en raison, selon mon interlocutrice, du bas prix de l’énergie. En effet jusqu’à présent, un consommateur laissant toutes ses ampoules allumées à longueur de journée ne sentait presque pas de différence sur sa facture en fin de mois, comparé avec une consommation vertueuse. Ces prix faibles dans l’absolu n’ont pas permis de dégager des fonds pour investir dans la  recherche et développement des énergies propres.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4200 aligncenter" title="p1010172" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/p1010172.jpg" alt="" width="500" height="750" /></p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, <strong>cela en dit long sur le faible intérêt du gouvernement pour inciter  les particuliers à diminuer leur consommation</strong>. Avant la campagne de Greenpeace, aucun gouvernement n’avait mis en place de politique d’efficience énergétique à long terme. Tout juste l’administration actuelle commence-t-elle à mettre en place un système d’incitation tarifaire pour les consommateurs, avec des réductions de prix notables en fonction de l’énergie consommée. <strong>Les arguments des écologistes évoqués plus haut auraient-ils trouvé une oreille attentive chez quelque technocrate ? </strong>Peut-être… A moins que la raison soit à chercher ailleurs. En effet, <strong>une grave crise d’approvisionnement en énergie se profile au pays</strong> des gauchos, avec des réserves de gaz naturel qui se réduisent à grand pas (celui-ci compte pour 50% de la production d’électricité), et une production hydroélectrique mise à mal par la réduction du débit des fleuves, due à la diminution des glaciers andins (encore une conséquence du dérèglement climatique).</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les leviers d&#8217;action</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour faire passer son message, Greenpeace avait besoin d’un exemple parlant et d’une action forte. L’association a donc a commencé par <strong>demander l’interdiction des ampoules incandescentes, en soulignant que 80% de l’énergie émise par ce type d’ampoules se perd, transformée en chaleur en lieu de lumière.</strong> Pour que le public puisse se faire une idée de la perte sèche d’énergie, l’ONG a utilisé la comparaison suivante: si tous les usagers du pays remplaçaient leurs ampoules classiques par des ampoules de basse consommation, l’énergie ainsi économisée équivaudrait à celle émise par une centrale nucléaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il fallait aussi <strong>attirer l’attention des média pour obtenir une couverture optimale</strong>: pour ce faire, des activistes sont entrés au ministère de la culture argentin et se sont chargés eux-mêmes de remplacer les ampoules du hall d’entrée par des ampoules LED. <strong>Une action non violente et</strong> suffisamment originale pour attirer l’attention des médias, dans la plus pure tradition Greenpeace. L’ONG s’est ainsi adressée directement au gouvernement pour que celui-ci donne l’exemple en remplaçant toutes les ampoules incandescentes de ses bâtiments administratifs.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4202 aligncenter" title="p1010178" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/p1010178.jpg" alt="" width="394" height="591" /></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Suite à cette action, l’administration Krishner s’est appropriée l’idée de l’association et a pris une première mesure dans le sens de l’efficience énergétique, non seulement en s’engageant à changer ses lampes, mais elle est allée bien plus loin en lançant une loi visant à interdire les lampes classiques pour tout le marché résidentiel argentin en 2010. La loi a été promulguée et est en cours d’application</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Citons également, parmi les actions de l’association, <strong>un visuel impactant dont l’objectif était avant tout de communiquer sur la réalité du changement climatique dans le pays</strong>. En Argentine, ses effets recouvrent l’augmentation des températures, la désertification progressive dans les provinces du Chaco et de Salta, l’irrégularité croissante des précipitations dans la  Pampa et l’augmentation des phénomènes extrêmes, comme les tempêtes et les  inondations qui s’en suivent. Mais l’impact le plus parlant reste la disparition des glaciers. <strong>Greenpeace a donc réalisé un visuel comparant une photo du glacier Upsala, au sud de la Patagonie, prise en 1928 avec une autre photo datant de 2004. Le contraste est criant… La légende se contente de demander &#8220;De quelle autre preuve as-tu besoin ?&#8221;.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-4198 aligncenter" title="greenpeacemodif" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/02/greenpeacemodif.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: justify;">Quand je lui demande son opinion sur l’évolution à venir du niveau d’intérêt des médias argentins pour les problématiques environnementales, Yanina se montre optimiste. Même si les enjeux environnementaux font rarement la une des journaux, les journalistes se montrent de plus en plus proactifs et sollicitent régulièrement l’opinion des ONG écologistes. Elle ajoute que <strong>de nombreux cursus liés à l’environnement ont vu le jour au cours des dernières années dans les facultés argentines</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Yanina conclue l’entretien en me conseillant d’aller visiter <a href="http://www.greenpeace.org/argentina/" target="_blank"><strong>le site Internet de l’association</strong></a>. Celui-ci est très bien fait et donne une bonne idée de la diversité des actions mises en place par Greenpeace en Argentine. <a href="http://www.greenpeace.org/argentina/" target="_blank">Les hispanophones seront bien inspirés d’aller y faire un tour! </a></p>
<p style="text-align: right;">Nicolas Deburge</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<ul>
<li><a href="http://www.resolutionsecologiques.com" target="_blank">Résolutions Ecologiques, le site de Nicolas Deburge</a> (n&#8217;hésitez pas à regarder ses belles photos et à lire ses récits, c&#8217;est passionnant!)</li>
<li><a href="http://www.greenpeace.org/argentina/" target="_blank">Le site de Greenpeace Argentine</a></li>
</ul>
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			<wfw:commentRss>http://ecoloinfo.com/2009/02/26/buenos-aires-argentine-rencontre-avec-greenpeace/feed/</wfw:commentRss>
		</item>
		<item>
		<title>A la découverte du Kalamkouble&#8230;</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/01/30/a-la-decouverte-du-kalamkouble-papier-recycle-inde/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/01/30/a-la-decouverte-du-kalamkouble-papier-recycle-inde/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2009 07:25:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Respirer/Voyager]]></category>

		<category><![CDATA[Inde]]></category>

		<category><![CDATA[Jaïpur]]></category>

		<category><![CDATA[Papier recyclé]]></category>

		<category><![CDATA[Savoir-faire]]></category>

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		<description><![CDATA[<img class="left" title="tissu blanc sanganer Marina" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/tissublancsanganer-copy.jpg" alt="" width="170" height="120" />Après un premier article sur les combattants de l'Azur, Marina nous propose aujourd'hui une immersion dans une manufacture de papier recyclé à Sanganer, non loin de Jaïpur, en Inde. Un magnifique reportage au sein d'un savoir-faire traditionnel menacé aujourd'hui par les usines de textiles déversant leurs produits chimiques dans les rivières...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Après <a href="http://ecoloinfo.com/2009/01/22/les-combattants-de-lazur/" target="_blank">un premier article sur les combattants de l&#8217;Azur,</a> Marina nous propose aujourd&#8217;hui une immersion dans une manufacture de papier recyclé à Sanganer, non loin de Jaïpur, en Inde. Un magnifique reportage au sein d&#8217;un savoir-faire traditionnel menacé aujourd&#8217;hui par les usines de textiles déversant leurs produits chimiques dans les rivières&#8230;</em><span id="more-3499"></span></p>
<p style="text-align: justify;">A Sanganer ,  village réputée pour ses manufactures de textiles et d&#8217;impression au tampon qu&#8217;on appelle &#8220;block print&#8221;,  deux mondes se confrontent. Celui des usines de textiles déversant leurs produits chimiques dans les rivières, et celui des castes inférieures travaillant la teinture des tissus au pied, avant de la faire sécher au soleil&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3500 aligncenter" title="tissu blanc sanganer Marina" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/tissublancsanganer-copy.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">Certaines manufactures continuent toujours la teinture au tampon. On trouve ces tampons pour quelques roupies dans les rues et je me suis fait faire une lune pour &#8220;Sous la lune&#8221;.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3501 aligncenter" title="hommeprint-copy" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/hommeprint-copy.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-3502" title="lunetampon-copy" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/lunetampon-copy.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les plus belles manufactures de papier recyclé sont là aussi, à 16 km de Jaipur.</p>
<p style="text-align: justify;">Je m&#8217;y suis arrêtée dans l&#8217;idée de faire fabriquer une boîte en papier recyclé pour le premier jeu de &#8221; Sous la lune&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Les méthodes n&#8217;ont pas bougé depuis l&#8217;origine et la famille perpétue l&#8217;enseignement de ses ancêtres avec une grande déontologie écologique: pas de pulpe de bois, pas d&#8217;acides, juste des fibres naturelles et de l&#8217;eau.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l&#8217;eau est menacée par la pollution des industries textiles florissantes. Et la &#8220;vague environnementale&#8221; qui déferle sur notre continent ne connaît pas d’équivalent dans cette partie du monde. Tout se jette, tout s’abandonne, les rivières sont autant de décharges sauvages. Espérons que la dynastie Kagzi pourra continuer son travail artisanal&#8230;.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Kalamkouble</h3>
<p style="text-align: justify;">Kalamkouble veut dire &#8220;papier recyclé&#8221; en hindi. Littéralement &#8220;plume joyeuse&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Et lorsqu&#8217;on découvre la beauté de ces papiers à la finesse remarquable et aux fibres naturelles de bananier, thé, coco, ou encore soie, incrustées de fleurs, après avoir observé tous les procédés de fabrication, on ne doute pas qu&#8217;une plume puisse y chanter donnant ainsi l&#8217;inspiration à son maître.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3503 aligncenter" title="depot vente" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/depotvente-copy.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">Arrivée le premier jour vers 11 heures, j&#8217;ai passé mon temps à regarder les ouvriers teindre, bouillir, couper, tamiser, tremper, laver, battre, presser, sécher les feuilles. Le procédé de fabrication diffère peu de la tradition persane. La forme est constituée de deux parties: un écran mobile, la chhapri, fait de fibres végétales tissées qui vient reposer sur un cadre de bois, le sacha. La pâte composée de matériaux de recyclage (tissus, cordes, filets) ou de fibres brutes diverses (sisal, coton, chanvre, bambou…) résulte d’un long processus incluant de façon répétée le lavage, le battage dans le dhenki, la pile, et le trempage des fibres dans une solution alcaline.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-3511" title="pulpe-copy1" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/pulpe-copy1.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la confection de la feuille, le papetier trempe la forme dans la cuve pour en recueillir la pâte, puis il détache le chhapri et couche la feuille sur la pile.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3505 aligncenter" title="papieravantpresse-copy" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/papieravantpresse-copy.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après pressage de la pile&#8230;Au pied et aux pierres&#8230;.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3506 aligncenter" title="pressepied-copy" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/pressepied-copy.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">Chaque feuille est appliquée sur un mur de chaux pour son séchage. Puis, après encollage à la colle d’amidon ou à la colle de graine de tamarin, la feuille est séchée avec des cordes à linge à l&#8217;intérieur ou au soleil quand il fait beau.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3507 aligncenter" title="sechage" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/sechage-copy.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, j&#8217;attends la livraison de ma boîte&#8230;&#8230;&#8230;.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3508 aligncenter" title="img_1407-copy" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/img_1407-copy.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Marina D’Huart</strong>, responsable de <a href="http://souslalune.org/" target="_blank">l’association Sous La Lune</a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++A noter++</strong></span></span></p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://bhrumeur.blog.lemonde.fr/2009/01/12/quand-lorissa-devient-rouge/" target="_blank">&#8220;Quand l&#8217;Orissa devient rouge&#8221;,</a> A l&#8217;évidence, au sujet des mines sauvages d&#8217;extraction de minerai de fer dans le sud-est de l&#8217;Inde</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Odysseo2: deux &#8220;projets CO2&#8243; en Equateur</title>
		<link>http://ecoloinfo.com/2009/01/29/odysseo2-deux-projets-co2-en-equateur/</link>
		<comments>http://ecoloinfo.com/2009/01/29/odysseo2-deux-projets-co2-en-equateur/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2009 22:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redacteur Invite</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Informer/Partager]]></category>

		<category><![CDATA[CO2]]></category>

		<category><![CDATA[Equateur]]></category>

		<category><![CDATA[MDP]]></category>

		<category><![CDATA[Odysseo2]]></category>

		<category><![CDATA[Sucre]]></category>

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		<description><![CDATA[Manon Delachenal et Aline Govin sont parties en novembre dernier dans le cadre de l'association Odysseo2 à la recherche de "projets CO2" - des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre (projets Kyoto) tout en améliorant les conditions de vie des populations environnantes*. Ces projets peuvent être de différentes natures: énergie renouvelable, efficacité énergétique, reforestation, déchets, etc... Elles nous présentent aujourd'hui l'un des premiers projets qu'elles sont allées voir en Equateur...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Manon Delachenal et Aline Govin sont parties en novembre dernier dans le cadre de <a href="http://odysseo2.org/page/33986/Le_projet.html" target="_blank">l&#8217;association Odysseo2</a> à la recherche de &#8220;projets CO2&#8243; - des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre (projets Kyoto) tout en améliorant les conditions de vie des populations environnantes</em><strong>*</strong><em>. Ces projets peuvent être de différentes natures: énergie renouvelable, efficacité énergétique, reforestation, déchets, etc&#8230; Elles nous présentent aujourd&#8217;hui l&#8217;un des premiers projets qu&#8217;elles sont allées voir en Equateur&#8230;</em><span id="more-3429"></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">L’Equateur est un pays qui regorge de ressources naturelles susceptibles d’être valorisées pour produire de l’électricité à base d’énergies renouvelables. Entre un climat ensoleillé sur la côte ouest, une partie montagneuse très volcanique au centre avec de nombreux cours d’eau, et la forêt amazonienne à l’est, le pays peut compter sur l’énergie solaire, hydraulique, et celle de la biomasse pour produire son électricité. Pourtant, ce potentiel est encore largement sous-exploité, et l’électricité est encore pour moitié produite à partir d’énergie thermique (pétrole et charbon).</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à ce niveau que peut intervenir le mécanisme de développement propre (MDP). Ce mécanisme mis en place par le Protocole de Kyoto, permet de financer des projets générant des réductions des émissions de gaz à effet de serre à travers la vente de crédits carbone.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3442 aligncenter" title="odysseo2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/odysseo2.png" alt="" width="292" height="105" /></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons rencontré la Corporation Equatorienne pour la recherche énergétique (CIE), qui fait partie des acteurs poussant au développement des énergies renouvelables. L’objectif de cet organisme est de les promouvoir et d’encourager la recherche scientifique dans ce domaine. Il vise notamment à favoriser le développement de projets innovants qui permettent d’améliorer les conditions de vie des populations locales.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi ces initiatives, deux d’entre elles ont attiré l’attention d’Odysseo2: (1) un projet de production de biocombustible associant la génération d’électricité et la production de charbon végétal à base de coques de noix de palmes, et (2) un projet de production de sucre basée sur l’agriculture biologique et d’agrocarburant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3430 aligncenter" title="odysseo2_1" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/odysseo2_1.png" alt="" width="274" height="366" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-3431" title="odysseo2_2" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/odysseo2_2.png" alt="" width="394" height="293" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le projet de production de biocombustible est considéré comme une innovation technologique dont les objectifs affichés par son directeur, Alfredo Pachano, sont les suivants : &#8220;<em>Développer, à travers des équipements simples, les processus de carbonisation, de gazéification, et donc de production d’électricité combiné à la réalisation de briquettes de charbon végétal comme combustibles pour la production de chaleur</em>&#8220;.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3432 aligncenter" title="odysseo2_3" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/odysseo2_3.png" alt="" width="500" height="450" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le processus est basé sur un système de pyrolyse qui, en brûlant la biomasse à haute température -entre 800 et 1000°C –  et sous de faibles concentrations d’oxygène, libère du gaz (principalement du méthane) ensuite consommé pour produire de l’électricité. Ce processus peut fonctionner à partir de trois types différents de biomasse : écorce de bois, coques de noix de palme, et balles de riz.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette unité pilote d’une puissance électrique de 30kW seulement, est destinée à être reproduite à une échelle plus importante en partenariat avec des communautés indigènes, afin de participer à l’électrification de certaines zones isolées. En outre, la production de charbon végétal permet de se substituer au bois pour la cuisson des aliments. Elle contribue ainsi à éviter la déforestation des forêts primaires. Par ailleurs, ce projet permet aux populations locales de bénéficier d’emplois via le ramassage des coques de palme, la production de charbon vert et sa commercialisation.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3433 aligncenter" title="odysseo2_4" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/odysseo2_4.png" alt="" width="500" height="374" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième projet porté par la Corporation est en développement dans la partie Est du pays, appelée l’Oriente. Elle correspond à la partie amazonienne, une zone particulièrement pauvre de l’Equateur. Ce projet se déroule sur une surface globale de 5000 ha dans lesquels 800 ha sont dédiés à la production de canne à sucre. Il consiste en la valorisation du sous-produit de la canne à sucre, la mélasse. Actuellement leur commercialisation se fait à petite échelle, localement, mais manque d’organisation et d’efficacité.</p>
<p style="text-align: justify;">Autour de cette activité travaillent environ 300 familles qui participent au projet en mutualisant leurs terres et en fournissant à la fois semences et main d’œuvre. La communauté s’est d’ailleurs organisée en comité afin de répondre au mieux aux exigences du projet.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée est d’initier un processus agro-industriel sucrier dans le but d’améliorer les cultures, de permettre d’exploiter 400 hectares de canne pour l’élaboration de sucre &#8220;biologique&#8221; et 400 hectares pour la production d’éthanol.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3434 aligncenter" title="odysseo2_5" src="http://ecoloinfo.com/wp-content/uploads/2009/01/odysseo2_5.png" alt="" width="404" height="540" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le développement d’une culture durable et soutenable de ces terres (déjà déboisées), permettra d’une part de créer une source de travail pour les communautés, et d’autre part de générer des revenus visant à améliorer santé, éducation et logement dans la région.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de la Corporation est de faire de cette agro-industrie un système énergétique durable et rentable.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, ce projet, comme le précédent peut être facilement reproductible avec d’autres communautés indigènes dans cette même région, qui a un cruel besoin de soutien pour se développer.</p>
<p style="text-align: justify;">Un processus pour évaluer les réductions de gaz à effet de serre générés est en cours et permettra ainsi de compter sur un revenu complémentaire à travers la vente des crédits carbone. Ce revenu permet généralement de compléter un financement de projet souvent difficile à rassembler.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>L&#8217;équipe d&#8217;Odysseo2</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Notes ++</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Odysseo2 est une association qui a pour but de soutenir et développer des actions autour de projets CO2. Les MDP sont des Mécanismes de Développement Propre, mis en place par le Protocole de Kyoto afin de faciliter l’atteinte des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays industrialisés. Le principe est  le suivant : un pays industrialisé peut investir dans un projet dans un pays en développement du sud (non contraint par le Protocole de Kyoto) qui permet de réduire les émissions de GES sur place. Ces réductions sont comptabilisées en tant que « Crédits carbone » (1 crédit carbone = 1 tonne de réduction de CO2) et peuvent servir aux entreprises/pays industrialisés pour remplir leurs objectifs de réduction.</p>
<p style="text-align: justify;">** Projets CO2 : Expression simplifié pour désigner les projets permettant de réduire les émissions de GES.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>++ Liens ++</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://odysseo2.org/page/33986/Le_projet.html" target="_blank">Le projet Odysseo2</a></p>
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